Auteur Sujet: Cellules souches et R&D  (Lu 276275 fois)

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #128 le: 19 avril 2007 à 22:59:37 »
L'enjeu des cellules souches
Le 24 avril à Paris, l'hôpital Saint-Louis fêtera son partenariat avec la société française Myosix qui exploite une technologie de multiplication in vitro mise au point par les laboratoires de l'Inserm. Il est en effet aujourd'hui possible de recréer du tissu cardiaque à partir de cellules souches adultes prélevées en périphérie des muscles. L'opération a d'ores et déjà était effectuée sur dix patients par le professeur Philippe Menasché (six d'entre eux ont vu leur fonction cardiaque s'améliorer). D'autres équipes en Europe souhaitent expérimenter des cellules souches extraites de la moelle osseuse. Celles-ci pourraient permettre de réparer des moelles épinières endommagées et même de recréer un coeur entier. Les cellules souches sont au coeur de toutes les recherches biologiques en raison de leur très fort potentiel thérapeutique.
Le Nouvel Observateur, 19/04

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #127 le: 11 avril 2007 à 11:23:43 »
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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #126 le: 11 avril 2007 à 10:43:52 »

News : Israel Sciences - Des Israéliens découvrent la manière dont fusionnent des cellules musculaires.

Les scientifiques israéliens découvrent la manière dont fusionnent des cellules musculaires.

Ils ont en effet découvert qu’une protéine appelée WIP joue un rôle prépondérant dans la fusion des cellules musculaires.

Les résultats sont exposés dans le journal scientifique Developmental Cell.

Pour comprendre la portée de cette découverte, il faut déjà comprendre ce qu’est la fusion des cellules musculaires :

Les fibres musculaires sont des grandes cellules qui possèdent plusieurs noyaux. Ces cellules naissent naïves, c’est-à-dire non spécialisées, comme toutes les cellules animales.
Puis elles se différencient, et deviennent des cellules intermédiaires appelées myoblasts, qui sont ensuite destinées à devenir des muscles.

Les nouveaux myoblasts cherchent alors les autres myoblasts. Lorsque deux myoblasts se trouvent, ils fusionnent et forment une seule et grande cellule. C’est justement ce mécanisme qui a été expliqué par les chercheurs de l’Institut Weitzmann.

Cette étude pourra probablement aider à concevoir de nouvelles méthodes pour soigner les maladies musculaires. Cela pourrait inclure de nouvelles techniques pour faire fusionner des cellules souches avec des fibres musculaires endommagées ou en mauvaises conditions.-

http://www.israelvalley.com/news/2007/04/11/9752/israel-sciences-les-scientifiques-israeliens-decouvrent-la-maniere-dont-fusionnent-des-cellules-musculaires

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #125 le: 02 avril 2007 à 09:55:25 »

GB: une partie du coeur créée avec des cellules-souches (journal)

Une équipe de chercheurs britanniques a réussi à créer un des composants du coeur humain à partir de cellules-souches. Cette opération constitue une première scientifique, rapporte lundi le quotidien "The Guardian".
Des tests sur des animaux sont prévus cette année. S'ils sont réussis, des tissus de remplacement obtenus par cette méthode pourraient d'ici trois ans être utilisés pour des greffes qui bénéficieraient à des patients souffrant de maladies cardio-vasculaires, poursuit le journal britannique.

"(...) La déficience cardiaque mène toujours à la souffrance et à la mort", a déclaré au quotidien le chirurgien qui dirige l'équipe de chercheurs, Magdi Yacoub. "La guérir pourrait avoir un impact majeur." Selon le "Guardian", son équipe, qui travaille au centre scientifique de l'hôpital de Harefield, a produit des tissus qui fonctionnent comme les valves dont dispose le coeur humain.

L'équipe, composé de physiciens, de biologistes, d'ingénieurs, de pharmacologues, de spécialistes des cellules et de médecins a déjà consacré dix ans à tenter de déterminer la fonction de chaque partie du coeur, souligne encore le quotidien.

http://fr.bluewin.ch/infos/index.php/faitsdivers/i/20070402:brf006/Coeur:_partie_creee_avec_des_cellules-souche/

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #124 le: 31 mars 2007 à 13:37:08 »

Un registre pour les lignées de cellules souches embryonnaires

La Commission européenne a approuvé jeudi le financement, à hauteur d'un million d'euros, d'un registre européen de lignées de cellules souches embryonnaires humaines.

Le projet a pour but de : "fournir des informations exhaustives sur l'ensemble des lignées de cellules souches embryonnaires humaines disponibles en Europe". Pour Janez Potoônik, commissaire chargé de la science et de la recherche, "ce registre joue un rôle important en ce qu'il permettra d'utiliser au mieux les lignées de cellules souches existantes et d'éviter toute création inutile de nouvelles lignées". "Il contribuera également à l'adoption de normes internationales communes pour la standardisation et la caractérisation de ces cellules souches, ce qui est essentiel pour progresser vers le développement de nouveaux traitements et thérapies."

Actuellement, 81 lignées de cellules souches embryonnaires sont utilisées dans des projets soutenus par l'Union européenne.

L'Allemagne, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, les Pays-Bas, la République Tchèque, le Royaume-Uni et la Suède sont les dix pays membres associés au projet. Tous ces pays font déjà de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines.

L'Australie, les Etats-Unis, Israël, la Suisse et la Turquie seront aussi associés au projet.
 
http://www.genethique.org/revues/revues/2007/mars/20070330.2.asp

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #123 le: 19 mars 2007 à 14:21:56 »
TITRE :  Plan cerveau et maladies du système nerveux: 23 propositions dans le rapport Glowinski 

 
PARIS, 14 mars 2007 (APM) - Le rapport de Jacques Glowinski sur le cerveau et les maladies du système nerveux contient 23 propositions pour l'élaboration du plan interministériel, dont certaines mesures ont déjà été présentées, selon le document diffusé mardi à l'occasion de la visite du ministre délégué à la recherche, Francois Goulard, à l'hôpital Albert-Chenevier à Créteil (AP-HP).

Jacques Glowinski, professeur honoraire au Collège de France, a été chargé d'établir un état des lieux de la recherche en neurosciences afin de définir une stratégie nationale de lutte contre les pathologies cérébrales, annoncée en mai 2006 par le Premier ministre, Dominique de Villepin.

Le rapport de 73 pages a été diffusé mardi sur le site du ministère délégué à la recherche, à l'occasion de la rencontre, dans l'après-midi, de François Goulard avec les équipes du réseau thématique de recherche et de soins (RTRS) en santé mentale (cf dépêche APM COKB7001).

Il contient 23 propositions réparties en six groupes: structuration et organisation; stratégie et animation scientifique, information et communication, relations internationales; la recherche fondamentale et clinique ainsi que le plan Alzheimer; relations entre le privé et le public; la politique des ressources humaines.

Parmi ces propositions figure notamment le regroupement des équipes de recherche et de soins au sein de ces centres ou réseaux (CTRS/RTRS) ou en pôles d'excellence dans les réseaux thématiques de recherche avancée (RTRA). Deux autres RTRS touchent aux neurosciences, l'un à Lyon sur le handicap neurologique et l'autre à Paris sur le handicap sensoriel, et un RTRA "Ecole des neurosciences de Paris-Ile-de-France" a été labellisé, a rappelé François Goulard à l'issue de la réunion.

Rappelant la première proposition du plan, la création de sept neuropôles -annoncée en novembre 2006 par Dominique de Villepin-, le ministre a indiqué qu'une coordination à l'échelle nationale allait être mise en place sous la forme d'un institut virtuel, dont le comité de pilotage associera notamment les coordonnateurs des neuropôles, les représentants des organismes et des établissements de recherche.

Selon le rapport, ces sept neuropôles couvrent l'Ile-de-France, le Grand-Est (Strasbourg, Nancy, Reims, Dijon et Besançon), le Nord-Ouest (Lille, Amiens, Rouen et Caen), le Grand-Ouest (Brest, Rennes, Angers, Nantes, Tours, Orléans et Poitiers), le Sud-Ouest (Bordeaux, Limoges et Toulouse), Languedoc-Roussillon et PACA (Montpellier, Nîmes, Marseille et Nice) et Clara (Lyon, Clermont-Ferrand, Saint Etienne et Grenoble).

