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Sujets - seppel

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Des cellules souches adultes pour les lésions de la moelle
Des chercheurs du Massachusetts Institut of Technology viennent d'identifier des cellules souches adultes qui pourraient permettre de traiter les lésions de la moelle épinière.

En cas d'atteinte à la moelle, ces cellules semblent capables de proliférer et de migrer vers le site lésé. Elles se différencieraient alors en cellules capables de combler la brèche, mais aussi en oligodendrocytes, des cellules qui produisent de la myéline.
 
© genethique.org
 

Désolé mais je n'en sais pas plus pour l'instant ... mais ça ne saurait tarder , on en saura surement plus prochainement.

@+ :wink:
Jean-Michel

2
Bonjour,
Espérons que ça marchera aussi pour les blessures médulaires :


SEP: Un anticorps stimulant la remyélinisation et un produit neuroprotecteur prometteurs chez l'animal 
 
WASHINGTON, 10 octobre 2007 (APM) - Un anticorps obtenu par génie génétique a permis de réparer la myéline dans un modèle animal de sclérose en plaques (SEP), tandis qu'un produit par voie orale a montré des propriétés neuroprotectrices dans un modèle de névrite optique, selon deux études présentées au congrès de l'American Neurological Association (ANA) qui se tient cette semaine à Washington.

La première étude a été rapportée par des chercheurs de la Mayo Clinic. "Cet anticorps est le premier réactif connu conçu pour induire une réparation (de la myéline) en agissant au sein du système nerveux central, au niveau des lésions présentes sur les cellules responsables de la synthèse de la myéline", souligne l'établissement dans un communiqué diffusé mardi.

La réparation de la myéline est un phénomène physiologique mais dans la SEP et d'autres pathologies touchant la myéline, ce processus est soit très ralenti, soit totalement défaillant, rappellent les chercheurs dans le communiqué.

Avec cet anticorps produit par génie génétique à partir d'une seule cellule, ils ont obtenu une remyélinisation avec une seule dose d'au moins 25 µg/kg, avec un plateau après cinq semaines.

La méthylprednisolone, qui est souvent administrée dans le traitement de la SEP, ne perturbait pas l'action remyélinisante de l'anticorps.

Ces résultats, "très prometteurs", pourraient conduire à de nouveaux traitements, espèrent les chercheurs de la Mayo Clinic, indiquant que l'évaluation chez l'animal se poursuit.

La seconde étude a été rapportée par la société américaine Sirtris Pharmaceutical qui développe le SRT501, une formulation orale du resvératrol, polyphénol alimentaire d'origine végétale. Ce produit active le SIRT1, une enzyme de la famille des sirtuines qui interviennent notamment dans le vieillissement chez les mammifères et dans les fonctions mitochondriales.

Sirtris a testé le SRT501 dans un modèle animal de névrite optique qui est l'un des premiers signes de SEP et qui a été associé à une fonction mitochondriale réduite, explique le laboratoire dans un communiqué.

"C'est la première fois qu'un activateur oral de la SIRT1 a démontré un effet neuroprotecteur", commente l'un des auteurs. Chez les animaux traités, la perte des cellules ganglionnaires de la rétine était réduite et la fonction axonale préservée.

Le SRT501 est actuellement en phase II dans le diabète de type 2, ajoute Sirtris.

ld/cd/APM
redaction@apmnews.com

LDKJ9002 10/10/2007 17:01 SNC
 
@+
Jean-Michel

3
Douleurs & spasticité / DOULEUR NEUROPATHIQUE NEUROSTIMULATION
« le: 25 septembre 2007 à 12:58:56 »
TITRE :  L'efficacité de la neurostimulation dans la douleur neuropathique chronique confirmée dans une étude randomisée 

 
WASHINGTON, 24 septembre 2007 (APM) - Une neurostimulation au niveau de la moelle épinière s'est montrée significativement supérieure à une prise en charge médicale conventionnelle pour le soulagement des douleurs neuropathiques chroniques, dans une étude randomisée comparative.

L'étude PROCESS, publiée dans la revue Pain, est "la plus importante étude contrôlée jamais réalisée" sur la neurostimulation dans cette indication, se félicite dans un communiqué le laboratoire Medtronic, qui a développé cette méthode de traitement.

L'étude a inclus 100 patients présentant des douleurs neuropathiques invalidantes des jambes et du dos, liées à une compression d'un nerf spinal, persistantes après au moins une intervention sur le rachis, et qui n'étaient pas candidats à une autre intervention. Ils ont été randomisés entre la stimulation de la moelle épinière ou une prise en charge conventionnelle par médicaments, blocs nerveux, stéroïdes, rééducation ou chiropraxie.

A six mois, 48% des patients neurostimulés présentaient un soulagement d'au moins 50% des douleurs dans les jambes, comparé à 9% des patients du groupe contrôle.

Il y avait également une amélioration des douleurs dans le dos, de la capacité fonctionnelle et de la qualité de vie.

Entre six mois et un an, cinq patients neurostimulés sont passés à une autre prise en charge. A l'inverse, 32 patients du groupe contrôle sont passés à une neurostimulation.

Krishna Kumar de l'hôpital général de Regina (Canada) et ses collègues indiquent que sur un an, 32% des patients stimulés ont présenté une complication liée au dispositif. Il s'agissait principalement de migrations de l'électrode et d'infections.

fb/cb/APM
redaction@apmnews.com

FBKIK003 24/09/2007 19:17 SNC
 

4
Recherches fondamentales / NEURO NANOTECHNOLOGIE à GRENOBLE
« le: 23 janvier 2007 à 12:51:22 »
Bonjour,

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TITRE :  Le CEA projette d'ouvrir une clinique expérimentale utilisant les nanotechnologies notamment en neurosciences 

 
GRENOBLE, 17 janvier 2007 (APM) - Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) prévoit d'ouvrir à Grenoble une clinique expérimentale, appelée Clinatec, afin de tester l'utilisation des nanotechnologies notamment en neurosciences, a indiqué mercredi à l'APM Alim Louis Benabib, neurochirurgien au CHU de Grenoble et conseiller scientifique auprès du CEA.

Il s'agira d'un institut de recherche du CEA qui testera des développements thérapeutiques en neurosciences utilisant la microélectronique et les nanotechnologies, en lien avec le pôle d'innovation pour les micro- et nanotechnologies Minatec. Le pôle Minatec a été inauguré en juin 2006 à l'initiative du CEA-Leti (Laboratoire d'électronique de technologie de l'information) à Grenoble et de l'Institut national polytechnique de Grenoble, note-t-on.

L'originalité de Clinatec consistera à intégrer trois secteurs.

Le premier sera une extension de Minatec et regroupera des ingénieurs qui travailleront sur les nanotechnologies et construiront des prototypes.

La deuxième partie sera constituée de laboratoires d'expérimentation animale pour tester les prototypes.

Enfin, la troisième partie correspondra à un secteur d'application humaine avec un bloc opératoire et quelques chambres. Cette section rassemblera un nombre restreint de patients, choisis dans le cadre d'un protocole de recherche clinique, et chez lesquels les prototypes seront implantés.

Cette partie opératoire et clinique prendra en charge environ un patient par mois, a indiqué Alim Louis Benabib.

Il a cité deux applications probables des nanotechnologies pouvant être développées par Clinatec.

Dans le cadre de la maladie de Parkinson, il est prévu de développer la stimulation cérébrale profonde à haute fréquence en implantant sous la peau du crâne non plus une électrode mais cinq électrodes reliées au niveau d'un multiplexeur.

"Le prototype actuel n'utilise pas encore les nanotechnologies et fait à peu près cinq centimètres de diamètre", a indiqué Alim Louis Benabib. Un essai clinique avec cinq malades prévoit l'implantation de ces prototypes d'ici l'été. Quand la validité du concept aura été prouvée, il faudra passer à des systèmes plus petits, de la taille de l'ongle du petit doigt idéalement, a-t-il expliqué.

L'autre application, "à plus long terme", porte sur les interfaces entre le cerveau et un ordinateur (Brain computer interface). "Il s'agira d'implanter des puces avec des nanoélectrodes dans le cerveau de certains malades pour leur permettre notamment de piloter des effecteurs (souris d'un ordinateur, éléments de domotique)", a expliqué Alim Louis Benabib.

L'objectif est d'aboutir par ce biais au pilotage de prothèse ou d'une chaise à roulette afin de rendre leur autonomie à des personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral ou souffrant de maladie neurodégénérative.

Le nouveau bâtiment devrait ouvrir dans trois ou quatre ans. Il sera financé par les collectivités locales, la région, le CEA ainsi que par des partenariats industriels. "Tous les prototypes ont en effet mission à être produits en quantité nécessaire pour des essais cliniques", a souligné Alim Louis Benabib.

Clinatec regroupera une cinquantaine de personnes et sera un "hôtel à projets", c'est-à-dire une plateforme développant des technologies qui pourront être ensuite transférées notamment au service de neurochirurgie du CHU de Grenoble.

