Auteur Sujet: Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)  (Lu 40516 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Hors ligne TDelrieu

  • Président d'ALARME
  • Moderateur
  • Adepte du forum
  • *****
  • Messages: 3905
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: C6-C7
Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« le: 26 février 2005 à 18:25:31 »
Citer
Le Figaro


HANDICAP L'institut de recherche sur le cerveau de Zurich va bientôt commencer les premiers tests de cette nouvelle molécule sur l'homme

Un médicament pour apprendre à remarcher
Jadis ternie par des annonces aussi fracassantes qu'infondées, la recherche médicale sur les lésions de la moelle épinière tente aujourd'hui de prendre un nouveau départ. Plusieurs équipes concurrentes, s'appuyant sur les expériences menées sur l'animal durant les années 90, se disent ainsi en mesure d'entamer, dans les années à venir, des essais cliniques sur l'homme – au risque de susciter des espoirs démesurés chez les patients paraplégiques. Pour tenter de comprendre ce qu'il est raisonnable d'attendre de ces travaux, Le Figaro a rencontré, en Suisse, l'une des équipes les plus réputées dans le domaine.


Zurich : de notre envoyé spécial Cyrille Louis
[20 janvier 2005] 


Vingt ans tout juste après ses premiers travaux sur les lésions de la moelle épinière, l'heure de vérité a sonné pour le professeur Martin Schwab. A une date désormais «très proche», quoiqu'encore tenue secrète, le directeur de l'institut de recherche sur le cerveau de l'université de Zurich commencera à tester, sur «un petit nombre de patients humains» paralysés, une molécule conçue dans l'espoir de soigner des traumatismes médullaires jusqu'à présent incurables. Un essai qui, tout comme les expérimentations concurrentes actuellement en chantier, promet de se dérouler sous très haute pression, tant la recherche médicale s'est, à ce jour, révélée décevante pour les malades paraplégiques.


Conçue avec Volker Dietz, chef du centre de paraplégiologie de la clinique Balgrist, également basée à Zurich, la première phase de ce protocole intégrera des patients qui souffrent de lésions médullaires graves datant de moins de quinze jours – les malades chroniques n'étant pour l'heure pas concernés par ce traitement. Sitôt son état stabilisé, chacun d'entre eux se verra greffer sous la peau une pompe qui, reliée par un cathéter à la moelle épinière, permettra l'injection continue du médicament dans le liquide céphalorachidien. Ce dispositif en place, l'équipe scientifique suivra les malades semaine après semaine. Avec un double objectif : décrire d'éventuelles améliorations, mais aussi détecter au plus vite les possibles complications.


Actuellement purifiée et produite par le laboratoire suisse Novartis, cette molécule expérimentale a été imaginée il y a une quinzaine d'années par Martin Schwab, dans le cadre d'un programme sur le système nerveux central (SNC). «A l'époque, on cherchait à comprendre pourquoi les fibres nerveuses qui relient le cerveau à la moelle épinière, lorsqu'elles ont été sectionnées lors d'un accident, échouent à se régénérer, alors que dans le système nerveux périphérique, ces mêmes axones repoussent spontanément sur plusieurs centimètres», se rappelle le scientifique. Cette interrogation l'a mené tout droit à la découverte d'une protéine qui, présente dans les gaines de myélines du SNC, inhibe la repousse des axones.


Baptisée Nogo, cette molécule purifiée en 1998 se trouve au coeur des travaux menés à Zurich. «Nous travaillons sur l'hypothèse qu'en bloquant l'action de cette protéine – ainsi peut-être que d'autres facteurs inhibiteurs –, nous allons favoriser un phénomène de reconnexion neuronale qui, chez les personnes paralysées, pourrait déclencher une récupération fonctionnelle», poursuit Martin Scwhab.


Pour explorer cette piste, le chercheur a mis au point un anticorps capable, in vitro, de bloquer l'action de Nogo. Il a ensuite testé ce médicament sur des rats préalablement paralysés, avec des résultats encourageants : l'expérience a en effet mis en évidence une repousse des axones «sur de longues distances», ainsi qu'«un très net regain de mobilité». Parallèlement, les chercheurs ont démontré que le rétablissement de connexions nerveuses favorisé par le Nogo n'entraîne, à première vue, pas de «mal fonction» chez le rat – douleurs provenant de la moelle épinière, raideurs des membres ou épilepsie, notamment.


Pour autant, Martin Schwab sait que des résultats observés chez le rongeur, même encourageants, ne sont pas facilement transposables chez l'homme. C'est pourquoi il s'est employé à tester l'efficacité de son médicament chez le macaque en s'associant à une équipe de Fribourg qui, après avoir pratiqué sur plusieurs singes «de petites lésions cervicales» censées affecter les mouvements fins de la main, les a traités avec l'anticorps. «Sur un premier groupe de six animaux, on a démontré que les animaux traités récupèrent 80% de leurs fonctions, contre 15% environ pour ceux qui ont reçu un placebo», assure le chercheur.


Forts de ces observations concordantes, et sous réserve que les études de toxicologie menées par Novartis se révèlent concluantes, Martin Schwab et Volker Dietz se disent prêts à expérimenter cet anticorps chez l'homme. L'objectif étant, quel que soit le résultat, de réunir des données incontestables – là où, jusqu'à présent, les rares essais cliniques relaissés étaient disqualifiés par d'importantes lacunes méthodologiques. «C'est pour cela que nous travaillons, depuis dix ans, à améliorer nos outils diagnostiques afin de décrire les lésions médullaires et l'état fonctionnel des patients, assure Volker Dietz. Ainsi, on pourra mesurer les éventuels progrès dus à l'action d'un médicament.»


Les chercheurs de Balgrist ont ainsi développé une technique d'«électrophysiologie» qui, conçue pour mesurer la circulation de courants électriques envoyés en différents points du système nerveux, permet de prédire l'évolution d'une lésion, dix jours seulement après l'accident – alors que les pronostics étaient jusqu'à présent très imprécis. Ils travaillent aussi à améliorer les outils de rééducation qui permettent aux blessés médullaires, dont les lésions sont rarement totales, d'exploiter les connexions encore en place pour récupérer une part de mobilité. «Même si on découvre un médicament qui prouve vraiment son efficacité, l'entraînement fonctionnel conservera toute son importance», souligne Roland Müller, chef du laboratoire à Balgrist.


A l'issue de la première phase expérimentale, conçue pour démontrer l'innocuité de l'anticorps, des essais de phase 2 et de phase 3 viseront à étudier son action sur plusieurs centaines de patients qui seront recrutés grâce à un réseau de centres cliniques : une dizaine d'établissements européens – dont l'hôpital français de Garches – et nord-américains collaborant à la fondation créée par l'acteur Christopher Reeve. C'est au terme de ce travail d'expérimentation, prévu pour durer plusieurs années, que l'efficacité de la molécule chez l'homme pourra éventuellement être démontrée.