La direction générale de la recherche et de l'innovation (DGRI) doit élaborer un cahier des charges pour chacun sur le modèle de celui d'Ile-de-France qui est déjà constitué autour du pôle de compétitivité Medicen. Les neuropôles devraient avoir un statut souple, du type groupement d'intérêt scientifique (GIS), puis chacun désignera son coordonnateur, précise-t-on dans l'entourage du ministre, interrogé par l'APM.

Le volet "soins" des neuropôles a été confié au Pr Gérard Saillant, président de l'Association pour le développement de la recherche sur le cerveau et la moelle épinière (Adrec) et de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) qui a été lancé en 2004 pour fédérer à la fois la recherche publique et la recherche privée avec une ambition d'excellence internationale, indique-t-on de même source.

Selon le rapport du Pr Glowinski, l'ICM (qui travaille encore hors murs et dont le bâtiment dédié sur le site de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris doit être mis en service en 2009, rappelle-ton) pourrait se charger de "proposer et conduire une stratégie nationale en matière de recherche sur le cerveau et les maladies du système nerveux".

Le Pr Glowinski préconise aussi que l'ICM nomme un comité d'orientation scientifique et stratégique européen, avec des représentants de la recherche fondamentale et clinique, de la psychiatrie et de la neurologie. Il sera chargé de "suivre et évaluer toutes les étapes du plan, les contributions des différents partenaires et favoriser le développement de la politique internationale", de "favoriser les interactions entre neuropôles et dynamiser la recherche en neurosciences" en finançant les actions "structurantes" régionales et nationales.

Sur le plan organisationnel, il estime aussi souhaitable de renforcer les formations de recherche tripartites, associant l'Inserm, le CNRS et les universités, comme pour les premiers RTRA ou RTRS/CTRS. Il s'agit notamment d'harmoniser la politique de recrutement en tenant compte des stratégies choisies en recherche fondamentale et en recherche clinique ou encore d'augmenter le financement de base de ces nouvelles structures pour atteindre la moitié du total des ressources, celles-ci étant complétées par des contrats de l'Agence nationale de la recherche (ANR) en particulier.

APPEL A PROJETS DE L'ANR SUR LES PLATEFORMES TECHNOLOGIQUES

L'ANR lance en 2007 deux nouveaux appels à projets qui vont bénéficier à la recherche en neurosciences, a indiqué François Goulard lors de la réunion. Le premier, doté d'"environ 3 millions d'euros", porte sur le thème "longévité et vieillissement" (clôture le 23 avril) et le second, doté d'"environ 10 millions d'euros", sur la structuration des plates-formes technologiques.

La recherche en neurosciences bénéficie déjà notamment de NeuroSpin, plateau technique de neuro-imagerie construit au sein du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Saclay (Essonne), qui a été inauguré en novembre 2006, et d'une plateforme de neuro-psychiatrie génétique, située à la Pitié-Salpêtrière, qui a été lancée en septembre 2006 (cf dépêches APM JPJKO001 et APM HMJIS003).

Le rapport détaille également des propositions spécifiques à la recherche fondamentale en neurosciences et à la recherche clinique, par exemple de créer des postes de médecins de recherche clinique dans les centres d'investigation clinique spécialisés en neurologie ou de renforcer les recherches pluridisciplinaires en psychiatrie.

Le Pr Glowinski juge aussi souhaitable de renforcer les liens avec l'industrie pharmaceutique en créant par exemple une ou deux structures mixtes avec le secteur public, et de favoriser les liens en particulier entre les spécialistes des neurosciences cognitives avec les industriels intéressés par la robotique.

Enfin, le rapport contient une série de propositions pour améliorer la politique des ressources humaines dans le domaine de la recherche, "plus délicate et plus difficile à mettre en oeuvre" et non spécifique aux neurosciences.

Pour conclure, le Pr Glowinski souligne que la réussite du plan cerveau et maladies du système nerveux "ne dépendra pas uniquement de la volonté et de la détermination des acteurs et de la cohérence des propositions" mais "sera aussi largement tributaire de l'importance des moyens financiers et humains supplémentaires accordés par le gouvernement pour rattraper le retard et faire face à la compétition internationale".

Il évalue le montant total des financements supplémentaires à 57,4 millions d'euros (HT) dont 22,4 millions de l'Etat. "Plusieurs financements doivent être envisagés en 2007 et la programmation financière devrait être pluriannuelle", écrit-il.

François Goulard a précisé lors de la rencontre que sur 2006-07, l'Etat aura consacré 200 millions d'euros à la recherche en neurosciences (dotations RTRA/RTRS/CTRS, ANR, NeuroSpin, ICM etc).

Enfin, le Pr Glowinski note dans son rapport que le plan "devrait également améliorer les structures d'hospitalisation et de soins et accorder une importance majeure aux problèmes sociétaux posés par la gérontologie, les maladies neurodégénératives et psychiatriques (incluant la toxicomanie), ainsi que la consommation excessive de médicaments psychotropes (...) Il s'agit non seulement de renforcer la recherche fondamentale et clinique ainsi que l'innovation technologique mais d'y intégrer également les sciences humaines et économiques."

(Plan national du cerveau et des maladies du système nerveux, 73 pages, http://www.recherche.gouv.fr/rapport/rapportglowinski.pdf)

ld/eh/APM
redaction@apmnews.com

LDKCD003 14/03/2007 09:21 SNC ACTU
 
L'espoir est parfois douloureux, mais l'absence d'espoir est mortel.

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #122 le: 16 mars 2007 à 13:09:54 »

L’Inserm coordonne deux nouveaux projets de recherche européens sur les cellules souches

Deux équipes Inserm dirigées respectivement par Brigitte Onteniente (Unité Inserm 549) et Marc Peschanski (Unité Inserm 861, I-STEM) viennent de se voir confier, par la commission européenne, et pour trois ans (2007-2010), deux projets de recherche portant sur l’utilisation des cellules souches.
Le premier projet baptisé STEMS (Preclinical evaluation of stem cell therapy in stroke) s’intéresse au potentiel de ces cellules dans le traitement des accidents vasculaires cérébraux.
Le second, baptisé STEM-HD (Stem cells for therapeutics and exploration of mechanisms in Huntington’s disease) s’intéressera à l’exploitation des lignées de cellules souches embryonnaires humaines pour étudier des maladies génétiques, avec pour modèle la maladie de Huntington.
Les deux projets partagent l’objectif commun d’ouvrir la voie à de futurs essais cliniques.

Du fait de leur capacité potentielle à se renouveler et à se différencier en différents types cellulaires, les cellules souches représentent une piste prometteuse dans bon nombre de maladies. Les deux projets coordonnés par l’Inserm chercheront à déterminer leurs applications potentielles dans le traitement de deux maladies invalidantes présentant des issues parfois fatales : l’accident vasculaire cérébral (AVC) et la maladie de Huntington.

- Le réseau STEMS contre les accidents vasculaires cérébraux

Avec près de 130.000 nouveaux cas par an en France, les accidents vasculaires cérébraux constituent la troisième cause de mortalité, la première cause de handicap acquis et la deuxième cause de troubles neurologiques. Un AVC dit ischémique résulte le plus souvent de l’obstruction d’un vaisseau irriguant le cerveau par un caillot de sang, privant le tissu nerveux d’oxygène et de glucose. Lorsque le débit sanguin est stoppé trop longtemps, l’issue est fatale pour les cellules nerveuses.

Après la survenue d’un AVC, près d’une personne sur deux conserve de lourdes séquelles qui nécessitent une prise en charge de longue durée. Malgré la gravité de la maladie, il n’existe à l’heure actuelle aucune approche neuroprotectrice qui permette de limiter ces conséquences neurologiques.

Le réseau STEMS a été constitué en réponse à ce besoin. Il rassemble 8 équipes de recherche européennes (Danemark, France, Allemagne, République Tchèque, Suède) dont deux équipes françaises, et a pour but de définir l’étendue et les limites de la thérapie cellulaire après survenue d’un AVC ischémique par utilisation de dérivés de cellules souches (CS).
Les principaux objectifs de ce projet résident dans la définition :

- de la source de cellules à utiliser, par comparaison de cellules embryonnaires et de cellules souches adultes,
- des paramètres de transplantation (stade idéal de différenciation cellulaire état du tissu lors de la transplantation, nombre de cellules, traitement associé)
- des tests comportementaux et des paramètres d’imagerie qui permettront de suivre l’évolution de la récupération fonctionnelle et d’améliorer la prédictibilité des modèles animaux utilisés.

