Auteur Sujet: Cellules souches et R&D  (Lu 252286 fois)

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #178 le: 14 novembre 2007 à 14:09:03 »

Une équipe américaine a pour la première fois créé des embryons de primates par clonage

C'est une première mondiale qui devrait rapidement connaître de nombreux rebondissements : une équipe de biologistes travaillant au Centre national américain de recherches sur les primates de l'Oregon vient d'annoncer avoir réussi à créer des embryons de singes macaques rhésus à partir de la technique du clonage par transfert de noyaux prélevés sur des cellules d'animaux adultes.

Dirigée par Shoukhrat Mitalipov, biologiste d'origine russe, l'équipe a soumis ses travaux pour publication à l'hebdomadaire scientifique britannique Nature.
 
L'information circulait dans les milieux spécialisés depuis un meeting organisé en juin par la Société internationale pour la recherche sur les cellules souches. Elle est officiellement évoquée dans un rapport de l'Institut des recherches avancées des Nations unies rendu public samedi 10 novembre.

Le quotidien britannique The Independent daté du lundi 12 novembre précise que Shoukhrat Mitalipov ne souhaite pas commenter son travail avant que celui-ci soit publié dans les colonnes de Nature. Le professeur Alan Trounson de l'université Monash (Melbourne, Australie), l'un des meilleurs spécialistes de la technique du clonage, a pour sa part confirmé l'information.


277 TENTATIVES POUR DOLLY

Il semble donc aujourd'hui acquis que l'équipe américaine a pu, à partir de la technique mise en oeuvre pour la création de la célèbre brebis Dolly, obtenir une centaine d'embryons de macaques rhésus. Ces chercheurs ont ensuite transféré ces embryons dans l'utérus d'une cinquantaine de guenons mais l'opération n'aurait pas, pour l'heure, mené à des naissances. Rappelant qu'il avait fallu 277 tentatives pour obtenir Dolly, les biologistes américains estiment qu'il ne s'agit que d'une question de temps.

Les biologistes spécialisés dans la technique du clonage avaient jusqu'à présent toujours échoué dans leurs tentatives chez les différentes espèces de singes. Certains tiraient de ces échecs l'argument selon lequel le clonage ne pourrait pas être réalisé dans l'espèce humaine.

Tel n'est désormais plus le cas. Pour Alan Trounson, cette première constitue la preuve que le concept de clonage reproductif peut être une réalité chez les primates. Il estime aussi que rien n'interdit plus de penser que la technique du clonage par transfert nucléaire puisse un jour prochain réussir dans l'espèce humaine.

"Quand bien même les biologistes n'ont pas obtenu de naissance, cette première nous ramène à une évidence, celle selon laquelle aucun obstacle technique ne doit pouvoir être invoqué quant à la question du clonage reproductif dans l'espèce humaine, estime le professeur Jean-Claude Ameisen, président du comité d'éthique de l'Inserm.

Le problème auquel nous allons être confrontés avec de plus en plus d'insistance est bien celui du choix que nous devrons faire vis-à-vis de cette possibilité."


                           --------------------------------------------------------------

Chronologie

1997.
Des chercheurs du Roslin Institute d'Edimbourg (Grande-Bretagne) annoncent le clonage à partir d'une cellule adulte du premier mammifère, une brebis surnommée Dolly. En 1952, des Américains avaient déjà cloné des grenouilles.

1998.
Des scientifiques de l'université d'Hawaï appliquent la technique à des souris tandis que des Japonais réussissent à cloner huit veaux.

2000.
La firme écossaise PPL Therapeutics, qui avait participé à la création de Dolly, annonce le clonage de cinq cochons.

2002.
Des chercheurs américains réussissent le premier clonage d'un chat.

2003.
Des scientifiques italiens annoncent la naissance de Prométhée, le premier cheval cloné.

2005.
Une équipe sud-coréenne menée par Hwang Woo-suk réalise le premier clonage d'un chien. En 2004, le professeur Hwang avait annoncé avoir obtenu des lignées de cellules souches provenant d'embryons humains clonés. Mais ce résultat était frauduleux.

2007.
Pour la première fois, des embryons clonés de primates, des macaques rhésus, sont créés.


http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-977250@51-977355,0.html

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #177 le: 14 novembre 2007 à 13:59:41 »
bonjour,
voici un article trouvé aujourd'hui

 Actualité médicale
Les chercheurs font leurs premiers pas vers la reconstruct ion de la moelle épinière après traumatisme - Actualité médicale    

Une nouvelle étude vient de mettre en lumière un facteur déterminant en vue de la régénération des cellules nerveuses à la suite d'un traumatisme à la moelle épinière, et ce, au moyen des propres cellules souches du corps.

Cette étude marquante, publiée dans l'édition de cette semaine de Proceedings of the National Academy of Science, met en évidence des éléments clés de la réaction du corps à un traumatisme médullaire, qui pourraient mener à des thérapies novatrices pour réparer une lésion médullaire jusqu'ici irréversible. On sait très peu de choses sur la raison pour laquelle, à la différence d'une blessure de la peau par exemple, le système nerveux adulte est incapable de se réparer après une lésion médullaire. Cela contraste avec le cerveau en développement et les espèces non mammifères qui peuvent se réparer et se régénérer après des lésions graves. Une des pistes à explorer dans ces systèmes est le rôle des cellules souches et leur potentiel à se développer en différents types de cellules.