Source : http://www.lefigaro.fr/sciences/20050120.FIG0373.html

 



Prof. Dr. Martin E. Schwab

Brain Research Institute
University of Zurich
Winterthurerstrasse 190
CH-8057 Zürich
Phone:  +41 44 635 33 30
Fax:      +41 44 635 33 03

E-Mail: schwab@hifo.uzh.ch

Site : www.hifo.uzh.ch/research/neuromorphology/schwab/interest_en.html



« Modifié: 08 mars 2008 à 09:42:27 par TDelrieu »


POUR ADHERER À ALARME : Cliquez sur la bannière ci-dessous.


Arnaud

  • Invité
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #1 le: 07 mars 2005 à 14:37:31 »
Article paru dans le magazine Faire Face du mois de mars.

Citer
Un médicament pour apprendre à remarcher bientôt testé sur l'homme.

A une date encore tenue secrète, mais très proche, l'institut de recherche sur le cerveau de Zurich en Suisse va tester sur l'homme une molécule qui pourrait permettre à certains blessées médullaires de réapprendre à marcher. Testée dans un premier temps pour s'assurer de son innocuité et sur des patients atteints de lésions médullaires depuis quinze jours au plus, cette molécule est supposé bloquer une protéine baptisée Nogo, et d'autres potentiels inhibiteurs qui empêchent les connexions neuronales de se rétablir après une lésion du système nerveux central.
Dans un deuxième et troisième temps, l'expérience sera étendue à des centaines de patients, choisis dans divers établissements européens, dont l'hôpital français de Garches.
La molécule a déjà été testée sur des rats et des macaques avec des résultats encourageants. Mais pour l'heure, il est bien difficile d'évaluer ses effets sur l'homme.
La France d'aujourd'hui compterait environ 40 000 blessés médullaires en majorité des jeunes hommes, le plus souvent à la suite d'accidents de voiture.

bernard Louis

  • Invité
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #2 le: 08 mars 2005 à 21:21:24 »
En Directe de Garches « La Recherche »


J’ai eu le privilège, hier lundi 7 mars, d’avoir une discutions avec le Professeur B. Busell, sur la recherche et les essais médullaires en générale.

Il m'à précisé que les essais sur l’homme se précisent et se mettent en place doucement en France pour cette année, notamment en collaboration avec Dr. Martin E. Schwab à Zürich http://www.neurozh.ch/e/groups/schwab00.htm

Il est en étroite relation également et suit les travaux de deux Professeurs, un en Amérique, Miami Project  http://www.irme.org/fr/rubrique.php3?id_rubrique=12

Un autre en Espagne avec Madame la Professeur Ramon-Cueto (Madrid)
http://www.healingtherapies.info/Olfactory...
 
Plein d’optimisme dans cette conversation! Et d’espoir.
« Modifié: 24 février 2006 à 11:20:46 par TDelrieu »

Hors ligne TDelrieu

  • Président d'ALARME
  • Moderateur
  • Adepte du forum
  • *****
  • Messages: 3905
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: C6-C7
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #3 le: 28 septembre 2005 à 13:43:33 »
Au début septembre, j’ai écrit au Pr. BUSSEL (Garches), et il ne m’a toujours pas répondu… Qqu’un le connaît-il pour lui poser directement les questions ci-dessous ? Merci d’avance… :)

Citer
le 9/09/05 15:28, Thierry Delrieu à bernard.bussel@rpc.ap-hop-paris.fr a écrit :

Pr. Bernard BUSSEL,

Je suis tétraplégique, et je m’occupe de la partie «Recherche» du forum web de l’association ALARME*. Nous avons récemment collaboré à la rédaction de l’article  paru dans Science & vie N° 1056 - Septembre 2005 - p54 à 59 " LES CHIRURGIENS DE L'EXTRÊME" Ils redonnent vie aux membres des paralysées

Un de nos membres, Bernard Louis, nous a signalé que lors d’une conversation avec vous (lundi 7 mars), vous lui aviez précisé que des essais sur l’homme avec un anticorps anti-NOGO se mettaient en place en France, à Garches, pour cette année 2005, notamment en collaboration avec Dr. Martin Schwab de Zürich.

De plus, un article de presse paru dans le Figaro du 20 janvier 2005, “Un médicament pour apprendre à remarcher“ (voir infra), parle justement du lancement de cet essai clinique, à Garches.

Mes questions sont :
- Avez-vous commencé cet essai ; sinon à quelle date (phase I – phase II ?)
- Quels sont les critères d’inclusion pour les patients
- Quels résultats fonctionnels sont attendus (ASIA…)
- Comment un patient peut-il postuler (coordonnées, service de l’hôpital, médecin responsable de l’essai, etc…)

Vous remerciant par avance…

Thierry DELRIEU

*Association Libre d’Aide à la Recherche sur la Moelle Épinière


Extrait :
Le Figaro

HANDICAP L'institut de recherche sur le cerveau de Zurich va bientôt commencer les premiers tests de cette nouvelle molécule sur l'homme.
Un médicament pour apprendre à remarcher
Jadis ternie par des annonces aussi fracassantes qu'infondées, la recherche médicale sur les lésions de la moelle épinière tente aujourd'hui de prendre un nouveau départ. Plusieurs équipes concurrentes, s'appuyant sur les expériences menées sur l'animal durant les années 90, se disent ainsi en mesure d'entamer, dans les années à venir, des essais cliniques sur l'homme – au risque de susciter des espoirs démesurés chez les patients paraplégiques. Pour tenter de comprendre ce qu'il est raisonnable d'attendre de ces travaux, Le Figaro a rencontré, en Suisse, l'une des équipes les plus réputées dans le domaine.
(…)
A l'issue de la première phase expérimentale, conçue pour démontrer l'innocuité de l'anticorps, des essais de phase 2 et de phase 3 viseront à étudier son action sur plusieurs centaines de patients qui seront recrutés grâce à un réseau de centres cliniques : une dizaine d'établissements européens – dont l'hôpital français de Garches – et nord-américains collaborant à la fondation créée par l'acteur Christopher Reeve. C'est au terme de ce travail d'expérimentation, prévu pour durer plusieurs années, que l'efficacité de la molécule chez l'homme pourra éventuellement être démontrée.

Source : http://www.lefigaro.fr/sciences/20050120.FIG0373.html
POUR ADHERER À ALARME : Cliquez sur la bannière ci-dessous.


Arnaud

  • Invité
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #4 le: 30 septembre 2005 à 13:30:30 »


TDelrieu as tu penser à contacter l'institut de Zurich avec qui collabore le Prof Bussel pour cet essaie qui se déroule à Garches ?

 :D

Hors ligne TDelrieu

  • Président d'ALARME
  • Moderateur
  • Adepte du forum
  • *****
  • Messages: 3905
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: C6-C7
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #5 le: 07 octobre 2005 à 10:51:27 »
Voici la réponse du Dr Martin E. Schwab à mon mail… Je viens aussitôt de relancer le Prof. B. Bussel pour avoir des précisions pour la France… Wait and see !

