Auteur Sujet: Une enquête pointe le retard français sur la recherche en thérapie cellulaire  (Lu 1961 fois)

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Arnaud

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Une enquête pointe le retard français sur la recherche en thérapie cellulaire
 
La France est loin derrière la Grande-Bretagne, en termes d'investissement dans les biotechnologies.

La recherche scientifique vers des secteurs inconnus est une prise de risque qui ne fait pas peur aux Anglais. Les chercheurs, les financiers, les associations caritatives et les pouvoirs publics outre-Manche ont misé à fond ces dernières années sur la recherche sur les thérapies régénératives.
L'objectif ultime est de produire à partir d'embryons ou de cellules souches adultes toutes sortes de lignées cellulaires que l'on pourrait greffer en lieu et place d'organes défectueux chez des malades. Si ce but final n'a pas été validé en pratique, les laboratoires expérimentent avec ardeur dans de multiples directions.

Le campus de Cambridge est devenu une pépinière de laboratoires publics et privés, où des chercheurs de tous les pays travaillent dans des domaines fondamentaux ou appliqués avec l'idée finale de soigner les malades atteints aujourd'hui de pathologies incurables.
Des équipes différentes explorent toutes sortes de voie de recherche, celle des cellules souches de l'épithélium olfactif qui aurait la capacité de se multiplier sans arrêt au cours de la vie, celle de la production de cartilage ou de peau à partir de cellules souches, celles des cellules pulmonaires ou neuronales...

- Compétences reconnues
 
Les Entreprises du médicament (LEEM) en France a lancé en 2006 une enquête sur la compétitivité de la France dans le domaine de la thérapie cellulaire et tissulaire. Les résultats présentés cette semaine lors d'un voyage en Grande-Bretagne par la vice-présidente du comité biotechnologie du LEEM, Annick Schwebig, soulignent le décalage de notre pays en termes d'investissement et de compétition, par rapport à l'Angleterre ou aux États-Unis. « D'intensité diverse, la recherche sur les cellules souches a stimulé l'intérêt de nombreux pays en Europe de l'Ouest, en Amérique du Nord et en Asie du Sud-Est, peut-on lire dans le rapport final.
Le constat est que les États-Unis et le Royaume-Uni conservent leur avantage historique dans ce domaine, ce qui leur permet d'être en pointe sur le financement de la recherche fondamentale et appliquée, sur la masse critique et la qualité des publications scientifiques, sur le dépôt et la détention de brevets importants et la prise en compte de l'importance du transfert de technologie. »
 
Cette enquête réalisée en partenariat avec Bionest Partners, en partie financée par le ministère délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, souligne qu'en France, il y a de manière incontestable plusieurs équipes aux compétences reconnues au plan international. « Cependant, en dépit d'un bon niveau scientifique et de la présence de pôles de recherche dédiés, les freins réglementaires, les faibles financements du secteur et le départ de nombreuses compétences clés empêchent actuellement le développement rapide de la thérapie cellulaire dans notre pays », déplore ce travail.

En Grande-Bretagne, les financements publics dédiés vont être de l'ordre de 550 millions de dollars pour dix ans.
Avec en plus des fonds privés très importants. Ils sont moitié moindres ici. Qu'il s'agisse du nombre de brevets ou du nombre de sociétés privées, la Grande-Bretagne, leader en Europe, devance très largement la France. Au plan mondial, les États-Unis sont loin devant.

http://www.lefigaro.fr/sciences/20070331.FIG000000718_une_enquete_pointe_le_retard_francais_sur_la_recherche_en_therapie_cellulaire.html

 :smiley:
 

 

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