« Étant donné leur rôle régénérateur, il est crucial de comprendre les mouvements des cellules souches à la suite d'un traumatisme crânien ou d'une lésion médullaire », souligne le Pr Philip Horner, Ph. D., chercheur principal adjoint et neuroscientifique à l'Université de Washington. « Nous savons que des cellules souches sont présentes dans la moelle épinière, mais nous ignorons pourquoi elles ne peuvent réparer une lésion. Étonnamment, nous avons découvert qu'en fait, elles s'éloignent de la lésion. La question est de savoir pourquoi - quel est le signal qui indique aux cellules souches de s'éloigner? »

Les chercheurs ont étudié diverses protéines et ont identifié netrin-1 comme étant la principale molécule responsable de la migration des cellules souches après une lésion. Dans le système nerveux en développement, la netrin-1 agit comme un signal de répulsion ou d'attraction et guide les cellules nerveuses vers les cibles appropriées. Dans la moelle épinière adulte, les chercheurs ont découvert que la netrin-1 repousse les cellules souches du siège de la lésion, ce qui les empêche de restaurer les cellules nerveuses.

« Lorsque nous bloquons la fonction de la netrin-1, les cellules souches adultes demeurent au siège de la lésion », explique le Pr Tim Kennedy, Ph. D., chercheur principal adjoint et neuroscientifique de l'Institut neurologique de Montréal, Université McGill. « Il s'agit d'un premier pas décisif dans la compréhension des événements moléculaires indispensables pour réparer une lésion médullaire, un pas qui nous donne de nouveaux buts pour des thérapies potentielles. »
r

En savoir plus:

L'étude a été subventionnée par la Craig H Nielsen Foundation et les National Institutes of Health.

À propos de l'INM- L'Institut neurologique de Montréal est un institut de recherche et d'enseignement de l'Université McGill qui se consacre à l'étude du système nerveux et des maladies neurologiques. Fondé en 1934 par le réputé docteur Wilder Penfield, l'INM est l'un des plus grands instituts du genre au monde. Les chercheurs de l'INM sont des chefs de file en neurosciences cellulaires et moléculaires, en imagerie cérébrale, en neurosciences cognitives ainsi qu'en étude et traitement de l'épilepsie, de la sclérose en plaques et des troubles neuromusculaires. L'INM, avec son partenaire clinique l'Hôpital neurologique de Montréal (HNM), du Centre universitaire de santé McGill, continue d'intégrer recherche, soins aux patients et formation. Il est reconnu comme l'un des premiers centres en neurosciences au monde. L'INM juge essentiel d'investir dans la faculté, le personnel et les étudiants qui effectuent des recherches exceptionnelles, prodiguent des soins évolués avec compassion et ouvrent la voie à une prochaine génération de percées médicales. La recherche, si essentielle à l'évolution des soins médicaux, repose sur des personnes douées et motivées.

Article écrit le 2007-11-14 par Montreal Neurological Institute and Hospital
Source: Montreal Neurological Institute and Hospital - Copyright Journal Sciences

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #176 le: 11 novembre 2007 à 13:37:57 »

Cellules souches humaines : l'I-STEM en explore le potentiel thérapeutique

Le 11 septembre dernier, l'Association Française contre les Myopathies (AFM), l'Inserm, l'Université d'Evry-Val-d'Essonne et le Génopole d'Evry ont inauguré, en présence de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, l'Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques (I-STEM).
L'occasion pour son directeur, Marc Peschanski, de présenter les objectifs de cet institut qui regroupe près d'une soixantaine de personnes. Propos recueillis par Jean-François Desessard.


- BE France - Dans le nom de ce nouvel institut de recherche, il y a "cellules souches". Pourriez-nous nous rappeler ce que sont ces cellules qui font tant parler d'elles depuis quelques années ?

Marc Peschanski - Ce sont des cellules qui possèdent deux caractéristiques essentielles : la capacité de proliférer en redonnant des cellules-souches, et celle de se spécialiser, c'est-à-dire de se transformer en cellules matures, que ce soit en neurones, en cellules musculaires, en cellule de la peau, etc. Ces cellules, elles sont présentes quasiment durant toute la vie d'un être humain, à l'exception des cinq premiers jours qui suivent la fécondation.

Par ailleurs, ces cellules sont de deux types : entre le 5ème et le 7ème jour après la fécondation, on parle de cellules souches embryonnaires, alors qu'ensuite, jusqu'à la mort d'un individu, elles sont qualifiées de cellules souches adultes.
Enfin, si les cellules souches embryonnaires sont immortelles et pluripotentes, c'est-à-dire capables de donner naissance à n'importe laquelle des cellules d'un organisme, les cellules souches adultes, elles, disposent de ces mêmes capacités mais de façon limitée.


- BE France - Ces cellules souches humaines, embryonnaires et adultes, l'I-STEM en explore les potentiels thérapeutiques dans les maladies rares d'origine génétique. Quels sont vos principaux objectifs ?

Marc Peschanski - Le premier est d'essayer de faire proliférer des cellules souches embryonnaires humaines et de les guider durant leur phase de différenciation et de spécialisation. Le second vise à conduire des projets jusqu'au lancement d'essais cliniques de thérapie cellulaire, ceci pour différentes maladies comme les cardiomyopathies, les maladies neurodégénératives ou encore les génodermatoses.

Enfin, notre troisième objectif est de comprendre les mécanismes pathologiques en étudiant des lignées de cellules souches malades, pour pouvoir tester ensuite à l'échelle industrielle des molécules chimiques, étape pour laquelle nous utilisons un robot de criblage à haut débit. Celui-ci est capable de gérer simultanément la culture de cellules disposées dans près de 40.000 puits indépendants, qui sont de véritables mini-boîtes de Pétri, et de "lire" les réponses des cellules aux molécules testées.


- BE France - Certes l'I-STEM est un laboratoire de recherche. Pour autant, n'est-il pas davantage qu'un laboratoire ?

Marc Peschanski - C'est incontestable. L'I-STEM regroupe en effet sur un même site les chercheurs, les malades mais également tous ceux qui se battent pour défendre ces malades et essayer d'améliorer leur vie.
Or le fait d'être en permanence au contact des familles de l'AFM crée une ambiance particulière dans laquelle travailler pour la recherche prend un tout autre sens, sans doute son véritable sens, celui d'aller résolument dans une direction thérapeutique, maître mot de ce qu'est finalement l'I-STEM.
 