Alim Louis Benabib est actuellement neurochirurgien au CHU de Grenoble, professeur à l'université de Grenoble et conseiller scientifique auprès du CEA. A partir du 1er septembre, il partira à la retraite et entrera "plus exclusivement" au service du CEA, a-t-il expliqué en précisant que ses fonctions au sein de Clinatec ne sont pas encore définies mais qu'il participera probablement à la gestion de ce futur institut.

cb/cd/APM
redaction@apmnews.com
 

@+ :wink:

5
Douleurs & spasticité / Résultats d'une phase III sur la prégabaline
« le: 06 décembre 2006 à 13:07:19 »
Bonjour,

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TITRE :  Publication des résultats d'une phase III sur la prégabaline dans la douleur neuropathique centrale associée à une lésion médullaire 

WASHINGTON, 1er décembre 2006 (APM) - Les résultats d'une étude de phase III montrant l'intérêt de la prégabaline (Lyrica*, Pfizer) pour soulager la douleur neuropathique centrale associée à un traumatisme de la moelle épinière ont été publiés jeudi.

Lyrica* a été initialement homologué dans les douleurs neuropathiques périphériques, notamment la neuropathie diabétique et la névralgie post-zostérienne, puis a reçu en septembre une extension d'indication européenne dans la douleur neuropathique centrale, rappelle-t-on.

Les résultats d'un essai de Pfizer conduit en Australie sur la douleur associée aux traumatismes médullaires ont été publiés mardi dans la dernière livraison de Neurology.

Dans cette étude de phase III, le Dr Philip Siddal de l'université de Sydney et ses collègues ont recruté 137 adultes para- ou tétraplégiques à cause d'une lésion médullaire survenue au moins un an avant l'inclusion, présentant une douleur neuropathique centrale persistante depuis trois mois ou intermittente depuis six mois.

Ils les ont ensuite randomisés en double aveugle entre la prégabaline (dose flexible de 150 à 600 mg/j) et un placebo. Les patients qui recevaient déjà des doses stables d'antalgique étaient autorisés à conserver leur traitement.

Après trois mois, le score moyen de la douleur, rapporté quotidiennement par le patient dans un journal, a baissé chez les patients traités par prégabaline par rapport au score à l'inclusion, passant de 6,54 points à 4,65 points, de manière significative comparé au groupe placebo, avec un score évoluant peu, de 6,73 à 6,27 points. Cette différence était observée après une semaine de traitement et s'est maintenue sur toute la durée de l'étude, notent les auteurs.

Les résultats étaient aussi en faveur de la prégabaline chez les patients présentant une lésion médullaire partielle ou chez ceux présentant une lésion au niveau lombaire L2 ou en-dessous.

La supériorité de la prégabaline était aussi indépendante des autres traitements antalgiques pris par les patients.

Parmi les patients sous prégabaline, 42% ont observé une baisse d'au moins 30% de la douleur, contre 16% dans le groupe placebo. Ils étaient 22% à avoir une baisse du score de moitié, contre 8%.

Chez les patients sous prégabaline, la douleur neuropathique a moins interféré avec le sommeil que dans le groupe placebo (différence significative de 1,37 point). La qualité du sommeil a également apparu meilleure avec la prégabaline.

Les effets indésirables les plus fréquemment observés avec la prégabaline étaient une somnolence (41,4%, contre 9% dans le groupe placebo), qui a conduit à l'abandon de l'essai de 5,7% des patients (contre aucun dans le groupe placebo), des étourdissements (24,3% vs 9%), des oedèmes (20% vs 6%, conduisant à respectivement 5,7% et 3% d'abandon d'étude), de l'asthénie (15,7% vs 6%), une sécheresse buccale (15,7% vs 3%), une constipation (12,9% vs 6%), une amnésie (10% vs 3%), une amblyopie (8,6% vs 3%).

Deux effets secondaires graves ont été considérés comme liés à la prégabaline: un patient a rapporté une réaction de sevrage le jour suivant l'arrêt du médicament, se manifestant par une spasticité avec un trouble de la coordination, et un autre a présenté un oedème, une hypervolémie et un nombre réduit de plaquettes.

Les mécanismes contribuant à la douleur neuropathique centrale dans les lésions médullaires sont complexes mais on suppose qu'une hyperexcitabilité neuronale joue un rôle important. Les résultats de cet essai semblent confirmer cette hypothèse puisque la prégabaline agit en réduisant l'afflux de calcium au niveau des terminaisons nerveuses, concluent les chercheurs.

(Neurology, vol.67, n°10, pp.1.792-1.800)

ld/fb/APM
redaction@apmnews.com

LDJKR005 01/12/2006 11:11 SNC
 

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Le Monde consacre un supplément aux premières applications concrètes de la loi de février 2005 sur le handicap. Sur les trois "grands chantiers" de Jacques Chirac, lancés en 2002, l'insertion des personnes handicapées est celui qui "intéresse le moins les politiques et les médias". Pour Sandrine Blanchard, c'est l'affaire Perruche qui a rouvert le débat sur les lacunes de la prise en charge du handicap en France.

Le 11 février 2005, une nouvelle loi "pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" était promulguée. Les décrets de mise en application sont parus en janvier 2006. Pour le Président de la République, "l'enjeu est de faire du handicap, qui est une réalité de la vie, une réalité pleinement reconnue par la société". Mais, pour intégrer ces personnes handicapées, la tâche est immense, parce que "le handicap expose davantage à la précarité, au chômage, à l'exclusion. Les structures d'accueil sont insuffisantes (...)".

C'est pour cela que la loi de février 2005 prévoit, dans chaque département, la création d'une Maison des personnes handicapées. Pour Pierre Raynaud, directeur de la Maison des personnes handicapées de l'Hérault (MPHH), ces maisons doivent être un vrai lieu d'accueil et d'information. A Montpellier, la MPHH doit gérer 95 000 dossiers : informer les personnes handicapées, évaluer leurs besoins, les orienter en établissement spécialisé, en milieu protégé pour le travail...

Pour l'accès aux droits et prestations des personnes porteuses d'un handicap, les commissions départementales d'éducation spéciale (CDES) pour l'orientation des enfants handicapés et les commissions techniques d'orientation et de reclassement professionnel (Cotorep) pour les adultes ont laissé la place à la Commission des droits et de l'autonomie. Avant de passer en commission, les dossiers sont évalués sur la base du "projet de vie" de la personne. Chef du service de la gestion des droits à la MPHH, Karine Gonalens regrette la complexité et les barèmes des nouvelles prestations : "la frustration des personnes risque d'être énorme, car beaucoup ne rentrent pas dans le champ". "La prestation de compensation a été un effet d'annonce. Elle représente une goutte dans le plan de compensation, les forfaits imposés obligent à trouver d'autres financements", ajoute Fabienne Davancaze, assistante sociale. "Nous avons été largement lâchés dans la nature entre l'ambition de la loi et la vitesse de mise en place", conclut M. Raynaud.

Charles Gardou, directeur de l'Institut des sciences et pratiques d'éducation et de formation (Ipsef) de l'université Lumière-Lyon II, est conscient des limites de la mise en œuvre d'une loi aussi ambitieuse, à cause, entre autres, d'un accompagnement financier incertain. Pour lui, la loi de février 2005 doit être une étape et non un aboutissement. "Le vrai tournant aura lieu lorsque, comme en Suède, nous n'aurons plus recours à des législations spécifiques et que la dimension du handicap sera prise en compte dans le droit commun."

Face à l'oubli, la mise à l'écart, la dépréciation, la discrimination dont sont victimes les personnes handicapées, il est nécessaire de "changer de regard". "On espère une existence sans manque, sans rides, sans mort, sans handicap. On supporte mal l'imparfait, l'imprévisible. Pas surprenant alors que les plus fragiles trouvent péniblement leur place dans un paysage si sélectif", analyse Charles Gardou. Pour que le handicap ne soit plus "une honte, une souillure", il y a, selon Charles Gardou, deux priorités : amener les enfants à apprivoiser le handicap dès leur plus jeune âge et former les professionnels de tous les secteurs. "Informer, éduquer, former. C'est la seule voie, la seule œuvre utile. (...) L'ignorance est le terreau des clichés."

Ainsi, Charles Gardou souhaite-t-il créer un Institut national interprofessionnel de formation, de recherche et d'innovation, "passerelle entre les personnes en situation de handicap et celles qui ne le sont pas", pour "impliquer l'ensemble de la Cité". Cet Institut "assurerait la veille scientifique, l'impulsion en matière de recherche, de formation et la mise en circulation de pratiques innovantes", explique-t-il.
 
Le Monde (Sandrine Blanchard) 18/10/06
 

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Édimbourg PIERRE KALDY. Publié le 10 octobre 2006
Actualisé le 10 octobre 2006 : 08h31

Création d'un centre écossais de production de cellules souches embryonnaires destinées à l'homme, alors que le reste de l'Europe y est globalement opposé.
 
« NOUS ALLONS produire des lignées de cellules souches embryonnaires humaines directement utilisables pour la recherche clinique chez l'homme », a annoncé le 27 septembre le Dr Paul de Sousa à l'occasion du lancement du Roslin Cells Center à Édimbourg. Le nom de Roslin est devenu célèbre après l'annonce spectaculaire du clonage de la brebis Dolly au Roslin Institute en 1996.
 
Les cellules souches embryonnaires intéressent beaucoup les chercheurs pour deux raisons : leur capacité à s'autorenouveler qui permet d'en disposer à volonté et surtout leur potentiel à donner une foule de tissus différents, avantage considérable quand on veut mieux comprendre les mécanismes de ces différenciations et pouvoir un jour régénérer les tissus lésés chez l'homme.
 
