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Messages - Arnaud

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Ressources et règlementation / Assurance-vie / Epargne Handicap
« le: 05 janvier 2020 à 13:44:52 »


Maintenant la question que je me pose c’est qu’en temps normal y a t-il une double imposition ? Car en y réfléchissant il y a les prélèvements sociaux en fin d’année et ceux lors du rachat.

C’est certainement un détail qui m’échappe ^^ mdrr


Du point de vue des cotisations sociales, ce contrat d'assurance-vie est également avantageux puisque les intérêts générés sont totalement exonérés du paiement de prélèvements sociaux en fin d'année sauf en cas de rachat total ou partiel donc de sortie d'argent.

Dés lors que tu ne sors pas d'argent, tu ne paie pas de prélèvements sociaux.




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Ressources et règlementation / Assurance-vie / Epargne Handicap
« le: 04 janvier 2020 à 13:38:59 »
Les contrats épargne handicap sont exonérés des prélèvements sociaux lors de l'inscription en compte.

Ils s'appliquent en revanche en cas de rachat total ou partiel (barême progressif ou prélèvement libératoire).

Épargne handicap et prélèvements sociaux

La fiscalité de l'épargne handicap en matière de prélèvements sociaux est également particulière.

En effet, les contrats d'épargne handicap en sont exonérés lors de l'inscription en compte des intérêts.

Ces prélèvements sociaux ne seront réclamés par l'administration qu'en cas de rachat total ou partiel.

Donc, les intérêts des fonds en euros des contrats d’épargne handicap ne sont pas soumis aux prélèvements sociaux annuellement, mais uniquement en cas de rachat ou de sortie.

Cela permet d’optimiser leur capitalisation au fil des ans !

3
Totalement paraplégique, il recommence à marcher

Georgy Froté participe à l’ambitieuse étude de Grégoire Courtine et de Jocelyne Bloch. Rencontre.

«La première fois, je n’ai pas bien compris ce qui m’arrivait. J’ai cru que c’était un spasme. La deuxième fois, je me suis concentré sur l’impulsion que je voulais donner, ma jambe a suivi. J’avais fait un pas. Une autre impulsion, j’en avais fait un autre. Et encore un, et puis encore un autre. C’était… J’avais du mal à y croire, je remarchais!» Georgy Froté, Jurassien de 32 ans, peine à mettre des mots sur ce qui lui arrive. Et pour cause, il y a quelques années encore, ce qu’il tente de décrire aurait relevé de l’impossible. Car le jeune homme, qui ne sent plus ses jambes, ne pensait plus jamais pouvoir marcher.

La vie de Georgy Froté a basculé une première fois il y a neuf ans, lorsqu’il a été victime d’un grave accident de moto. Verdict sans appel: le maçon de formation souffre d’une lésion de la moelle épinière, les messages nerveux qu’envoie le cerveau à ses membres inférieurs ne passent plus. Il est paraplégique. Les médecins lui annoncent qu’il ne remarchera pas. «De colère, de tristesse, j’ai pleuré pendant des semaines. Pourquoi moi? Que vais-je faire? De quoi sera fait mon avenir? Ces questions tournaient en boucle dans ma tête. Et puis j’ai décider d’avancer. Quand on a mangé toute cette tristesse, on essaie de se relancer.»

Le jeune homme apprend alors à vivre autrement, apprivoise son fauteuil roulant et se lance dans une formation de dessinateur en bâtiment. Il retrouve son autonomie, se remet à conduire, mais il en veut plus. C’est là qu’il entend parler de la méthode révolutionnaire développée par le neuroscientifique de l’EPFL Grégoire Courtine et la neurochirurgienne du CHUV Jocelyne Bloch, qui permet à des paraplégiques de remarcher et qui possède désormais un centre dédié (lire encadré).

Baptisée STIMO (pour Stimulation Movement Overground), la prouesse aux frontières de la médecine et de l’électronique consiste à contourner la paralysie grâce à un implant sans fil placé juste au-dessus de la blessure. Relié à un neurostimulateur, l’implant crée un pont qui reconnecte les parties au-dessus et au-dessous de la lésion en envoyant des stimulations électriques dans la moelle épinière. Couplée à un entraînement intensif, l’étude clinique a permis à plusieurs personnes de recouvrer le contrôle de leurs muscles. Encore plus vertigineux: plusieurs ont même retrouvé la mobilité de membres inactifs depuis des années sans stimulations électriques.

Muscles atrophiés

Retour auprès de Georgy Froté, dont la vie a basculé pour la deuxième fois lorsque Jocelyne Bloch lui a implanté les électrodes conçues par Grégoire Courtine. Le jeune homme est la huitième personne à tester le dispositif, mais il est le plus sévèrement touché des patients. «C’est le premier qui soit totalement paralysé. Georgy est paraplégique à 100%, il ne sent rien au niveau des jambes. Il lui reste toutefois des petits bouts de fibres épargnés dans la moelle épinière. Avec les stimulations, c’est ce qui lui permet de contrôler ses muscles, précise Grégoire Courtine, qui insiste: Il faut bien calibrer les attentes, nous n’allons pas guérir tous les paraplégiques du jour au lendemain, mais il est vrai que nous enregistrons des résultats très prometteurs.»

Début novembre, l’équipe du duo Courtine-Bloch nous a ouvert les portes du bien nommé «laboratoire de la marche» du CHUV. Peu après 9 heures, Georgy Froté se prépare à sa séance du jour. Soutenu par un dispositif qui le maintient debout, le jeune homme multiplie les exercices avec sa physiothérapeute, Moïra Wacker. Jeux d’adresses, travail sur les abdominaux, lancers de ballon, l’entraînement est intensif. «L’exercice dit de standing, où Georgy est debout, sert à réaligner les articulations, les genoux, les hanches et le tronc, avant la marche», précise la physio. «Je suis resté assis pendant plus de neuf ans, mes muscles sont atrophiés, je le ressens», enchaîne le jeune homme.