Pour Brigitte Onteniente, coordinatrice du réseau, « ce projet va permettre de fédérer des groupes de recherche autour de cette thématique et de renforcer rapidement le potentiel de recherche européen dans le domaine de l’accident vasculaire cérébral »


- STEM-HD pour combattre la maladie de Huntington

La maladie de Huntington touche 1 personne sur 5.000 en France. L’âge d’apparition des premiers signes cliniques de la maladie est variable, bien que celle-ci débute dans la majorité des cas à l’âge adulte (en moyenne vers 35 ans).
Le traitement reste aujourd’hui purement symptomatique (neuroleptiques pour les mouvements anormaux, anti-dépresseurs au besoin), ou encore au stade expérimental (greffes intracérébrales de neurones fœtaux) et n'empêche pas l'évolution vers une issue fatale.

L’objectif fondamental du projet STEM-HD est de comprendre les mécanismes sous-jacents à la maladie d’Huntington, en vue de la mise au point d’une thérapie.
Dans ce cadre, les scientifiques souhaitent atteindre deux objectifs majeurs et complémentaires :

- la description des mécanismes moléculaires impliqués dans la maladie de Huntington
- l’identification par criblage systématique de chimiothèques de composés dotés d’un potentiel thérapeutique dans le cadre de la maladie d’Huntington.

Afin d’atteindre ces objectifs, le projet STEM-HD regroupe 7 équipes issues de cinq pays (Israël, Italie, France, Grande Bretagne, Belgique). Il fera appel à l’utilisation d’une lignée de cellules souches embryonnaires humaines disponible, dérivée d’un embryon caractérisé comme porteur de la mutation Huntington au cours d’un diagnostic pré-implantatoire.
Les scientifiques pensent effectivement que les cellules souches embryonnaires qui expriment un gène muté relié à la maladie peuvent être utilisées en vue d’une modélisation moléculaire
Par ailleurs, grâce à l’échelle européenne du projet, les chercheurs pourront bénéficier de larges ressources technologiques.

Pour Marc Peschanski, coordinateur du réseau, « la modélisation pathologique est, à côté de la thérapie cellulaire, le domaine dans lequel l’exploitation des lignées de cellules souches embryonnaires humaines paraît capable d’ouvrir aujourd’hui le plus de portes originales et fructueuses »

- Pour en savoir plus :

http://www.stemsproject.eu
http://www.stemhd.eu
(Mise en ligne prévue début avril 2007)

- Contacts chercheurs :

Brigitte Onteniente
Unité Inserm 549 « Neurobiologie de la Croissance et de la Sénescence »
2 Ter, rue d'Alésia
75014 Paris, France
Email: brigitte.onteniente@broca.inserm.fr

Marc Peschanski
Unité Inserm 861, I-STEM
(Institut des cellules souches pour le traitement et l’étude des maladies monogéniques)
BP 118, 91004 Evry cedex, France
Email:mpeschanski@istem.genethon.fr

http://www.gazettelabo.fr/2002breves/0307/inserm.htm

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LOULOU17

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #121 le: 02 mars 2007 à 16:53:38 »
bjr j'en  croi pas un mots de tous ses bobar des vrais mito de premiere

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #120 le: 02 mars 2007 à 13:26:00 »

Doutes sur la crédibilité d'une étude pionnière sur les cellules souches


En 2002, la publication avait fait grand bruit. Catherine Verfaillie, biologiste de nationalité belge travaillant à l'Institut de cellules souches de l'université du Minnesota, annonçait avec son équipe, dans les colonnes de la revue Nature, avoir identifié, dans la moelle osseuse de souris et de rats adultes, des cellules souches hautement prometteuses.
Ces cellules "multipotentes" pouvaient selon elle se différencier et donner naissance aux différentes lignées à l'origine de l'ensemble des tissus constituant un organisme (Le Monde du 22 juin 2002).
 
La crédibilité de ces observations, alors unanimement saluées, est aujourd'hui mise en doute. Le travail semblait clairement ouvrir une voie prometteuse à la thérapie cellulaire et à la médecine régénératrice.
Il fournissait une solution à la controverse éthique entre les partisans et les adversaires de l'utilisation de cellules souches d'origine embryonnaires - en promettant de se passer de celles-ci. A ce titre, il avait permis à Mme Verfaillie d'acquérir une grande renommée.

Cette renommée fut toutefois progressivement écornée par diverses rumeurs, distillées dans les couloirs des réunions scientifiques internationales consacrées aux possibles usages thérapeutiques des cellules souches.
Les partisans de l'utilisation des cellules souches embryonnaires humaines firent dans un premier temps valoir que ces travaux expérimentaux étaient difficilement reproductibles.
Par la suite ils laissèrent clairement entendre que, faute de pouvoir être reproduite, cette publication ne pouvait être tenue pour crédible et qu'il s'agissait en fait d'un artefact.


DE BONNE FOI

Une enquête menée par l'hebdomadaire britannique New Scientist, qui avait repéré des duplications de graphiques dans différents articles de Mme Verfaillie, donne à l'affaire un nouveau développement, mais pas encore son épilogue.
Un groupe d'experts réunis sous l'égide de l'université du Minnesota vient ainsi de conclure que les résultats publiés en 2002 dans les colonnes de Nature étaient sur certains points erronés, sans pour autant que la bonne foi de Mme Verfaillie dusse être suspectée.

Travaillant aujourd'hui au sein de l'Université catholique de Louvain tout en gardant des liens avec l'université américaine, la chercheuse reconnaît que certaines erreurs expérimentales ont pu être commises, mais qu'elles ne sont en aucune manière intentionnelles.
Elle ajoute que d'autres équipes ont, depuis, reproduit pour partie son travail et que les perspectives thérapeutiques ouvertes en 2002 ne sont pas remises en cause.

Les responsables de Nature, qui se refusent à tout commentaire, ont décidé de faire relire l'article par les experts à qui il avait été soumis pour publication.
Si elle ne semble en rien devoir être comparée aux fautes majeures commises par le Coréen Hwang Woo-suk concernant des travaux publiés dans Science, cette affaire vient, une nouvelle fois, jeter le discrédit sur le système d'expertise des travaux soumis aux plus prestigieuses revues scientifiques internationales.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-877719@51-877834,0.html

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #119 le: 02 mars 2007 à 13:22:40 »

Le CUSM, centre d'excellence sur les cellules souches adultes

Le ministère québécois de la Santé désigne l'Hôpital Royal Victoria du CUSM comme Centre d'excellence en transplantation de cellules souches adultes de l'Université McGill.

Le Dr Arthur T. Porter, directeur général et chef de la direction du CUSM, affirme que ce centre, unique au Québec, traitera plus d'une centaine de patients chaque année.

À son avis, cette nouvelle désignation prend en compte l'expertise du Centre d'excellence et permet de garantir les meilleurs résultats possibles aux patients.

L'université prétend qu'au cours des 30 dernières années, elle a perfectionné ses compétences en matière de transplantation de cellules souches et de moelle osseuse et qu'elle continuera à élargir ses capacités pour faire face à de nouveaux défis.


Le Dr Porter croit que cette technologie sera de plus en plus demandée pour traiter de nombreuses maladies.

La transplantation de cellules souches allogènes, dans les cas où un donneur compatible fait don de cellules souches à un patient pour le traitement de certaines formes de cancer, est une procédure complexe qui requiert une expertise et une technologie particulières.
Les programmes de transplantation de cellules souches en Amérique du Nord doivent obtenir l'agrément de la Foundation for Accreditation of Cellular Therapy.
L'année dernière, le CUSM a obtenu l'agrément de la FACT et il compte maintenant parmi les trois hôpitaux québécois et les six hôpitaux canadiens à posséder cette désignation.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070301/CPSCIENCES/70301168/5094/CPACTUEL03

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #118 le: 28 février 2007 à 13:39:27 »

Cytori Therapeutics s’apprête à réunir la somme de 21,5 millions de dollars dans le cadre d’une offre directe enregistrée

SAN DIEGO--(BUSINESS WIRE)--
Cytori Therapeutics, Inc. (NASDAQ:CYTX) (FWB:XMPA) a conclu plusieurs accords définitifs pour réunir la somme de 21,5 millions de dollars, avant honoraires des agents de placement et dépenses de mise en vente. À la clôture, Cytori émettra 3,75 millions d’actions ordinaires à 5,74 dollars par action avec une couverture de garantie de 50 %, représentant jusqu’à 1,87 millions d’actions ordinaires supplémentaires. Les garanties portent sur cinq ans et sont applicables immédiatement, au prix d’exercice de 6,25 dollars par action.

