Auteur Sujet: Des "bio-pont" pour les cellules souches neurales  (Lu 2137 fois)

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Des "bio-pont" pour les cellules souches neurales
« le: 20 février 2006 à 14:51:17 »
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Des échafaudages de cellules souches réparent les lésions de la moelle épinière de rongeurs

Le 18 février 2006
NewScientist.com
Roxanne Khamsi, St Louis.

Des structures synthétiques semées avec des cellules souches produisant des neurones humaines peuvent aider des rongeurs avec des lésions sévères de la moelle épinière à regagner la mobilité, suggèrent les résultats préliminaires d’essais animaux. Les chercheurs espèrent que cette approche pourrait un jour aider à guérir les lésions du système nerveux chez les humains.

Evan Snyder, du “Burnham Institute“ à La Jolla (Californie – USA) et ses collègues, a conçu des échafaudages spéciaux pour tenir les cellules souches neurales. Les échafaudages minuscules - juste quelques millimètres - sont faits en partie d'acide glycolique polylactique, le même matériau employé pour les sutures solubles. Une fois implanté dans le corps d’animaux de laboratoire, les échafaudages disparaissent laissant les cellules souches en place.

En 2002, Snyder et ses collègues avaient annoncé que les échafaudages contenant des cellules souches neurales de souris ont promu la guérison des lésions de la moelle épinière dans des rats (Proceedings of the National Academy of Sciences, DOI: 10.1073/pnas.052678899).

Au meeting annuel de 2006 de l’“American Association for the Advancement of Science“ à St Louis, Missouri, il a dit à NewScientist.com que son équipe avait vu des améliorations semblables sur des rongeurs qui ont reçu des implants biodégradables contenant des cellules souches neurales humaines.
"Le résultat préliminaire montre que cela fonctionne aussi bien en employant des cellules humaines, et les cellules humaines sont appropriées pour des interventions cliniques", dit Snyder.

Scores des progrès
L'équipe a employé une échelle standard à 21 points pour évaluer le niveau de fonction de la moelle épinière dans les animaux de laboratoire, pour lequel un score de zéro indique la paralysie complète et 21 représente la mobilité complète.

Les données préliminaires ont montré que les rongeurs receveurs des implants contenant des cellules souches humaines avaient pu récupérer de la lésion de la moelle épinière jusqu'à 14 de l'échelle. Snyder note que cela représente un progrès considérable : "Douze est la ligne de démarcation où on commence à obtenir des améliorations fonctionnelles raisonnables". Les animaux du groupe contrôle qui n’ont reçu aucunes cellules souches marquent seulement 3 points.

Snyder pense que les cellules souches tenues dans ces échafaudages "bio-pont" produisent un effet positif en nourrissant et soutenant les cellules nerveuses chez le rongeur destinataire. C'est ce que lui et d'autres scientifiques nomme "l'effet chaperon". Il ajoute que l'échafaudage maintient les cellules souches dans la bonne position pour faciliter la reformation du tissu.

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:arrow:  TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
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Stem cell scaffolds repair rodent spinal cord damage

11:32 18 February 2006
NewScientist.com news service
Roxanne Khamsi, St Louis
 
Synthetic structures seeded with neuron-producing human stem cells can help rodents with severe spinal cord damage to regain mobility, early results from animal tests suggest. Researchers hope that the approach might one day help to heal nervous system injury in humans.

Evan Snyder, at the Burnham Institute in La Jolla, California, US, and his colleagues designed special scaffolds to hold the neural stem cells. The tiny scaffolds – just a few millimetres in size - are made partly out of polylactic glycolic acid, the same material used for dissolvable sutures. Once implanted into the body of laboratory animals the scaffolds vanish leaving the stem cells in place.

In 2002, Snyder and his colleagues reported scaffolds containing neural stem cells from mice promoted the healing of spinal cord damage in rats (Proceedings of the National Academy of Sciences, DOI: 10.1073/pnas.052678899).

At the 2006 American Association for the Advancement of Science annual meeting in St Louis, Missouri, he told NewScientist.com that his team has seen similar improvements in rodents that received the biodegradable implants containing human neural stem cells.
"Preliminary evidence shows that this works just as well using human cells, and the human cells would be suitable for clinical interventions," says Snyder.

Scoring gains
The team used a standard 21-point scale to rate the level of spinal cord function in the laboratory animals in which a score of zero indicates complete paralysis and 21 represents complete mobility.

The preliminary data showed that rodents given the tiny implants containing human stem cells can recover from spinal cord injury up to 14 on the scale. Snyder notes that this represents considerable progress: "Twelve is the dividing line where you start getting reasonable functional improvement." The control animals that receive no stem cells score only about 3.

Snyder believes that the stem cells held in these "biobridge" scaffolds produce a positive effect by nurturing and sustaining the nerve cells in the recipient rodent. This is what he and other scientists refer to as the "chaperone effect". He adds that the scaffolding holds the stem cells in the right position to facilitate the reformation of tissue.


Source : http://www.newscientist.com/channel/health/dn8741.html

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