Devise dans la peau

Georgy Froté est prêt, il s’avance jusqu’au tapis de marche en fauteuil. Moïra Wacker l’aide à se lever puis le lâche. Le jeune homme porte un harnais qui soutient 25% de son poids, les 54 kilos qui restent ne tiennent que sur ses jambes. Son corps bascule vers l’avant. «Droite, gauche, droite, gauche», l’encourage une voix dans un haut parleur, qui lui indique aussi de quel côté est envoyée la stimulation électrique. Une partie du défi consiste à calquer l’intention du cerveau sur la stimulation électrique. «L’implant donne le flux, ma pensée l’intensifie», image le jeune homme, passé maître dans l’exercice.

La séance de trois heures, qui a lieu quatre fois par semaine, se poursuit. Appuyé sur des barres parallèles, tantôt sur des béquilles ou encore soutenu par sa physio, Georgy Froté fournit un effort considérable et enchaîne les allers-retours dans le labo. «Je me suis lancé un défi, je veux sortir d’ici en béquilles», conclut le jeune homme essoufflé. Le tatouage qu’il porte sur le bras résume bien sa vie: «Parfois, en perdant une bataille, on trouve une nouvelle manière de gagner la guerre.»

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La méthode révolutionnaire a son centre

L’approche pointue développée par l’EPFL, le CHUV et l’UNIL pour rétablir les fonctions neurologiques a désormais un centre qui lui est consacré. Baptisée NeuroRestore, l’entité nouvellement créée peut aussi compter sur le soutien de la Fondation Defitech, du père de Logitech, Daniel Borel. De quoi élargir l’accès aux technologies développées par l’étude STIMO, qui permet aux paraplégiques de remarcher.

De quoi surtout proposer une nouvelle façon de penser la recherche en facilitant les synergies entre ingénieurs, médecins et chercheurs.
En quelque sorte fusion des laboratoires de Grégoire Courtine et de Jocelyne Bloch, qui le dirigeront, NeuroRestore va évidemment poursuivre les efforts dans le domaine qui a rendu le duo mondialement célèbre. Mais pas seulement: les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou encore la maladie de Parkinson sont aussi au programme.

Jocelyne Bloch: «Pour parkinson, on se rend compte qu’on peut utiliser des technologies très similaires (ndlr: à celle utilisée pour rendre contourner la paralysie) pour améliorer les troubles de la marche liés à cette maladie. On y travaille.» Concrètement, il ne faut pas imaginer un bâtiment flambant neuf, du moins pas pour l’instant. «NeuroRestore est dispersé sur plusieurs sites: au CHUV principalement, mais aussi au Campus Biotech de l’EPFL, à Genève, ainsi qu’à la clinique de réhabilitation de la Suva, à Sion», précise Jocelyne Bloch. L’organisation ressemble en fait furieusement au réseau d’une cinquantaine de personnes qui existe aujourd’hui. «Mais le centre nous permettra de créer plusieurs nouveaux postes, ce qui nous fera gagner en stabilité. Et nous aurons davantage de moyens pour soutenir des projets», poursuit la neurochirurgienne.

La prochaine étude clinique vise à traiter des patients dont la lésion est récente.
Objectif: traiter 20 personnes.

Les intéressés peuvent s’inscrire sur www.neurorestore.swiss


Source :
https://www.24heures.ch/vaud-regions/video-totalement-paraplegique-recommence-marcher/story/13213403


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Et je ne parle même pas de mon expérience personnelle. :angry:


Allez raconte

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Fauteuils roulants / Remboursement FR
« le: 20 décembre 2019 à 13:20:59 »

D'accord.

Et ton fauteuil doit être livré quand ?

6
Fauteuils roulants / Remboursement FR
« le: 20 décembre 2019 à 12:45:45 »

Breizhfenua

Quand as tu fait ton devis ?

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Fauteuils roulants / Remboursement FR
« le: 19 décembre 2019 à 16:27:49 »

Breizhfenua et Gilles

Faites attention comme même.

Car beaucoup de personnes n'arrivent plus à avoir des devis car les revendeurs ne peuvent plus donner le prix de remboursement de la sécu et donc les patients ne peuvent plus se renseigner auprès de leurs mutuelles.

Et donc pas de fauteuil.

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Fauteuils roulants / Remboursement FR
« le: 15 décembre 2019 à 15:03:30 »
Je pense également que les constructeurs de fauteuils vont pousser leur gueulantes. Car si ils ne sont pas dans la liste des fauteuils remboursés cela risque de leur faire perdre de la clientèle.

D'autant plus que ok on perd la part de la sécu si on décide de prendre un FR non remboursé, mais dans ce cas la mutuelle ne remboursera rien du tout non plus.. effet boule de neige... merci ce cher gouvernement !

Je pense aussi que les constructeurs de fauteuils vont avoir des pertes car ils vont devoir répondre à des appels d'offres auprès de la sécu.

Les constructeurs devront proposer un prix le plus bas possible en plus de proposer un volume important de fauteuils à ce prix.

Le gagnant pourra obtenir le conventionnement de la sécu pour ce volume de fauteuil et au prix.


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Fauteuils roulants / Remboursement FR
« le: 14 décembre 2019 à 12:54:09 »

Voici le projet de loi


PLFSS 2020 : de vives inquiétudes sur le libre choix des fauteuils roulants
24.10.2019

Alors que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2020 est actuellement débattu à l’Assemblée nationale, nous nous inquiétons vivement au sujet de l'article 28 qui concerne les fauteuils roulants.

En effet, celui-ci prévoit trois dispositions majeures qui viennent notamment entraver l’accès à des aides techniques de qualité, durables, sécurisantes et adaptées de manière totalement individualisées et leur libre choix.


- Une nouvelle procédure de référencement sélectif

Au motif de faire baisser les prix des fauteuils roulants, le gouvernement souhaite mettre en place une procédure de référencement qui ne retiendrait que les modèles proposés aux prix les plus compétitifs. Pour nous, cela limitera forcément le choix des fauteuils roulants pour les personnes et notamment pour celles ayant des besoins spécifiques. Seul l’accès à une large gamme de produits adaptables permet à chaque personne en situation de handicap de trouver le modèle qui lui convient le mieux.

Le remboursement des fauteuils roulants « remis en circulation », c’est-à-dire d’occasion
Nous nous inquiétons d’un risque d’aller « au moins offrant » alors qu’il est essentiel de garantir le choix pour les personnes entre un fauteuil neuf (haute qualité, plus d’adaptations) ou un fauteuil reconditionné. Nous demandons également d’imposer les mêmes obligations pour les fauteuils d’occasion et pour les neufs en ajoutant une norme spécifique relative au conditionnement des fauteuils roulants d’occasion.