Citer
Cher M. Delrieu,

Mille mercis pour votre courrier. Voici les réponses à vos questions:

Les expérimentations cliniques avec des anticorps anti Nogo-A sera fait en collaboration avec Novartis dans le Réseau Clinique Européen de Lésion Médullaire, lequel est coordonné par docteur Armin Curt et prof Volker Dietz (Zurich). Prof B. Bussel à Garches fait partie de ce Réseau. Une petite phase I commence le 06 janvier et une vaste phase II, selon les résultats de la phase I, plus tard en 2006.

À présent les critères d'inclusion sont des patients ASIA A et B, mais avec une lésion anatomiquement incomplète (une grande majorité des patients ASIA A sont anatomiquement incomplets). Nous inclurons probablement des niveaux cervicaux bas dans la phase II.

Nous comparerons les résultats avec la grande base de données que nous avons accumulés dans le Centre Européen Clinique pendant ces trois dernières années. Comme le rétablissement spontané des patients en ASIA A et B est minimal, nous espérons des résultats clairement supérieurs.

Une série d’évaluations spécifiques de résultats et, très important, une procédure diagnostique affinée ont été développées dans le Réseau Européen. Vous pouvez trouver une courte description dans une publication parue dans la Moelle épinière 2004 (A. Curt, M.E. Schwab, V. Dietz).

Clairement, nous sommes pleins d'espoir et optimistes pour cette expérimentation clinique. S'il vous plaît, contactez le prof Bernard Bussel pour plus de détails.

Avec mes salutations amicales,

Martin E. Schwab
Chair for Neuroscience
Brain Research Institute
University of Zurich and
Dept. of Biology, ETH Zurich
Winterthurerstr.190
8057 Zurich, Switzerland

Phone: 0041 44 635 33 30
Fax: 0041 44 635 33 03
e-mail: schwab@hifo.unizh.ch

===========================
:arrow:  TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
===========================

Dear Mr. Delrieu

Many thanks for your mail. Here are the answers to your questions:

The clinical trials with antibodies against Nogo-A will be done in collaboration with Novartis in the European Clinical Spinal Cord Injury Network that is coordinated by Dr. Armin Curt and Prof. Volker Dietz (Zurich). Prof. B. Bussel in Garches is part of this network. A small phase I starts in January 06, and an extensive phase II, depending on the results of phase I, later in 2006.

At present the inclusion criteria are patients ASIA A and B, but with an anatomically incomplete lesion (a large majority of ASIA A patients are anatomically incomplete. We will probably go for lower cervical levels in phase II.

We will compare the results with the large historical data base that we have accumulated in the European Clinical Center over the last three years. As the spontaneous recovery in ASIA A and B patients is minimal, we hope for clearly superior outcomes.

A series of specific outcome measures and, very importantly, a refined diagnostic procedure has been developed in the European Network. You can find a short description in a publication that appeared in Spinal Cord 2004 (A. Curt, M.E. Schwab, V. Dietz).

Clearly, we are very hopeful and optimistic for this clinical trial. Please, use the contact to Prof. Bernard Bussel for more details.

With friendly regards,

Martin E. Schwab
Chair for Neuroscience
Brain Research Institute
University of Zurich and
Dept. of Biology, ETH Zurich
Winterthurerstr.190
8057 Zurich, Switzerland

Phone: 0041 44 635 33 30
Fax: 0041 44 635 33 03
e-mail: schwab@hifo.unizh.ch
POUR ADHERER À ALARME : Cliquez sur la bannière ci-dessous.


Hors ligne TDelrieu

  • Président d'ALARME
  • Moderateur
  • Adepte du forum
  • *****
  • Messages: 3905
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: C6-C7
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #6 le: 07 octobre 2005 à 16:13:39 »
Houlà, cette fois-ci, la réponse n'a pas tardé !!! 8)

Citer
le 7/10/05 14:58, bernard.bussel bernard.bussel@rpc.ap-hop-paris.fr a écrit :

Cher monsieur

Nous faisons en effet partie de l'european clinical SCI network coordonnée par A Curt et V Dietz et nous collaborons à l'établissement d'une base de données sur les suites à 1 an des lésions spinales.

Ceci dans le but d'appliquer l'anti Nogo. Il semble que le produit soit « fabriqué » par Novartis et les premiers essais doivent être réalisés début 2006 :

- Chez des patients ayant une lésion cervicale ASIA A ou B (comme le précise M Schwab)

- Lésion datant de moins de 15 jours !

Ce travail doit débuter à Zurich et à Heidelberg ?. A Garches il est actuellement difficile d'entreprendre ce traitement à cette date très tôt après l'accident. Il va falloir organiser une prise en charge très précoce, ce qui est possible mais non simple. On attend les premiers résultats de Zurich.

Bernard BUSSEL
POUR ADHERER À ALARME : Cliquez sur la bannière ci-dessous.


Hors ligne sylvia

  • Membre de l'association
  • Adepte du forum
  • ******
  • Messages: 5216
  • Sexe: Femme
    • Voir le profil
  • Handicap: Paraplégique
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #7 le: 07 octobre 2005 à 16:17:35 »
Comme quoi, il y a des gens qui acceptent de communiquer, c'est quand même un plus ...  :)
@+ Sylvia

:sm6: ADHERER A ALARME ? Merci de cliquer sur la bannière :sm6:


Arnaud

  • Invité
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #8 le: 07 octobre 2005 à 16:31:50 »

Ah enfin une bonne nouvelle venu de France. Ca c'est chouette !!!!
Et merci au Prof Bernard Bussel pour sa communication.

 :D

Hors ligne fti

  • an va y arriver
  • Membre de l'association
  • Adepte du forum
  • ******
  • Messages: 314
  • Sexe: Homme
  • ASSE
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: c5
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #9 le: 31 mars 2006 à 22:00:46 »
voila une video trés interésante       http://www.nccr-neuro.ethz.ch/videoclips/Schwab_rm.html
tant que tu vie et tant tu respire ça donne un ta de truque a dire

Hors ligne christ701

  • Membre de l'association
  • Adepte du forum
  • ******
  • Messages: 520
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
  • Handicap: Autre
  • Niveau de lésion: d4-d5 sans abdos
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #10 le: 01 avril 2006 à 16:55:04 »
Salut fti,
Bien pour la vidéo et l'entretient avec le Prof. Martin E. Schwab, le seul petit soucis c'est que le doublage du son ne soit pas réalisé en Français :undecided:.
S'il était possible d'avoir un condensé en Français, de se qu'il s'est dit lors de cet interview ce serait vraiment très bien pour l'ensemble de la communauté des B.M qui ne doit pas être rodée avec la langue de Checkpeer.
Amitiés..................Christian

Hors ligne maxmax

  • Membre de l'association
  • Adepte du forum
  • ******
  • Messages: 1224
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
  • Handicap: Spina-Bifida
  • Niveau de lésion: L3
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #11 le: 02 avril 2006 à 17:32:01 »
il vous faut le codec realplayer pour voir la video,
vous pouvez telecharger et installer cette version gratuite :
http://www.free-codecs.com/download_soft.php?d=1517&s=65

sinon la video en elle même presente sommairement la paraplegie et explique que le labo de schwab a decouvert des facteurs et proteines permettant le bloquage des inhibiteurs des regeneration.

la video montre à la fin le lokomat en explicant qu'il sert aussi tel le tapis de marche pour les rats a analyser l'impact des lesions afin d'adapter au mieux les therapies experimentales animales vers l'homme

(si j'ai bien tout compris :wink:)
Webmaster - Administrateur

Arnaud

  • Invité
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #12 le: 08 juillet 2006 à 13:55:28 »
8 juillet 2006
Percée dans la recherche sur la moelle épinière
 
Novartis a commencé des essais cliniques sur des paraplégiques suite à des expériences réussies de régénération de la moelle épinière chez des singes.