       
Pour en savoir plus, contacts :

Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques (I-STEM) - Marc Peschanski, directeur -
Email : peschanski@istem.genethon.fr -
http://www.istem.eu
 

Rédacteur :
ADIT - Jean-François Desessard -
Email : jfd@adit.fr
 
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51779.htm

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #175 le: 26 octobre 2007 à 15:39:36 »
Des cellules souches adipeuses et stomacales

Selon une étude, parue dans l'Experimental Neurology, l'équipe du Dr Paul Kingham (Center for Tissue Regeneration - Manchester - Royaume-Uni) a isolé des cellules souches de tissus graisseux d'animaux adultes. Les chercheurs ont ensuite réussi à transformer ces cellules graisseuses en cellules nerveuses. Ils espèrent pouvoir utiliser ces cellules pour réparer des membres et des organes abîmés.
Par ailleurs, des chercheurs de la Clinique orthopédique universitaire d'Heidelberg ont identifié un facteur de croissance favorisant la transformation de cellules souches adipeuses, prélevées par liposuccion, en cellules cartilagineuses.

Enfin, des chercheurs du Medical School de l'Université du Michigan, viennent de prouver l'existence de cellules souches stomacales, à partir de l'étude d'estomacs de souris. "Avant ces travaux, nous savions que des cellules souches existaient dans l'estomac, mais nous n'avions pas les moyens de les identifier précisément. Il n'existait pas de marqueur ou de tag efficace", explique Deborah Gumucio, biologiste et co-auteur de l'étude paru dans Gastroenterology. Les recherches menées sur ces cellules stomacales devraient permettre de mieux comprendre les cancers de l'estomac, par exemple, et peut-être, un jour, d'envisager des solutions thérapeutiques.
 
© genethique.org

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L'espoir est parfois douloureux, mais l'absence d'espoir est mortel.

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #174 le: 24 octobre 2007 à 14:02:24 »

Cellules souches : une première française

Des chercheurs de Paris-Sud ont obtenu la première lignée française de cellules souches embryonnaires humaines.

C'est une date à marquer d'une pierre blanche. Des chercheurs de l'université Paris-Sud-XI (avec l'Inserm et le CNRS) viennent d'obtenir la première lignée française de cellules souches embryonnaires humaines à partir d'un embryon porteur d'anomalies chromosomiques importantes (trisomie 1 et monosomie 21) et recueilli à l'issue d'un diagnostic préimplantatoire.

Cette première a été rendue possible grâce aux modifications des lois de bioéthique en 2004. Depuis la sortie des décrets d'application en février 2006, plusieurs autres équipes se sont lancées dans la course en France, notamment à Strasbourg et à Montpellier.

 
- Possible médecine régénératrice

Alors que dans le monde, il existe déjà deux cents lignées de ce type, notamment aux États-Unis et outre-Manche, en Corée et en Iran. L'obtention de cette première lignée de cellules à la base d'une possible médecine régénératrice est un franc succès pour l'équipe du Pr Annelise Bennaceur-Griscelli (unité Inserm 602).
C'est aussi une bonne nouvelle pour toute la communauté scientifique française car cette lignée de cellules dotées de toutes les potentialités (pluripotentes) est mise à la disposition de tous ceux qui désireront y réaliser des recherches.

 L'embryon avait été obtenu à l'issue d'un diagnostic préimplantatoire (DPI) mis en oeuvre pour un couple qui avait déjà perdu deux bébés d'une grave malformation cardiaque liée à ces anomalies chromosomiques.
La femme de ce couple avait fait précédemment plusieurs fausses couches, probablement pour la même raison. Grâce au DPI, les biologistes de la reproduction ont détecté et réussi à réimplanter un embryon indemne de l'anomalie.

En revanche, ils ont repéré d'autres embryons anormaux à partir desquels ils ont prélevé des cellules et obtenu une seule lignée embryonnaire. Un travail difficile car les résultats ne dépassent guère les 20% à 30 % quand on procède à partir d'embryons anormaux, et donc difficilement viables (contre 50 % à partir d'embryons sains).
 
« Nous avons voulu partir de quelque chose de difficile, mais d'éthiquement irréprochable, confie Annelise Bennaceur-Griscelli. Mais c'est tout un art de réussir à faire pousser de telles cellules, de les maintenir en vie et de les rendre immortelles. » Avec Olivier Féraud, l'équipe a d'abord obtenu de cinquante à soixante cellules mais aujourd'hui, elle en possède plusieurs milliards toutes identiques et pluripotentes. « Nous avons déjà réussi à faire se différencier certaines d'entre elles en cellules de myocarde et nous allons tenter de vérifier si elles sont porteuses des anomalies similaires à celles observées chez ces enfants », poursuit-elle.

Autre réussite, l'obtention de cellules souches capables de donner naissance à toutes les cellules du sang (globules et plaquettes). Et ce en quantité bien supérieure à ce que l'on observe d'habitude, peut-être en raison de l'anomalie chromosomique initiale.

L'équipe a réussi également à faire naître des lignées de cellules nerveuses qui seront mises à la disposition du Pr Marc Peschanski, spécialiste des cellules souches dans les maladies neurodégénératives au génopole d'Évry.

http://www.lefigaro.fr/sciences/20071024.FIG000000044_cellules_souches_une_premiere_francaise.html

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #173 le: 24 octobre 2007 à 13:57:54 »

Différenciation des cellules neuronales : découverte de l'importance d'une protéine régulatrice de la division cellulaire
 
Chez les vertébrés, la protéine LGN (1) joue un rôle fondamental dans la différenciation des cellules souches neuronales (2) en contrôlant très finement l'orientation de leur axe de division cellulaire.