Contraintes européennes pour la productionL'Écosse fait le pari que ces cellules seront un jour un nouvel outil thérapeutique. Elle est le premier pays à se lancer dans la fabrication de cellules souches embryonnaires qui respectent les conditions de « bonnes pratiques de fabrication » requises pour les traitements médicamenteux. Jusqu'à présent, trois obstacles rendaient cet objectif inaccessible.
 
D'abord, les cellules souches dérivées de cellules embryonnaires humaines étaient cultivées en présence de cellules nourricières et dans des milieux d'origine animale, ce qui excluait leur transplantation chez l'homme. Grâce aux recherches faites notamment à l'Institute of Stem Cell Research (ISCR) de l'université d'Édimbourg, plusieurs facteurs ont récemment été isolés qui permettent maintenant de cultiver ces cellules seules et dans un milieu synthétique.
 
Ensuite, pas moins de sept directives européennes imposent des contraintes à la production de cellules pour des essais cliniques chez l'homme. « Nos lignées cellulaires, produites dans des conditions standardisées, seront les premières au monde à respecter la réglementation européenne », a précisé Paul de Sousa nommé pour diriger le Roslin Cells Center. Enfin, les quelque trois cents lignées de cellules souches embryonnaires produites dans une vingtaine de pays de par le monde sont de qualité très inégale : « Nous tenterons d'obtenir des lignées issues d'une seule cellule embryonnaire, ce qui les rendra plus homogènes et permettra peut-être d'éviter les dérives qui font que des cellules anormales finissent par prendre le dessus lors de la culture, un phénomène qui exclut leur utilisation ultérieure chez l'homme », ajoute Paul de Sousa.
 
Le Roslin Cells Center, issu d'une collaboration entre le service national de transfusion sanguine écossais et l'université d'Édimbourg, pourrait produire sa première lignée de cellules souches embryonnaires dès 2007. « La lignée sera distribuée à tous les laboratoires publics qui en feront la demande et nous négocierons les droits sur ses éventuelles applications thérapeutiques », indique Paul de Sousa. Cette annonce fait suite à celle de la mise au point de lignées de cellules souches embryonnaires utilisables chez l'homme, par deux sociétés : ES Cell International à Singapour qui les distribue déjà et Geron basée en Californie qui a l'intention de procéder aux premiers essais cliniques l'an prochain sur des patients ayant des lésions de la moelle épinière.
 
La création du Roslin Cells Center avec des fonds entièrement publics fait partie d'un projet beaucoup plus vaste de valorisation de la recherche sur les cellules souches engagé par la région d'Édimbourg au travers d'un réseau de laboratoires publics et d'une société australienne, Stem Cell Sciences.


http://www.lefigaro.fr/sciences/20061010.FIG000000105_l_ecosse_veut_produire_des_cellules_souches_embryonnaires.html


 

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Études précliniques / Greffe de vessie + cellules autologues
« le: 05 avril 2006 à 16:31:05 »
De l'APM (Agence de Presse Médicale) :

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TITRE :  Premier résultat positif pour une greffe de vessie reconstruite par ingénierie tissulaire avec des cellules autologues 



LONDRES, 4 avril (APM) - Un résultat positif a été obtenu pour la première fois chez l'homme pour une greffe de vessie reconstruite ex vivo par ingénierie tissulaire avec des cellules autologues, dans le traitement d'une maladie urologique conduisant à une incontinence.

Cette nouvelle méthode de cystoplastie, si elle confirme son efficacité dans des études sur de plus grands nombres de patients, pourrait remplacer la méthode actuelle consistant à utiliser des segments gastrointestinaux comme tissus pour les incorporer au tractus urinaire, qui est associée à de nombreuses complications, notamment métaboliques, voire malignes.

Dans l'étude publiée dans le Lancet, Anthony Atala et ses collègues de la Wake Forest University à Winston-Salem et de la Harvard Medical School à Boston ont prélevé par biopsie dans la vessie des cellules urothéliales et des cellules musculaires. Puis ils les ont fait pousser en culture et les ont ensuite déposées sur une matrice biodégradable de collagène ou de mélange collagène-acide polyglycolique.

Après sept semaines, la vessie ainsi reconstruite était implantée chez les patients, avec ou sans recouvrement par une partie du péritoine, l'épiploon.

L'étude a été conduite chez sept patients âgés de 4 à 19 ans qui souffraient de myéloméningocèle, maladie congénitale associée à une incontinence. Le suivi a été de 22 à 61 mois.

Les chercheurs montrent que ce traitement a été efficace, particulièrement chez les patients dont la vessie reconstruite réimplantée a été recouverte par l'épiploon. Ils ont mis en évidence une diminution du "leak point pressure" (la plus petite pression intra-vésicale générée par une poussée abdominale entraînant une fuite d'urine). La capacité de la vessie était augmentée, de même que sa distensibilité.

Alors que les fuites d'urine étaient très fréquentes avant l'intervention, le temps entre deux fuites a augmenté avec la vessie reconstruite, tout particulièrement chez les patients qui ont reçu une vessie reconstruite à partir d'une matrice de collagène et acide polyglycolique et qui a été recouverte avec l'épiploon. Le délai entre deux fuites était, selon le patient, de trois à sept heures.

Ces bénéfices fonctionnels sont restés stables sur plusieurs années.

Les chercheurs mettent également en avant la stabilité de la fonction rénale et l'absence des complications observées dans les interventions avec du tissu intestinal.

Des études multicentriques avec un long suivi sont maintenant nécessaires.

(Lancet, édition en ligne accélérée du 4 avril)

fb/eh/APM
FBJD4001 04/04/2006 13:28 ACTU
 

Jean-Michel.

9
Recherches fondamentales / Projet d'IRM à hauts champs
« le: 05 avril 2006 à 16:24:03 »
Bonjour,

Ils vont finir par voir chaque neurone vivant dans la moelle ...  :shocked: :cheesy: :shocked: :cheesy:

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TITRE :  Le projet franco-allemand d'IRM à hauts champs devrait débuter en septembre 

PARIS, 4 avril (APM) - Le projet franco-allemand de développement d'imagerie par résonance magnétique (IRM) à hauts champs devrait débuter en septembre, a-t-on appris auprès du groupe français Guerbet, un des industriels participant au programme.

Le projet, instruit par l'Agence de l'innovation industrielle (AII) du côté français et par le ministère de la recherche (BMBF) côté allemand, implique Guerbet et Schering, qui travaillent sur des agents de contrastes, le groupe Siemens, qui développe des machines, ainsi que le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) qui met à disposition sa plate-forme technique et participe aux travaux de recherche.

Ce programme, baptisé Yseult, vise à explorer les possibilité de l'IRM à hauts champs (3 Teslas et 7 T) et à très hauts champs (11,7 T) en développant de nouvelles machines et des agents de contraste.

Interrogé par l'APM, un membre de l'AII a indiqué que l'agence examinait actuellement les propositions des partenaires souhaitant participer à ce projet. Elle devrait se prononcer sur les dossiers "courant 2006".

"Le projet devrait démarrer en septembre", a indiqué mardi à l'APM la directrice de recherche de Guerbet, Claire Corot.

Créée en août 2005, l'Agence de l'innovation industrielle, établissement public à caractère industriel et commercial (Epic), a pour mission la promotion et le soutien de grands programmes d'innovation industrielle, rappelle-t-on.

L'objectif de ce programme franco-allemand vise notamment à mettre au point des systèmes d'IRM 7 T pouvant être utilisés en clinique par les hôpitaux. Actuellement, contrairement aux IRM 3 T, les prototypes d'IRM 7 T ont des dimensions et des conditions d'utilisation qui ne sont pas compatibles avec un usage en routine à l'hôpital.

Les outils développés seront utilisés dans le dépistage de maladies dégénératives du système nerveux central (SNC), des maladies liées au vieillissement, la maladie d'Alzheimer, les tumeurs du cerveau, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la sclérose en plaques (SEP).

Ce projet a été désigné comme prioritaire lors du dernier Conseil des ministres franco-allemand mi-mars (cf dépêche APM COJCF004).

Une grande partie du dispositif de ce programme, qui représente un investissement de plusieurs centaines de millions d'euros, sera installée sur le site du CEA de Saclay dans l'Essonne (site du NeuroSpin).

En matière d'IRM, augmenter la hauteur des champs permet d'accroître le rapport signal sur bruit et offre plus de contraste, une meilleure résolution spatiale, temporelle, plus de sensibilité pour l'imagerie fonctionnelle et pour la spectroscopie, rappelle-t-on.

co/eh/APM
COJD4002 04/04/2006 17:29 ACTU SNC VIPINT
 

@+
JM

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Ressources et règlementation / Prestation de compensation
« le: 23 mars 2006 à 22:17:24 »

Voilà un résumé de cette fameuse prestation qui va remplacer l'actuelle ACTP.
Info trouvée sur handica.com

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    La prestation de compensation

Publié le : 
28/02/2006
Auteurs :  Magazine HANDIRECT http://www.handirect.fr
 

 
Résumé : En ce début d'année un grand nombre de décrets sont publiés et donnent naissance à l'application concrète et immédiate des textes de la loi du 12 février 2005.