Etape importante d'une recherche menée par les universités de Zurich et de Fribourg, dont les résultats ont été publiés la semaine passée dans la revue 'Nature Medicine'.

Ces découvertes scientifiques, ainsi que le lancement des premiers tests sur des humains, représentent une sérieuse percée dans l'espoir de parvenir à rendre la mobilité à certains paraplégiques.

«Nous avons atteint une étape importante dans le cadre d'un processus très long», déclare Eric Rouiller, professeur de physiologie à l'Université de Fribourg.

Au cours d'un programme échelonné sur six années, les chercheurs ont partiellement endommagé la moelle épinière de douze singes, ce qui a entraîné un immobilisme partiel de leurs membres, d'un côté du corps.

Les singes ont ensuite été traités à l'aide d'un anticorps – l'anti-Nogo – qui a permis aux fibres nerveuses touchées de se régénérer (repousse de 12 mm) et aux singes de regagner jusqu'à 80% de leur mobilité.

Armé de ces conclusions et encouragé par des découvertes pré-cliniques, Novartis a donc initié une première phase d'essais cliniques sur des humains, en collaboration avec le Centre de recherche sur la moelle épinière de l'Université de Zurich et d'autres spécialistes européens et américains.

Ces essais sont conçus pour des individus qui ont subi un accident grave récent (dans les dix jours), plutôt que pour des paraplégiques à long terme.

La phase initiale de ces essais passe par l'installation d'une petite pompe chez une quinzaine de patients, pompe qui injecte l'anti-Nogo dans la colonne vertébrale.

Selon Novartis, si tout se passe bien, la prochaine étape débutera au printemps 2007, et consistera en l'analyse de la sécurité et de l'efficacité du traitement sur une centaine de patients.

 
Limites
 
Malgré l'optimisme suscité par ces découvertes, les chercheurs restent prudents quant au succès de ces essais. Eric Rouiller souligne le fait qu'il s'agit d'un traitement à long terme, et que l'espoir des patients doit rester modéré. «Il faut se rappeler que les épreuves cliniques sont l'étape la plus difficile et peuvent réserver parfois des surprises désagréables», commente-t-il.

Martin Schwab, directeur du Centre de recherches sur le cerveau rattaché à l'Université et à l'EPF de Zurich, compare une lésion de la moelle épinière à une bombe qui explose dans une salle remplie d'informatique.

«Vu ainsi, il n'est pas surprenant que les connections nerveuses ne puissent pas nécessairement repousser correctement», dit-il.

Lors d'un accident vertébral, l'écrasement de la moelle épinière est plus fréquent que le sectionnement. Mais Eric Rouiller est néanmoins convaincu que les expériences menées sur les singes est extrêmement représentative des cas où la colonne vertébrale n'est pas totalement détruite.

Un espoir réaliste, selon Martin Schwab, est que les patients paraplégiques puissent récupérer une certaine mobilité – avec l'aide de béquilles par exemple – et le contrôle de leur vessie.

La récupération de la mobilité impliquera une approche qui combinera plusieurs thérapies, l'anti-Nogo, pour permettre la repousse du nerf, et également des greffes de cellules pour le traitement de paralysies graves.

Quoi qu'il en soit, Martin Schwab se réjouit de voir se développer parallèlement plusieurs recherches dans le cadre du traitement de la paraplégie. «Même si notre approche ne devait pas mener à une thérapie, d'autres nous suivront de près», dit-il.

 
Contexte
 
En 1988, Martin Schwab a été le premier à identifier une substance dans le système nerveux central qui empêche le cerveau et la moelle épinière de se reconstituer suite à un traumatisme.

Dans la foulée, il fait la découverte d'une molécule, baptisée Nogo, qui empêche cette régénérescence spontanée.

Les chercheurs développent alors un type d'anticorps capable de neutraliser cette molécule inhibitrice.

Les premiers essais, menés sur des rats, sont positifs. L'équipe décide donc de passer à des expériences sur 12 macaques, des singes qui ont une moelle épinière similaire à celle de l'homme.

Après que leur moelle épinière a été endommagée, puis traitée avec l'anticorps anti-Nogo, les animaux, atteints d'une paralysie partielle, ont récupéré 80% ses mouvements de la main qui était touchée.

 
Faits marquants
 
En Suisse, 2200 personnes ont une moelle épinière endommagée. Environ 180 nouveaux cas de paraplégie sont enregistrés chaque année en Suisse, dont 50% sont graves. Les deux régions de la moelle épinière généralement les plus touchées sont la zone cervicale et la zone lombaire. 


Liens :

- Université de Zurich :
http://www.unizh.ch/index.en.html

- Université de Fribourg :
http://www.unifr.ch/home/welcomeF.php
 
- Les recherches de Martin Schwab :
http://www.hifo.unizh.ch/research/neuromorphology/schwab/interest_en.html

- Le laboratoire Rouiller, Université de Fribourg :
http://www.unifr.ch/neuro/rouiller

- Novartis : 
http://www.novartis.com  


Source : http://www.swissinfo.org/fre/a_la_une/detail/Percee_dans_la_recherche...

 :smiley:
« Modifié: 10 juillet 2006 à 15:00:57 par TDelrieu »

Hors ligne TDelrieu

  • Président d'ALARME
  • Moderateur
  • Adepte du forum
  • *****
  • Messages: 3905
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: C6-C7
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #13 le: 01 février 2007 à 15:40:34 »
Pr Martin Schwab a expliqué à un membre du forum "CareCure" que sa thérapie anti-NOGO devrait être efficace aussi sur les lésions médullaires chroniques, sans toutefois fixer d’échéance pour le lancement d’un tel essai clinique… A suivre… :smiley:




Citer
30/01/2007
oxygen
Membre du forum "CareCure"

Il y a quelques jours, j'ai envoyé un email au Dr Martin Schwab. Voici sa réponse.


-------------------------------------------
Cher Michal,

Merci de votre email.
Laissez-moi vous faire une mise à jour sur la situation actuelle.