- La création d’une consigne fauteuil roulant

L’introduction d’une consigne fauteuil roulant est un non-sens qui inflige une double peine aux personnes utilisatrices de fauteuils roulants. Non seulement elles utilisent un matériel qui n’est pas neuf, mais de plus elles devraient payer une consigne qui ne serait pas prise en charge pour celles dont le fauteuil serait « anormalement détérioré » ! Nous rappelons que les personnes se déplacent dans des environnements très majoritairement inaccessibles et donc générateurs de dégâts importants sur les fauteuils. Nous dénonçons donc cette mesure et demande sa suppression.

Certes, réduire le coût des fauteuils roulants (et par conséquent de supprimer tout reste à charge) et développer le reconditionnement d’aides techniques sont des enjeux mais nous soulignons que le référencement et l'obligation de recourir aux fauteuils reconditionnés vont, de fait, pénaliser les usagers.

L'adoption des mesures, telles que proposées dans le projet de loi, ne nous conviennent absolument pas car elles viennent entraver le libre choix par les personnes en situation de handicap des aides techniques dont elles ont impérativement besoin et qui conditionnent leur autonomie.

Nous demandons au gouvernement et aux parlementaires de se mobiliser pour garantir le respect de ce droit fondamental aux personnes en situation de handicap.

 Source :
https://www.apf-francehandicap.org/actualite/plfss-2020-de-vives-inquietudes-sur-le-libre-choix-des-fauteuils-roulants-24711


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Voici le résultat :

Fauteuils roulants : la commission mixte paritaire vote contre le libre choix !
03.12.2019

Alors que nous interpellions hier les députés et sénateurs de la commission mixte paritaire (CMP) afin qu’ils confirment les avancées du Sénat concernant l’article 28 sur les fauteuils roulants du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2020, nous assistons à un véritable recul en arrière.

En effet, la CMP a décidé de ne pas retenir les amendements actant notamment la garantie du libre choix du fauteuil roulant pour l’utilisateur, la suppression du référencement sélectif ou encore le renforcement des garanties normatives par rapport aux fauteuils reconditionnés.

Nous dénonçons un véritable recul des droits et ce, sans réelle discussion ni concertation avec les parties prenantes avant l’intégration de ces dispositions au PLFSS 2020.

Nous restons plus que jamais mobilisés contre ces mesures qui viennent entraver l’accès à des aides techniques de qualité, durables, sécurisantes et adaptées de manière totalement individualisées et leur libre choix.

Source :
https://www.apf-francehandicap.org/actualite/fauteuils-roulants-la-commission-mixte-paritaire-vote-contre-le-libre-choix-25220

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Fauteuils roulants / Remboursement FR
« le: 14 décembre 2019 à 12:42:30 »

Un complément d'infos

Jeudi 12 septembre - Matériels - Fauteuils et poussettes déremboursés.

La ministre des Solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, et son collègue chargé du Budget, Gérald Darmanin, publient au Journal Officiel un projet d'avis de suppression de la prise en charge par la Sécurité Sociale de certains modèles de fauteuils roulant et poussettes pour personnes handicapées. Sont concernés les Véhicules pour Personnes Handicapées (pour reprendre l'appellation officielle) dits "passifs" que ne peuvent propulser les utilisateurs par leurs propres moyens : "Les véhicules comprenant au sein d'une même structure, le cas échéant moulé, le siège, le dossier et les accoudoirs, ne peuvent pas faire l'objet d'une prise en charge au titre du présent chapitre." Ces matériels sont essentiellement employés par des collectivités ou des services de transport public, mais également par des particuliers.

Source : Yanous

Voici la liste de certains modèles de fauteuils roulant et poussettes :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=1C8879D5D757DC5DA1E1B8FBF1663D87.tplgfr22s_3?cidTexte=JORFTEXT000039080265&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000039079279

 

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Un implant électrique pourrait aider les patients paralysés à marcher à nouveau


Un implant électrique ainsi que des avancées dans la cartographie de la moelle épinière pourraient bientôt aider les personnes atteintes de lésions médullaires à remarcher.

L'implant a été mis au point par une bioingénieure et chercheuse à l'Université de l'Alberta, Vivian Mushahwar.

Imaginez le futur : une personne a une simple pensée et une commande est transmise à la moelle épinière. La personne se lève et marche. C’est la situation rêvée, dit-elle.

Selon Mme Mushahwar, les gens ont tendance à croire que le cerveau fait tout le travail de réflexion, mais la moelle épinière a sa propre intelligence intégrée.


Une voie non explorée, selon la chercheuse

Les travaux de Vivian Mushahwar se concentrent sur un minuscule stimulateur implanté dans la moelle épinière, qui utilise des fils de la grandeur de cheveux pour envoyer un signal permettant à une personne de se tenir debout et de marcher.

Ce qui nous différencie, c'est que nous avons cartographié les réseaux de capacités motrices électriquement. Personne d'autre ne l'a fait.

L'implant est une version plus sophistiquée de celui utilisé pour aider l'ancien joueur de hockey des Broncos de Humboldt, Ryan Straschnitzki.

Selon la chercheuse, l'implant de l'ex-joueur de hockey a été placé à l'extérieur de la moelle épinière, tandis que sa découverte serait implantée à l'intérieur de celle-ci.

Dans un article publié dans la revue scientifique Scientific Reports, son équipe a présenté une carte identifiant quelles parties de la moelle épinière sont responsables de divers mouvements, notamment ceux de la hanche, des genoux, des chevilles et des orteils.


Source :
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1415057/implants-moelle-epiniere-colonne-vertebrale-paralysie-alberta

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Des neurones bioniques pour réparer le cerveau

Des chercheurs de l’université de Bath ont développé des neurones artificiels qui pourraient permettre de soigner des lésions nerveuses dans la colonne vertébrale, ou d’aider des personnes paralysées à retrouver le mouvement.

Des scientifiques sont parvenus à créer des neurones artificiels qui pourraient être implantés chez des patients “pour surmonter la paralysie” ou pour “réparer des circuits cérébraux défaillants”, rapporte le Guardian.