C'est ce qu'ont découvert Xavier Morin, chargé de recherche au CNRS, et ses collaborateurs de l'Institut de Biologie du Développement de Marseille Luminy (3). Deux étapes interviennent dans le développement du système nerveux : d'une part, la prolifération des cellules souches qui se déroule dans le neuroépithelium (4) et, d'autre part, la différenciation de ces cellules qui s'accumulent dans le manteau (zone périphérique de l'épithélium), pour y devenir des neurones.

Il s'avère qu'en l'absence de LGN, l'axe de division des cellules souches devient aléatoire. Résultat, une partie des cellules souches "filles" quitte alors prématurément l'épithélium pour rejoindre le manteau, sans pour autant se différencier. Au contraire, elles prolifèrent de façon excessive.

Publiés en ligne dans Nature Neuroscience le 14 octobre, ces résultats soulignent que le contrôle de la croissance du système nerveux passe par le maintien des cellules souches neuronales au sein du neuroépithélium, via un mécanisme de divisions cellulaires orientées.
Plus largement, ce mécanisme pourrait intervenir dans d'autres structures de type épithélial de notre organisme (système digestif, poumons, reins).
 
 
En savoir plus:

Notes :
(1) La protéine LGN tire son nom de la répétition fréquente du motif "Leucine-Glycine-Asparagine" dans sa séquence d'acides aminés.
(2) Une cellule souche est une cellule non différenciée.
(3) IBDML (CNRS/ Université Aix-Marseille 2).
(4) L'épithélium est un tissu organisé en feuillet qui recouvre les surfaces internes et externes de l'organisme.

Références :
Control of planar divisions by the G-protein regulator LGN maintains progenitors in the chick neuroepithelium. Xavier Morin, Florence Jaouen & Pascale Durbec. Nature Neuroscience. Parution en ligne du 14 octobre 2007.

Contacts :
Chercheurs
Xavier Morin
T 04 91 26 93 47
morin@ibdml.univ-mrs.fr

Pascale Durbec / Florence Jaouen
T 04 91 26 93 47 / 24
durbec@ibdml.univ-mrs.fr / jaouen@ibdml.univ-mrs.fr

Presse
Priscilla Dacher
T 01 44 96 46 06
priscilla.dacher@cnrs-dir.fr
 
http://www.informationhospitaliere.com/voirDepeche.php?id=10549

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #172 le: 17 octobre 2007 à 10:59:57 »
Sans vouloir mettre de l'huile sur le feu,  ça sent de la grosse pub à l'americaine ça non?
Les lois sont faites pour la plèbe non pour les patriciens.

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #171 le: 17 octobre 2007 à 10:04:51 »

Regenetech parvient à multiplier par 60 le nombre des cellules souches adultes grâce à son processus cellXpansion™

HOUSTON--(BUSINESS WIRE)--
Regenetech, Inc., la firme de cellules souches adultes qui s’est fondée sur la technologie sous licence de la NASA, a annoncé aujourd’hui avoir accru notablement ses capacités de multiplication des cellules souches du sang périphérique CD34+38- (les cellules souches adultes).

Ces nouveaux résultats ont été obtenus grâce à la mise au point toujours plus perfectionnée des conditions de culture de cellules utilisant la technologie brevetée et propriétaire de Regenetech, Intrifuge™ cellXpansion™. Le développement d’une technologie significative et fiable pour la croissance et la multiplication de cellules souches adultes constitue à ce jour l’une des barrières les plus infranchissables qui empêchent une utilisation thérapeutique plus large des cellules souches adultes autologues.

Sous les nouvelles conditions perfectionnées de croissance, le nombre des cellules souches adultes a multiplié de 50 à 200 fois le nombre original de cellules, un résultat qui s’accomplit en 6 jours à peine.
Comparé aux autres milieux exempts de sérum, la formulation optimalisée de Regenetech produit un nombre de cellules considérablement plus élevé que celui qui était réalisable précédemment, ce qui améliore grandement le potentiel commercial et la compétitivité de la technologie cellXpansion™ sur le marché.

David Bonner, PDG de Regenetech, déclare : « Nous sommes ravis du progrès que l’équipe a accompli. Il s’agit d’un pas en avant important pour notre technologie, et nous nous réjouissons à l’idée de ce que cela nous permettra de réaliser dans l’avenir en termes des doses de cellules souches adultes qui pourront être administrées aux patients pour les soigner.
Ce développement prouve à l’industrie au sens large qu’il est possible de développer des cellules souches adultes sous des conditions tridimensionnelles pour réaliser les doses thérapeutiques nécessaires à un usage autologue. Nous sommes convaincus que cette technologie aura un impact significatif sur de nombreux traitements et qu’elle nous rapproche encore plus de la réalisation du potentiel de traitement de maladies par l’utilisation de cellules souches adultes expansées. »

La technologie de Regenetech utilise des technologies que des expériences spatiales de la NASA ont permis de découvrir et dans lesquelles on a fait croître des cellules souches adultes et des tissus, et ce, dans un environnement d’apesanteur tridimensionnel.
Les cellules souches sont récoltées dans le sang même du patient et sont multipliées dans le bio-réacteur de Regenetech, le IntrifugeTM Bioreactor, afin d’en créer des quantités thérapeutiques à réintroduire dans le patient original.

La technologie est à même de produire des quantités thérapeutiques de cellules souches rapidement et à des coûts raisonnables. Regenetech offre la licence de sa technologie facilement pour que sa technologie soit disponible et que les chercheurs et les opérateurs commerciaux puissent l’utiliser de façon générale.

Énoncés prospectifs : La Loi sur les titres ‘Private Securities Litigation Reform Act’ de 1995 fournit une « règle refuge » pour certains énoncés prospectifs.


Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

Pour en savoir plus sur Regenetech, veuillez prendre contact avec

Contacts :
Regenetech, Inc.
Timmie Wang, +1 713-838-5277
twang@regenetech.com

ou

Le site internet :
www.regenetech.com.