L'article de la loi qui définit les principales conditions d'affectation de la prestation est l'Article. L. 245-3 qui dit que la prestation de compensation peut être affectée, dans des conditions définies par décret, aux charges suivantes :

Types d'affectation de la prestation
Cette prestation va progressivement remplacer l'allocation compensatrice pour tierce personne (les bénéficiaires de l'ACTP - ou de l'ACFP- peuvent choisir entre son maintien ou le bénéfice de la prestation de compensation). Cette prestation n'est pas récupérable ni du vivant, ni au décès de la personne handicapée. La prestation de compensation sera attribuée par la commission des droits et de l'autonomie sur la base de l'évaluation des besoins réalisée par l'équipe pluridisciplinaire au sein de la maison départementale des personnes handicapées. Versée par le Conseil Général, elle permettra de couvrir 5 types des dépenses

- Les aides humaines qui correspondent notamment à l'accompagnement nécessaire pour l'accomplissement d'actes essentiels tels que l'entretien personnel (toilette, habillage, alimentation, élimination), les déplacements à l'intérieur du logement ou la participation à la vie sociale. En cas de recours à une aide à domicile employée directement, le tarif est égal à 130 % du salaire horaire brut sans ancienneté d'une assistante de vie pour personne dépendante de niveau 3, au sens de la convention collective nationale des salariés du particulier employeur du 24 novembre 1999.
- Ce tarif est majoré de 10 % en cas de recours à un service mandataire.
- En cas de recours à des services prestataires, le tarif est égal à 145 % du salaire horaire brut pour un auxiliaire de vie ayant moins d'un an d'ancienneté, au sens de l'accord de la branche aide à domicile du 29 mars 2002 relatif aux emplois et rémunérations.
- En cas de dédommagement d'un aidant familial, le tarif est égal à 50 % du SMIC horaire net. - Ce tarif est porté à 75 % du SMIC horaire net lorsque l'aidant familial est dans l'obligation, du seul fait de l'aide apportée à la personne handicapée, de cesser ou de renoncer totalement ou partiellement à une activité professionnelle.
- Le dédommagement mensuel de chaque aidant familial ne peut dépasser 85 % du SMIC mensuel net calculé sur la base de 35 heures par semaine applicable aux emplois familiaux.
A titre d'exemple, le dédommagement d'un aidant familial est compris entre environ 3.15 €
et 4.75 € par heure suivant que celui-ci est ou non contraint de cesser totalement
ou partiellement son activité professionnelle, du seul fait de l'aide accordée à la personne handicapée.

- Les aides techniques, il s'agit notamment de la part des aides non prises en charges par la sécurité sociale mais également d'équipements fixés par arrêté. Le montant qui sera accordé pourra être de 3 960 € pour trois ans et majoré pour certaines aides techniques.

- Les aides liées à l'aménagement du logement, pour un montant de 10.000 €
sur 10 ans

- Les aides liées au véhicule et surcoûts de transport, dispositif de conduite
ou de transfert pour un montant de 5.000 € sur 5 ans au maximum.

- Les aides spécifiques, telles que par exemple des couches à un niveau de 100 € par mois maximum ou 1800 € sur 3 ans.

- Les aides exceptionnelles, comme celles relatives à l'acquisition ou l'entretien de produits liés au handicap, pour un montant de 1800 € sur 3 ans

- Les aides animalières, à compter du 1er janvier 2006, les charges correspondant à un chien guide d'aveugle ou à un chien d'assistance ne sont prises en compte dans le calcul de la prestation que si le chien a été éduqué dans une structure labellisée et par des éducateurs qualifiés selon des conditions définies par décret. Les chiens remis aux personnes handicapées avant cette date sont présumés remplir ces conditions. Montant de 3000 € maximum sur 5 ans.

Le taux maximum de prise en charge de la compensation du handicap est égal à :

- 100 % si les ressources de la personne handicapée sont inférieures à 23 571,66 euros en 2006
- 80 % si les ressources sont supérieures à ce montant.
Selon quatre arrêtés parus au Journal officiel du 28 décembre 2005.

Conditions d'attribution :
- Etre de nationalité française et séjourner de manière stable sur le territoire ou être titulaire d'une carte de long séjour et séjourner en France.
- Etre âgé entre 20 et 60 ans (65 ans selon certaines conditions). Cette limite d'âge ne s'applique pas aux bénéficiaires de l'allocation compensatrice optant pour le bénéfice de la prestation de compensation.
- Etre en possession d'un certificat médical faisant la preuve d'une difficulté absolue (un acte que la personne ne peut pas faire toute seule) pour une activité ou la preuve d'une difficulté grave, (la personne ne peut que difficilement faire certains actes, seule) et ceci dans les domaines de la vie courante que couvrent, la mobilité, l'entretien personnel, la communication et les tâches et exigences générale et relation avec autrui. Ceci en lien avec les affectations décrites plus haut et pour deux activités dans une durée au moins égale à un an.

La demande est faite à la maison départementale des personnes handicapées. La prestation est accordée par la commission des droits et de l'autonomie et elle est payée par le Conseil général. Elle vient en remplacement d'une quinzaine d'allocations actuelles. Son application est cependant réputée être plus avantageuse.
Toute personne légitime peut en faire la demande depuis le 1 janvier 2006.


Pour des infos encore plus détaillées voir aussi les liens suivants, ça vaut le coup

http://www.handica.com/acces_themes/article.php?cat=17.3.0.0&art=1870

et
http://www.handica.com/acces_themes/article.php?cat=&art=1871


@+
Jean-Michel.

11
Bonjour,

Une décision franchement révoltante de notre 1er ministre ,  :sm4:
Je crois que je vais rendre définitivement ma carte d'électeur ...

Une dépêche encore toute chaude de l'APM :

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TITRE :  Colère et inquiétude de scientifiques face au remplacement de la directrice générale de l'Agence de biomédecine 

 
(Par François BOISSIER)

PARIS, 22 novembre (APM) - Plusieurs spécialistes de la recherche sur l'embryon ou sur les cellules souches et la thérapie cellulaire se sont dits mardi matin choqués et inquiets en apprenant le probable remplacement de la directrice générale de l'Agence de biomédecine.

Carine Camby, qui a pris la tête de cette nouvelle agence après avoir dirigé l'Etablissement français des greffes (qui y est désormais intégré), devrait être remplacée par Claire Legras, actuelle conseillère technique de Dominique de Villepin sur les questions de santé, l'assurance maladie, la famille et la dépendance (cf dépêche APM COIKM001).

Alors qu'elle devait s'exprimer mardi lors d'un colloque de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques sur les cellules souches, Carine Camby a fait savoir qu'elle ne serait pas présente, a indiqué le député (PS, Vienne) Alain Claeys.

Plusieurs spécialistes présents à ce colloque se sont exprimés sur ce sujet, durant le colloque et devant la presse.

"C'est scandaleux", a affirmé le Pr Philippe Ménasché de l'Hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, sortant de sa réserve de chargé de mission ministériel sur les cellules souches.

Sans juger Claire Legras, qu'il a indiqué ne pas connaître, il a estimé qu'"au-delà d'une question de personnes, cela va retarder la mise en place opérationnelle de l'Agence de biomédecine. C'est un coup d'arrêt de six mois à un an" et "c'est un coup porté à la recherche sur les cellules souches".

"Carine Camby avait une compétence reconnue par tout le monde et était très impliquée", a-t-il commenté.

Alors que l'Agence de biomédecine, qui attend encore des décrets pour fonctionner, était en phase de mise en place, on la "décapite" de façon "honteuse". On crée une situation "catastrophique" d'"implosion de l'agence" alors qu'il y a une équipe "qui travaille bien", déplore le chirurgien.

Interrogé par l'APM, Marc Peschanski de l'Inserm, qui ne cache pas son appartenance à l'autre bord politique, estime que cette affaire constitue une "nouvelle démonstration d'une dysfonction grave du gouvernement, digne d'une république bananière". "On décide de placer quelqu'un qui faisait partie d'un cabinet ministériel en le nommant à la tête d'une agence sans savoir s'il a les compétences".

"L'Agence de biomédecine est une structuration exemplaire, créée spécifiquement pour gérer toutes les thérapies biologiques, qui n'existe nulle part ailleurs. Elle était nécessaire et tout le monde l'a applaudie". Le retard que risque de faire prendre le changement de direction est un "mauvais coup".

Marc Peschanski, comme d'autres, s'inquiète aussi de la personnalité et des positions de la future directrice générale.

D'abord au Conseil d'Etat (avril 1999-juin 2003) puis au cabinet de Jean-François Mattei (juillet 2003-mars 2004), elle a "pris des positions d'opposition face aux ouvertures de la loi de bioéthique" votée en août 2004, rappelle-t-il.

Selon plusieurs scientifiques, ce serait notamment sous son influence que le projet de loi (et, en définitive, la loi) serait passé d'un régime d'autorisation de la recherche sur l'embryon à un système d'interdiction avec des dérogations.

"Il faut une neutralité pour gérer un telle agence", neutralité qu'affichait Carine Camby qui "faisait en sorte que la loi soit respectée", estime le chercheur. Claire Legras "a une position affirmée et une appartenance politique claire", ajoute-t-il, expliquant s'interroger sur sa compétence pour diriger une agence au vu de son parcours.

Egalement "choqué" par ce remplacement subi, le Pr René Frydman se montre particulièrement inquiet.

Si c'est bien Claire Legras qui prend la tête de l'Agence de biomédecine, dont il affirme qu'elle est "connue pour ses positions rétrogrades vis-à-vis du progrès scientifique", "on est dans une position difficile", a-t-il déclaré lors du colloque.

