Auteur Sujet: Cellules souches : clonage thérapeutique (U.K)  (Lu 4294 fois)

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ben

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Cellules souches : clonage thérapeutique (U.K)
« le: 09 mars 2005 à 12:45:48 »
Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-397614,0.html

Le "père" de Dolly va cloner des embryons humains

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LE MONDE | 10.02.05 | 14h11  •  MIS A JOUR LE 10.02.05 | 16h18

Les autorités britanniques ont donné le feu vert, mardi 8 février, à l'équipe de biologistes dirigée par Ian Wilmut, chercheur au Roslin Institute d'Edimbourg, pour la création d'embryons humains par clonage. Premier objectif  : traiter les affections neurodégénératives avec des cellules souches

Dernier événement médiatique dans l'espace scientifique du clonage à visée thérapeutique et des cellules souches : la Haute Autorité britannique en charge des activités d'assistance médicale à la procréation et à la recherche en embryologie (HFEA) a, mardi 8 février, autorisé l'équipe de biologistes dirigée par le "père" de la brebis Dolly à créer des embryons humains à partir de la technique du clonage.  
Le professeur Ian Wilmut, chercheur au Roslin Institute d'Edimbourg et membre du King's College de Londres, désirait pouvoir cloner des embryons humains pour des recherches qu'il souhaite développer sur le traitement des affections neurodégénératives, parmi lesquelles la maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique. Son vœu est désormais exaucé.
C'est la deuxième fois que la HFEA donne une autorisation de cette nature après celle accordée l'an dernier à une équipe de biologistes de l'Institut de génétique humaine de l'université de Newcastle dirigée par le docteur Miodrag Stjkovic (Le Monde du 13 août 2004).
Ces décisions ont été prises dans le cadre d'une loi promulguée en 2002 et qui fait de la Grande-Bretagne le premier pays au monde à autoriser - tout en l'encadrant de manière stricte - la création par clonage d'embryons humains à des fins thérapeutiques. La même loi, qui criminalise en outre la pratique du clonage humain reproductif, donne ainsi à la Grande-Bretagne la possibilité d'occuper une position dominante en biologie moderne et de mener des travaux sur les cellules souches et la future médecine régénératrice.
La quasi-totalité des recherches, nombreuses, qui font appel à des cellules souches humaines et qui ont été conduites ces dernières années à travers le monde étaient menées à partir de cellules issues d'embryons humains ayant été conçus in vitro. Embryons obtenus lors d'opérations d'assistance médicale à la procréation, conservés par congélation, et ne s'inscrivant plus, pour des raisons diverses, dans un projet parental. Le feu vert donné par la HFEA britannique déplace un peu plus les frontières séparant, pour des raisons éthiques et non scientifiques, ce qui est permis de ce qui est prohibé.
L'autorisation permet, en effet, aux chercheurs des équipes de Newcastle et d'Edimbourg de disposer d'embryons humains déjà existants mais aussi de créer des embryons humains à des fins scientifiques et ce à partir de la technique du clonage. La dernière décision de la HFEA dans ce domaine est d'autant plus lourde de sens qu'elle concerne l'équipe qui, pour la première fois au monde, avait réussi, il y aura bientôt neuf ans, la création d'un mammifère cloné à partir du transfert du noyau d'une cellule adulte dans un ovocyte énucléé.

DES GREFFES MIEUX ACCEPTÉES
Les biologistes qui souhaitent pouvoir conduire ces travaux postulent que les cellules souches issues d'embryons conçus par clonage présenteront des caractéristiques immunologiques de nature à faciliter l'usage thérapeutique qu'ils souhaitent pouvoir en faire. En d'autres termes, ils pensent que les greffes qui seront pratiquées à partir de ces cellules et destinées à lutter contre les affections dégénératives devraient être plus aisément acceptées par les organismes dont provient le noyau cellulaire utilisé lors du clonage.
D'un strict point de vue scientifique, la question est loin d'être tranchée. Certains biologistes estiment qu'il est prématuré et vain de lancer dès maintenant des recherches de cette nature. D'autres, comme le professeur Axel Kahn (Institut Cochin, Paris), font valoir qu'autoriser la pratique du clonage à des fins thérapeutiques dans l'espèce humaine conduira à la mise au point de techniques efficaces qui seront immanquablement utilisées, dans un avenir proche ou lointain, à des fins de reproduction.