Mise à jour sur l'état actuel de la recherche avec des anticorps anti-Nogo : début des essais cliniques en été 2006

Les premières expériences réussies de repousse de fibres nerveuses chez des rats blessés médullaire ont été faites il y a 15 ans. Depuis lors, nous avons étudié en détail les mécanismes impliqués dans la repousse des fibres nerveuses. Cela a toujours été notre but de développer un traitement pour les patients humains. Une étape importante très importante a été réalisée, à savoir que nous avons pu développer un tel traitement et que cette thérapie d'anticorps anti-Nogo est maintenant appliquée sur des patients. Malgré ces bonnes nouvelles, nous devons rester prudents parce que nous n’avons pas encore prouvé si cette thérapie mènera à un rétablissement fonctionnel chez l'humain après lésions du cordon médullaire.

Nous devons exclure d’éventuels effets secondaires.
La phase I des essais cliniques s'appelle également "étude de faisabilité" et vise à garantir la faisabilité technique et la tolérance de la thérapie.

Les premiers patients traités avec la thérapie anti-Nogo ont bien toléré la thérapie et n'ont montré aucun effet secondaire lié à la thérapie. Mais il est encore trop tôt pour conclure. Dans les expériences sur les animaux nous n'avons jamais observé d’effets secondaires.

Peu après que la phase I des essais cliniques sera terminée, la phase II commencera. La tolérance du dosage prévu aura déjà été testée dans la phase I. Dans la phase II, un plus grand nombre de patients sera traité sur une plus longue période dans différentes cliniques en Europe et en Amérique-du-Nord. Des évaluations neurologiques et fonctionnelles seront effectuées à intervalles réguliers pour examiner si la thérapie mène à un rétablissement fonctionnel chez les patients avec le temps.

Qu'attendons-nous de la thérapie des anticorps anti-Nogo ?
Après les lésions du cordon médullaire, il y a souvent beaucoup de tissus nerveux endommagés. La cicatrice gliale - qui se constitue pendant les premières heures et jours après les lésions - est une barrière mécanique pour la repousse spontanée, et induite par les Nogo-anticorps, des fibres nerveuses.Il est très improbable que toutes les fibres nerveuses lésées puissent être régénérées. En outre, les fibres nerveuses qui ont repoussé doivent établir des connexions fonctionnelles avec les cellules nerveuses ou les fibres nerveuses encore intactes. Pour avoir un rétablissement fonctionnel mesurable, une régénération de 10% des fibres nerveuses est souvent déjà suffisante. Nous espérons donc qu'au moins une partie des patients pourra contrôler leur vessie ou se tenir debout et marcher avec des béquilles. Cet espoir est basé sur les résultats étonnamment bons que nous avions observé chez les animaux traités par anticorps anti-Nogo.

Comme mentionné précédemment, très tôt déjà les expériences en laboratoire ont été conçues pour contribuer à traiter les patients blessés médullaires.Après que nous ayons démontré le rétablissement fonctionnel sur les rongeurs, nous avons été étonnés par le degré de régénération chez les singes macaques après traitement par anticorps anti-Nogo. Avant de commencer les essais cliniques, on a fait des études toxicologiques avec des doses élevées de l'anticorps qui n'ont mené à aucune sorte d'effets secondaires.

Nous n’avions pourtant pas encore pu prouver que la thérapie d'anticorps anti-Nogo mène à un rétablissement fonctionnel dans le cordon médullaire adulte de patients blessés. Nous attendons donc avec enthousiasme cette grande étape.

Actuellement, seulement des patients récemment blessés sont inclus dans les essais cliniques en cours. Cela parce que notre expérience est établie sur des dommages récents.

Les patients traités jusqu'ici n'ont montré aucune sorte d'effet secondaire, ce qui est très prometteur.

Malheureusement, nous ne savons pas quand des patients blessés médullaires chroniques pourront être intégrés dans un essai clinique avec la thérapie d'anticorps anti-Nogo.


===========================
:arrow:  TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
===========================


30/01/2007
oxygen
Senior Member
 
Join Date: Oct 2003
Location: Andrychow
Posts: 128


Few days ago I send email to dr Schwab. Here is the answer.


Dear Michal,

Thank you for your email.
Let me give you an update on the current situation.

Update on current state of research with anti-Nogo antibodies: start of clinical trials in summer 2006

The first successful nerve fiber outgrowth experiments in spinal cord injured rats were done 15 years ago. Since then we have been studying in detail the mechanisms involved in outgrowth of nerve fibers. It has always been our aim to develop a treatment for human patients. A very important milestone has been achieved, namely that we have been able to develop such a treatment and that this Nogo-antibody therapy is now being applied for patients. In spite of these good news, we must be careful because we do not yet know whether this therapy leads to a functional recovery in humans after spinal cord injury.

We must be able to exclude side effects
Phase I of the clinical studies is also called “feasibility study” and aims at guaranteeing the technical operability and the tolerance of the therapy.

The first patients treated with the anti-Nogo therapy have tolerated the therapy well and did not show any side effects related to the therapy. But it is still too early to take stock. In the animal experiments we have never seen any side effects.

Shortly after Phase I of the clinical studies has been terminated Phase II will start. The tolerance of the planned dosage will already be tested in Phase I. In Phase II a larger number of patients shall be treated over a longer time period in different clinics in Europe and North America. Neurological and functional measurements will be performed in regular intervals to investigate whether the therapy leads to a functional recovery of the patients over time.

What do we expect from the Nogo-antibody therapy?
After spinal cord injury often a lot of nerve tissue is damaged. The glial scar - which is built during the first hours and days after the injury – is a mechanical barrier for the spontaneous and the Nogo-antibody induced outgrowth of nerve fibers. It is very improbable that all injured nerve fibers can be induced to regenerate or sprout. In addition the regenerating nerve fibers must make functional connections with still intact nerve cells or nerve fibers. For a measurable functional recovery often already 10% regeneration of nerve fibers is sufficient. We therefore hope that at least part of the patients may be able to control their bladder or stand and walk with crutches. This hope builds on the surprisingly good results we have seen in Nogo-antibody treated animals.

As mentioned earlier, already at an early time point the experiments in the lab were designed to contribute to treat spinal cord injured patients. After we have been able to show functional recovery through regeneration in rodents we surprised by the degree of regeneration in macaque monkeys after Nogo-antibody treatment. Before starting with the clinical trials toxicological studies with high doses of the antibody were done which did not lead to any sort of side effects.

We have not yet been able to show that the anti-Nogo antibody therapy leads to a functional recovery in adult spinal cord injured patients. We are excitedly awaiting this big step.

Currently only freshly injured patients are included in the ongoing clinical trials. This because our experience is built on fresh injuries.

The patients treated so far did not show any sort of side effect, which is very promising.

Unfortunately, we do not know anything concerning a possible time point when chronic patients may be integrated in such a clinical trial.
   


« Modifié: 08 mars 2008 à 13:27:40 par TDelrieu »
POUR ADHERER À ALARME : Cliquez sur la bannière ci-dessous.