"On est inquiet sur la ligne idéologique qui pourrait s'imposer", qui risque de ne "pas aller dans le bon sens".

Alors que les chercheurs sur les cellules souches déplorent déjà aujourd'hui l'importance des délais pour obtenir des autorisations d'importation de cellules souches, il craint que "les procédures puissent encore s'allonger", voire "ne jamais aboutir".

Roger Picard, porte-parole de la fédération d'associations de malades Alliance maladies rares, qui siège actuellement au comité ad hoc qui autorise les importations de cellules souches, a dit lui aussi son inquiétude quant à l'avenir des recherches sur ce sujet.

fb/eh/APM polsan
FBIKM001 22/11/2005 15:02 ACTU
 

Je suis sur le  :707: quand je lis des abhérations comme ça ... franchement y feraient mieux de s'occuper des vrais problèmes (je crois qu'on n'en manque pas vraiment en France surtout ces derniers temps), plutôt que de chambouler quelque chose qui aurait marché ... pour une fois ...

je suis vraiment révolté contre ces "abus de pouvoir" de ces messieurs les ministres très respectables ... :sm19: :sm19: :sm19:
Moi ça m'écoeure des trucs pareils, maintenant il me faudra à nouveau 2 jours pour me calmer, à cause des ces p.....s d'e......s   :confused: :confused: :confused:

Oups je crois que je m'emporte ...

@+
Jean-Michel.
 

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Recherches fondamentales / Le génie tissulaire
« le: 21 novembre 2005 à 13:05:02 »
Bonjour,


Une dépêche de l'APM du 16/11 sur une technique qui ressemble beaucoup à la thérapie cellulaire pour la regénération des nerfs.
De plus je ne sais pas si vous avez vu le petit reportage qui a été diffusé sur ce sujet aux infos de 20h de France2 vendredi dernier (ou jeudi, je me rappele plus trop), où ils montraient des cellules cultivées dans un gel spécial, pour obtenir finalement ces fameux vaissaux sanguins ... à l'identique de la regénération nerveuse ...

Citer
TITRE :  Des vaisseaux sanguins créés par génie tissulaire prometteurs pour les pontages coronaires ou périphériques 

 
(Par l'envoyée spéciale d'APM, Carole DEBRAY)

DALLAS, 16 novembre (APM) - Des vaisseaux sanguins entièrement créés par génie tissulaire, à partir des propres cellules des patients, ont montré des résultats prometteurs dans les toutes premières expérimentations cliniques, chez des patients dont les vaisseaux sont trop endommagés pour un pontage.

Ces travaux, présentés mardi au congrès de l'American Heart Association à Dallas ont été menés chez des patients hémodialysés nécessitant un pontage au niveau du bras pour la voie d'accès de l'hémodialyse.

Mais ils peuvent concerner aussi les patients diabétiques ou candidats à l'amputation, nécessitant un pontage dans le membre inférieur, ainsi que les patients coronariens qui n'ont pas de veine en suffisamment bon état pour en faire un greffon, souligne l'AHA dans un communiqué.

En 2002, les chercheurs de la société américaine Cytograft Tissue Engineering avaient rapporté au congrès de l'AHA les preuves de durabilité et de résistance aux caillots de cette technique, dans différents modèles animaux.

Ils sont passés à la clinique et ont présenté mardi les données concernant les trois premiers patients traités, sur neuf participants recrutés.

"Le principal résultat est que durant les cinq premiers mois, aucun échec n'a été noté avec ces trois premiers patients et que les greffes fonctionnent bien pour l'accès de l'hémodialyse", indique Todd McAllister, PDG de Cytograft Tissue Engineering, cité dans le communiqué.

Les chercheurs ont prélevé par biopsie un fragment de peau sur le dos de la main des patients, dont ils ont isolé les fibroblastes ainsi que les cellules endothéliales d'une veine superficielle sur le même site d'incision.

Ils ont ensuite placé les fibroblastes dans des boîtes de culture dans des conditions favorisant la production de matrice extracellulaire. Les "feuillets" de matrice ainsi obtenus au bout d'environ six semaines ont alors été enroulés autour d'un support et, après deux périodes de maturation, les vaisseaux ainsi obtenus ont été tapissés à l'intérieur de cellules endothéliales.

Ces vaisseaux ont été placés entre l'artère humérale et la veine axillaire.

Les examens Doppler et angiographiques à court terme ont montré un "excellent flux" et aucun signe d'échec thrombogénique ou mécanique, précisent les chercheurs dans le résumé de leur communication.

cd/co/APM
COIKF003 16/11/2005 09:38 CARDIO
 

@+
Jean-Michel.

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Bonjour,

Un article du site infoscience sur les cellules olfactives :

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B r è v e   s é l e c t i o n n é e
 

Enquête sur le destin des "néo-neurones" olfactifs

16 nov. On a longtemps cru que les neurones ne se régénéraient pas une fois atteint l'âge adulte. Il n'en est rien. Des études ont d'abord révélé que des cellules continuent d'apparaître assez tard dans certaines zones du cerveau. Puis plus récemment, on a montré que des précurseurs neuronaux peuvent donner naissance à de nouveaux neurones dans le cortex cérébral. Travaillant sur les cellules olfactives du cerveau, une équipe du Massachusetts General Hospital (Etats-Unis) a cherché à connaître le destin de ce type de "néo-neurones". Deux groupes de souris marquées de manière à suivre l'évolution des neurones nouvellement formés ont été mis à contribution - les unes étant exposées à une série d'odeurs inhabituelles et les autres à un environnement normal. Quelques semaines plus tard, les chercheurs ont évalué la réponse des néo-neurones en mesurant l'activité de gènes s'exprimant lors d'un stimulus olfactif. Ils ont ainsi découvert que les neurones des souris ayant été au contact de la série d'odeurs répondaient plus fortement aux expositions suivantes. D'après Sanjay Magavi et ses collègues, cette expérience indique que les neurones du système olfactif nouvellement créés jouent un rôle différent des anciens ; spécialisés dans la détection et la réponse à des stimuli inconnus, ils contribuent aux fonctions complexes que sont l'apprentissage et la mémoire. Une telle flexibilité suggère la possibilité, à terme, de voir des neurones issus de cellules précurseurs s'adapter et s'intégrer dans d'autres régions cérébrales lésées par un accident ou une maladie. (Neurology / S&T Presse)


l'adresse originale :
http://www.infoscience.fr/breves/breves.php3?niv=1&Ref=1830

@+
Jean-Michel.

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Bonjour,

Une dépêche de l'Agence de Presse Médicale sur la prise en charge de la douleur :

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SUJET :  NEURO DOULEUR HANDICAP SFETD TRAITEMENT SOCIAL PSYCHO 

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TITRE :  La prise en charge de la douleur des personnes handicapées doit être améliorée, selon la SFETD 

 
PARIS, 17 novembre (APM) - La prise en charge de la douleur des personnes handicapées est encore trop souvent négligée et doit être améliorée, pointe la Société française d'étude et de traitement de la douleur (SFETD) qui sensibilise les soignants sur ce thème à l'occasion de son congrès annuel organisé jusqu'à samedi à Paris.

Les personnes présentant des déficiences motrices, sensorielles, organiques ou mentales sont déjà parmi les populations les plus vulnérables mais leurs douleurs restent encore largement négligées comme si elles étaient inéluctables chez les personnes handicapées, a expliqué le président de la SFETD, le Dr Alain Serrie de l'hôpital Lariboisière (AP-HP) à Paris, mercredi lors d'une conférence de presse.

La douleur peut aggraver le handicap fonctionnel et les personnes avec un handicap physique ont un plus grand risque de développer une douleur chronique que les personnes valides, a souligné Anne Margot-Duclot, médecin coordinateur du Centre d'évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de la Fondation Rothschild à Paris.

Les douleurs sont très fréquentes en situation de handicap, avec des données variables cependant puisqu'elles restent mal étudiées, notamment en France. Selon la littérature, 53 à 82% des patients atteints de sclérose en plaques, 33 à 94% des patients avec une lésion médullaire ou encore 48 à 84% des patients infirmes moteurs cérébraux présentent des douleurs, qu'elles soient aiguës ou chroniques, iatrogènes ou non, a-t-elle indiqué.

Malgré ces chiffres importants, les douleurs chez les personnes handicapées sont probablement sous estimées car elles sont particulièrement difficiles à évaluer: il n'existe pas de proportionnalité entre la douleur et la lésion, le handicap du patient varie dans le temps, certains patients présentent un trouble de la compréhension ou de l'expression lié au handicap.

Les échelles d'évaluation pour les personnes qui ont des problèmes de communication existent mais elles sont peu utilisées, a rapporté à l'APM le Dr Margot-Duclot. En outre, elles nécessitent d'être entraîné à leur utilisation car elles sont basées sur l'observation des comportements.

De manière plus générale, elle a déploré que rien ne soit proposé aux patients s'ils n'expriment pas d'eux-mêmes leur douleur quand elle n'est pas négligée voire niée quand il s'agit de personnes handicapées, la douleur étant alors considérée comme une fatalité.

Il a été démontré qu'il existe une spécificité de la douleur associée aux handicaps, impliquant des approches thérapeutiques particulières selon la nature et l'ancienneté du handicap, a souligné le Dr Serrie.

