Un singe retrouve l’usage de son bras paralysé

 

Le 23 mai 2014

DEUX CHERCHEURS DE L’UNIVERSITE DE NEWCASTLE ONT PERMIS A UN MACAQUE DE BOUGER A NOUVEAU SON BRAS PARALYSE EN STIMULANT SA MOELLE EPINIERE

Deux chercheurs de l'Université de Newcastle ont permis à un macaque de bouger à nouveau son bras paralysé, en stimulant sa moelle épinière. YOSHIKAZU TSUNO / AFP

PARALYSIE Deux chercheurs de l’Université de Newcastle ont permis à un macaque de bouger à nouveau son bras paralysé, en stimulant sa moelle épinière. Une avancée, puisqu’il n’existe pas encore de traitements pour rétablir le mouvement d’un membre supérieur lorsque les nerfs qui envoient des messages du cerveau aux muscles ont été endommagés, comme après un accident vasculaire cérébral (AVC). Les travaux de ces deux chercheurs viennent d’être publiés dans la revueFrontiers in Neuroscience.

La possibilité de nouveaux traitements

PROTOCOLE Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont d’abord formé des macaques à saisir et tirer une poignée à ressort. Puis ils leur ont temporairement paralysés le bras, en utilisant un médicament et en respectant les lois anglaises éthiques sur les animaux. Les singes ont donc été incapables de saisir la poignée, même si leur cerveau fonctionnaient normalement. Mais en reliant leur cerveau à un ordinateur puis l’ordinateur à la moelle épinière, les singes ont été en mesure de tirer sur la poignée.

TRAITEMENTS « Cette découverte ouvre la voie à de nouveaux traitements d’ici plusieurs années », selon les chercheurs. Ce qui pourrait aider les personnes ayant subi un AVC ou des lésions de la moelle épinière à retrouver un certain mouvement dans leurs bras et leurs mains. « Les études animales comme la nôtre sont nécessaires pour démontrer la faisabilité et la sécurité des procédures afin de minimiser les risques et de maximiser la chance de bons résultats chez les humains », juge Jonas Zimmermann, co-auteur de l’étude.

Un implant pour les humains dans 5 ans

IMPLANT « Quand quelqu’un a le cortex moteur ou la moelle épinière endommagés, le signal du cerveau aux muscles ne se transmet pas, explique Andrew Jackson, co-auteur de l’étude. Nous avons donc restauré cette connexion, pour que le signal indiquant le déplacement de la main atteigne la moelle épinière ». « En exploitant les réseaux de neurones toujours actifs situés en-dessous de la blessure et en stimulant la moelle épinière, nous pouvons activer les actions naturelles chez les macaques comme le fait de saisir un objet », ajoute t-il.

IMPLANT (Bis) Les chercheurs souhaiteraient développer davantage la technologie utilisée dans leur expérience, dans le but de concevoir un petit implant destiné aux humains pour former de nouveau la connexion entre cerveau et muscles. « Je pense que dans cinq ans, nous pourrions avoir un implant prêt. Il y a quelques défis techniques à surmonter, comme c’est le cas avec toute nouvelle technologie, mais nous faisons déjà des progrès, » affirme Andrew Jackson.

« Ces recherches, visant à utiliser les parties intactes du système nerveux et créer de nouvelles connexions artificielles, sont à la fine pointe des neurosciences, a déclaré John Williams, neuroscientifique au Wellcome Trust, fondation mondiale de charité en médecine qui a financé l’étude.Elles pourraient conduire à des améliorations significatives de la fonction de la main et transformer la vie des patients paralysés. »

VIDÉO Les expériences menées par les chercheurs sont visibles dans la vidéo ci-dessous (en anglais).

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