Hors ligne fti

  • an va y arriver
  • Membre de l'association
  • Adepte du forum
  • ******
  • Messages: 314
  • Sexe: Homme
  • ASSE
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: c5
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #14 le: 25 septembre 2007 à 12:10:48 »
salut,

j'ai téléphoné au Prof. Schwab, il m'a dit que la phase II sur les lésions aiguës va commencer. Il m'a dit aussi qu'ils ont testé leur médicament sur des rats chroniques et qu’il y avait beaucoup moins de résultats, mais quand ils combinent avec d’autres molécules ça marchait beaucoup mieux. En clair, il m’a dit que pour avoir de bons resultas sur les lésions chroniques, il faut des combinaisons de molécules.

voila salut   :wink:
« Modifié: 25 septembre 2007 à 13:32:33 par TDelrieu »
tant que tu vie et tant tu respire ça donne un ta de truque a dire

Hors ligne fti

  • an va y arriver
  • Membre de l'association
  • Adepte du forum
  • ******
  • Messages: 314
  • Sexe: Homme
  • ASSE
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: c5
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #15 le: 29 octobre 2007 à 17:36:37 »
voila le mail que j'ai reçu


Citer
Merci de votre email. A propos des thérapies de combinaison, Martin Schwab voulait souligner que chez le patient chronique le tissu cicatriciel empêche la croissance des fibres nerveuses (le tissu cicatriciel agit comme une barrière). Donc, des nouvelles thérapeutiques doivent être (et sont actuellement) développées pour remplacer le tissu cicatriciel ou le rendre plus permissif. Actuellement, aucune de ces approches n'est prête pour s'appliquer dans des essais cliniques. Nous sommes en contact étroit avec d’autres équipes travaillant dans le domaine et il y a un grand intérêt - du côté des patients et du côté des chercheurs - de trouver une bonne solution à ce problème.


===========================
:arrow:  TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
===========================


Dear Mr Guerdener

Thank you for your email. With combination therapies Martin Schwab was pointing at the fact that the in the chronic patient the scar tissue inhibits outgrowing nerve fibers from crossing (scar tissue acts as a barrier). So new therapeutics have to be (and are being) developed to either replace the scar tissue or to make it more permissible. Currently, none of these approaches are ready to apply in clinical trials. We are in close contact with groups working in the field and there is certain a big interest – from the patient side and the researcher’s side – to find a good solution to this problem.

Kind regards,

Anita Buchli

Anita Buchli, PhD
Scientific Coordinator
Brain Research Institute
University of Zurich
Winterthurerstrasse 190
CH-8057 Zurich
Switzerland

phone    +41 44 635 32 66
fax         +41 44 635 33 03
email      buchli@hifo.uzh.ch
« Modifié: 30 octobre 2007 à 09:55:14 par TDelrieu »
tant que tu vie et tant tu respire ça donne un ta de truque a dire

sergetrotel

  • Invité
Re : Essai thérapeutique en suisse
« Réponse #16 le: 08 mars 2008 à 10:06:41 »
Bonjour à tous

A quelle phase les essais conduits par le professeur Schawb en sont-ils ?
Ce font-ils sur les lésions chroniques ou aigues ?
Quand pourrons nous avoir les résultats de ces essais ?
Je sais, cela fait beaucoup de questions mais je crois que dans notre situation, nous sommes tous impatients de voir une thérapie enfin efficace.
Serge

Hors ligne TDelrieu

  • Président d'ALARME
  • Moderateur
  • Adepte du forum
  • *****
  • Messages: 3905
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: C6-C7
Re : Essai thérapeutique en suisse
« Réponse #17 le: 08 mars 2008 à 13:30:43 »
Serge,

L'info officielle est ici : http://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT00406016

- Lésion médullaire en phase aiguë
- essai clinique phase I (la phase II est prévu pour bientôt)
- Résultats non disponibles pour le moment

Mais tu peux lire ce post : http://alarme.asso.fr/forum/index.php/topic,50.msg26293.html#msg26293


;)
POUR ADHERER À ALARME : Cliquez sur la bannière ci-dessous.


Hors ligne grimault

  • Adepte du forum
  • *****
  • Messages: 73
    • Voir le profil
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #18 le: 15 juillet 2008 à 12:39:43 »
http://www.amge.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=2445&Itemid=96

Lundi 14 juillet 2008

Faire repousser des fibres nerveuses, remplacer des neurones détruits grâce aux cellules souches ou stimuler les capacités de récupération du système nerveux: autant d'approches au seuil de l'expérimentation chez l'homme.

«Il serait irréaliste de vouloir restaurer toutes les capacités de victimes d'une lésion grave de la moelle épinière. Mais nous espérons, par un traitement appliqué dans les jours suivant l'accident, permettre aux patients de récupérer une certaine mobilité, de marcher avec des aides adaptées, de conserver la continence urinaire. Ce serait déjà un immense gain de qualité de vie.» Le chercheur qui tient ces propos, Martin Schwab, est professeur de neurosciences à l'Université et à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich; il ne parle pas en ces termes d'un projet futuriste, mais d'un traitement dont les premiers essais chez l'homme sont en cours. Un exemple des espoirs de réparation du système nerveux nés de la recherche bourgeonnante en neurobiologie.



L'histoire débute en 2000. Les scientifiques se demandent pourquoi les axones - ces longs prolongements des neurones qui conduisent l'influx nerveux - sont incapables de repousser après avoir été sectionnés chez l'adulte, alors qu'ils bourgeonnent et croissent durant le développement du système nerveux. L'enjeu est de taille: cette incapacité des axones à repousser explique en partie pourquoi la récupération est limitée après les lésions de la moelle épinière.

Martin Schwab est un des neurologues à avoir découvert la clé du mystère: la repousse des axones est bloquée par une protéine, appelée Nogo-A, présente dans le cerveau et la moelle épinière de l'adulte. «La grenouille l'a inventée au cours de l'évolution, décrit-il. Ce système de blocage procure probablement un avantage de stabilité pour des systèmes nerveux complexes comme ceux des grands vertébrés.» Mais au prix d'une incapacité à restaurer des fibres nerveuses détruites accidentellement.

Le potentiel thérapeutique de cette découverte apparaît immédiatement. Martin Schwab et ses collègues se mettent en quête d'un moyen de bloquer temporairement l'effet anti-repousse de Nogo-A. Ils parviennent à produire des anticorps anti-Nogo-A qui ne tardent pas à faire leurs preuves chez l'animal. «Des rats traités aussitôt après une lésion incomplète de la moelle épinière récupèrent les mouvements des membres de façon à la fois plus rapide, plus complète et plus stable dans le temps», dit le chercheur.

Les axones qui repoussent ne se connectent pas au même endroit que ceux qui ont été détruits. Mais «une lésion médullaire provoque dans tous les cas une réorganisation massive de tout le circuit nerveux en amont, explique Martin Schwab. Chez le rat en tout cas, les connexions s'adaptent à la nouvelle situation de façon à rétablir en partie la fonction perdue. C'est un des résultats majeurs de la recherche dans notre domaine ces dernières années.»

