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Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL) - ONWARD Medical
farid:
un semblant de marche avec un arnachement pour soutenir le poids ducorps n'est pas une marche,,sans compter les efforts physiques epuisants,,(une video le montrera aisement)
si la stimulationepidurale peut etre benefique pour les problemes de vessie ,de douleurs ,de sexe ou d'intestin ,il y va autrement de la marche qui est un mouvement soumis a la pesanteur ,qui demande de l'equilibre et la sollicitation de plusieurs muscles de maniere ordonnee,,je ne veus pas jouer au rabat joie et je souhaite a ce patient tout le bien du monde,mais il est loin d'etre tirè d'affaire,,
pour marcher ,il faudra reparer la lesion ,pour moi ,c'est la seule solution
dans mon cas ,j'arrive a marcher avec un dehambulateur sur quelques metres a roulettes au prix d'efforts inouis ,et j'ai renoncè car cela relevait d'une torture physique et psychique que d'une marche effective,,c'est pour cela que j'ose donner mon avis ,,
Arnaud:
Totalement paraplégique, il recommence à marcher
Georgy Froté participe à l’ambitieuse étude de Grégoire Courtine et de Jocelyne Bloch. Rencontre.
«La première fois, je n’ai pas bien compris ce qui m’arrivait. J’ai cru que c’était un spasme. La deuxième fois, je me suis concentré sur l’impulsion que je voulais donner, ma jambe a suivi. J’avais fait un pas. Une autre impulsion, j’en avais fait un autre. Et encore un, et puis encore un autre. C’était… J’avais du mal à y croire, je remarchais!» Georgy Froté, Jurassien de 32 ans, peine à mettre des mots sur ce qui lui arrive. Et pour cause, il y a quelques années encore, ce qu’il tente de décrire aurait relevé de l’impossible. Car le jeune homme, qui ne sent plus ses jambes, ne pensait plus jamais pouvoir marcher.
La vie de Georgy Froté a basculé une première fois il y a neuf ans, lorsqu’il a été victime d’un grave accident de moto. Verdict sans appel: le maçon de formation souffre d’une lésion de la moelle épinière, les messages nerveux qu’envoie le cerveau à ses membres inférieurs ne passent plus. Il est paraplégique. Les médecins lui annoncent qu’il ne remarchera pas. «De colère, de tristesse, j’ai pleuré pendant des semaines. Pourquoi moi? Que vais-je faire? De quoi sera fait mon avenir? Ces questions tournaient en boucle dans ma tête. Et puis j’ai décider d’avancer. Quand on a mangé toute cette tristesse, on essaie de se relancer.»
Le jeune homme apprend alors à vivre autrement, apprivoise son fauteuil roulant et se lance dans une formation de dessinateur en bâtiment. Il retrouve son autonomie, se remet à conduire, mais il en veut plus. C’est là qu’il entend parler de la méthode révolutionnaire développée par le neuroscientifique de l’EPFL Grégoire Courtine et la neurochirurgienne du CHUV Jocelyne Bloch, qui permet à des paraplégiques de remarcher et qui possède désormais un centre dédié (lire encadré).
Baptisée STIMO (pour Stimulation Movement Overground), la prouesse aux frontières de la médecine et de l’électronique consiste à contourner la paralysie grâce à un implant sans fil placé juste au-dessus de la blessure. Relié à un neurostimulateur, l’implant crée un pont qui reconnecte les parties au-dessus et au-dessous de la lésion en envoyant des stimulations électriques dans la moelle épinière. Couplée à un entraînement intensif, l’étude clinique a permis à plusieurs personnes de recouvrer le contrôle de leurs muscles. Encore plus vertigineux: plusieurs ont même retrouvé la mobilité de membres inactifs depuis des années sans stimulations électriques.