La prise en charge de la douleur chez les personnes handicapées nécessite donc une approche pluridisciplinaire en tenant compte des aspects biomédicosociaux, a ajouté le Dr Jean Bruxelle de l'hôpital Cochin à Paris (AP-HP).

Lors de l'évaluation du patient, il est important de prendre en compte la lésion à l'origine du handicap mais aussi de tenir compte de la dimension psychosociale, c'est-à-dire le vécu du patient vis-à-vis de son handicap et de la douleur au cours de sa vie, la manière dont il anticipe les conséquences de ce handicap, ainsi que des difficultés rencontrées dans la vie quotidienne, a-t-il expliqué.

Ces informations vont servir à élaborer un programme de soins qui tient compte des aptitudes et des envies du patient de manière à favoriser ses capacités personnelles.

Il est également important que les soignants continuent leurs efforts dans la prévention des douleurs iatrogènes, en particulier chez les personnes handicapées, a fait remarquer le Dr Serrie.

De nombreux travaux restent à faire pour savoir notamment dans quelles situations le traitement de la douleur va réduire le handicap ou inversement la prise en charge du handicap permet de soulager la douleur, a-t-il souligné.

Les différentes questions soulevées par la prise en charge de la douleur chez les personnes handicapées sont abordés pendant le congrès pour que les soignants, médicaux et paramédicaux, fassent progresser le dépistage de la douleur chez les personnes handicapées, l'évaluent avec des outils adaptés et mettent en place un traitement adapté.

ld/fb/APM
LDIKH002 17/11/2005 16:16 SNC
 


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Bonjour, article intéressant trouvé dans l'Agence de Presse Médicale :

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SUJET :  IMAGERIE IRM SIEMENS HAUTS CHAMPS JFR HOPITAL 

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TITRE :  Siemens lance en France son nouveau système d'IRM à hauts champs, corps entier, pour une utilisation en routine clinique 

 
PARIS, 7 octobre (APM) - Siemens présentera aux Journées françaises de radiologie (JFR), son nouveau système d'imagerie par résonance magnétique (IRM) à hauts champs, d'une puissance de 3 Teslas, corps entier pour une utilisation en routine clinique, a annoncé jeudi Siemens lors d'une conférence de presse.

Le système Trio 3 T Tim* sera exposé du 15 au 19 octobre au Cnit-La Défense lors de cette manifestation, qui représente le deuxième congrès mondial de radiologie après celui de la Radiological Society of North America (RSNA).

Siemens installera dans un mois un premier modèle au centre hospitalier universitaire de Dijon, a indiqué Serge Ripart, responsable marketing IRM chez Siemens France.

La majeure partie des appareils d'IRM commercialisés actuellement ont une puissance de 1,5 T (90% du marché) mais les appareils 3 T commencent à passer de la recherche à la clinique.

Augmenter la hauteur des champs permet d'accroître le rapport signal sur bruit et offre plus de contraste, une meilleure résolution spatiale, temporelle, plus de sensibilité pour l'imagerie fonctionnelle et pour la spectroscopie (identification des métabolites dans une zone précise par excitation des protons, ce qui revient à une biopsie sans aiguille), a expliqué Christophe Barles, ingénieur IRM chez Siemens France.

Cette nouvelle génération d'IRM donne des images plus fines, plus belles et obtenues plus rapidement.

En neurologie, elle permet de développer l'imagerie fonctionnelle, en particulier pour les malades neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer, sclérose en plaques). Pour l'examen des cartilages et des articulations, l'imagerie hauts champs permet de mieux observer les structures fines du cartilage permettant une détection précoce de l'arthrite avant que ce ne soit irréversible, ont expliqué les industriels.

En cardiologie, elle permet l'examen du coeur en mouvement, en particulier l'étude de la fonction ventriculaire et des territoires lésés après un infarctus là où le scanner ne permet pas une étude fonctionnelle. De même, elle permet une évaluation précoce des tumeurs pour et après traitement.

Siemens met en avant sa technologie qui permet une acquisition corps entier.

Les appareils 3 T de Siemens sont tous équipés de la technologie Tim* mise au point récemment et qui commence aussi à équiper les appareils 1,5 T. Jusqu'à présent, les systèmes d'IRM standard ne pouvaient gérer simultanément que 16 éléments d'antennes au maximum, ce qui limitait l'examen à des zones spécifiques et ne permettait pas de réaliser des acquisitions de qualité corps entier. Un examen complet nécessitait donc l'utilisation d'un grand nombre d'antennes différentes et exigeait des repositionnements fréquents du patient en cours d'examen.

Avec la technologie Tim* (Total Imaging Matrix, technologie matricielle), les médecins peuvent réaliser une acquisition réelle du corps entier dans un examen unique rapide sur des patients pouvant mesurer jusqu'à 2,05 m. Cette méthode élimine les contraintes de changement d'antennes, de repositionnement du patient ou d'assemblage des images après examen, permettant un gain de temps pour les médecins et un gain de productivité pour le service.

Actuellement, il existe quelques appareils 3 T en France, essentiellement de recherche (notamment à l'hôpital militaire du Val de Grâce à Paris). Deux appareils pour la clinique, d'un autre constructeur, ont récemment été installés dans des hôpitaux en Bretagne et Philips doit mettre en place un appareil dans les prochains jours à Reims, a-t-on appris au cours de la conférence de presse.

A ce jour, Siemens a installé une vingtaine d'IRM 3 T en routine clinique dans le monde. L'appareil coûte 2,4 à 2,5 millions d'euros contre 1,4 à 1,5 million d'euros pour la version 1,5 T.

UN APPAREIL POUR LES PATIENTS OBESES ET CLAUSTROPHOBES

En réponse à une demande du marché américain, Siemens a développé un système spécifique pour les patients obèses (200-250 kg) et claustrophobes.

L'appareil Magnetom Espree* (qui a aussi la technologie Tim*) 1,5 T dispose d'un tunnel dont l'ouverture a été élargie de 60 cm à 70 cm et qui mesure seulement 1,25 m de long (contre 1,60-1,70 m pour les 1,5 T en général et 2 m pour les 3 T).

En France, le marché commence à s'ouvrir. Le dernier appel d'offres de l'AP-HP fait apparaître une demande en ce sens.

VERS LES TRES HAUTS CHAMPS

Les hauts champs 3 T sont une étape avant les très hauts champs (ou ultra hauts champs) du futur, sur lesquels Siemens travaille avec le CEA, selon un accord de partenariat signé en juillet dernier (cf dépêche APM COIGM002).

Dans le cadre de ce partenariat, un appareil 7 T de recherche sera installé dans un an à Orsay (projet NeuroSpin) pour réaliser son développement clinique. Siemens dispose de 4 prototypes 7 T (deux aux Etats-Unis, un en Allemagne et un en Corée) sur une dizaine au total dans le monde. Ces prototypes sont presque aboutis mais ne sont pas encore installables partout. Ils font 5 m de long et ne sont pas autoblindés (ce qui nécessite une grosse structure autour).

L'accord prévoit le développement et la construction de deux systèmes à 11,7 T pour l'homme et de 17 T pour l'animal. Avec ces très hauts champs, il sera possible d'observer les neutrotransmetteurs dans le cerveau.

Actuellement, des systèmes 11,7 T existent pour le petit animal (avec une petite ouverture) mais il faut les faire évoluer pour être accessibles à l'homme.

sl/hm/APM
SLIJ6001 07/10/2005 09:49 ACTU
 



@+
Jean-Michel.

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Bonjour à tous,

Et encore et encore sur les cellules souches ... décidément ça n'en finit plus ... mais tout est bon à prendre (même s'ils ne parlent que du diabète) ...  :D

Une dépêche de l'APM de ce matin :

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SUJET :  CELLULES SOUCHES EMBRYON SANG CORDON RECHERCHE  

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TITRE :  Des cellules souches aux caractéristiques embryonnaires produites à partir de sang de cordon  

 
LONDRES, 18 août (APM) - Des scientifiques rapportent jeudi la "première production au monde" de cellules souches aux caractéristiques embryonnaires à partir de sang de cordon ombilical humain.

L'équipe anglo-américaine indique que par rapport aux approches de cellules souches embryonnaires classiques, l'utilisation du sang de cordon ombilical pourrait fortement accélérer le développement des traitements potentiels et sans soulever d'objections éthiques.

"L'acquisition de cellules souches à partir d'embryons a des limitations majeures car il est difficile d'obtenir suffisamment de cellules à transplanter, de même que de fournir le bon type de tissus au patient", estime le coordonnateur de l'étude, le Dr Colin McGuckin de l'Université Kingston, près de Londres.

"Utiliser le sang de cordon permet de dépasser cet obstacle car nous pouvons produire plus de cellules souches et, avec un taux de natalité global de 100 millions de naissances par an, il y a plus de chances d'obtenir le bon type de tissu pour les nombreux patients qui espèrent des traitements par cellules souches", ajoute-t-il dans un communiqué.

Les chercheurs, qui publient leurs travaux dans la revue Cell Proliferation, indiquent qu'ils ont pu développer avec succès des tissus hépatiques à partir de cellules souches de type embryonnaire dérivées du sang de cordon (CBE) en utilisant un bioréacteur par microgravité.

Après 4 semaines, ils ont constaté que les cellules exprimaient des marqueurs hépatiques caractéristiques, la cytokératine-18, l'alpha-foetoprotéine et l'albumine.