Pour vous procurer une licence, veuillez prendre contact avec rclark@regenetech.com.

http://home.businesswire.com/portal/site/google/index.jsp?ndmViewId=news_view&newsId=20071016006290&newsLang=fr

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #170 le: 16 octobre 2007 à 23:18:30 »
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Laboratoire de recherche I-Stem
Après cinq années de combat, Marc Peschanski a créé et dirige désormais le laboratoire de recherche I-Stem (Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques). Neurobiologiste, il est le premier en France à avoir été autorisé à travailler sur les cellules souches embryonnaires humaines. Voici deux semaines, la première lignée "française" de ces cellules souches a été créée par Annelise Bennaceur, Nelly Frydman et Gérard Tachdjian (Inserm). Le travail d'I-Stem consiste désormais à pousser ces cellules multipotentes à se différencier en tissus susceptibles de remplacer ceux qui ont été lésés par des maladies. I-Stem est le seul laboratoire au monde qui étudie les cellules souches afin de découvrir des traitements pour les maladies génétiques comme la mucoviscidose, les myopathies ou la maladie de Huntington. De jeunes chercheurs prometteurs partis à l'étranger sont revenus en France pour rejoindre Marc Peschanski et son laboratoire.
Libération, 16/10
Reprise communiqué de presse du 11 septembre 2007

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #169 le: 11 octobre 2007 à 13:49:59 »

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Des cellules souches embryonnaires humaines pour tester les médicaments 
 
Trois groupes pharmaceutiques, leaders sur le marché européen, se sont associés avec le gouvernement britannique afin d’étudier l’utilisation des cellules souches embryonnaires pour tester leurs médicaments.
 GlaxoSmithKline, Astrazeneca et Roche ont chacun investi 100 000 livres, le gouvernement britannique 750 000 livres, pour créer un consortium baptisé Stem Cells for Safer Medicine

Ce consortium est chargé de mettre en place le recours aux cellules souches embryonnaires humaines pour dépister les éventuels effets secondaires des nouveaux médicaments, avant les essais cliniques.

Cette démarche aura pour corollaire de diminuer le recours aux animaux dans les tests de médicaments…
 
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L'espoir est parfois douloureux, mais l'absence d'espoir est mortel.

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #168 le: 05 octobre 2007 à 19:34:21 »
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Première lignée française de cellules souches embryonnaires
La première lignée de cellules souches embryonnaires humaines vient d'être créée au sein de l'Institut André Lwoff (Inserm-CNRS-université Paris-Sud 11). Cette lignée, mise à la disposition de la communauté scientifique, est constituée de cellules souches qui ont évolué en cellules cardiaques, en cellules ayant des caractéristiques neuronales, ou encore en cellules précurseurs de cellules sanguines. Ainsi que l'exige un décret d'application la loi de bioéthique, elles ont pour origine un embryon, issu d'une fécondation in vitro, porteur d'une anomalie chromosomique non-viable et donné à la recherche par les deux parents. Elles pourraient servir à une médecine régénérative ou contribuer à la découverte de nouveaux médicaments.
AFP, 04/10

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #166 le: 19 septembre 2007 à 13:49:18 »

Des cellules souches découvertes dans l'utérus

Des chercheurs australiens ont découvert dans l'utérus de femmes des cellules souches, capables de se transformer en différentes sortes de cellules et qui pourraient ouvrir la voie à des réparations de pathologies affectant de nombreuses femmes dans le monde comme la descente d'organes.

Ces travaux viennent d'être publiés en ligne par la revue Human Reproduction, le mensuel de la société européenne de reproduction humaine et d'embryologie (Eshre).

Toutefois, cela prendra probablement au moins une dizaine d'années avant de pouvoir passer aux applications cliniques, comme la réparation d'une défaillance du plancher pelvien, consécutive aux grossesses et cause de descente d'organes, et des tests préalables sur des animaux pour explorer les possibilités d'ingénierie tissulaire sont nécessaires, prévient la revue.

Le Dr Caroline Gargett (Monash University, Victoria, Australie) décrit comment elle a réussi à identifier ces «cellules souches mésenchymateuses» (CSM) à partir de la muqueuse utérine («l'endomètre») à l'aide d'une machine trieuse de cellules. Seules 1,5% des cellules de l'endomètre ont les marqueurs («CD146» et «PDGF-Rß») de ces cellules souches CSM.

La recherche a été conduite sur des tissus provenant de femmes âgées de 31 à 49 ans ayant subi une hystérectomie (on leur a retiré l'utérus).

La muqueuse utérine a la propriété de se régénérer à chaque cycle menstruel, d'où l'idée d'y rechercher (dans la partie non évacuée chaque mois avec les règles) des cellules souches responsables de cette régénération.

Ces cellules, dotées des propriétés de cellules souches mésenchymateuses (CSM) apparaissent localisées autour des vaisseaux de la muqueuse.

Elles pourraient servir dans le futur au traitement de la descente d'organes, dont le traitement chirurgical correcteur actuel repose souvent sur la pose d'un tissu synthétique en forme de mailles de filet.

Elles pourraient aussi permettre d'étudier des pathologies gynécologiques comme l'endométriose. Caractérisée par la présence de muqueuse utérine, en dehors de son lieu naturel, la cavité de l'utérus, sur d'autres organes génitaux ou non (ovaires, vulves, vessie...), l'endométriose peut occasionner des douleurs voire des problèmes de fertilité.

Les CSM sont capables d'évoluer afin de se spécialiser en lignées de cellules graisseuses, d'os, de cartilage ou de cellules musculaires.

Des cellules CSM ont déjà été identifiées dans plusieurs tissus (moelle osseuse, graisse, pulpe dentaire, sang de cordon ombilical...). Elles présentent des «capacités thérapeutiques immenses», soulignent les auteurs qui évoquent notamment leur capacité à induire ou réparer des muscles (y compris le muscle cardiaque).

http://www.cyberpresse.ca/article/20070914/CPSCIENCES/709131258/1020/CPSCIENCES

 :smiley:

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #165 le: 19 septembre 2007 à 13:45:45 »

Des cellules souches embryonnaires pour réparer les poumons

Des cellules pulmonaires obtenues à partir de cellules souches embryonnaires ont pour la première fois été implantées dans des poumons de souris, une percée aux implications thérapeutiques, selon une communication scientifique faite mardi à Stockholm.
 