Les fonds seront utilisés pour des essais cliniques utilisant le système Celution (TM) de Cytori sur les maladies cardiovasculaires et les reconstructions du sein post ablation de tumeur mammaire, ainsi que pour la recherche et le développement précliniques, dans le but tout d’abord de préparer la commercialisation du système Celution (TM) de Cytori en Europe au début de l’année 2008 aux fins d'applications de chirurgie reconstructive, et ensuite pour disposer de fonds de roulement.

Les titres de placement relatifs à cette opération ont été proposés par Cytori, en vertu d’une déclaration d’enregistrement en attente effective et d’une déclaration d’enregistrement conforme à la règle 462(b) promulguée dans le cadre de la loi sur les valeurs mobilières (Securities Act) de 1933, dans ses nouveaux termes. Piper Jaffray & Co. a été l’unique agent de placement. L’opération devrait être clôturée le 28 février 2007, ou aux alentours de cette date, sous réserve du respect des conditions habituelles de clôture.

La présente offre est faite uniquement par le biais d’un prospectus et d’un supplément de prospectus. Des copies du prospectus et du supplément de prospectus peuvent être obtenues en contactant le Département des relations avec les investisseurs de Cytory (Investor Relations Department), 3020 Callan Road, San Diego, CA 92121 ou en contactant la Commission des valeurs mobilières des États-Unis à l’adresse www.sec.gov.

Le présent communiqué de presse ne saurait constituer une offre d’achat ou de vente ou une sollicitation de vente, et la vente des titres de placement ne saurait être possible dans toute juridiction au sein de laquelle, une offre, sollicitation ou vente de cet ordre serait illicite avant l’enregistrement ou l’homologation, selon les termes des lois sur les valeurs mobilières de la juridiction en question.

- À propos de Cytori Therapeutics

Cytori Therapeutics est en cours de développement et cherche à commercialiser des traitements de cellules souches et régénératives pour les maladies cardiovasculaires, la chirurgie reconstructive et de nombreuses autres maladies chroniques graves mettant en danger la vie des patients. Pour appliquer ces traitements, les médecins retirent une petite quantité de graisse, ou tissu adipeux, d’un patient et la font passer à travers le système Celution(TM) de Cytori.
Ce système sépare et concentre rapidement les cellules souches et les cellules régénératives du tissu adipeux, afin qu’elles puissent être rapidement réadministrées au patient environ une heure plus tard. Ce système devrait améliorer considérablement la manière dont les traitements personnalisés à base de cellules peuvent être appliqués aux patients.
Voir www.cytoritx.com

- Mise en garde concernant les déclarations prévisionnelles

Ce communiqué de presse contient des déclarations prévisionnelles concernant des événements, des tendances et les perspectives de notre entreprise, susceptibles d’affecter notre position financière et nos résultats d’exploitation futurs. De telles déclarations sont soumises à des risques et des incertitudes susceptibles de faire varier sensiblement notre position financière et nos résultats réels.
Parmi ces risques et incertitudes citons notamment les pertes d’exploitation, la nécessité d’obtenir un financement complémentaire, les incertitudes liées à la réglementation, la dépendance vis-à-vis de la performance de tiers, et d’autres incertitudes et risques décrits (sous le titre « Risk Factors ») dans le rapport annuel de Cytori Therapeutics sur formulaire 10-K pour l’exercice fiscal clôturé au 31 décembre 2005 et dans ses rapports ultérieurs déposés auprès de la Commission des valeurs mobilières des États-Unis.
Nous n’assumons aucune responsabilité quant à l’actualisation ou la révision d’une déclaration prévisionnelle quelconque afin de refléter des événements, des tendances ou des circonstances survenant après la date de sa diffusion.

Contacts :

Cytori Therapeutics, Inc.
Tom Baker, +1 858-875-5258 (Investisseurs)
tbaker@cytoritx.com

ou

Porter Novelli Life Sciences
Amy Blackley, Ph.D., +1 619-849-6008 (Médias)
ablackley@pnlifesciences.com

http://home.businesswire.com/portal/site/google/index.jsp?ndmViewId=news_view&newsId=20070227006025&newsLang=fr

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #117 le: 23 février 2007 à 12:52:13 »
Ah ces ptites cellules ... ça me fait tourner la tête ...  :cheesy: :cheesy: :cheesy:

Citer
Des dents à partir de cellules souches
Une équipe japonaise, dirigée par le docteur Kazuhisa Nakao, du département de science biologique et technologique de l'université de Tokyo, a annoncé avoir reconstitué, par bio-ingénierie, de véritables dents de souris à partir de cellules souches épithéliales et mésenchymateuses.

Ces deux types de cellules ont été prélevées sur une jeune souris puis cultivées séparément avant d'être injectées dans deux zones séparées. Les auteurs ont observé, "en à peine une journée", la "formation d'un germe dentaire approprié". Ce germe a ensuite été transplanté dans la capsule de la glande surrénale d'une autre souris. Dix jours plus tard, les scientifiques ont constaté la présence d'ébauches d'incisives, composées des éléments d'une dent normale et organisées de la même manière. Ils ont ensuite montré qu'il était possible de créer des dents in vitro. Ces bourgeons dentaires, cultivées dans la capsule de la glande surrénale et in vitro, ont enfin été transplantées chez deux souris différentes pour obtenir, dans les deux cas, une dent "contenant tous les tissus biologiques habituels".

Cette étude prouve, pour la première fois, "qu'il est possible de réussir la reconstitution d'un organe complet, par la transplantation de matériel biologique complet" et "confirme" donc les "perspectives ouvertes par la thérapie dite cellulaire ou régénérative".

[The development of a bioengineered organ germ method, Kazuhisa Nakao, Ritsuko Morita, Yasumitsu Saji, Kentaro Ishida, Yusuke Tomita, Miho Ogawa, Masahiro Saitoh, Yasuhiro Tomooka, Takashi Tsuji, Nature Methods (18 Feb 2007)]
 


L'espoir est parfois douloureux, mais l'absence d'espoir est mortel.

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #116 le: 22 février 2007 à 14:46:08 »

Des neurones produits à partir de la peau un espoir pour le traitement de Parkinson

Des neurones ont été produits à partir de la peau par une équipe canadienne. Cette création de neurones à partir de la peau représente une avancée au potentiel révolutionnaire dans le traitement des maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson. Une équipe de la Faculté de médecine de l’Université Laval est en effet parvenue à produire in vitro des neurones à partir de cellules souches provenant de la peau de sujets humains.

C’est la première fois qu’une différenciation aussi poussée de cellules nerveuses est ainsi obtenue à partir de tissu cutané humain, précise le responsable de l’étude, François Berthod. Cette avancée pourrait à terme avoir des retombées révolutionnaires dans le traitement des maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson. Le professeur Berthod, Marie Gingras et Marie-France Champigny décrivent la méthode utilisée pour obtenir ces neurones dans un récent numéro du Journal of Cellular Physiology.


François Berthod et son équipe, membres du Laboratoire d’organogenèse expérimentale (LOEX), ont utilisé de la peau humaine adulte obtenue après des interventions de chirurgie esthétique. Ils ont soumis ce tissu cutané à différents traitements pour en libérer les cellules précurseurs de neurones et ils les ont ensuite cultivées in vitro. Il est à noter que la peau ne contient pas de neurones entiers, qui sont abrités dans la moelle épinière, mais uniquement leurs prolongements (axones). Le défi consistait donc à produire des neurones à partir de cellules indifférenciées et non à multiplier des neurones déjà présents dans la peau.

Les tests ont démontré que les cellules souches de la peau peuvent se multiplier et se différencier in vitro lorsqu’elles sont placées dans un milieu approprié.

Extérieurement, elles prennent progressivement la forme allongée typique des neurones. Sur le plan biochimique, les chercheurs ont découvert que, dans les jours qui suivent leur mise en culture, ces cellules produisent des marqueurs et des molécules associés aux structures intervenant dans le passage de l’influx nerveux entre les neurones. « Ceci suggère un début de formation de synapse entre les neurones », précise François Berthod.