"Par conséquent, ces CBE sont une alternative humaine viable aux cellules souches embryonnaires pour la recherche sur les cellules souches, sans les contraintes éthiques et avec un potentiel d'applications cliniques", commentent les auteurs.

Des essais cliniques chez l'homme avec les CBE devraient débuter dans les 10 prochaines années, probablement en commençant aux Etats-Unis dans le domaine du diabète, ont indiqué les chercheurs lors d'une conférence de presse organisée à Londres pour présenter la découverte.

"Nous prévoyons d'utiliser cette technologie pour produire des tissus pancréatiques puisque nous sommes à la recherche d'un traitement curatif du diabète de type 1", a expliqué le Dr Randall Urban, un des auteurs de l'étude qui dirige le Stark Diabetes Centre à l'Université du Texas.

Les chercheurs sont soutenus par Synthecon Inc., qui a fourni les bioréacteurs, conçus initialement par la NASA, pour mettre en culture des quantités plus importantes de cellules dans un équipement qui reproduit les effets de la microgravité spatiale.

(Cell Proliferation, vol.38, pp.245-255)

rw/sl/fb/APM
SLIHH001 18/08/2005 01:01 ACTU
 


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Jean-Michel.

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Recherches fondamentales / Centre NeuroSpin
« le: 14 juin 2005 à 14:30:11 »
Un article de l'Agence de Presse Médicale sur un nouveau centre dédié à la neuro-imagerie.

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SUJET :  NEURO IMAGERIE RECHERCHE CEA BIOLOGIE  

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TITRE :  Pose de la première pierre du centre NeuroSpin, dédié à la neuro-imagerie, au CEA  

 
SACLAY (Essonne), 14 juin (APM) - La première pierre de NeuroSpin, un centre dédié à la neuro-imagerie, a été posée lundi dans l'enceinte du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Saclay sur la commune de Saint-Aubin (Essonne), en présence notamment du nouveau ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, François Goulard.

NeuroSpin est un plateau technique où seront développés et utilisés des outils d'imagerie "d'une puissance à ce jour inégalée", indique le CEA dans un dossier de presse.

Ce centre utilisera l'imagerie par résonance magnétique (IRM) en champ intense, ce qui doit permettre d'augmenter la sensibilité des images afin d'améliorer la résolution spatio-temporelle des processus cérébraux.

L'objectif est de cartographier les réseaux neuronaux selon leur fonction, comprendre le cheminement, le mode de traitement et le codage des informations dans le cerveau et mieux connaître les maladies cérébrales.

Parmi les applications prévisibles, le CEA cite le développement de scanners IRM cliniques et de nouveaux agents de contraste adaptés afin de dépister des maladies plus précocement et de cibler les traitements.

Les modèles et outils développés bénéficieront en premier lieu aux hôpitaux notamment par l'accès des patients à la plate forme technique et par les retombées des travaux menés à NeuroSpin sur les protocoles et systèmes IRM.

NeuroSpin sera équipé de différents instruments d'IRM en champ intense : un système haut champ (à 3 teslas) et deux systèmes très haut champ (7 T et 11,7 T) pour les études cliniques, un système haut champ (>10 T) pour les études précliniques et un système très haut champ (17 T) pour les modèles animaux transgéniques.

Ce sera ainsi la première infrastructure mondiale à être doté d'aimants à 11,7 T pour l'homme et à 17 T pour l'animal, souligne le CEA. Le centre sera ouvert aux collaborations nationales et internationales.

Outre le plateau technique, le centre abritera sur 8.000 m2 des laboratoires, des bureaux et des locaux d'enseignement et accueillera près de 150 chercheurs de différentes disciplines, à la fois des médecins, des pharmaciens, des neurophysiologistes, des mathématiciens, des physiciens, des chimistes et des informaticiens.

Le projet NeuroSpin s'inscrit dans une démarche de collaboration étroite entre la recherche fondamentale, la recherche clinique et l'industrie et vient compléter l'Institut fédératif de recherche IFR 49 d'imagerie neurofonctionnelle qui associe notamment le CEA, l'hôpital Bicêtre (AP-HP, Kremlin-Bicêtre), l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP, Paris XIIIème), l'Institut Pasteur ou la Génopole d'Evry.

Le bâtiment devrait être achevé à l'automne 2006 mais les équipements nécessiteront un certain délai avant d'être totalement opérationnels, précise-t-on au CEA.

NeuroSpin bénéficie d'un financement de 27,1 millions d'euros: 19,4 millions d'euros du CEA, de 6 millions de la région Ile-de-France et de 1,7 million du Conseil général de l'Essonne.

ld/co/APM
LDIFD002 14/06/2005 10:41 SNC
 


@+
Jean-Michel.

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La première campagne de communication pour l'ICM est lancée :


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L'Institut du cerveau et de la moelle épinière lance sa première campagne de communication

PARIS, 27 mai (APM Santé) - L'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) a lancé jeudi sa première campagne de communication afin de financer ses premiers investissements.

L'ICM, qui a pour objectif de lutter contre les maladies et traumatismes du système nerveux central et de la moelle épinière, compte collecter plusieurs dizaines de millions d'euros nécessaires à l'achat de matériel, au financement de ses recherches et surtout à la construction d'"un site de recherche qui verra le jour dès 2008 au coeur du centre hospitalier de la Pitié-Salpêtrière à Paris", a expliqué le Pr Gérard Saillant, président de l'ICM, au cours d'une conférence de presse.

Aux côtés des deux autres fondateurs de l'institut, les neurologues Yves Agid et Olivier Lyon-Caen de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP, XIIIe), il a présenté les spots radios, les messages dans la presse écrite et un film télévisuel (axé sur les troubles de la mémoire) de cette première campagne d'appel aux dons, qui feront leur apparition cette semaine.

Plus d'un an après le lancement du projet (cf dépêche APM du 21 janvier 2004), l'ICM a déjà reçu des soutiens privés (notamment des milieux du sport automobile) mais aussi publics qu'il s'agisse des institutions de recherche (Inserm, CNRS, CEA), des collectivités territoriales (Ville de Paris, région Ile-de-France) ou encore de l'AP-HP qui offre un terrain de 7.000 m2 pour accueillir le bâtiment.

Pour démarrer, l'Institut a besoin d'un investissement initial de 62 millions d'euros et de trouver 58 millions d'euros pour son exploitation. L'objectif est d'atteindre un montant de subventions publiques d'au moins 18 millions d'euros et ensuite de faire appel à des financements industriels privés (37 millions d'euros), le solde étant couvert par emprunt et complété par les dons privés.

Grâce aux dons, l'ICM entend attribuer dans les mois qui viennent ses premiers contrats de recherche et mettre en place son conseil scientifique entièrement composé de chercheurs étrangers.

L'ICM, qui va devenir une fondation, est un projet international à fonds publics et privés. "Il réunira sur un même site des laboratoires de recherche et un centre d'investigations cliniques dans lequel les malades pourront bénéficier des découvertes les plus récentes. Ces traitements seront conçus développés et appliqués sans délai en un même lieu, où plus de 1.000 chercheurs internationaux collaboreront", a expliqué le Pr Saillant.

"Il y aura un continuum entre la recherche fondamentale et la recherche clinique grâce notamment à la création de ce centre d'investigations cliniques de 20 lits", a précisé le Pr Yves Agid qui a souligné la volonté des promoteurs de créer un réseau avec les autres centres à l'échelle régionale, nationale (avec Strasbourg, Lyon, Grenoble, Marseille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Caen, Lille) et internationale avec par exemple le Massachusetts Institute of Technology de Boston, l'institut Riken de Tokyo ou l'University College de Londres.



ADREC-ICM
CHU Pitié-Salpêtrière
Bâtiment Paul Castaigne
47-83, boulevard de l'Hôpital
75561 Paris cedex 13
Tél. 01 42 16 19 47
Fax 01 42 16 19 93
E-mail : adrec@chups.jussieu.fr

Site : www.icm-institute.org





@+
Jean-Michel.

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Bonjour,

Ci-après une petite traduction d'un post de WISE YOUNG du 27/02/05 :

Citer
Un traitement est-il vraiment possible ?

 Cette question a été posée dans les esprits de beaucoup de membres de carecure, en particulier depuis qu'un groupe de représentants  de carecure a prévu d'aller à Washington le 12 avril pour obtenir le financement du gouvernement pour demander des épreuves cliniques de dommages de cordon médullaire. Tandis que j'ai essayé de répondre à cette question à maintes reprises, une proportion significative de personnes (20% ou plus, d'après divers scrutins de carecure) ne croient pas qu'un "traitement" se produira dans leur temps restant à vivre.  Au lieu d'essayer de répondre dans la perspective d'un scientifique qui regarde les résultats de la recherche, laissez-moi essayer d'adresser les doutes et les raisons du pessimisme exprimé par beaucoup.

Les raisons du pessimisme au sujet d'un traitement pour des dommages de cordon médullaire entrent dans quatre catégories.

 :arrow: La première est qu'il n'est pas possible de rétablir ce qui a été mort et absent pendant beaucoup d'années, y compris des neurones, muscles, os, et d'autres organes, particulièrement avec le vieillissement.  

 :arrow: La seconde est que le cordon médullaire ne peut pas se régénérer, ni se reconnecter.  Les scientifiques n'ont jamais réussi à le faire chez l'homme, pourquoi devrait on le croire maintenant ?