Cette expérience a été réalisée par une équipe de l'Imperial College de Londres et constitue une «première mondiale» qui «ouvre des perspectives passionnantes pour le traitement des maladies respiratoires», selon un communiqué du Congrès annuel de la Société européenne de Pneumologie (ERS), réuni à Stockholm jusqu'à mercredi.

Les chercheurs ont injecté à des souris des cellules pulmonaires obtenues à partir de cellules souches embryonnaires de souris.

Deux jours après l'injection, ils ont «sacrifié» les rongeurs et ont pu constater que les cellules pulmonaires étaient allées se nicher dans les poumons des animaux «ce qui prouve le haut degré de spécialisation de ces cellules, qui ne se greffent que sur leur cible, le poumon», relève le communiqué.

Les cellules souches d'embryon, à l'origine de toutes nos cellules et tissus, constituent un espoir thérapeutique pour de nombreuses pathologies dans l'idée de pouvoir un jour s'en servir pour restaurer des organes, par exemple réparer un coeur endommagé par une attaque cardiaque (infarctus).

Des résultats très encourageants ont déjà été obtenus pour le diabète ou la maladie de Parkinson, quoique essentiellement sur des modèles animaux, mais les maladies respiratoires n'avaient jusqu'à présent «guère bénéficié de ce champ de recherche prometteur», précise le communiqué.

«Le poumon est une cible très difficile pour les chercheurs en ingénierie tissulaire (...) Notamment parce que cet organe, hautement complexe, réunit une grande diversité de cellules dont certaines ont un renouvellement très lent», a expliqué Sile Lane, de l'imperial college, citée dans le communiqué.

L'ERS estime que la possibilité de «régénérer des poumons lésés par une maladie ou un traumatisme aurait pourtant un impact sur des dizaines de millions de personnes».

Si l'étude fait naître «d'immenses espoirs», les chercheurs britanniques soulignent que l'application de leurs travaux en médecine humaine «est encore lointaine», note l'ERS.

Selon l'ERS, les maladies respiratoires constituent la première cause de mortalité dans le monde et coûtent à la collectivité, uniquement en Europe, près de 100 milliards d'euros chaque année.

Le 17e Congrès de l'ERS réunit plus de 15 000 médecins cliniciens, chercheurs, physiothérapeutes, fabricants d'appareils médicaux ou représentants de l'industrie pharmaceutique, en provenance de plus de 100 pays.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070918/CPSCIENCES/70918079/1020/CPSCIENCES

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #164 le: 19 septembre 2007 à 13:41:44 »

Le créateur de Dolly fait carrière à Singapour

Le changement de poste signifie, pour beaucoup de chercheurs étrangers, quitter Singapour. Le fameux professeur Alan Colman reste quant à lui dans la cité-Etat et prend la tête de l'exécutif du Singapore Stem Cell Consortium.

Arrivé en 2002, le père du clone du mouton Dolly avait alors pris la direction d'ES Cell International (ESI), une compagnie singapourienne de recherche sur les cellules-souches dans le traitement, notamment, des maladies dégénératives.

Le Consortium de l'agence de recherche A*STAR lui a réservé un budget de plus de 70 millions de dollars (environ 35 millions d'euros) pour l'aider à favoriser les collaborations scientifiques, organiser des ateliers et informer le grand public sur les cellules-souches.

Le Professeur ne se contente pas de cette mission et retourne dans la recherche appliquée : il devient aussi chef d'unité à l'Institut de Biologie Médicale (IMB) d'A*STAR. Singapour est décidément très attaché au développement du domaine des cellules souches et au Prof. Coleman...

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51013.htm

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Hors ligne krevette

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #163 le: 10 septembre 2007 à 23:42:45 »
Citer
Berlin soutient l'étude des cellules souches non-embryonnaires

BERLIN (Reuters) - Le gouvernement allemand annonce que cinq millions d'euros seront alloués en trois ans à la recherche sur des cellules souches non-embryonnaires

"Nous soutiendrons davantage ces projets de recherche qui visent à remplacer (...) les cellules souches embryonnaires par des cellules souches (...) produites à partir de cellules non-embryonnaires", a fait savoir lundi par voie de communiqué la ministre allemande de la Recherche, Annette Schavan.

Les cellules souches sont susceptibles de se transformer en cellules de plusieurs sortes, comme des globules sanguins, des cellules nerveuses, musculaires ou encore osseuses.

Selon les scientifiques, elles sont une piste prometteuse dans la recherche de traitements contre des maladies telles que le diabète ou la maladie de Parkinson et pourraient permettre de régénérer des tissus ou organes endommagés.

Les cellules extraites d'embryons âgés de quelques jours semblent être les plus prometteuses, mais la mort inévitable de l'embryon soulève des problèmes éthiques, notamment en Allemagne où le souvenir des expériences eugénistes du régime nazi est encore présent.

L'étude des cellules souches est sévèrement encadrée en Allemagne, où il est interdit de produire des cellules embryonnaires à partir de cellules souches créées avant 2002.

Les travaux sur des lignées de cellules créées après le 1er janvier 2002 sont interdits, afin d'éviter l'importation en Allemagne de cellules produites dans des laboratoires étrangers.

En juillet, un organisme chargé de conseiller le gouvernement allemand sur les questions éthiques avait recommandé un allègement de ces restrictions.

Selon le parti d'opposition des libéraux (FDP, centre-droit), ces restrictions handicapent les chercheurs allemands face à leurs concurrents internationaux.