À court terme, cette percée pourrait avoir des retombées dans le domaine de la recherche en neurosciences. « La production de neurones à partir de cellules de la peau pourrait résoudre le problème de disponibilité de neurones humains pour la recherche. Présentement, comme les neurones ne se multiplient pas, les chercheurs font leurs travaux sur des neurones provenant d’animaux de laboratoire », explique le professeur Berthod.

À plus long terme, la possibilité de produire des neurones à partir de cellules de la peau laisse entrevoir des applications thérapeutiques révolutionnaires. « L’idée serait de prélever des cellules de la peau d’un malade et de les utiliser pour produire des neurones parfaitement compatibles, éliminant ainsi les risques de rejet, précise le chercheur. On pourrait ensuite procéder à une greffe dans les régions malades du cerveau. Ce genre d’interventions est surtout envisageable pour des maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson, mais c’est encore théorique pour l’instant. Avant d’en arriver là, il faudra réussir à pousser plus loin la différenciation des neurones et démontrer qu’ils sont capables de transmettre l’influx nerveux », conclut-il.

Source :
http://www.actualites-news-environnement.com/20070222-neurones-peau-traitement-Parkinson.php

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #115 le: 22 février 2007 à 14:42:36 »

Myopathie: les cellules souches sanguines porteuses d'espoir

Selon de nouveaux travaux de recherche, les cellules extraites des vaisseaux sanguins sont capables de régénérer les muscles du squelette. Cette découverte laisse entrevoir la mise au point de nouvelles thérapies pour soigner la myopathie. Cofinancée par le projet EuroStemCell subventionné par l'UE, l'étude est publiée en ligne par la revue Nature Cell Biology.

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie génétique causée par une mutation du gène de la dystrophine, qui joue un rôle dans la formation des muscles. Après avoir prélevé des cellules souches des parois des vaisseaux sanguins de patients atteints de DMD, les scientifiques les ont génétiquement modifiées de manière à ce qu'elles produisent correctement de la dystrophine.

Ils les ont ensuite cultivées en laboratoire, jusqu'à obtention d'un stock consistant de cellules qui ont été injectées dans le flux sanguin de souris atteintes de myopathie. Ces cellules ont trouvé le chemin menant aux muscles affectés, qu'elles ont pu régénérer partiellement en générant de grands nombres de nouvelles fibres qui ont elles-mêmes produit de la dystrophine.

En outre, il s'est avéré que les cellules ont reconstitué la population de cellules souches des muscles. D'après les chercheurs, cette technique «pourrait être une possibilité prometteuse de futurs protocoles de thérapie cellulaire applicables à des patients humains».

Généralement, la DMD affecte uniquement les garçons. Les malades s'affaiblissent peu à peu, au fur et à mesure que leurs cellules musculaires se détériorent et meurent. Parvenus à l'âge de la scolarité secondaire, la plupart des patients ont besoin d'un fauteuil roulant pour se déplacer et peu d'entre eux survivent au-delà d'une vingtaine d'années. Bien qu'il soit possible de gérer cette maladie, il n'existe actuellement aucun traitement.

Pour tout renseignement complémentaire sur EuroStemCell, consulter:
http://www.eurostemcell.org/

Pour lire l'étude, consulter le site de la revue Nature Cell Biology:
http://www.nature.com/naturecellbiology

Source :
http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D&SESSION=&RCN=27173

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #114 le: 22 février 2007 à 14:40:13 »

Des seins neufs grâce aux cellules souches ? 
 
Des médecins proposent, pour augmenter le volume mammaire ou reconstruire un sein, d'y injecter un mélange de graisse et de cellules souches. D'autres scientifiques restent réservés, arguant un manque de recul quant à la fiabilité de la méthode. 
 
   
Du mariage de la chirurgie esthétique et des recherches sur les cellules souches naît une application annoncée comme révolutionnaire: des chercheurs proposent d'augmenter le volume des seins des femmes qui le souhaitent, ou de celles qui ont souffert d'une ablation partielle consécutive à un cancer, en y injectant un mélange de graisse et de cellules souches. Une sorte d'implant «naturel» qui permettrait, selon eux, de gagner jusqu'à deux tailles de bonnet, de préserver un aspect normal au toucher, et d'éviter les inconvénients des prothèses.

Aujourd'hui, pour reconstruire ou développer un sein, les chirurgiens utilisent des lambeaux de muscles ou de peau prélevés dans le corps. Ainsi que, souvent, des implants remplis de gel de silicone ou de sérum physiologique (eau). Leur utilisation comporte néanmoins encore des risques: infection, rupture de la prothèse, formation d'une gangue durcie autour d'elle. Des injections de graisse sont aussi pratiquées pour corriger de petites irrégularités. Mais plus, comme cela a été tenté par le passé, pour créer ou remplacer de gros volumes.

Les cellules adipeuses avaient en effet tendance à former des zones nécrosées calcifiées ou des kystes. «Ces cellules n'étaient pas vascularisées, ne recevaient donc pas d'oxygène, et ne s'implantaient pas dans le tissu mammaire», explique Kotaro Yoshimura. D'où le projet de ce professeur au Département de chirurgie plastique de l'Université de Tokyo de favoriser cette vascularisation. Voici comment.

Le tissu adipeux, situé sur le ventre ou dans les cuisses, est riche en cellules souches adultes, ces cellules encore indifférenciées qui vont, dans ce cas, se spécifier tantôt en cellules adipeuses (adipocytes), tantôt en briques de vaisseaux sanguins. Le tissu n'est pas assez riche toutefois pour permettre à cette graisse d'être réimplantée telle quelle ailleurs avec 100% de succès. Le chercheur a donc développé une procédure pour enrichir en cellules souches adipeuses la matière graisseuse à réinjecter. Avec l'hypothèse qu'elles permettraient à l'ensemble de mieux survivre à l'implantation, grâce à la formation de davantage de microvaisseaux sanguins.

Des tests ont été menés avec des souris immunodéficientes (pour éviter tour rejet). Sur une partie des rongeurs, le scientifique a greffé de la graisse humaine contenant un concentré de cellules souches adipeuses. Sur l'autre, des graisses normales. «Dans le premier groupe, le taux de survie des adypocytes était jusqu'à 35% plus élevé, et la microvascularisation plus marquée», résume-il dans un article paru en décembre 2006 dans la revue Tissue Engineering.

Kotaro Yoshimura n'a pas attendu ces résultats pour expérimenter sa technique. Une première patiente a été traitée en 2003. «Et à ce jour, 55 femmes se sont prêtées à l'intervention, dans une clinique privée japonaise et à la Tokyo medical school, dix autres sont en attente», détaille le médecin. Mais il n'est désormais plus seul sur ce créneau.

Le 12 février, Cytori Therapeutics, une firme californienne qui a collaboré avec le Dr Yoshimura, annonçait avoir développé une machine automatisant la procédure. Marc Hedrick, son président, explique: «En une heure, le dispositif permet, à partir de graisses lipoaspirées, d'extraire les cellules souches, puis d'en enrichir la matière graisseuse à réimplanter.» Et d'ajouter que l'appareil a obtenu les autorisations pour être lancé sur le marché européen dès 2008.

Parmi les scientifiques, certains doutent du bien-fondé de cette méthode. «Certes, utiliser un tissu autologue chez les patientes est un avantage. Mais les risques liés aux cellules souches, même adultes, sont connus, explique Marisa Jaconi, experte du domaine à l'Université de Genève. Elles peuvent surproliférer, mal se différencier, et on pense qu'elles sont à l'origine du développement des cancers.» De plus, avec cette méthode, il serait invraisemblable de reconstruire un sein après une ablation totale sans un soutien structurel. «Ce serait notre rêve de disposer d'une technique d'implants naturels, abonde Yves Harder. Le chef de clinique au Service de chirurgie plastique des Hôpitaux universitaires de Genève loue la qualité de l'étude menée sur les souris. Mais il modère: «Deux préoccupations restent sans indication pour le long terme: il faut que la masse injectée reste du tissu graisseux, et qu'elle ne prolifère pas.»

Kotaro Yoshimura admet une de ces critiques: «Les volumes que l'on peut injecter sont de l'ordre de 100 à 160 cm3, tandis qu'un implant, c'est 300 à 400 cm3. La procédure ne permet donc pas une mammoplastie complète.» Mais il balaie les autres remarques: «Avant le prélèvement et après l'injection, ces cellules souches se retrouvent dans un environnement graisseux similaire. De plus, elles ne sont pas injectées en solution, mais «fixées» aux adypocytes, si bien qu'elles ne se déplacent pas. De nos 55 patientes, aucune n'a souffert de complication sérieuse.»