Actuellement, le scientifique travaille en collaboration avec l'industrie pharmaceutique et un réseau de cliniques spécialisées pour tester un traitement anti-Nogo-A lancé dans les jours qui suivent un traumatisme de la moelle épinière et poursuivi quelques semaines. En fonction des résultats de cet essai de phase I - destiné surtout à évaluer l'innocuité de la procédure - Martin Schwab espère pouvoir tester le même traitement pour limiter les séquelles des attaques cérébrales. Dans ce cas aussi, les essais chez l'animal sont encourageants.

Reste à savoir si l'inactivation de Nogo-A est sans risques d'instabilité pour le cerveau adulte. Les essais réalisés chez les primates ont montré que Nogo-A peut être bloqué pendant des semaines sans effets délétères. «Plusieurs groupes ont montré que des souris totalement déficientes en Nogo-A se développent parfaitement normalement en activant d'autres substances inhibitrices moins importantes.»

Autre grand espoir de réparation du cerveau malade: les cellules souches. Karl-Heinz Krause, professeur à l'Université de Genève, est un spécialiste de la différenciation des cellules neuronales: «Plusieurs groupes, dont le nôtre, sont capables de produire in vitro différents types de neurones à partir de cellules souches d'embryon. Ces neurones pourraient être greffés, par injection, pour remplacer les cellules détruites par des maladies neurodégénératives comme Parkinson ou Alzheimer».

Pour expérimenter cette approche, le chercheur s'est entouré de spécialistes de nombreuses disciplines - éthique, neurologie, immunologie, médecine clinique - et a lancé à Genève un projet multidisciplinaire de thérapie cellulaire de la maladie de Parkinson. «Nous nous rencontrons toutes les deux semaines depuis un an. Et plus nous travaillons ensemble, plus nous prenons conscience des défis majeurs qui nous attendent, dans chacune de nos disciplines, avant de pouvoir débuter les essais chez l'homme.» Les partenaires ont établi un plan de travail qui prévoit des essais cliniques d'ici quatre ou cinq ans au mieux.

Les chances de succès? «Pour la maladie de Parkinson, les résultats obtenus chez les rongeurs et les primates nous donnent de grands espoirs, répond Karl-Heinz Krause. Plusieurs essais de traitement de lésions à la moelle épinière grâce à des cellules souches embryonnaires ont obtenu le feu vert des autorités aux Etats-Unis.» Mais la thérapie de la maladie d'Alzheimer s'annonce plus incertaine et lointaine en raison de la complexité des connexions des neurones touchés. Personne ne sait si de jeunes neurones, parachutés dans des cerveaux adultes, rétabliront les connexions nécessaires au remplacement des cellules atteintes.

Les cellules souches ne seront pas utilisées pour ralentir le vieillissement naturel. Contrairement à une idée reçue, «le cerveau vieillit, certes, mais sans que cela ne provoque une diminution importante de la mémoire ou de l'intelligence, dit Karl-Heinz Krause. On observe même que les vieux cerveaux sont plus efficaces dans certaines tâches, typiquement les synthèses. Autrement dit, la légendaire sagesse des aînés est une réalité scientifique. Ce qui me rend plutôt optimiste sur la possibilité de mener une vie active jusqu'à un âge avancé...»

A côté des thérapies révolutionnaires, nombre de chercheurs s'intéressent aux capacités de récupération naturelles du cerveau, avec de possibles avancées dans l'efficacité des méthodes de rééducation. «Voilà une décennie, on voyait le cerveau comme un organe dont les connexions s'établissaient une fois pour toutes durant le développement et qui fonctionnait sur cet acquis jusqu'à la mort, rappelle Dominique Muller, professeur à l'Université de Genève, spécialiste des mécanismes moléculaires de la plasticité. Or depuis que nous avons les moyens d'observer des préparations de neurones vivants, nous savons que le cerveau est en constant remodelage. Les neurones cherchent en permanence à établir de nouveaux contacts - ou synapses - avec leurs voisins. De nouvelles épines - les points de réception des influx nerveux - poussent sur les dendrites, d'autres disparaissent.»

Cette plasticité joue sans aucun doute un rôle clé dans la récupération après une lésion cérébrale: elle permet au cerveau de se réorganiser peu à peu de façon à rétablir partiellement les fonctions perdues. Stéphanie Clarke, professeure de neuropsychologie et de neuroréhabilitation à l'Université de Lausanne, s'intéresse à la façon dont le cerveau redistribue ainsi les cartes. Elle étudie les remaniements du cortex auditif, la zone du cerveau qui analyse les sons, après des atteintes durant des attaques cérébrales. «L'homme possède un cortex auditif dans chaque hémisphère, explique-t-elle. Nous savons qu'il existe dans chaque cortex auditif deux systèmes distincts chargés d'analyser séparément la localisation des sons et leur contenu. Ce traitement parallèle de l'information permet des performances extraordinaires. Le système d'analyse est capable de distinguer les sons produits par des animaux ou des objets en 70 millisecondes. Le système de localisation, lui, se révèle hautement adaptable: quarante minutes d'exercice suffisent à améliorer les performances de volontaires dans des épreuves de localisation.»

Mais le plus curieux survient après une lésion de l'un des cortex auditifs: les deux voies de traitement du signal perdent leur spécificité, aussi bien du côté touché que du côté sain. «Chez l'homme, nous avons observé qu'une lésion cérébrale s'accompagne d'importantes modifications au niveau des synapses, même dans les régions cérébrales intactes, poursuit la neurologue. Tout se passe comme si la plasticité synaptique était soudain renforcée dans tout le système auditif, de façon à permettre une réorganisation importante des circuits neuronaux.» Si ce phénomène se confirme, il serait très utile de connaître ses caractéristiques afin d'adapter en conséquence les programmes de réhabilitation.
Jean-Luc Vonnez 
 

mouloud

  • Invité
Re : Essai thérapeutique en suisse
« Réponse #19 le: 30 octobre 2008 à 22:40:16 »
Bonjour, j’ai écrit au professeur Martin Schwab pour savoir si il y a des bonnes nouvelles de l'anticorps anti-Nogo-A...
Et voici la réponse :   
 

Citer
Je suis une collègue du professeur Martin Schwab. Récemment, nous avons eu un meeting où nous avons discuté de l'état actuel des recherches dans le domaine de la lésion de la moelle épinière et d'autres indications. Seul un très petit nombre d'essais cliniques sont en cours dans le domaine de la lésion de la moelle épinière, mais plusieurs autres essais sont actuellement en cours de planification. Depuis de nombreuses années, nous travaillons dans le domaine des inhibiteurs de croissance nerveuse dans de la moelle épinière et le cerveau. Nous avons trouvé un de ces inhibiteurs nommé Nogo-A et nous avons développé des anticorps qui bloquent cette protéine. Et voici la bonne nouvelle : Ces anticorps sont maintenant utilisés pour des essais cliniques.