Dans un article publié le 3 décembre par la revue Nature Communications, les chercheurs expliquent avoir conçu des neurones bioniques qui peuvent recevoir “des signaux électriques de cellules nerveuses saines”, et “envoyer de nouveaux signaux à d’autres neurones ou à des muscles et organes ailleurs dans le corps”, souligne le Guardian.

D’après le quotidien britannique, ces neurones artificiels ne s’implanteraient pas directement dans le cerveau. Ils “seraient intégrés à des puces de quelques millimètres de large” qui formeraient la base de dispositifs se branchant “directement sur le système nerveux”.


Puces de quelques millimètres

Le physicien Alain Nogaret, qui a piloté le projet à l’université de Bath, a dévoilé au Guardian les possibilités qu’ouvrent les neurones bioniques dans le domaine de la santé :

Dans tous les domaines où vous souffrez d’une maladie dégénérative, comme la maladie d’Alzheimer, ou lorsque les neurones cessent de fonctionner correctement en raison de l’âge, d’une maladie ou d’une blessure, vous pourriez en théorie remplacer le circuit biologique défectueux par un circuit synthétique.”

Les chercheurs estiment pouvoir développer des neurones bioniques “à partir de n’importe laquelle des cellules nerveuses réelles présentes dans le cerveau, la moelle épinière ou les parties les plus éloignées du système nerveux périphérique, comme les neurones de la peau”.

Pour le Guardian, il faudra attendre “de nombreuses années avant que les neurones artificiels” arrivent dans les hôpitaux. Mais si elle s’avère “sûre et efficace”, cette technologie pourrait être utilisée pour réparer les lésions nerveuses “dans la colonne vertébrale” ou aider des personnes paralysées à “retrouver le mouvement”.

Selon le physicien Alain Nogaret, il n’est toutefois pas question de construire un cerveau entier. Chez l’être humain, cet organe se compose en effet de 86 milliards de neurones et d’au moins autant de cellules de soutien.

Source :
https://www.courrierinternational.com/article/sciences-des-neurones-bioniques-pour-reparer-le-cerveau


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Fauteuils roulants / Remboursement FR
« le: 13 décembre 2019 à 14:12:41 »

Gilles

Je pense que tu pourras pas avoir ton fauteuil tout de suite...  :undecided:

Car selon mes infos, plus aucuns matériels sont conventionnés en attendant les appels d'offres.

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Asi : fini la récupération sur succession et augmentation à venir


Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale va faire évoluer, favorablement, l’allocation supplémentaire d’invalidité (Asi). Elle ne sera plus récupérable sur succession et bénéficiera d’une revalorisation exceptionnelle en avril 2020. Et tous les allocataires seront désormais assurés d’avoir le même niveau de ressources garanti. Soit 750 € dès avril 2020.


Voilà une épine en moins dans le pied des titulaires de l’allocation supplémentaire d’invalidité (Asi). Et une bonne nouvelle pour leurs héritiers. Le gouvernement a proposé au Parlement que l’Asi ne soit plus récupérable sur succession. La mesure figure dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2020, actuellement en cours d’examen.

Si elle est adoptée, ce qui ne fait guère de doute, elle s’appliquerait dès le 1er janvier 2020. Y compris pour celles et ceux qui bénéficiaient de l’Asi avant cette date.


- Une allocation pour les pensionnés modestes

L’Asi est une allocation différentielle de 416 € maximum, destinée aux titulaires d’une petite pension d’invalidité ou de retraite anticipée pour handicap ou carrière longue. Le montant attribué s’ajuste en fonction de leurs ressources. Elle cesse d’être versée dès lors que celles-ci atteignent, hors Asi, un plafond. Ce dernier s’élève, aujourd’hui, à 723 €.

Elle est récupérable au décès de l’allocataire sur sa succession. Sous réserve que l’actif net de la succession soit au moins égal à 39 000 euros. Et la récupération s’exerce dans la limite de 6 939,60 € pour une personne seule, et de 9 216,99 € pour un couple de bénéficiaires.


- Renonciation par crainte de la récupération

« Les personnes invalides possédant un patrimoine, notamment immobilier, peuvent préférer le transmettre à leurs enfants plutôt que de recourir à l’Asi, malgré leurs faibles ressources, avance le député rapporteur du PLFSS, pour justifier cette mesure. En outre, le recouvrement peut engendrer des charges en gestion pour les caisses de Sécurité sociale, pour un rendement minime. . Ces dernières récupèrent en effet seulement 300 000 € en moyenne chaque année.


- 750 € garantis chaque mois

Par ailleurs, l’Asi sera revalorisée de manière exceptionnelle au 1er avril 2020 pour garantir un niveau de revenus de 750 € par mois. Soit 27 € à 45 € de plus par mois, selon la situation des allocataires.

Les titulaires d’une pension d’invalidité au montant minimal (289 €) et de l’Asi (416 €) culminent en effet aujourd’hui à 705 €. Soit moins que le plafond de ressources à partir duquel l’allocation cesse d’être versée (723 €).


- Un plafond indexé sur l’inflation

Le projet de loi vise d’ailleurs à corriger cette incohérence. Il modifiera la réglementation en vigueur pour que tous les allocataires, y compris donc les titulaires d’une pension d’invalidité au montant minimal (289 €), touchent, Asi incluse, l’équivalent du plafond de ressources maximal y ouvrant droit (750 €).

Ce dernier est aussi amené à évoluer. Le plafond sera en effet revalorisé chaque année en fonction de l’inflation. Et le montant de l’Asi évoluera donc en conséquence. Si l’inflation s’élève à 1 % en 2020, le plafond augmentera d’autant le 1er avril 2021 pour atteindre 757,5 €. Et l’Asi d’un titulaire d’une pension d’invalidité au montant minimal (289 €) grimpera mécaniquement à 468,5 € (=757,5 – 289). Personne ne s’en plaindra.

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L’Aspa toujours récupérable sur succession

Le projet de loi ne supprime pas la récupération sur succession pour l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Pourtant, comme l’Asi, elle garantit un niveau minimum de ressources. Aux retraités percevant une faible pension en l’occurrence.

Mais les enjeux financiers ne sont pas les mêmes. En 2018, le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) a récupéré 18 millions d’euros sur les droits de succession au titre de l’Aspa. 60 fois plus que pour l’Asi.