Cytori a aussi mené des tests de sécurité, sur 19 patientes. Marc Hedrick est à peine moins catégorique: «On ne peut jamais être sûr à 100% qu'il n'y a aucun risque. Mais c'est très probable. Nous ne plaçons pas les cellules souches en culture, et nous n'avons pas observé de prolifération ou la formation de tumeur.»

De son côté, Jean-François Emeri juge cette technique «intéressante, car elle va dans le sens de tous ce qui se fait dans le domaine du génie tissulaire.» Le président de la Société suisse de chirurgie plastique est par contre beaucoup plus sceptique quant à son application à large échelle: «Nous manquons de données statistiques cliniques suffisantes pour montrer que cette procédure est performante et inoffensive. Nous n'avons de loin pas assez de recul.» Et de stigmatiser: «La pression de l'industrie pour commercialiser une nouvelle pratique est un problème. Souvent, on nous impose des techniques avant qu'elles n'aient fait leurs preuves.»

Au Centre d'information sur la chirurgie esthétique, à Genève, Jean-Michel Lefebvre, directeur, est du même avis: «Comme l'ont montré nombre d'autres «avancées» qui ont causé beaucoup de désagréments, les pratiques chirurgicales fortement liées à un commerce sont mises trop tôt sur le marché.»

http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=200797

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Hors ligne grimault

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #113 le: 15 février 2007 à 10:25:15 »

LOULOU17

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #112 le: 08 février 2007 à 20:29:43 »
bjr a tous je pense que lon tourne en ron

Hors ligne sylvia

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #111 le: 08 février 2007 à 15:41:18 »

Le Pr Privat a en plus souligné le fait que l'obtention de cellules souches embryonnaires nécessite la destruction d'un embryon.


Tiens, un professeur qui n'est pas au courant des derniers essais qui consistent à obtenir des cellules souches à partir du liquide amniotique et donc de même qualité que les cellules souches embryonnaires ... navrant ...

Hors ligne seppel

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #110 le: 08 février 2007 à 15:24:30 »
TITRE :  Débat entre chercheurs sur les potentialités des cellules souches embryonnaires et adultes 

 
PARIS, 8 février 2007 (APM) - Les potentialités respectives des cellules souches adultes et des cellules souches embryonnaires ont fait l'objet d'un vif débat entre chercheurs, lors des premières rencontres parlementaires sur la bioéthique organisées mercredi à Paris.

Les députés UMP Pierre-Louis Fagniez (Val-de-Marne), rapporteur de la loi relative à la bioéthique de 2004, et Valérie Pécresse (Yvelines), présidente du groupe d'études sur les applications des biotechnologies en génétique et problèmes éthiques à l'Assemblée nationale, ont organisé ce premier débat sur les questions de bioéthique, en préambule à la révision de la loi de bioéthique de 2004, prévue pour 2009, qui interdit actuellement la recherche sur l'embryon.

Une table ronde a été organisée pour examiner la possibilité d'autoriser ou non les recherches sur les cellules souches embryonnaires, en comparant notamment leur potentialité avec les cellules souches adultes. Ces questions ont fait l'objet d'un vif débat entre chercheurs qui ne partagent pas la même approche sur ces cellules.

Pour le Pr Alain Privat, directeur de recherche, spécialiste des cellules souches au sein de l'unité 583 de l'Inserm (Montpellier), les cellules souches embryonnaires constituent des "des outils de connaissances irremplaçables" pour comprendre notamment la différenciation des cellules et des tissus, mais elles constituent "des outils thérapeutiques encore incertains".

"Les cellules souches embryonnaires, dont on ne parvient pas toujours à aller jusqu'au bout de la différenciation, présentent en plus un risque de tumorisation lorsqu'elles sont transplantées", a souligné le Pr Privat.

Le Pr Privat a en plus souligné le fait que l'obtention de cellules souches embryonnaires nécessite la destruction d'un embryon.

En revanche, il a estimé que certaines cellules souches adultes ou somatiques ont "pratiquement les mêmes capacités de différenciation cellulaire" que les cellules embryonnaires.

"Nous savons en plus aujourd'hui que les cellules souches somatiques sont présentes dans plusieurs zones, notamment dans le système nerveux central. Cela ouvre des voies thérapeutiques considérables", a estimé le Pr Privat.

Marc Peschanski, directeur de recherche et directeur de l'unité Inserm U86-I-Stem, ne partage pas cette approche et s'est une nouvelle fois prononcé pour l'autorisation de la recherche sur les cellules embryonnaires.

"Les cellules souches embryonnaires sont incontournables pour des applications thérapeutiques vastes, notamment pour identifier de nouveaux médicaments", a indiqué le Pr Peschanski.

Le Pr Peschanski a rappelé ses résultats obtenus dans le traitement des maladies de Parkinson et de Huntington avec des cellules souches somatiques, mais a souligné le fait que seul l'usage de cellules souches embryonnaires permettait d'obtenir des cellules en quantité suffisante.

"Nous devons pouvoir compter sur les cellules souches embryonnaires car nous savons les cultiver pour en obtenir des dizaines et des centaines de millions, à la différence des cellules souches adultes. En plus, nous savons parfaitement obtenir une différenciation aboutie avec ces cellules embryonnaires", a-t-il ajouté.

"C'est vrai qu'il y a encore des problèmes techniques à résoudre, mais nous travaillons avec ces cellules embryonnaires depuis moins de deux ans", a indiqué le chercheur, invitant le public à juger ses résultats dans deux ans.

Philippe Menasché, professeur de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire à l'université Paris V et chirurgien cardiaque à l'hôpital européen Georges Pompidou (AP-HP), s'est montré plus nuancé sur ce débat.

"Ne tombons pas dans le piège consistant à opposer les cellules souches adultes et les cellules souches embryonnaires. Ce qui compte, c'est la pathologie", a souligné le Pr Menasché.

Pour certaines pathologies, comme l'incontinence urinaire, les cellules souches adultes semblent avoir un impact thérapeutique, tandis que pour l'insuffisance cardiaque, les cellules souches adultes n'ont pas d'efficacité et la seule option qui reste repose sur les cellules souches embryonnaires.

"Il faut sortir de l'opposition stérile entre ces deux types de cellules et explorer les deux pistes en parallèle", a affirmé le Pr Menasché.

Il a également invité le public à se méfier des interprétations tronquées de certains scientifiques pour les mettre aux services de ses convictions idéologiques. Il a notamment cité le cas d'un scientifique italien qui avait exagéré ses résultats sur les cellules souches adultes, étant lui-même opposé à la recherche sur les cellules embryonnaires.

co/san/APM
redaction@apmnews.com

@+
JM

 
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Hors ligne chris26

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #109 le: 03 février 2007 à 21:20:45 »
Citer
Richard Branson se lance dans les cellules souches

NOUVELOBS.COM | 02.02.2007
 
Le milliardaire britannique souhaite ouvrir une "banque du sang" destinée aux parents souhaitant y stocker des cellules souches issues du cordon ombilical de leurs enfants.
 
Le milliardaire britannique Richard Branson se lance dans un projet médical à but non lucratif: l'ouverture d'une "banque de sang" destinée aux parents souhaitant y stocker des cellules souche issues du cordon ombilical de leurs enfants.
Dans une interview à la BBC, le patron de Virgin a exprimé l'espoir que sa Virgin Health Bank recueille à terme quelque 300.000 échantillons sanguins issus de cordons ombilicaux et riches en cellules souche.
Le centre national britannique de transfusion sanguine "dit qu'un nombre assez important d'enfants meurent inutilement en Grande-Bretagne par manque de réserve de sang issu de cordon ombilical", a expliqué l'homme d'affaires.
Les parents ayant recours au dépôt de sang issu du cordon ombilical de leurs enfants y voient une forme d'assurance biologique contre de futures maladies graves de leur progéniture.