En Grande-Bretagne, où les lois sont plus souples à ce sujet, les chercheurs ont été autorisés début septembre à créer des embryons hybrides humains-animaux, ou chimères.

Ces embryons, qui seraient à 99,9% humains et à 0,1% animaux, devront être détruits au plus tard 14 jours après leur création.

Une telle opération est interdite dans la plupart des pays, mais pourrait faciliter la production de cellules souches.


Hors ligne chris26

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #162 le: 07 septembre 2007 à 17:49:05 »
Bonjour

Tu n'as pas tord qi  mais 10 ans s'est pas si loin que cela  :tongue:

Personnellement j'attend beaucoup de la conférence du 17  novembre à Montpellier  :smiley:  Tu seras peut être des notre ???? Dans ce cas la n'oublie pas de renvoyer ton inscription avant le 15 octobre (entrée et déjeuné gratuit pour les paratétra)

Regarde ma réaction au poste d'Audrey ici  :arrow:

http://alarme.asso.fr/forum/index.php/topic,4080.msg30169.html#msg30169


Qi

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #161 le: 07 septembre 2007 à 15:47:02 »
Quand je dis "rien" c'est par rapport au fait que je vois des effets d'annonces tres régulierement mais qu'au bout du compte le concret est tres relatif.
Bcp de techniques certes, mais quid de la réel éfficacité...parce que sans vouloir mettre en doute la bonne foi des patients, leurs avis/compte rendu me semble un tantinet euphorique.

Que Dr tartampion est découvert ceci ou cela, c'est une chose, et c'est pas ça qui me fais "sourire", non ce qui fais "sourire" c'est plutot le fait qu'a chaque fois c'est "bon ben voila on a découvert un truc super géniale qui pourrait peu etre fonctionner mais faudra bien attendre une décenie avant que ça voit le jour"

Pour le 5+5+5 c'est parce que dans l'article le Pr parle de 5 ans, donc a partir de la j'ai extrapolé.

Attention Thierry, loin de moi l'idée de vouloir passer pour l'avocat du Diable, alors on verra bien si en 2014/2015 un traitement éfficace voit le jour a grande échelle et dans ce cas je serai le premier a faire mon méa-culpa, mais honnêtement, j'y crois pas trop.


Hors ligne TDelrieu

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #160 le: 07 septembre 2007 à 13:57:10 »
QI,

Plusieurs essais cliniques sur les lésions chroniques sont annoncés pour commencer dès 2008 et 2009 : UCB & Lithium (ChinaSCINetwork), Neuropeptide (Neuronax/C4H), CordaChron (Neuraxo), RMx (Total ReCord)...

Plusieurs essais cliniques ont déjà commencés pour les lésions en phases aiguës/subaiguës. A noter que certaines des thérapies testées actuellement pour les phases subaiguës fonctionneront aussi sur les lésions chroniques : Andara OFS (Cyberkinetics Neurotech), Cordaneurin (Neuraxo), IN-1 (Novartis), Cethrin (Bioaxone/Alceres)... Plus ceux qui vont commencer en 2008 comme les cellules GRNOPC1 (Geron corp.), etc...

Un essai clinique randomisé (avec groupes contrôles) sur divise en 3 grandes étapes :

- Phase I : La phase I est conçue pour déterminer le niveau de dosage sûr pour le médicament ou traitement expérimental, et pour identifier tous leurs effets secondaires potentiels. Ces essais font participer habituellement un nombre restreint de volontaires.

- Phase II : Si les données de la phase I montrent que le médicament ou traitement expérimental est sûr et bien toléré, il peut passer aux essais de la phase II.  Ces essais sont conçues pour voir jusqu’à quel niveau le médicament ou traitement expérimental est efficace, habituellement dans un plus grand groupe de patients.

- Phase III : Après que le médicament ou traitement expérimental ait prouvé son efficacité dans les essais de la phase II, il peut passer aux essais de la phase III pour tester jusqu’à quel point cela fonctionne chez des centaines ou même des milliers de patients. Les essais de la phase III comparent souvent le médicament ou traitement expérimental à un traitement standard existant.

Chacunes de ces phases d'essais durent en moyenne 2 ans (élaboration de l'essai, recrutement des patients, analyse des données). Donc, le laps de temps entre le début du processus de tests d'une nouvelle thérapie et la fin : 2 + 2 + 2 = 6 ans. De plus, beaucoup de patients peuvent postuler pour être inclus dans la phase III d'un essai clinique...

Franchement, au vu de ces informations (disponibles sur ce site et ailleurs), je ne comprends pas trop pourquoi tu affirmes qu'il n'y a "rien", et qu'il faudra 5 + 5 + 5 = 15 ans "pour que les opérations commencent" ! :huh:
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Qi

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #159 le: 06 septembre 2007 à 18:30:49 »
Ok, c'est bien ce que je pensais donc, "rien" dans l'absolue.

Dans les 5 ans des essais (combien ?), donc il faudra encore 5 années supplémentaires pour confirmer, et encore 5 ans de plus pour que les opérations commence.
A moins qu'ils nous disent  "oups ben en fait c'est pas si efficace lol"

Wait and see

Hors ligne TDelrieu

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #158 le: 06 septembre 2007 à 17:41:00 »
QI,

J'ai déjà plus ou moins répondu récemment à ce type de question, ici :
http://alarme.asso.fr/forum/index.php/topic,4273.msg30078.html#msg30078

Les choses avancent lentement, mais elles avancent... Dorénavant des solutions existent en labo pour les lésions aiguës et chroniques, il faut pourtant attendre que les essais cliniques sur les humains se mettent en place (et ALARME participe à son niveau à des financements de recherches), et on verra à ce moment-là les résultats en terme de récupérations fonctionnelles ! :rolleyes:

Tu peux aussi (re)lire mon avis sur la question, ici :
http://alarme.asso.fr/forum/index.php/topic,3823.0.html
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Qi

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #157 le: 06 septembre 2007 à 14:19:28 »
Puisque vous etes a la pointe de l'information sur la recherche, je me demandais quel/s traitement/s  est/sont aujourdhui plus ou moins éfficace pour les para-tétra and co ?