Muscles atrophiés
Retour auprès de Georgy Froté, dont la vie a basculé pour la deuxième fois lorsque Jocelyne Bloch lui a implanté les électrodes conçues par Grégoire Courtine. Le jeune homme est la huitième personne à tester le dispositif, mais il est le plus sévèrement touché des patients. «C’est le premier qui soit totalement paralysé. Georgy est paraplégique à 100%, il ne sent rien au niveau des jambes. Il lui reste toutefois des petits bouts de fibres épargnés dans la moelle épinière. Avec les stimulations, c’est ce qui lui permet de contrôler ses muscles, précise Grégoire Courtine, qui insiste: Il faut bien calibrer les attentes, nous n’allons pas guérir tous les paraplégiques du jour au lendemain, mais il est vrai que nous enregistrons des résultats très prometteurs.»
Début novembre, l’équipe du duo Courtine-Bloch nous a ouvert les portes du bien nommé «laboratoire de la marche» du CHUV. Peu après 9 heures, Georgy Froté se prépare à sa séance du jour. Soutenu par un dispositif qui le maintient debout, le jeune homme multiplie les exercices avec sa physiothérapeute, Moïra Wacker. Jeux d’adresses, travail sur les abdominaux, lancers de ballon, l’entraînement est intensif. «L’exercice dit de standing, où Georgy est debout, sert à réaligner les articulations, les genoux, les hanches et le tronc, avant la marche», précise la physio. «Je suis resté assis pendant plus de neuf ans, mes muscles sont atrophiés, je le ressens», enchaîne le jeune homme.
Devise dans la peau
Georgy Froté est prêt, il s’avance jusqu’au tapis de marche en fauteuil. Moïra Wacker l’aide à se lever puis le lâche. Le jeune homme porte un harnais qui soutient 25% de son poids, les 54 kilos qui restent ne tiennent que sur ses jambes. Son corps bascule vers l’avant. «Droite, gauche, droite, gauche», l’encourage une voix dans un haut parleur, qui lui indique aussi de quel côté est envoyée la stimulation électrique. Une partie du défi consiste à calquer l’intention du cerveau sur la stimulation électrique. «L’implant donne le flux, ma pensée l’intensifie», image le jeune homme, passé maître dans l’exercice.
La séance de trois heures, qui a lieu quatre fois par semaine, se poursuit. Appuyé sur des barres parallèles, tantôt sur des béquilles ou encore soutenu par sa physio, Georgy Froté fournit un effort considérable et enchaîne les allers-retours dans le labo. «Je me suis lancé un défi, je veux sortir d’ici en béquilles», conclut le jeune homme essoufflé. Le tatouage qu’il porte sur le bras résume bien sa vie: «Parfois, en perdant une bataille, on trouve une nouvelle manière de gagner la guerre.»
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La méthode révolutionnaire a son centre
L’approche pointue développée par l’EPFL, le CHUV et l’UNIL pour rétablir les fonctions neurologiques a désormais un centre qui lui est consacré. Baptisée NeuroRestore, l’entité nouvellement créée peut aussi compter sur le soutien de la Fondation Defitech, du père de Logitech, Daniel Borel. De quoi élargir l’accès aux technologies développées par l’étude STIMO, qui permet aux paraplégiques de remarcher.
De quoi surtout proposer une nouvelle façon de penser la recherche en facilitant les synergies entre ingénieurs, médecins et chercheurs.
En quelque sorte fusion des laboratoires de Grégoire Courtine et de Jocelyne Bloch, qui le dirigeront, NeuroRestore va évidemment poursuivre les efforts dans le domaine qui a rendu le duo mondialement célèbre. Mais pas seulement: les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou encore la maladie de Parkinson sont aussi au programme.