Moitié/moitié

Dans le projet imaginé par Richard Branson, les parents devront payer 1.500 livres sterling (2.270 euros) pour avoir le droit de déposer dans un congélateur de cette banque un échantillon de sang de leur enfant pour une durée de 20 ans. Toutefois, la moitié du sang déposé sera mis à la disposition du public.
Richard Branson a promis que tout argent généré par cette banque serait reversé à des organisations caritatives en vue de nouvelles recherches sur les cellules souche présentes dans les cordons ombilicaux.
Habituellement, après la naissance d'un enfant, le cordon ombilical est détruit. Pourtant, des cellules souche peuvent être extraites du sang présent dans ce cordon. Ces cellules, stockées dans certaines conditions de froid, peuvent être utilisées ultérieurement pour régénérer des tissus, comme de la moelle osseuse, ce qui peut s'avérer précieux pour traiter des leucémies et certains autres cancers. Comme les cellules viennent du donneur lui-même, cela supprime les délais d'attente et le risque de rejet. AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/europe/20070202.OBS0130/richard_branson_se_lancedans_les_cellules_souches.html?idfx=RSS_notr



Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #108 le: 02 février 2007 à 14:27:36 »

Greffes contre le cancer : Une découverte majeure permettra d'identifier à l'avance les "donneurs dangereux"
   

MONTREAL, le 1er fév. /CNW/ - Une équipe de chercheurs, dirigée par le professeur Claude Perreault de l'Université de Montréal, annonce une découverte majeure issue de la génomique. Cette avancée aura un impact fondamental sur le traitement de certains cancers du sang (leucémie et lymphomes) par voie de greffe de cellules sanguines.
Rappelons que la greffe de cellules-souches provenant de la moelle osseuse demeure la meilleure voie pour traiter ou guérir certains patients atteints de leucémie et de lymphomes. Seulement au Canada, 10 000 personnes ont pu être sauvées grâce à ce type d'intervention, qui demeure néanmoins risquée en raison d'une complication majeure appelée "réaction du greffon contre l'hôte" ("RGCH"). La RGCH est en fait un rejet du receveur par les lymphocytes T du donneur présents dans le greffon. Environ 60% des receveurs présentent une RGCH. Dans les meilleurs cas la RGCH affecte la qualité de vie du receveur et dans les cas plus sévères peut causer la mort.

A cause du risque de RGCH, la greffe de cellules hématopoiétiques ne peut être proposée qu'à un nombre restreint de patients atteints de leucémie ou lymphome. Jusqu'à aujourd'hui, rien ne permettait de prévoir si un receveur souffrirait ou non de RGCH. La découverte, publiée dans la revue américaine, Public Library of Science Medicine (PLoS Medicine), permet de reconnaître de façon sûre si les cellules du donneur causeront une RGCH chez le receveur, après la greffe.

L'établissement d'un test prédictif, issu de cette découverte, suscitera un impact considérable pour l'avenir des malades. Comme le souligne l'initiateur de ce projet, le Pr Claude Perreault, chercheur principal au nouvel Institut de Recherche en immunologie et cancérologie de l'Université de Montréal, et détenteur de la chaire de recherche du Canada en immunobiologie, "un test prédictif capable d'identifier les donneurs dangereux et non-dangereux pourra notamment permettre de choisir le meilleur donneur. Si
aucun donneur "non-dangereux" n'est disponible, nous administrerons au receveur un traitement immunosuppresseur plus intense pour prévenir la RGCH.
On pourra alors offrir une médecine personnalisée".

Pour réussir une telle avancée, les chercheurs ont utilisé deux techniques de biologie moléculaire qui permettent d'étudier le niveau d'expression des gènes dans les cellules du donneur. L'analyse des résultats a démontré qu'il est désormais possible de distinguer les donneurs dangereux de ceux qui ne le sont pas. Cette découverte apporte pour la première fois la preuve que l'expression des gènes du donneur influence le développement de la RGCH chez le receveur, après la transplantation.

Pour Génome Québec, il s'agit d'une avancée extraordinaire qui non seulement permettra d'améliorer et de sauver des vies, mais qui confirme à nouveau l'importance de soutenir et d'encourager le savoir en génomique.
"Bravo à l'équipe de chercheurs! Cette percée scientifique majeure va transformer de façon marquée la pratique clinique. De plus, elle permet de faire passer rapidement des résultats issus de la recherche vers la réalité hospitalière, contribuant ainsi à solutionner des besoins criants de première ligne", a affirmé le président et directeur général de Génome Québec,, M. Paul L'Archevêque.

Outre le Pr Claude Perreault, qui a initié et piloté cette découverte, le projet a impliqué 13 chercheurs ainsi que 50 malades et leurs donneurs volontaires de moelle osseuse, à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal.
L'analyse statistique et la modélisation de prédictabilité mathématique ont été rendues possibles par la firme biotech Biosystemix Ltd. Dès les prochains mois, elle sera appliquée en phase "test" à d'autres hôpitaux au Canada et aux Etats-Unis.

- A propos de l'IRIC

 L'IRIC est un grand centre de recherche transdisciplinaire à rayonnement international spécialisé en cancérologie et en immunologie. Constitué de scientifiques de renom, l'IRIC est partie prenante de la révolution des sciences de la santé amorcée notamment avec le décryptage du génome humain au début de ce siècle. Inauguré au coeur de l'Université de Montréal au printemps 2005, l'IRIC prévoit doubler ses effectifs au cours des prochaines années, portant à plus de 500 les effectifs de chercheurs, stagiaires postdoctoraux, étudiants aux cycles supérieurs et professionnels qu'il accueillera d'ici la fin de la décennie. Pour obtenir plus de renseignements, veuillez consulter notre site Internet : www.iric.ca

- A propos de Génome Québec :

Génome Québec a pour mission de mobiliser les secteurs académiques et industriels à l'égard de la recherche en génomique et en protéomique. Cette organisation privée à but non lucratif investit et gère des fonds totalisant plus de 380 millions $ issus des secteurs public et privé. Génome Québec dirige actuellement des projets dans six domaines importants, soit la santé humaine, la bioinformatique, l'éthique, l'environnement, les sciences forestières et l'agriculture. Pour en savoir davantage au sujet de Génome
Québec et de la génomique, consultez le site Web : www.genomequebec.com.

Renseignements :
Pour Génome Québec : Evelyn Dubois, Huguette Marcotte
Communications, (514) 527-3983, mobile : (514) 770-3983, ed@hmcom.ca;

Damien Fière, responsable des communications et affaires publiques, Institut de
recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) Université de Montréal,
(514) 231-3207, communications@iric.ca

http://www.newswire.ca/en/releases/archive/February2007/01/c3470.html

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Hors ligne TDelrieu

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #107 le: 30 janvier 2007 à 15:24:24 »
Merci Arnaud pour ces news...  :smiley:


Citer
...Un espoir tempéré par les chercheurs eux-mêmes, qui rappellent que l’éventail des maladies que l’on sait effectivement guérir avec cette technique se limite à quelques leucémies, et qu’il pourrait ne jamais s’élargir.
(...)
Pour des raisons sanitaires et éthiques, les banques privées de sang de cordon sont interdites en France, en Italie et condamnées par le Groupe Européen d'Ethique des Sciences et des Nouvelles Technologies – une émanation de la Commission Européenne.


Un p'tit commentaire sur le dernier article ci-dessus :

Quand on lit cet autre article : http://alarme.asso.fr/forum/index.php/topic,120.msg25959.html#msg25959 on voit bien tout de même que les choses avancent vite (notamment dans les domaines médicaux) et que ces docteurs "prudentissimes" ainsi que les administrations de Santé ont vraiment une mentalité du passé...  :huh:


Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #106 le: 30 janvier 2007 à 14:34:00 »

 
 


Virgin se lance dans le stockage de cellules souches

Selon le Times, Richard Branson devrait annoncer jeudi 1er fevrier la création d’une nouvelle société qui offrira à ses clients la possibilité de conserver quelques cellules souches de leurs enfants nouveau-nés. Après l’espace et les carburants « verts », le fondateur de Virgin réaffirme ainsi son intérêt pour les technologies du futur, en particulier quand elles sont matière à controverses.

On sait aujourd’hui conserver quelques cellules souches sanguines de quelqu’un en congelant le sang du cordon ombilical et du placenta récupéré immédiatement après sa naissance. Ce type de cellules a récemment été greffé avec succès pour traiter un enfant atteint de leucémie.

Certains nourrissent même l’espoir de pouvoir un jour les utiliser pour remplacer des tissus lésés par une maladie ou un accident, voire guérir des cancers ou des maladies neurodégénératives comme celles d’Alzheimer ou de Parkinson. Un espoir tempéré par les chercheurs eux-mêmes, qui rappellent que l’éventail des maladies que l’on sait effectivement guérir avec cette technique se limite à quelques leucémies, et qu’il pourrait ne jamais s’élargir.