Parce que, bientot ttes les semaines je vois des instituts, des labos etc....y allez de leur "recette" avec des annonces par ci, par la mais, concrétement, il se passe qq chose de viable ou pas ?


Hors ligne seppel

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #156 le: 06 septembre 2007 à 12:49:10 »
RECHERCHE EMBRYON CLONAGE CELLULES SOUCHES GB

La HFEA va autoriser au cas par cas les recherches impliquant des embryons hybrides homme-animal 

 
LONDRES, 5 septembre 2007 (APM) - L'autorité britannique chargée du contrôle des activités d'aide médicale à la procréation (AMP) et des recherches sur l'embryon, la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA), a décidé mercredi qu'elle pouvait autoriser des recherches impliquant la création d'embryons hybrides homme-animal.

La HFEA a lancé en début d'année une consultation publique sur cette question, après que deux équipes de chercheurs lui ont demandé l'autorisation d'utiliser des ovocytes animaux pour le transfert nucléaire visant à créer des lignées de cellules souches embryonnaires humaines, une solution qui permettrait de pallier la pénurie d'ovocytes humains pour la recherche sur le clonage thérapeutique, rappelle-t-on.

Dans un communiqué, la HFEA indique qu'après avoir examiné tous les éléments, elle avait décidé qu'il n'y avait "pas de raison fondamentale d'empêcher la recherche sur les hybrides cytoplasmiques", mais que l'opinion publique est généralement opposée à ces recherches à moins qu'elles soient très étroitement régulées et qu'elles soient très susceptibles d'engendrer des progrès scientifiques ou médicaux.

L'autorité réglementaire précise qu'il "ne s'agit pas d'un feu vert total" mais de la "reconnaissance que ce domaine de recherche peut, avec prudence et examen minutieux, être autorisé".

"Des équipes de recherche individuelles" devraient pouvoir mettre en oeuvre de tels projets de recherche "si elles peuvent démontrer à un comité d'autorisation de la HFEA que leur projet prévu est à la fois nécessaire et souhaitable" et qu'elles répondent à tous les standards requis par la HFEA pour toute recherche sur l'embryon, indique l'agence.

La HFEA précise qu'un comité d'autorisation va dès maintenant examiner les deux premiers projets déposés, l'un par le King's College de Londres et l'autre par l'université de Newcastle, et qu'elle espère donner sa décision en novembre.

cd/cb/APM
redaction@apmnews.com

CDKI5004 05/09/2007 18:52 ACTU
 
L'espoir est parfois douloureux, mais l'absence d'espoir est mortel.

Hors ligne TDelrieu

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #155 le: 01 septembre 2007 à 12:36:13 »
Voilà, je savais bien que c'était pour se soigner que certains cyclistes prenaient de l'EPO !!!  :lol:
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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #154 le: 01 septembre 2007 à 09:52:01 »

L'EPO, ange gardien des globules rouges

C'est une découverte majeure pour la compréhension des dérèglements du système sanguin. Jean-Antoine Ribeil et Gaël Zermati, de l'équipe d'Olivier Hermine1, associés à l'équipe d'Éric Solary et Carmen Garrido de l'Inserm2, viennent de clarifier le rôle singulier de l'érythropoïétine (EPO).

Il s'agit bien de l'hormone tristement connue dans le monde sportif pour son utilisation dans des pratiques dopantes. Leur découverte concerne la fonction de l'EPO dans la production des globules rouges : elle protège leurs cellules souches de la mort grâce à des protéines bien particulières. Explications.

Au cœur de la moelle osseuse, la fabrication des globules rouges – à partir de cellules souches sanguines – repose sur un subtil équilibre : il n'en faut ni trop (c'est l'hyperviscosité sanguine) ni trop peu (c'est l'anémie).
Voilà pourquoi un mécanisme de régulation oblige parfois les cellules souches sanguines à se donner la mort. Un suicide programmé sous la dépendance d'enzymes très particulières, les caspases.

Mais voilà que, paradoxalement, les précédents travaux de Gaël Zermati ont montré que les caspases étaient aussi indispensables à la maturation des globules rouges. Ce qui posait question : comment, tandis que ces dernières sont activées – pour aider à la formation des globules rouges –, les cellules souches échappent-elles à leur mort programmée ? C'est là que l'EPO entre en jeu.

« Pour comprendre ce paradoxe, explique Olivier Hermine, nous avons d'abord pensé que les caspases n'étaient pas présentes pendant la phase de maturation des globules rouges. Mais nous avons vite été détrompés.
Il a donc fallu supposer que les cellules souches étaient protégées par un tiers. » Ce tiers, les scientifiques l'ont identifié : il s'agit d'une protéine dite de choc thermique, HSP70 dont le rôle est habituellement de réparer les protéines dégradées par une agression extérieure (un choc thermique, donc, mais aussi des agressions chimiques). Et c'est bel et bien l'EPO qui recrute cette protéine protectrice et la maintient dans le noyau de la cellule souche, empêchant les caspases de mener leur funeste office !

En somme, les mêmes enzymes servent aux cellules à se différencier et à mourir, selon la présence ou non d'EPO et, par suite, à recruter des protéines de choc thermique. Une découverte qui pourrait avoir des applications importantes dans la compréhension et le traitement de maladies du sang comme certaines anémies ou leucémies.


1. Unité « Cytokines, hématopoïèse et réponse immune » (CNRS / Université Paris-V).
2. « Mort cellulaire et cancer », Dijon.


Contact
Olivier Hermine
Laboratoire « hématopoïèse et réponse immune », Paris
hermine@necker.fr

http://www2.cnrs.fr/presse/journal/3517.htm

 :smiley:

 

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