Source :
https://www.faire-face.fr/2019/10/28/asi-plus-recuperable-sur-succession/


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Fauteuils roulants / site occasions
« le: 28 octobre 2019 à 13:56:52 »

Sachez qu'à compter du 1er janvier 2020, les fauteuils d'occasion seront remboursés par la sécurité sociale.

Les fauteuils manuels, électriques aussi ainsi que d'autres matériels.

Les négociations sont en cours...

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Une colonne vertébrale intelligente pour faire remarcher des paralysés

Intel et l'Université de Brown aux Etats-Unis développent une interface intelligente à placer sur la colonne vertébrale qui pourrait constituer une avancée majeure pour les personnes paralysées.

Ça ressemble un peu à de la science fiction : ce projet présenté par le géant des puces électroniques Intel en association avec l'Université de Brown, aux États-Unis, a pour but de mettre au point un procédé électronique qui pourrait faire remarcher des personnes qui ont perdu l'usage de leurs jambes après un accident ou un traumatisme. Leur moelle épinière a été rompue, les signaux électriques ne circulent plus, et, donc, les ordres donnés par le cerveau ne peuvent plus être exécutés.

Ce projet prévoit de recréer ce lien en implantant des électrodes au-dessus et au-dessous de la rupture de la moelle épinière. Les électrodes sont reliés aux nerfs de la personne de façon a recréer cette circulation des signaux électriques. Entre les électrodes, les chercheurs installeront une interface électronique miniature avec un logiciel bourré d'intelligence artificielle. Il sera capable d'interpréter les signaux venant du cerveau pour permettre aux muscles de fonctionner à nouveau.

Les premiers essais sont sur le point de commencer avec des volontaires. On va leur implanter des électrodes mais pas encore l'interface intelligente, qui n'est pas miniaturisée. Ils seront branchés sur une machine externe, de la taille d'un petit ordinateur. Ces tests dureront à chaque fois un mois et ils ont pour but de faire apprendre au logiciel à interpréter les signaux venus du cerveau et de mettre au point cette interface qui à terme sera implantée dans cette colonne vertébrale intelligente. 

- Retrouver une mobilité parfaite

Bien sûr il faut être très prudent mais les chercheurs sont assez optimistes. Des essais menés sur des singes ont été prometteurs et ils estiment que dans 2 ans le projet pourrait aboutir et permettre l'autonomie des personnes paralysées. En plus de remarcher, elles pourraient aussi retrouver le contrôle de leur vessie.

Les scientifiques pensent que les personnes paralysées pourront retrouver une mobilité parfaite. Les ordres transmis par le cerveau devraient être interprétés en temps réel par l’algorithme et donc pourraient recréer une  marche fluide.

Source :
https://www.rtl.fr/actu/futur/une-colonne-vertebrale-intelligente-pour-faire-remarcher-des-paralyses-7798386126


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Grégoire Courtine à Dijon pour la Nuit des Chercheurs : «On travaille pour rechercher l’inconnu»

Le neuroscientifique côte-d’orien Grégoire Courtine, connu pour ses travaux sur les lésions de la moelle épinière, animera deux conférences ce vendredi à Dijon, à l’occasion de l’édition 2019 de la Nuit européenne des Chercheurs.

Installé à Lausanne, en Suisse, depuis plusieurs années, le Dijonnais Grégoire Courtine et son équipe sont parvenus à redonner espoir à des millions de personnes atteintes de lésions de la moelle épinière, en réussissant à faire remarcher des patients grâce à des stimulations électriques. Des travaux qui lui valent aujourd’hui la reconnaissance de la communauté scientifique et qu’il viendra présenter ce vendredi soir, sur le campus de l’université de Dijon, à l’occasion de la Nuit européenne des chercheurs.

- En 2018, vous expliquiez que la prochaine étape était de passer d’un statut d’étude à celui de traitement, à la disposition des hôpitaux et des cliniques. Où en êtes-vous ?

« Il y a, d’un côté, la start-up GTXmedical, que nous avons confondée avec Jocelyne Bloch. Elle se développe bien, puisque nous comptons actuellement 70 employés. Nous sommes implantés à Lausanne, mais aussi à Eindhoven, aux Pays-Bas, sur le site de Philipps, où nous développons la technologie qui sera ensuite utilisée de manière clinique. Avec des tests cliniques qui, nous l’espérons, seront possibles d’ici un à deux ans. Et parallèlement, il y a l’aspect académique. Je travaille en laboratoire avec une équipe d’une cinquantaine de personnes, entre l’hôpital, au service en neurochirurgie et l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), où je suis professeur. Concernant les tests, nous avions trois patients l’an dernier. Nous en comptons désormais sept, qui montrent les mêmes résultats que les précédents. On constate que la moelle épinière répond de manière systématique. Quant au déploiement de cette technologie vers le grand public, il ne faut pas l’attendre avant au moins quatre ans. »

- À l’occasion de la nuit des chercheurs, vous évoquerez votre parcours. Que diriez-vous à un jeune qui s’interroge, aujourd’hui, dans un pays où les métiers scientifiques ne sont pas forcément les plus attractifs ?

« D’abord, je lui dirais que c’est un métier exaltant. On travaille pour rechercher l’inconnu. Et lorsqu’on obtient des résultats, après plusieurs années de travail, on éprouve des émotions très fortes en tant que scientifiques. Même si elles sont dures à acquérir, c’est une récompense extraordinaire. C’est pourquoi il s’agit avant tout d’un métier passion et non d’un métier alimentaire. Ensuite, le monde va beaucoup changer dans les vingt ou trente prochaines années. L’intelligence artificielle va envahir notre société. Et le travail des scientifiques et des ingénieurs ne sera jamais remplacé par des machines. Ce sont donc des métiers d’avenir. »

- Aujourd’hui, avez-vous le sentiment que les scientifiques français disposent des moyens pour rivaliser sur le plan international ?