RIEN AU-DELÀ DE 14 JOURS
Si elle ne bouleverse pas radicalement la donne, l'autorisation donnée par la HFEA confère une nouvelle actualité à cette problématique. Cette instance répond par là favorablement à l'une des équipes - jusqu'à présent spécialisée dans les recherches vétérinaires - qui maîtrisent au mieux la technique du clonage par transfert nucléaire à des fins reproductives dans différentes espèces du genre mammifère.
"Notre but est seulement de générer des cellules souches à des fins de recherche, a clairement affirmé le professeur Wilmut. Il ne s'agit absolument pas de clonage reproductif, les œufs -embryons- que nous allons utiliser ne pourront pas croître au-delà de quatorze jours, conformément à la législation en place en Grande-Bretagne."
Depuis la publication scientifique annonçant, le 27 février 1997, dans les colonnes de la revue Nature, la création par clonage de la brebis Dolly, le professeur Wilmut n'a jamais varié dans ses déclarations. Participant sans rechigner aux différents débats ouverts par cette nouvelle et spectaculaire avancée scientifique, ce chercheur s'est toujours prononcé contre l'usage qui pourrait être fait de cette technique, à des fins de reproduction dans l'espèce humaine. A l'inverse, il n'a jamais caché sa volonté d'user le moment venu de ce nouveau savoir à des fins thérapeutiques.
Au-delà des interrogations éthiques, une importante question se pose. L'expérience accumulée chez l'animal montre que le clonage par transfert nucléaire, loin d'être une technique maîtrisée, est générateur de processus pathologiques à la fois nombreux et fréquents. Comment, dès lors, imaginer que le moment est venu de passer aux premières étapes de l'expérimentation humaine ?
Jean-Yves Nau
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 11.02.05



Hors ligne emmanuel

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cellules souches UK
« Réponse #1 le: 23 mai 2005 à 12:27:39 »
En angleterre,

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CLONAGE Aprés la Corée
Premier embryon humain en Angleterre

Martine Perez
[21 mai 2005]

La course au clonage thérapeutique s'accélère. Le jour même de l'annonce par une équipe coréenne d'une avancée majeure dans la maîtrise du clonage humain (nos éditions d'hier), une équipe britannique a, à son tour, déclaré avoir cloné ses premiers embryons humains.


Hier, les scientifiques du Centre pour la recherche sur les cellules souches et ceux du Centre international pour la vie, basés tous deux à Newcastle, en Angleterre, notamment le professeur Alison Murdoch et le Dr Miodrag Stojkovic, ont annoncé dans un communiqué avoir créé les premiers embryons humains clonés en Grande-Bretagne. Ils ont réussi à produire un blastocyste, un amas de cellules correspondant au stade du développement embryonnaire précoce (de 5 à 7 jours chez l'homme), à partir d'un seul individu, selon le procédé désormais classique décrit pour la première fois en 1997 avec la brebis Dolly.


Cette communication avant toute publication dans une revue scientifique est intervenue le jour même où une équipe de chercheurs sud-coréens, dont les travaux sont beaucoup plus avancés, décrivait dans la revue Science datée de ce vendredi les premières lignées de cellules souches embryonnaires, isolées à partir d'embryons humains clonés, obtenues à partir de personnes malades. A partir des précieuses cellules souches, les chercheurs espèrent, dans un avenir indéterminé, soigner des maladies comme le diabète et la maladie d'Alzheimer ou remplacer des organes défectueux sans risque que la greffe soit rejetée.


D'autres équipes en Grande-Bretagne, où le clonage thérapeutique est autorisé par la loi, ont obtenu également le feu vert des autorités pour mener des recherches sur l'embryon humain, comme le créateur de la brebis clonée Dolly, Ian Wilmut, du Roslin Institute d'Edimbourg. En France, la création d'embryons par clonage à des fins de recherche est interdite.


Les débats éthiques sur ces recherches sont loin d'être clos, du fait du risque qu'elles puissent conduire au clonage reproductif, et de la nécessité de disposer d'ovules féminins pour réaliser tout clonage, ce qui peut être considéré comme une forme d'instrumentalisation du corps humain.