Etat de l'essai clinique avec l’anticorps anti-Nogo-A : L'étude est coordonnée par Novartis et est poursuivi dans un réseau européen de centres de paraplégie. Il a été lancé à l'été 2006 comme une étude de Phase I (étude de faisabilité, de détermination de la dose, de l'exclusion des effets secondaires), incluant des patients paraplégiques blessés récemment (aigus). Les résultats intermédiaires sont très encourageants, c'est-à-dire qu’il n’ont pas montré d'effets secondaires et aussi que de fortes doses d'anticorps injectées dans le liquide rachidien ont été bien tolérés. Actuellement, une étude de phase I-II est en cours qui comprend également des patients tétraplégiques blessés récemment (aigus) recevant continuellement des anticorps pendant 1 mois. Nous espérons finaliser cette phase d'ici le printemps 2009 et peut-être trouver les premières indications pour un effet positif de la thérapie.
 
Nos attentes d'un anticorps Nogo : Après la lésion de la moelle épinière, il y a souvent beaucoup de tissus nerveux endommagé. La cicatrice gliale - qui se construit au cours des premières heures et jours après la blessure - est une barrière mécanique pour la croissance des fibres nerveuse spontanée et induite par l’anticorps Nogo. Il est très improbable que toutes les fibres nerveuses lésées puissent être amené à régénérer. En outre, la régénération des fibres nerveuses doit faire des connexions fonctionnelles avec les cellules nerveuses encore intactes. Pour une récupération fonctionnelle mesurable, seulement 10% de la régénération nerveuse est suffisante. Nous espérons donc qu'une partie au moins des patients pourront être en mesure de contrôler leur vessie ou de se lever et marcher avec des béquilles. Cet espoir se fonde sur les résultats étonnamment bons que nous avons vu sur les animaux traités avec l’anticorps anti-Nogo.


===========================
:arrow:  TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
===========================


I am a co-worker of Prof Martin Schwab. Only recently, we had a meeting on translational medicine/research where we discussed the current state of research in the field of spinal cord injury and other indications. Only very few clinical trials are ongoing in the spinal cord injury field, but several more trials are currently being planned. Since many years we are working in the field of nerve outgrowth inhibitors in the spinal cord and brain. We found such an inhibitor called Nogo-A and have developed antibodies which inhibit this protein. And here are the good news: These antibodies are now being used for clinical trials.

State of the art of the anti-Nogo-A antibody clinical trials: The study is coordinated by Novartis and is pursued within a European Network of centers for paraplegia. It was initiated in summer 2006 as a Phase I study (feasibility study, determination of the right dose, exclusion of side effects) including freshly injured paraplegic patients. The intermediate results are very encouraging, i.e. no side effects showed up and also high doses of antibodies infused into the spinal fluid were well tolerated. Currently a Phase I-II is ongoing which includes also freshly injured tetraplegic patients receiving antibodies continuously for 1 month. We hope to finalize this Phase by spring 2009 and to possibly find first indications for a positive effect of the therapy.

Our expectations of a Nogo antibody therapy: After spinal cord injury often a lot of nerve tissue is damaged. The glial scar - which is built during the first hours and days after the injury – is a mechanical barrier for the spontaneous and the Nogo-antibody induced outgrowth of nerve fibers. It is very improbable that all injured nerve fibers can be induced to regenerate or sprout. Also, the regenerating nerve fibers must make functional connections with still intact nerve cells or nerve fibers. For a measurable functional recovery often only 10% regeneration of nerve fibers is sufficient. We therefore hope that at least part of the patients may be able to control their bladder or stand and walk with crutches. This hope builds on the surprisingly good results we have seen in Nogo-antibody treated animals.

I am aware, that in your case all these are unfortunately still dreams of the future. It is very essential though that you try to gain as much function as possible from the still intact tissue through intensive training. Animal experiments have revealed that changes of connections and function take place to a much larger extent than previously expected. Use and training seem to be the most important factors leading to such changes of function and recovery.

With my very best wishes Anita

Anita Buchli, PhD Scientific Coordinator

Brain Research Institute University of Zurich

Winterthurerstrasse 190

CH-8057 Zurich Switzerland

 phone    +41 44 635 32 66

fax         +41 44 635 33 03

email      buchli@hifo.uzh.ch

Website  www.hifo.uzh.ch
« Modifié: 31 octobre 2008 à 14:45:31 par TDelrieu »

Hors ligne stardupoker

  • Membre de l'association
  • Adepte du forum
  • ******
  • Messages: 117
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: C5
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #20 le: 02 avril 2009 à 15:26:52 »
bonjour, voici un article et une video interressante (en francais) parut le 22 mars 2009.

http://www.swissinfo.ch/fre/swissinfo.html?siteSect=15043&sid=9926889

Hors ligne kemi

  • Accoutumé du forum
  • *****
  • Messages: 43
    • Voir le profil
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #21 le: 02 avril 2009 à 16:14:02 »
pas très encouragent tous ça

Hors ligne TDelrieu

  • Président d'ALARME
  • Moderateur
  • Adepte du forum
  • *****
  • Messages: 3905
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: C6-C7
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #22 le: 02 avril 2009 à 18:32:48 »
Citation de: kemi
pas très encouragent tous ça


Pourquoi ? Au contraire, cette thérapie est déjà en essai clinique (humain). Et sur les animaux, elle s'est avérée très efficace !
POUR ADHERER À ALARME : Cliquez sur la bannière ci-dessous.


Hors ligne kavi69

  • Membre de l'association
  • Adepte du forum
  • ******
  • Messages: 318
  • Sexe: Femme
    • Voir le profil
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #23 le: 02 avril 2009 à 22:51:05 »
moi aussi je trouve cette vidéo plutot encourageante.
Certe la solution est longue à trouver mais des médecins cherchent une thérapie.
Les para-tetra ont au moins plus de ""chance"" dans ce domaine que les personnes souffrant de maladies orphelines.

Il me donne confiance en lui ce toubib. Il faut garder espoir dans tous ces chercheurs à travers le monde.

Cependant j'ai hâte de regarder à nouveau mon mari en levant la tête et ne plus baisser les yeux pour lui parler quand je suis debout.

Vivement que l'on voit un être humain et non plus un rat sur les vidéos.......

Hors ligne TDelrieu

  • Président d'ALARME
  • Moderateur
  • Adepte du forum
  • *****
  • Messages: 3905
  • Sexe: Homme
    • Voir le profil
  • Handicap: Tétraplégique
  • Niveau de lésion: C6-C7
Re : Anticorps anti-NOGO - Pr. Martin Schwab (Zurich - Suisse)
« Réponse #24 le: 18 septembre 2009 à 12:37:06 »
Citer
"Die Versuche mit Nogo-A-Antikörpern gegen wachstumshemmende
Proteine im Rückenmark verlaufen erfolgreich.
Im Herbst 2009 beginnt die entscheidende Testphase II"


Source : http://www.ifp-zh.ch


Cela veut dire que la phase II du test clinique avec l'anticorps anti-Nogo va commencer en automne 2009 !  :smiley:
POUR ADHERER À ALARME : Cliquez sur la bannière ci-dessous.


 

SMF spam blocked by CleanTalk