 :arrow: La troisième est que même si un traitement était possible, le gouvernement et la société n'investiront pas suffisamment pour faire de la cure une réalité pour les personnes.

 :arrow: La quatrième est que beaucoup de cliniciens pensent qu'un traitement est impossible, au moins dans notre vie.


Laissez-moi considérer chacune de ces raisons alternativement.

1°) Comment est-il possible de rétablir ce qui a été mort et disparu pendant des années ?  

D'abord, il y a une prétention fausse en cette question, la prétention que tout est mort et disparu.  Même les personnes les plus sévèrement blessées ont la majeure partie de leur cordon médullaire intact en-dessous de l'emplacement des dommages, et ont toujours certains os et muscles.  En second lieu, il est possible de rétablir les  muscles, les os, et même des neurones. Troisièmement, il n'est pas nécessaire de regénérer l'ensemble de la corde pour retrouver des fonctions significatives.  Naturellement, plus vous maintenez votre corps et cordon médullaire inférieur vivants, moins le travail et le temps nécessaire au rétablissement seront importants.  Oui, le rétablissement sera plus lent pour des personnes plus âgées et exigera plus de travail. Cependant, pour les personnes qui ont été blessées même depuis des décennies, les exercices vont reconstituer les muscles, les os, et d'autres organes.  Il y aura probablement des manières d'accélérer cette restauration à l'avenir, peut-être par l'utilisation des cellules souches pour rajeunir ces tissus.


2°) Le cordon médullaire humain peut-il régénérer ?
  Il y a des évidences suffisantes que les cordons médullaires des animaux peuvent régénérer.  Pas toutes les données viennent des animaux.  Laissez-moi juste vous donner trois exemples qui plaident pour la possibilité de régénération humaine.  D'abord, si vous collez un nerf périphérique dans le cordon médullaire d'un humain, les axones spinaux entreront dans le nerf périphérique et croîtreront tout le long jusqu'à innerver le muscle.  En d'autres termes, les axones humains vont croître tout le chemin à condition d'avoir un bon environnement.  Un deuxième exemple est le rétablissement continu de la fonction dans les personnes beaucoup d'années après des dommages.  Le rétablissement de la sensation chez Christopher Reeve commençant 2 ans après ses dommages, le retour du mouvement du doigt d'index gauche à 5 ans, et sa capacité de déplacer ses jambes dans la piscine en sont des exemples.  Je suis sûr que beaucoup de gens ont des histoires semblables de sensations ou de  mouvements qui réapparraissent quelques années après les dommages.  Un troisième exemple est le rétablissement remarquable de beaucoup de gens qui ont eu des dommages incomplets graves de cordon médullaire.  Ce rétablissement prend souvent beaucoup d'années, semblable à la synchronisation qui serait prévue pour la régénération.  Il est vrai que les gens avec des dommages "complets" de cordon médullaire auront besoin de thérapies qui les rendront "incomplets", mais c'est pourquoi  nous avons besoin de recherche et d'épreuves cliniques.


3°) Le gouvernement et la société n'ont pas investi dans la recherche.  

Il est en effet vrai et frustrant que notre gouvernement et la société n'ont pas investi en juste proportion dans la recherche de dommages de cordon médullaire et dans les épreuves cliniques. Il est apparu très clairement qu'elles ne le feront pas sans pression publique significative. Nous ne pouvons pas nous asseoir et attendre.  Ce n'est pas une question d'argent mais une question de priorité.  Notre gouvernement dépense plus en un jour en Irak, qu'il n'a dépensé pour la recherche de dommages de cordon médullaire dans les 5 dernières années. Notre nation a placé sa priorité sur d'autres questions.  C'est quelque chose qui peut et doit être changé.  Nous devons également nous assurer que quand le traitement vient, il soit disponible à tous et pas simplement au riche et bien-relié.


4°) Les cliniciens sont pessimistes.

 Il est vrai que beaucoup de cliniciens sont pessimistes.  Cependant, il y en a également beaucoup qui sont optimistes, en particulier ceux qui ont pris le temps et l'effort de se renseigner sur la recherche et les nouveaux résultats.  Nous devons nous rappeler que la plupart des cliniciens se sont exercés il y a des décennies quand il n'y avait aucun espoir. Le pessimisme des cliniciens est quelque chose que la communauté de dommages de cordon médullaire peut corriger.  Après tout, qui en sait le plus  au sujet des traitements que les membres de CareCure ?    


Christopher Reeve m'a dit une fois que l'espoir est la première étape.  Sans espoir, nous n'avons rien.  Il a dit que si les scientifiques lui avaient dit qu'un traitement n'est pas possible en raison d'obstacles scientifiques insurmontables, il l'aurait accepté.  Cependant, si les seuls obstacles à un traitement sont le "pessimisme", la politique, et l'argent, il ne peut pas le tolérer.  Ce sont des choses qui peuvent être changées.  


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Et l'original :
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Is a Cure Really Possible?

Wise Young, Ph.D, M.D.
W. M. Keck Center for Collaborative Neuroscience
Rutgers University, Piscataway, New Jersey 08854


Isildur posted  02-27-05 03:25 PM


"everybody wants the cure, every member with sci wants to run, walk, jump, b/b, feel all body, can move arms and hands, recover sexual function, throw ventilator trough the window, etc... but first we must ask ourself if this things are possible.

how will do the science to restore muscular mass, bone density, tendons, functional in limbs, and other problems of many years post sci people? is really possible?"


Is a cure really possible? This question has been on the minds of many carecure members, particularly since a group of carecure advocates are heading down to Washington on April 12 to ask for more spinal cord injury clinical trial and research funding from the government.  While I have tried to answer this question many times, a significant proportion of people (20% or more, judging from various polls posted on the site) donÕt believe that a "cure" will occur in our lifetime.  Instead of trying to answer from the perspective of a scientist who is viewing research results, let me try to address the doubts and reasons for pessimism expressed by many.


Reasons for pessimism concerning a cure for spinal cord injury fall into four categories.  The first is that it is not possible to revive what has been dead and absent for many years, including neurons, muscles, bone, and other organs, especially with aging.  The second is that the spinal cord cannot regenerate, i.e. reconnect.  Scientists have never been able to do so in humans and why should we believe that they can do so now?  The third is that even if a cure were possible, the government and society will not invest sufficiently into making the cure a reality for people.  The fourth is that many clinicians think that a cure is impossible, at least in our lifetime.  Let me consider each of these reasons in turn.


•  How is it possible to revive what has been dead and gone for year?  First, there is a false assumption in this question, the assumption that everything is dead and gone.  Even the most severely injured people have most of their spinal cord below the injury site remaining and still have some bone and muscle.  Second, it is possible to revive and regrow muscle, bone, and even neurons.  Third, it is not necessary to regrow and revive everything in order to have significant function.  Of course, the more you keep your body and lower spinal cord alive and kicking, the less work and time it will take.  Yes, recovery will be slower in older people and will require work.  However, for people who have been injured, even for decades, exercise will restore muscles, bones, and other organs.  There will probably be ways to hasten that restoration in the future, perhaps through use of stem cells to juvenate those tissues.


•  Can the human spinal cord regenerate?  There is ample evidence that animal spinal cords can regenerate.  Not all the data comes from animals.  Let me just give three examples that argue for the possibility of human regeneration.  First, if you stick a peripheral nerve into the spinal cord of a human, spinal axons will enter into the peripheral nerve and grow all the way to innervate muscle.  In other words, human axons will grow all the way given the right environment.  A second example is the continued recovery of function in people many years after injury.  Christopher Reeve's recovery of sensation starting 2 years after his injury, the return of his left index finger movement at 5 years, and his ability to move his legs in the swimming pool are well-publicized examples.  I am sure that many people have similar stories of patches of sensation or movement returning many years after injury.  A third example is the remarkable recovery of many people who have had severe incomplete spinal cord injury.  That recovery often takes many years, similar to the timing that would be expected of regeneration.  It is true that people with "complete" spinal cord injury will need therapies that will make them "incomplete" but that is why we need research and clinical trials.


•  Government and society have not invested in research.  It is indeed true and frustrating that our government and society have not invested adequately into spinal cord injury research and clinical trials. It has become very clear that they will not do so without significant public pressure. We cannot sit around and wait.  It is not a matter of money but a matter of priority.  Our government spends more on in one day in Iraq than they have spent on spinal cord injury research for the past 5 years. Our nation has placed its priority on other issues.  This is something that can and must be changed.  We also must make sure that when the cure comes, it is available to everybody and not just the wealthy and well-connected.


• Clinicians are pessimistic.  It is true that many clinicians are pessimistic.  However, there are also many optimistic clinicians, particularly ones who have taken the time and effort to learn about research and the new findings.  We must remember that most clinicians trained decades ago when there was no hope and that it is difficult to see through the veil of tears surrounding spinal cord injury. Pessimism of clinicians is something that the spinal cord injury community can correct.  After all, who knows more about the cure that members of CareCure? Who sees clinicians who take of spinal cord injury? Who else can change them?  


Christopher Reeve once said to me that hope is the first step.  Without hope, we have nothing.  He said that if scientists had told him that a cure is not possible because of insurmountable scientific obstacles, he could accept it.  However, if the obstacles to a cure are pessimism, politics, and money, he cannot tolerate it.  These are things that can be changed.  


@+
Jean-Michel.

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