Auteur Sujet: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)  (Lu 122561 fois)

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Hors ligne Renaud

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Bonsoir à tous,
 
j'ai contacté le Pr.Grégoire Courtine pour parlé avec lui de sa technologie ou son utilité par exemple sur la tétraplégie puisque sur la vidéo on voit que les implants stimulent essentiellement la locomotion.
 
Voici mon email:
 
Cher Professeur, je me présente mon nom est Renaud Trotel, je suis tétraplégique incomplet (C5-C6 ASIA B) et j’aimerais vous posez quelques questions.   J’ai vu le reportage qui vous était consacré sur France 3 qui suscite beaucoup d’espoirs chez les traumatisés médullaires. Malheureusement, si j’ai bien compris votre étude, votre technologie de stimulation de la moelle épinière s’intéresse principalement à la paraplégie et au rétablissement de la locomotion.   Je voulait donc, simplement vous demandez si l’implantation d’un tel système plus haut dans la moelle épinière était aussi en envisageable et quel serait le bénéfice au niveau moteur puisque dans le reportage on parle de l’amélioration de la qualité de vie des personnes handicapées et les tétraplégique sont “bien placés” à ce niveau.   Si non, pouvez-vous me renseigner si possible (ce n’est peut être pas votre domaine de recherche) quelles sont les perspectives thérapeutiques les plus avancées qui seraient susceptibles d’améliorer les capacités motrices des tétraplégique en espérant que les 9 millions d’euros de subvention Européenne ne profite pas uniquement à la recherche sur les paraplégiques.    Je vous souhaite beaucoup de réussite dans vos essais futurs.   Cordialement,   Renaud Trotel.   

Sa réponse (presqu'immédiate):   

Bonjour Renaud et merci pour ton message.   Je me transfère à l'école polytechnique et je vais mettre en place un centre clinique pour avancer plus rapidement sur les applications humaines, ce qui est long et difficile, mais en très bonne voie.   Mon intervention n'est pas limitée aux paraplégiques; elle concerne également les lésions cervicales mais seulement si la lésion est incomplète (asia B/C) at pas trop haute (max C5/C6), au moins pour le moment. Nous développons de nouvelles interventions à base de cellules souches et autres facteurs de croissance. Tu verras des articles importants sortir dans les prochains mois sur nos nouvelles interventions qui permettent la repousse des nerfs. Un documentaire web sera publié au même moment. Il semble que l'on pourrait également améliorer certaines fonctions physiologiques (uriner, sexuel) mais c'est encore préliminaire. Je suis également en contact avec des centres à Paris pour lancer ce type de recherche en phase II si nos essais phase I en Suisse sont concluants.  Garde le moral. On fait tout notre possible pour avancer le plus vite possible, et j'essaye de convaincre des donneurs privés pour aller encore plus vite.  Sincèrement, Grégoire.         


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Prof. Dr. Grégoire Courtine
International Paraplegic Foundation (IRP) Chair 
Center for Neuroprosthetics and Brain Mind Institute School of Life Sciences 
Swiss Federal Institute of Technology (EPFL) 1015 Lausanne, Switzerland 
EPFL SV BMI - station 19 Office: AI - 1241 
Tel: +41 21 693 83 43
Cell: +41 78 609 99 53
Fax: +41 21 693 07 40       

Hors ligne stardupoker

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Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
« Réponse #3 le: 29 février 2012 à 21:19:01 »
Bonjour, vous connaissez ce chercheur ?


Video : http://www.youtube.com/watch?v=d8FiqUUMjtY

Article de presse : http://www.tdg.ch/savoirs/sciences/chercheur-marcher-rats-paraplegiques/story/22259960

Citer
Un chercheur français fait marcher les rats paraplégiques 
Mis à jour le 17.02.2012 

Grégoire Courtine installe son labo à l’EPFL le mois prochain. Après avoir redonné une mobilité à des rats paralysés, il s’attaque aux hommes
 
A 37 ans, Grégoire Courtine a acquis une renommée internationale.




Pour les victimes de paralysie, l’espoir porte un nom: Grégoire Courtine, 37 ans. Ce brillant chercheur français à la renommée internationale a quitté la Faculté de médecine de Zürich pour un poste de professeur associé en Sciences de la vie à l’EPFL. Son bureau lausannois est encore vide. Le «G Lab», son équipe de 15 personnes surnommée ainsi en référence à son prénom, œuvre toujours à Zürich. «Ils arrivent début mars», sourit Grégoire, qui aligne les allers retours entre les deux campus.