« La France a quand même bien évolué au cours des dernières années, de façon positive. Mais il demeure que dans notre pays, les scientifiques ne sont pas extrêmement valorisés. Quand on est chercheur à l’Inserm ou au CNRS, on a des salaires qui sont assez bas. Et le système est hyperhiérarchique. Avec une organisation verticale qui n’est, à mon sens, pas compatible avec le monde de fonctionnement des scientifiques. À titre d’exemple, aux États-Unis, très tôt, on vous donne votre indépendance. On fait un pari, très risqué. On vous donne cinq ans pour mener à bien vos recherches. Si cela ne marche pas, tout s’arrête. Tandis qu’en France, on peut rester chercheur à l’Inserm toute sa vie. Mais on a tendance à prendre moins de risques. Avec un système qui récompense moins le travail fourni. Et je pense que tout ceci n’est pas très bon pour favoriser la recherche de haut niveau. »


Source :
https://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2019/09/25/gregoire-courtine-en-france-les-scientifiques-ne-sont-extremement-valorises


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L'EpiPen qui réduit la lésion


Une précédente étude avait montré, chez l’animal, qu’une seule seule injection de cellules souches neurales permettait de réparer un traumatisme médullaire. Cette équipe de l’Université du Michigan nous décrit un « EpiPen » qui, en injectant des nanoparticules qui reprogramment les cellules immunitaires agressives, permet d’empêcher le système immunitaire de réagir de manière excessive au traumatisme. Cela permet ainsi de réduire le risque de paralysie. Ce « stylo injecteur » documenté dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS) ouvre de nombreuses options thérapeutiques pour les lésions médullaires mais également pour de nombreuses maladies auto-immunes.

Composer avec le système immunitaire

Il s’agit non pas de « surmonter une réponse immunitaire », mais de « coopérer avec la réponse immunitaire pour promouvoir la réponse thérapeutique, explique l’auteur principal, le Dr Lonnie Shea, professeur de génie biomédical. Comment ? Les traumatismes de toutes sortes déclenchent une réaction immunitaire du corps. Lors d'une blessure normale, les cellules immunitaires s'infiltrent dans la zone lésée et éliminent les déchets pour initier le processus de régénération. Cependant, le système nerveux central est isolé de l'activité immunitaire par la barrière hémato-encéphalique. Une lésion de la moelle épinière brise cette barrière en laissant pénétrer des cellules immunitaires trop zélées qui induisent une inflammation excessive et dommageable pour les tissus nerveux délicats. Cela entraîne la mort rapide des neurones, des dommages aux gaines de myéline situées autour des fibres nerveuses -qui leur permettent d'envoyer des signaux- et la formation d'une cicatrice qui bloque la régénération des cellules nerveuses de la moelle épinière. Cette cascade d’événements contribue à la perte de fonction en dessous du niveau de la blessure, avec, pour conséquences, la perte de sensations ou la paralysie.


Supprimer la réponse immunitaire inflammatoire :

Plusieurs équipes ont déjà tenté de refreiner cette réponse immunitaire inflammatoire. Ces précédentes tentatives comprenaient notamment l’injection de stéroïdes comme la méthylprednisolone. La pratique a été en grande partie abandonnée car elle entraîne des effets secondaires tels que la septicémie, des saignements gastro-intestinaux et des caillots sanguins. En synthèse, les risques surpassent les avantages. En revanche, cette technique d’injection de nanoparticules qui vont intercepter les cellules immunitaires se dirigeant vers la moelle épinière et les détourner ainsi de la blessure apparaît plus prometteuse. D’autant que les cellules immunitaires qui atteignent la moelle épinière ont entretemps été modifiées pour devenir plus pro-régénératives. Sans médicament, les nanoparticules reprogramment en effet les cellules immunitaires et modifient leurs caractéristiques physiques. Leur nature non pharmaceutique évite les effets secondaires indésirables.

Avec moins de cellules immunitaires à l'emplacement du traumatisme, il y a moins d'inflammation et de détérioration des tissus. Ensuite, les cellules immunitaires responsables de la lésion sont moins inflammatoires et plus aptes à soutenir les tissus qui tentent de se régénérer.

C’est donc la perspective de nouvelles stratégies non seulement pour les patients atteints de lésion de la moelle épinière, mais également pour ceux atteints de diverses maladies inflammatoires et auto-immunes. Les outils permettant de cibler les cellules immunitaires et de les reprogrammer pour obtenir la réponse souhaitée ouvrent de nouvelles voies thérapeutiques pour toutes ces maladies.

Lien pour lire l'étude :
https://www.pnas.org/content/116/30/14947


Source :
https://www.santelog.com/actualites/trauma-de-la-moelle-epiniere-lepipen-qui-reduit-la-lesion


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Et si l'on pouvait réparer les fibres du système nerveux central ?

Des chercheurs viennent de décrypter de nouveaux mécanismes permettant de régénérer des fibres nerveuses. Jusqu'ici, leurs lésions dans le cerveau, la moelle épinière ou les nerfs optiques entraînaient des dommages irréversibles.

C'est un espoir pour tous les traumatisés dont les fibres nerveuses du système nerveux central, le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques, ont subi une lésion. Ces fibres, appelées axomes, sont incapables de repousser après une blessure. Ce qui signifie que les dommages causés sont irréversibles.

Et pourtant, un mécanisme de régénération de ces fibres vient d'être décrypté à partir de travaux sur la souris par une équipe du département de physiologie cellulaire de la Ruhr-Universität Bochum (RUB) en Allemagne. Ces travaux qui ont été publiés dans la revue Nature Communications Biology pourraient ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour les lésions au cerveau, à la moelle épinière et au nerf optique.

- Restaurer la capacité de régénération des cellules nerveuses

"Il est possible de restaurer partiellement la capacité de régénération des cellules nerveuses du système nerveux central en éliminant la protéine inhibitrice PTEN", explique Dietmar Fischer, un des auteurs de cette étude. Cependant, cette élimination déclenche également de nombreuses réactions différentes dans les cellules en même temps, ce qui conduit souvent au cancer". L'inhibition de cette protéine ne pouvait donc pas déboucher sur de nouvelles approches thérapeutiques.

- Aucun effet cancérogène

Dans leurs travaux, les chercheurs de Bochum ont pu montrer pour la première fois que l'élimination de PTEN inhibait de manière significative une enzyme appelée glycogène synthase kinase 3, GSK3. Cette enzyme, à son tour, bloque une autre protéine appelée protéine 2 de médiation de la collapsine, CRMP2. Cela signifie que la désactivation de PTEN empêche CRMP2 d'être inhibé par GSK3. "Si nous empêchons directement cette deuxième étape, c’est-à-dire si nous permettons l’inhibition de la CRMP2, nous pourrons également obtenir l’effet promoteur de la régénération d’une manière plus spécifique", explique Dietmar Fischer. L'activation de CRMP2 elle-même n'est connue pour avoir aucun effet cancérogène.