Jocelyne Bloch: «Pour parkinson, on se rend compte qu’on peut utiliser des technologies très similaires (ndlr: à celle utilisée pour rendre contourner la paralysie) pour améliorer les troubles de la marche liés à cette maladie. On y travaille.» Concrètement, il ne faut pas imaginer un bâtiment flambant neuf, du moins pas pour l’instant. «NeuroRestore est dispersé sur plusieurs sites: au CHUV principalement, mais aussi au Campus Biotech de l’EPFL, à Genève, ainsi qu’à la clinique de réhabilitation de la Suva, à Sion», précise Jocelyne Bloch. L’organisation ressemble en fait furieusement au réseau d’une cinquantaine de personnes qui existe aujourd’hui. «Mais le centre nous permettra de créer plusieurs nouveaux postes, ce qui nous fera gagner en stabilité. Et nous aurons davantage de moyens pour soutenir des projets», poursuit la neurochirurgienne.
La prochaine étude clinique vise à traiter des patients dont la lésion est récente.
Objectif: traiter 20 personnes.
Les intéressés peuvent s’inscrire sur www.neurorestore.swiss
Source :
https://www.24heures.ch/vaud-regions/video-totalement-paraplegique-recommence-marcher/story/13213403
TDelrieu:
--- Citer ---Une nouvelle initiative suisse vise à élargir l'accès à une neurotechnologie révolutionnaire
5 décembre 2019
NeuroRestore est un nouveau centre mis en place par la Fondation Defitech, le CHU, la Faculté de biologie et de médecine (FMB) de l'Université de Lausanne (FMB) et l'EPFL pour exploiter l'expertise en neuroréhabilitation et les technologies d'implants neurochirurgicaux auprès des quatre partenaires. Médecins, ingénieurs et chercheurs uniront leurs forces pour développer des "electroceuticals" - un type de neurothérapie qui utilise la stimulation électrique pour aider à restaurer la fonction motrice chez les patients paraplégiques et tétraplégiques, ainsi que chez les personnes souffrant de Parkinson ou des séquelles d'un accident vasculaire cérébral. L'équipe NeuroRestore testera des traitements innovants et personnalisés qui, une fois éprouvés, seront mis à la disposition des hôpitaux et des patients. Le centre formera également une nouvelle génération de praticiens et d'ingénieurs de la santé à l'utilisation de ces thérapies révolutionnaires.
Accélérer la recherche
Le 1er novembre 2018, le neuroscientifique de l'EPFL Grégoire Courtine et la neurochirurgienne du CHUV Jocelyne Bloch ont publié les résultats de l'étude STImulation Movement Overground (STIMO) dans la revue Nature. La recherche a établi un nouveau cadre thérapeutique révolutionnaire pour améliorer la récupération après une lésion de la moelle épinière, combinant une stimulation électrique ciblée de la moelle épinière (contrôlée par un stimulateur cardiaque) et un système intelligent de soutien du poids corporel. Après avoir suivi la thérapie révolutionnaire, huit patients paraplégiques ont pu faire quelques pas sans aide.
La Fondation Defitech s'est associée à l'EPFL, au CHUV et à l'UNIL pour fonder NeuroRestore, un centre qui s'appuiera sur les résultats de l'étude STIMO et accélérera le développement de ces thérapies innovantes pour les rendre largement disponibles dès que possible. Les patients potentiels peuvent s'enregistrer en remplissant un formulaire en ligne sur http://www.neurorestore.swiss.
L'équipe NeuroRestore sera répartie sur plusieurs sites : le CHUV à Lausanne, le CRR SuvaCare (une clinique de rééducation basée à Sion et l'un des partenaires financiers du projet) et le Campus Biotech de l'EPFL à Genève. Les chercheurs, basés au CHUV et à l'EPFL, travailleront également avec le Centre Wyss de Bio et Neuroingénierie à Genève. Les patients seront opérés au CHUV, tandis que les séances de rééducation auront lieu au CHUV ou au CRR SuvaCare. Jocelyne Bloch et Grégoire Courtine seront les codirecteurs du centre.