Si les recherches du scientifique sur les neuroprothèses passionnent, c’est qu’elles visent à redonner de la mobilité aux paralysés. «Notre objectif n’est pas de guérir les lésions de la moelle épinière, insiste Grégoire Courtine. Mais si nous arrivons à améliorer la qualité de vie des paraplégiques, ce serait déjà bien.» Et c’est bien parti: sa méthode a permis à un jeune américain de retrouver l’usage de ses jambes.

Une semaine après l’implantation d’électrodes sur sa moelle épinière, l’ancien athlète pouvait se tenir debout. Six mois plus tard, il bougeait ses membres inférieurs de façon volontaire. «C’est cela qui est incroyable!, insiste le docteur Courtine. C’est la première fois au monde qu’on voit la récupération d’un mouvement volontaire chez un patient paralysé.»

Son équipe espère implanter un patient Suisse cette année à Zürich. Au total, 5 personnes participeront au premier essai clinique; elles seront opérées et traitées sur une durée de deux à trois ans. «L’idée est de débuter le même processus à Lausanne en parallèle», précise Grégoire Courtine.



Hors ligne TDelrieu

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Un paraplégique est parvenu à se remettre debout


Par Sandrine Cabut


20/05/2011


Rob Summers, 25 ans, accidenté de la route, peut se relever et rester dans cette position pendant plusieurs minutes.
L'homme, paralysé des deux jambes, a bénéficié d'un traitement inédit permettant de stimuler sa moelle épinière.


Pendant quatre ans, complètement paralysé jusqu'au tronc à la suite d'un accident de voiture, cet homme de 25 ans a été incapable de remuer ne serait-ce qu'un orteil. Aujourd'hui, il peut se relever, rester debout pendant plusieurs minutes et faire bouger ses jambes sur commande, des orteils jusqu'aux hanches. Il lui est même possible, avec une assistance médicale, d'esquisser des mouvements de marche sur un tapis roulant.


Cette récupération fonctionnelle «sans précédent», révélée jeudi dans la revue médicale The Lancet, a été obtenue grâce à l'implantation d'un stimulateur électrique de la moelle épinière. L'article scientifique, signé de onze auteurs pour la plupart américains, est assorti d'un éditorial, de plusieurs vidéos, et même d'un témoignage du patient, Rob Summers.


 :arrow: http://online.wsj.com/video/electrical-jolt-helps-paralyzed-man-stand-and-move/B3092B20-5D5C-4A97-A789-8466BA50CE81.html


«Ce traitement a complètement changé ma vie. Avoir la liberté et la capacité de me relever seul est la sensation la plus extraordinaire. (…) Je pense que la stimulation épidurale va me permettre de quitter ma chaise roulante», raconte-t-il. «C'est une avancée spectaculaire qui ouvre de grandes opportunités pour améliorer la vie quotidienne de ces patients. Mais nous avons encore un long chemin à parcourir», estime de son côté le Pr Susan Harkema, neurochirurgienne à l'université de Louisville (États-Unis), premier auteur de la publication.


Restaurer une certaine motricité

Cette aventure scientifique et humaine a commencé par un accident de voiture en juillet 2006. La moelle épinière de Rob Summers, alors âgé d'une vingtaine d'années, est lésée au niveau de la dernière vertèbre cervicale, induisant une paraplégie. Le patient n'a plus aucune motricité des membres inférieurs et du tronc et a perdu le contrôle de ses sphincters. Il garde cependant une légère sensibilité au niveau des jambes.


En se fondant sur des expériences réussies chez des animaux, Susan Harkema et ses collègues décident d'essayer de stimuler sa moelle épinière pour restaurer une certaine motricité. Des stimulateurs médullaires, fabriqués notamment par la société Medtronic, sont déjà utilisés pour soulager certaines douleurs d'origine neurologique rebelles aux médicaments. La technique consiste à implanter des électrodes chirurgicalement au niveau médullaire, celles-ci étant reliées à une batterie placée sous la peau. Le déclenchement et l'intensité de la stimulation sont réglés via une télécommande.