- De nouveaux modes de traitement des lésions

"Bien que nous n'ayons jusqu'à présent montré ces effets que chez des souris génétiquement modifiées, ces découvertes ouvrent diverses possibilités pour le développement de nouveaux modes de traitement des lésions des fibres du système nerveux central", conclut Dietmar Fischer.

Source :
https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/30065-Et-l-on-pouvait-reparer-fibres-systeme-nerveux-central


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Une injection de nanoparticules pourrait empêcher la paralysie après une lésion à la moelle épinière

Selon cette nouvelle étude, l’injection de nanoparticules empêchant notre système immunitaire de réagir de façon excessive à un traumatisme pourrait potentiellement permettre de prévenir la paralysie à la suite d’une lésion de la moelle épinière. Explications.


- DES NANOPARTICULES POUR TRAITER LES TRAUMATISMES ET MALADIES NEUROLOGIQUES

Les traumatismes déclenchent une réaction immunitaire de l’organisme. Habituellement, les cellules immunitaires s’infiltrent dans la zone touchée et amorcent le processus de régénération. Mais dans le cas de la lésion à la moelle épinière, la barrière hémato-encéphalique, qui protège le système nerveux central, se brise et ses cellules vont créer une inflammation excessive pour ces tissus nerveux délicats. Celle-ci va entraîner la mort rapide des neurones, l’endommagement des gaines isolantes entourant les fibres nerveuses et la formation d’une cicatrice empêchant la régénération des cellules nerveuses.

Cela pourra conduire à une perte de fonction allant d’une perte de sensation légère, à la paralysie. Mais comme de précédentes études l’ont démontré chez la souris, il est possible de modifier ces cellules immunitaires agressives grâce à une injection de nanoparticules afin de favoriser la guérison. Récemment, des chercheurs de l’université du Michigan ont développé des nanoparticules capables d’intercepter une partie de ces cellules afin de les détourner de la lésion, et de reprogrammer celles qui atteignent la moelle épinière. Les conclusions de leurs travaux ont été publiées dans la revue PNAS.

Twitter : — United Spinal Association of NYC (@NYCSpinal) July 12, 2019


- REPROGRAMMER LES CELLULES IMMUNITAIRES

Jusqu’à présent, le procédé privilégié par les chercheurs afin de limiter la réponse immunitaire consistait en l’injection de stéroïdes, comprenant une part de risque élevée pour le patient (septicémie, saignements gastro-intestinaux et caillots sanguins). Tout pourrait changer grâce à l’injection de ces nanoparticules, impliquant un nombre restreint de cellules immunitaires, reprogrammées afin de limiter l’inflammation et la détérioration des tissus, au niveau de la lésion nerveuse. Selon Jonghyuck Park, co-auteur de l’étude : « Cette technique pourrait permettre la mise en place de nouveaux traitements pour les patients souffrant de traumatismes du système nerveux central. »

Lonnie Shea, professeur de génie biomédical à l’université du Michigan, a de son côté expliqué que ce procédé « démontrait qu’au lieu de bloquer la réponse immunitaire, il était possible de cibler les cellules immunitaires et de les reprogrammer afin d’obtenir une réponse appropriée ». Des recherches antérieures avaient déjà démontré l’efficacité des nanoparticules, ne présentant théoriquement pas d’effets secondaires indésirables en raison de leur nature non médicamenteuse, pour atténuer les traumatismes causés par la sclérose en plaques ou le virus du Nil occidental.

Twitter : — Michigan Engineering (@UMengineering) July 24, 2019


Source :
https://dailygeekshow.com/injection-moelle-epiniere/


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Les recherches sur les lésions de la moelle épinière accessibles sur Internet d'ici 5 ans

L'Université de l'Alberta et l'Université de la Californie ont annoncé qu'elles collaboreront pour créer une base internationale de données regroupant toutes les recherches sur les lésions de la moelle épinière, une première mondiale.

D’ici cinq ans, cette base de données permettra aux laboratoires travaillant dans ce domaine de consulter gratuitement sur Internet toutes les recherches déjà publiées sur la question et de publier de nouveaux résultats.

Le fait de faciliter l'accès à l’information devrait permettre l'amélioration des traitements, soutient Ian Winship, chercheur à l'Institut de neurosciences de l'Université de l'Alberta. « Si nous nous mettons à partager les résultats de nos recherches, nous allons gagner du temps, de l'argent et pouvoir mieux aider les patients », dit-il.

À l’heure actuelle, il arrive que des chercheurs travaillent sans le savoir sur des solutions potentielles dont l’inefficacité a déjà été prouvée.

« Beaucoup de recherches ne sont pas publiées dans un journal scientifique », explique pour sa part Karim Fouad, chercheur à la Faculté de médecine de réadaptation et responsable canadien du projet. « Certaines ne sont accessibles que partiellement, mais cela va changer et c'est un grand changement. » Selon lui, 80 % des études sur la moelle épinière tombent dans l'oubli.

La mise en place de cette base de données est possible grâce à un financement de plus de 3 millions de dollars provenant de fondations scientifiques.

Source :
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1262278/recherche-universite-alberta-scientifique-ian-winship


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Informatique et domotique / Smartphone et handicap moteur
« le: 24 avril 2019 à 18:18:14 »

Que pensez vous de ce smartphone Asus Zenfone Max Pro M2 Bleu

Merci pour les avis

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Moelle épinière : vers un médicament pour aider les neurones à se régénérer

Les lésions de la moelle épinière consécutives à des traumatismes de la colonne vertébrale laissent le plus souvent de graves séquelles neurologiques. Une protéine liée à un mode de vie actif pourrait favoriser la mise au point d'un médicament capable de régénérer des fibres nerveuses endommagées.


Entre 250 000 et 500 000 personnes dans le monde sont victimes chaque année de lésions de la moelle épinière. Le plus souvent, ces lésions sont liées à des accidents de la circulation, des chutes ou résultent d'actes de violence touchant la colonne vertébrale. Et les conséquences sont terribles : paraplégie, pertes de motricité pouvant entraîner elles aussi la dépendance et de multiples affections secondaires risquant d'engager le pronostic vital.