Des applications étendues
Les membres fondateurs de NeuroRestore ont conclu un accord de cinq ans. La prochaine étude clinique, STIMO-2, utilisera les technologies développées dans le cadre de l'étude STIMO originale - qui visait les patients souffrant de blessures chroniques (remontant à trois ans ou plus) - pour traiter jusqu'à 20 patients paraplégiques présentant des lésions récentes de la moelle épinière. Ce sera un essai multicentrique en Suisse, en Allemagne et aux Pays-Bas.
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TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
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New Swiss initiative aims to widen access to groundbreaking neurotechnology
Dec 5 2019
NeuroRestore is a new Center set up by the Defitech Foundation, Lausanne University Hospital (CHUV), the University of Lausanne's (UNIL) Faculty of Biology and Medicine (FMB), and EPFL to harness expertise in neurorehabilitation and neurosurgical implant technologies across the four partner institutions. Doctors, engineers and researchers will join forces to develop "electroceuticals" - a type of neurotherapy that uses electrical stimulation to help restore motor function in paraplegic and quadriplegic patients, as well as in people suffering from Parkinson's or the after effects of a stroke. The NeuroRestore team will trial innovative, personalized treatments that, once proven, will be made available to hospitals and patients. The center will also train a new generation of health-care practitioners and engineers in the use of these breakthrough therapies.
Accelerating research
On 1 November 2018, EPFL neuroscientist Grégoire Courtine and CHUV neurosurgeon Jocelyne Bloch published the findings of the STImulation Movement Overground (STIMO) study in the journal Nature. The research established a revolutionary new therapeutic framework to improve recovery from spinal cord injury, combining targeted electrical stimulation of the spinal cord (controlled by a pacemaker) and an intelligent bodyweight-support system. After undergoing the groundbreaking therapy, eight paraplegic patients were able to take a few steps unassisted.
The Defitech Foundation has partnered with EPFL, CHUV and UNIL to found NeuroRestore, a center that will build on the findings of the STIMO study and fast-track the development of these innovative therapies to make them widely available as soon as possible. Potential patients can register their interest by completing an online form at http://www.neurorestore.swiss.
The NeuroRestore team will be spread across several sites: CHUV in Lausanne, CRR SuvaCare (a Sion-based rehabilitation clinic and one of the project's financial partners), and EPFL's Campus Biotech in Geneva. The researchers, based at CHUV and EPFL, will also work with the Wyss Center for Bio and Neuroengineering in Geneva. Patients will undergo surgery at CHUV, while the rehabilitation sessions will take place at either CHUV or CRR SuvaCare. Jocelyne Bloch and Grégoire Courtine will serve as the center's co-directors.
Wide-ranging applications
NeuroRestore's founding members have entered into a five-year agreement. The next clinical study, STIMO-2, will use the technologies developed as part of the original STIMO study - which addressed patients with chronic injuries (dating back three years or more) - to treat up to 20 paraplegic patients with recent spinal cord damage. It will be a multicenter trial in Switzerland, Germany and the Netherlands.
--- Fin de citation ---
fti:
https://www.google.com/amp/s/www.news-medical.net/amp/news/20191205/New-Swiss-initiative-aims-to-widen-access-to-groundbreaking-neurotechnology.aspx site web https://www.neurorestore.swiss/programs
TDelrieu:
Voici un reportage complet d'une heure (en français) de la TV suisse sur les recherches de l'équipe de l'EPFL :
https://www.rts.ch/play/tv/369/video/remarcher-malgre-une-paralysie-?id=9957795&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da&fbclid=IwAR1D3cN0anXJwKLWmO5ylUsYAyta6GqUkxufoERJyiyrJv8_dzU5dcYxYS8
Nous voyons bien les difficultés de ces récupérations. On voit aussi l'entrainement de notre ami Bertrand (Edelweiss) et les limites de sa récupération...
A voir l'interview final de Courtine et Bloch ! :smiley:
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