En dépit de ces mises en garde- parallèlement aux banques publiques de sang de cordon qui permettent aux chercheurs de découvrir et d’expérimenter d’éventuels nouveaux traitements- sont apparues des banques de cellules souches privées qui, moyennant finance, proposent de conserver le sang du cordon des nouveau-nés. Virgin n’est donc pas le premier à se lancer dans ce secteur.

Pour des raisons sanitaires et éthiques, les banques privées de sang de cordon sont interdites en France, en Italie et condamnées par le Groupe Européen d'Ethique des Sciences et des Nouvelles Technologies – une émanation de la Commission Européenne.

Elles sont en revanche autorisées au Royaume-Uni où elles ont déjà attiré prés de 11000 clients, dont le footballeur Thierry Henry. Un prélèvement de sang de cordon y est facturé en moyenne 2000€, sa conservation 100€/an. On ne sait pas quels seront les tarifs pratiqués par Virgin pour le même service.

http://www.20minutes.fr/articles/2007/01/29/20070129-sciences-Virgin-se-lance-dans-le-stockage-de-cellules-souches.php

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Arnaud

  • Invité
Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #105 le: 30 janvier 2007 à 14:30:33 »

Des cellules souches contre la maladie de Parkinson

Est-on à l'aube d'une nouvelle étape dans l'histoire du traitement de l'affection neurodégénérative décrite pour la première fois, en 1817, par le docteur James Parkinson ? Les derniers résultats d'une équipe de chercheurs français et allemands, publiés dans le prochain numéro de la revue spécialisée Nature Neurosciences, le laissent penser. Ils viennent en effet confirmer, après d'autres, les nouveaux espoirs nourris par l'usage des cellules souches dans le traitement d'affections neurodégénératives aujourd'hui incurables ou contre lesquelles la médecine ne dispose pas encore de traitements efficaces à long terme.

L'équipe du docteur Pierre-Marie Lledo (CNRS, Institut Pasteur de Paris, unité "perception et mémoire" ), travaillant en collaboration avec celle du docteur Magdalena Götz (université de Munich), explique comment elle a réussi à obtenir, chez la souris, la transformation de cellules souches neuronales du cerveau adulte en neurones capables de sécréter la dopamine, molécule neurotransmettrice dont la synthèse cérébrale est insuffisante chez les personnes souffrant de la maladie de Parkinson.

Comme de nombreux neurobiologistes, ces chercheurs s'intéressent au bulbe olfactif, structure cérébrale présente chez tous les mammifères. On sait, depuis une dizaine d'années, que cette structure essentielle dans la perception sensorielle et la représentation des odeurs est le siège d'une production constante de nouveaux neurones à partir de cellules souches, et ce y compris chez l'homme de plus de 70 ans. Chez la souris, où la mesure a pu être faite, on estime que 80 000 de ces neurones sont produits quotidiennement, soit le remplacement d'environ 1 % de ceux qui sont impliqués dans le système olfactif.

- CÂBLAGE DES RÉSEAUX

"Parce qu'elle était contraire à toutes les certitudes en matière de physiologie cérébrale, cette réalité n'a pas été acceptée facilement, souligne le docteur Lledo. Ces nouveaux neurones proviennent de cellules souches présentes au coeur du cerveau, dans la zone sous-ventriculaire. En 2003, nous avions démontré qu'elles donnaient bien naissance à de véritables neurones capables de s'intégrer et d'établir de nouvelles connexions cérébrales. Une propriété prouvant que le cerveau adulte n'est nullement "figé" et qu'il est bien doté de facultés d'adaptation. De nouvelles perspectives fondées sur l'utilisation de cette plasticité neuronale à des fins thérapeutiques sont alors apparues."

Travaillant en collaboration avec l'équipe du professeur Melitta Schachner (université de Hambourg), l'équipe pastorienne avait ensuite identifié — chez la souris adulte — une molécule naturellement sécrétée dans le bulbe olfactif et qui attire les neurones immatures. Parvenues jusqu'à cette molécule, dénommée ténascine, les jeunes cellules commencent à se différencier en neurones et parviennent à maturité (Le Monde du 27 mars 2004).

Ces résultats enrichissaient notablement les connaissances sur la complexité des mécanismes cérébraux assurant le câblage des réseaux et les processus mnésiques, tout en fournissant un nouvel éclairage sur les fonctions réparatrices du système nerveux central. Ils permettaient également d'avancer dans la mise au point de stratégies expérimentales visant, schématiquement, à détourner des neurones nouvellement formés depuis leur zone germinative vers des régions lésées dans le but de les régénérer. Il restait à s'assurer que les néoneurones ainsi recrutés étaient fonctionnels et capables de produire de la dopamine.

- FORCER LEUR DESTIN

Après plusieurs expériences infructueuses, c'est cette démonstration qu'apportent aujourd'hui les équipes des docteurs Lledo et Götz. Les chercheurs sont en effet parvenus, chez la souris, à obtenir la différenciation de cellules souches neuronales en neurones producteurs de dopamine (neurones dits "dopaminergiques" ). En d'autres termes, ils ont réussi à orienter la maturation de la totalité des néoneurones en neurones dopaminergiques, et ce dans une zone très précise du cerveau, le striatum, siège des lésions à l'origine de la maladie de Parkinson. Ce résultat a été obtenu en déclenchant, au sein du striatum, l'expression de ténascine (qui a attiré les jeunes neurones issus des cellules souches) après avoir injecté dans les cellules souches un facteur de transcription grâce auquel ces neurones ne se sont différenciés qu'en neurones dopaminergiques.

Travaillant avec l'équipe du professeur Bernard Bioulac (CNRS, Bordeaux), les chercheurs pastoriens ont d'ores et déjà commencé à tester leur approche expérimentale de recolonisation en neurones dopaminergiques du striatum sur des macaques porteurs de lésions similaires à celles des victimes de la maladie de Parkinson.

"Sans vouloir faire naître de faux espoirs chez les malades, nous pensons que ces travaux pourraient, à terme, contribuer à élaborer de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant de choisir le destin cellulaire des neurones nouvellement formés, puis de les détourner depuis leur zone germinative vers les régions à réparer, explique le docteur Lledo. Si nous parvenons à détourner les neurones par la ténascine et à forcer leur destin, les cellules souches chez l'adulte constitueront un réel et substantiel espoir thérapeutique."

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-661929@51-861271,0.html

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Arnaud

  • Invité
Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #104 le: 19 janvier 2007 à 15:58:46 »

News: Israel Sciences - Cellules souches Le journal Stem Cells classe Israël à la seconde position au niveau mondial

Selon une étude du Milken Institute « de l’esprit au marché : une analyse globale des transferts de
biotechnologies et de la commercialisation à partir des universités», Israël détiendrait une position majeure dans le domaine des biotechnologies.

En effet, Israël se place 4ème au niveau mondial derrière les États-unis, le Royaume-Uni et le Japon.

Selon cette étude l’Université hébraïque de Jérusalem se place 12ème et l’Université de Tel Aviv est 21ème dans le classement mondial.

Ce classement est basé sur le nombre de brevets édités, le niveau d’innovation et l’intérêt occasionné dans l’industrie.

De plus, dans le domaine plus précis des cellules souches, un article dans le journal Stem Cells classe Israël à la seconde position au niveau mondial et reconnaît que 4 des meilleurs articles publiés sur les cellules souches ont été écrits par des Israéliens.

Israël est un pays pionnier dans la recherche biologique et c’est aujourd’hui encore un pays leader dans le domaine des biotechnologies.

En effet, l’état d’Israël a été l’un des premiers à se pencher sur les questions de biotechnologies et en particulier sur les cellules souches.

Aujourd’hui encore Israël consacre près de 4.8% du PIB à la R&D ; ce qui situe le pays devant l’Europe (1.9%) et l’Outre-atlantique (2.6%).

Le gouvernement, et plus particulièrement le Ministère des Sciences et de la Technologie ainsi
que le Ministère de l’Industrie, du Commerce et du Travail, ont fourni des fonds pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. Cet investissement a porté ses fruits dans la reconnaissance de la qualité de la recherche en Israël. -

http://www.israelvalley.com/news/2007/01/19/7997/israel-sciences-cellules-souches-le-journal-stem-cells-classe-israel-a-la-seconde-position-au-niveau-mondial

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