Une étude internationale pourrait aboutir à la mise au point prochaine d'un médicament qui, associé à des techniques de rééducation, faciliterait la récupération des victimes de lésions de la moelle épinière.

- L'impact de l'exercice physique déjà démontré

Des travaux, et l'expérience des thérapeutes, ont déjà montré que les personnes victimes de tels traumatismes et qui ont eu auparavant un mode de vie actif se rétablissent mieux que les autres. Et l'impact de l'exercice physique sur le fonctionnement du cerveau et de l'ensemble du système nerveux a été démontré en laboratoire par des expériences menées sur des souris. "Les animaux vivant dans des environnement équipés de roues pour l'exercice, de jouets et qui sont en présence d'autres animaux montrent de meilleures performances. Dans des tests de mémoire et d'orientation, on voit davantage de neurogénèse dans l'hippocampe et d'épines dendritiques (structures qui permettent le développement de synapses ou de contacts entre cellules neuronales)", rappelle le Dr Angel Barco de l'Institut des neurosciences d'Alicante.

- Augmenter la capacité de régénération des nerfs

A partir de ce constat, des chercheurs de l'Imperial College à Londres ont identifié, dans ce processus qui rend les nerfs plus susceptibles de se régénérer, une molécule appelée CBP (CREB-Binding-Protein) capable de modifier l'expression de plusieurs gènes et d'augmenter la capacité de régénération des nerfs endommagés.

L'équipe d'Angel Barco à Alicante a étudié les effets de cette protéine sur des souris. "En plaçant des animaux dépourvus de cette protéine dans un environnement enrichi, nous avons constaté qu'ils ne sont pas en mesure de répondre à ces stimuli et qu'il n'y avait pas chez eux une amélioration de la réparation des blessures nerveuses", précise le chercheur.

- Après traitement, des animaux ont retrouvé une mobilité significative

Déduction: la CBP est bien une molécule clé, capable de devenir une cible thérapeutique pour augmenter la régénération après une lésion de moelle épinière. Et les essais ont démontré que l'administration d'un composé augmentant l'activité de cette protéine CBP (six heures après la lésion de la colonne puis une fois par semaine) favoriserait la régénération des fibres nerveuses endommagées. Après blessure et traitement par ce médicament, les animaux qui ne pouvaient pas marcher correctement avaient retrouvé une mobilité significative de leurs pattes postérieures.

Des études cliniques devraient débuter prochainement afin de démontrer qu'un tel médicament est sans danger pour les humains. Cela représente un véritable espoir pour les victimes de graves traumatismes de la colonne vertébrale avec lésions de la moelle épinière.

Source :
https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/28833-Moelle-epiniere-medicament-aider-neurones-regenerer

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Lésions de la moelle : des aimants régénèrent les neurones ?


Les accidents avec lésion de la moelle épinière ont souvent de lourdes conséquences. Malgré la rééducation, la guérison totale relève de l'extraordinaire. Un chercheur tente donc de régénérer les neurones grâce à des aimants.

Quelle réponse apporter aux patients, souvent jeunes, dont la moelle épinière a été sectionnée dans un accident ? Hémiplégie, paraplégie, tétraplégie…

Leur prise en charge s'effectue en deux temps : déterminer la cause et la traiter pour éviter l'aggravation, puis faire une rééducation adaptée et précoce pour récupérer les déficits. Mais une guérison totale reste encore difficile à envisager… Stéphane Vinit, maître de conférences, membre d'une équipe Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) au sein de l'unité END:ICAP -qui s'intéresse au handicap neuromusculaire- a misé sur une approche novatrice : des aimants pour réactiver les neurones.

- Problème de locomotion

« 1 200 accidents de voiture laissent des patients paraplégiques, tétraplégiques ou entraînent des problèmes d'arrachage de connexion nerveuse au niveau des muscles, avec comme conséquence la section de la moelle épinière ou des nerfs périphériques », déplore l'enseignant-chercheur. Les conséquences sont multiples, à commencer par des problèmes de locomotion musculaire, qui limitent la capacité des personnes touchées à se déplacer. « Si on a des lésions beaucoup plus hautes, au niveau de la moelle épinière, cela induit des problèmes vitaux et notamment de respiration ». Pour ses travaux, il est parti du postulat que « lorsque la moelle épinière est sectionnée, les neurones qui se trouvent de part et d'autre immédiate de la lésion finissent par mourir ». « Nous nous sommes donc demandés ce qu'il en était de ceux légèrement plus éloignés et avons cherché à améliorer leur excitabilité afin qu'ils puissent recommencer à transmettre un influx nerveux », explique-t-il.

- Quitte ou double

Avec son équipe, il a donc effectué des tests sur des rats puis des souris afin de réactiver ces connexions perdues. Pour ce faire, il a mis en oeuvre une technique innovante : des champs magnétiques appliqués sur le site même de la lésion et autour. « A ma connaissance, nous sommes les seuls au monde à utiliser la neuromodulation par stimulation magnétique répétée pour ce type d'application », assure-t-il. Un choix payant ; les résultats ont dépassé leurs espérances. « Sur le rat, nous avons doublé l'excitabilité des neurones alors qu'il y a encore quelques mois le pronostic de récupération sur nos animaux était de zéro, se réjouit Stéphane Vinit. On espère que cette hausse va conduire à des reconnections fonctionnelles. »

- Couronné de succès

Le chercheur a également montré que l'activité respiratoire, affectée par la lésion, était en partie restaurée chez le rat, après traitement. Il poursuit actuellement ses travaux pour vérifier si la fonction locomotrice peut être, elle aussi, améliorée chez l'animal. Pour l'encourager dans ses études, la Fondation de France, qui consacre chaque année près de 30 millions d'euros pour faire avancer la recherche, lui a remis le « Prix Médisite en neurosciences ». Pour le 50e anniversaire de cette fondation, une édition spéciale de la Soirée de la recherche médicale avait lieu le 28 mars 2019, au Collège de France, à Paris.

Source :
https://informations.handicap.fr/a-lesions-moelle-aimants-regenerent-neurones-11780.php

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