Stimuler la plasticité cérébrale

Après 170 séances de rééducation, Rob Summers a été ainsi implanté en 2009. Les médecins ont ensuite déterminé les paramètres de stimulation (intensité, durée…) au cours de nombreuses sessions. C'est ainsi que le jeune homme a réussi à se remettre debout, à mobiliser ses muscles… Le traitement a également permis d'améliorer ses fonctions sexuelles et urinaires, soulignent les auteurs. Selon eux, la stimulation électrique médullaire permet de mimer les signaux normalement émis par le cerveau pour initier les mouvements. Elle pourrait réactiver des circuits neuronaux ou stimuler la plasticité cérébrale. «C'est un article très encourageant, qui ouvre des perspectives importantes pour la récupération fonctionnelle des blessés médullaires», estime le Pr Stéphane Palfi, neurochirurgien à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil. Cette stratégie doit cependant être validée sur un plus grand nombre de cas, insiste-t-il. Quatre autres patients devraient être équipés aux États-Unis.


«Une application clinique nécessitera encore de nombreux développements technologiques puisqu'il est nécessaire de changer les paramètres de stimulation pour différentes taches motrices», ajoute Stéphane Palfi. «Aussi spectaculaires que soient ses résultats, cette approche ne pourra pas fonctionner en cas de section complète de la moelle, il faut qu'il reste quelques “câbles”», prévient pour sa part le Dr Marc Lévêque, neurochirugien à l'hôpital de la Timone, à Marseille. Selon lui, le mécanisme d'action demande encore à être clarifié.


Source : http://www.lefigaro.fr/sante/2011/05/19/01004-20110519ARTFIG00708-un-paraplegique-est-parvenu-a-se-remettre-debout.php
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Hors ligne dardaran

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Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
« Réponse #1 le: 20 mai 2011 à 14:05:35 »
Actuellement plusieurs voies de recherche sont en cours pour rétablir d'une certaine façon la locomotion.

L'une d'elle, c'est l'electostimulation: voici l'article:

Citer
Malgré une moelle épinière sectionnée, il parvient à marcher 

Un homme de 25 ans, le bas du corps complètement   paralysé depuis près de 5 ans, est capable aujourd’hui de se tenir   debout et de marcher grâce à un entraînement et une stimulation   épidurale, selon The Lancet. 
« Il s’agit d’un niveau de   récupération fonctionnelle chez un patient paraplégique sans précédent   en médecine des blessures de la moelle épinière », un domaine où les progrès sont rares dans le monde « en dépit de décennies de recherche », ont estimé plusieurs médecins de laboratoires de réhabilitation neuronale. 
   Selon eux, ce type de médecine entre dans « une nouvelle ère », même si   l’exploit devra être confirmé par de nouvelles recherches. 
 Rob   Summers était paraplégique après avoir été happé par une voiture en   juillet 2006, selon un article publié en ligne par le Pr Susan Harkema,   du Centre de recherche sur la moelle épinière du Kentucky et le Pr   Reggie Edgerton, du département de biologie intégrée et de physiologie   comparée de l’Université de Californie à Los Angeles. 
 Le jeune   homme, victime d’un sectionnement de la moëlle épinière, avait conservé   un peu de sensation en-dessous du niveau de la blessure. Mais il n’avait   aucune motricité des muscles du tronc ou des jambes. 
 Les   chercheurs l’ont soumis d’abord à 170 séances d’entraînement locomoteur   pendant 26 mois, avec des poids, des essais de marche ou de montée des   marches, sans amélioration de la contraction des muscles. Le patient   restait incapable de tenir debout ou de marcher. 
 Ils lui ont   ensuite implanté dans le bas du dos une unité portable   d’électrostimulation. Il a été soumis à une stimulation électrique   péridurale directe et continue du bas de sa moelle épinière pendant 40 à   120 mn, qui copiait les messages que le cerveau transmet normalement   pour provoquer le mouvement. 
 Sous cette stimulation, le réseau   neuronal de la moelle épinière, combiné avec les données sensibles   transmises par les jambes, a permis au patient de contrôler les   mouvements de ses muscles et des articulations et il a pu se tenir   debout et avancer, avec de l’aide, sur un tapis roulant. 


Source: LE SOIR
Date: vendredi 20 mai 2011
Le lien: http://www.lesoir.be/lifestyle/sante/2011-05-20/malgre-une-moelle-epiniere-sectionnee-il-parvient-a-marcher-841113.php

G.


Les lois sont faites pour la plèbe non pour les patriciens.

 

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