Aux Etats-Unis, réagissant aux annonces coréenne et britannique, le président George W. Bush a menacé hier d'opposer son veto à toute loi assouplissant les limitations posées au financement fédéral de la recherche sur les cellules souches. Se disant «partisan de la recherche sur les cellules souches», le président a rappelé qu'il était «contre l'utilisation d'argent fédéral venant des contribuables pour développer une science qui détruit la vie pour sauver des vies».


http://www.lefigaro.fr/sciences/20050521.FIG0197.html?114338

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cellules souches UK.
« Réponse #2 le: 23 mai 2005 à 19:58:19 »
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Après l’équipe de Hwang Woo-suk, celle d’Alison Murdoch (Newcastle) apporte sa contribution au clonage thérapeutique. Le Times a annoncé que les chercheurs britanniques sont parvenus à transférer « le matériel génétique d’embryons normaux dans des ovules non utilisés ». Dans le même temps le VUB a annoncé la naissance, pour la première fois en Europe, de deux « bébés médicaments ». Marc Peschanski (Inserm) salue la « révolution scientifique » menée par les Coréens, qui bouleverse la thérapie cellulaire : ils « prouvent que la technique est au point, qu’elle n’est pas hypercomplexe et quasi inaccessible comme certains le prétendaient. (…) Il faut s’attendre à une accélération spectaculaire dans les mois et les années à venir. On passe véritablement à l’ère post-génomique. » Il note au passage que son laboratoire, le Généthon (financé par l’Inserm et l’Association française de lutte contre les myopathies), est animé par une équipe de 25 chercheurs contre une centaine pour l’équipe sud-coréenne.
Daniel Aberdam, directeur de recherche à l’Inserm, commente l’expérience britannique : « Plus personne ne pourra dire que le transfert du noyau est impossible ». Selon Axel Kahn (Inserm-CNRS), « On fait sauter le premier verrou sur la voie du clonage reproductif. (…) Le mal est fait. J’ai le sentiment que c’est inéluctable. » Au cours d’une interview à France Soir, M. Peschanski lui objecte que « le monde scientifique est encadré et que les chercheurs eux-mêmes s’auto-contrôlent ».

source :
AFP, 20/05. Le Monde, Libération, Aujourd'hui, France Soir, 21/05. Le Journal du Dimanche, 22/05. Le Figaro, 21 et 23/05. La Croix, L'Humanité, Les Échos, L’Express, 23/05

« Modifié: 17 septembre 2005 à 17:21:11 par TDelrieu »

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A la marge : Clonage thérapeutique
« Réponse #3 le: 07 juillet 2005 à 22:54:30 »
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Les Français aussi veulent travailler sur le clonage thérapeutique

Dix personnalités scientifiques de tout premier plan ont adressé une pétition à Jean-Louis Debré, Président de l'Assemblée nationale et à Roger-Gérard Schwartzenberg, député et ancien ministre de la Recherche.

Le motif de leur démarche ? Obtenir enfin l'autorisation de mener des recherches sur le clonage thérapeutique. Cette pétition "vient en soutien à la 'proposition de loi visant à autoriser les recherches sur le clonage thérapeutique' déposée par Roger-Gérard Schwartzenberg, le 25 mai dernier". Les signataires demandent ainsi l'abrogation de l'article 25 de la loi de bioéthique qui interdit toute constitution d'un embryon humain à des fins thérapeutiques.

"Prohiber le transfert nucléaire est préjudiciable aux malades" écrivent-ils. "Ceux-ci ont le droit de voir les recherches progresser pour développer de nouvelles thérapeutiques réellement efficaces, susceptibles de leur apporter des chances de guérison (...) Nous demandons (...) un texte de loi autorisant les recherches sur le clonage thérapeutique, en les soumettant bien sûr à un strict dispositif d'encadrement".

Deux anciens Prix Nobel de Médecine -les Prs Jean Dausset et François Jacob- figurent parmi les signataires. Mais aussi quatre membres de l'Académie des Sciences -Etienne-Emile Beaulieu, Nicole Le Douarin, François Gros et Alain Fischer- ainsi que les Prs René Frydman (CHU Antoine Béclère de Clamart), Marc Peschanski (INSERM), Ketty Schwartz (CNRS) et Claude Sureau, Président de l'Académie nationale de Médecine.

www.yahoo.fr
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