NX210 neuropeptide (Clermont Ferrand – France)

Le 19 février 2015

L’espoir de réparer la moelle épinière

Accidents de la route, domestique, sportif… Et la moelle épinière est endommagée. Des vies brisées. Mais un espoir de retrouver de motricité grâce aux travaux de recherche menés à la faculté de médecine de Clermont-Ferrand et à l’ICM à Paris, désormais partenaires.

La faculté de médecine de Clermont-Ferrand et l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, situé à Paris, sont depuis, vendredi 13 février, partenaires (*). Dès à présent, l’équipe auvergnate du docteur Laurent Sakka et celle de Claire Wyart à l’ICM partagent un projet de recherche, « sur la motricité et le développement de nouvelles voies de régulation sur lesquelles agir pour améliorer la réparation médullaire post-traumatique ». Un espoir pour nombre de malades dont la moelle épinière a été endommagée partiellement, que ce soit lors d’un accident domestique, de la route ou lors d’une pratique sportive, par exemple.

« Il faut bien le reconnaître, il n’y a pas eu de progrès en la matière depuis trente ans », avoue le docteur Laurent Sakka. « Il y en a eu dans la prise en charge chirurgicale pour éviter que cela s’aggrave mais en matière de réparation médullaire via la voie moléculaire aucun. Et puis, nous aimerions pouvoir stopper la perte cellulaire après la lésion. Cette dernière qui concerne 40 % des cellules lors de l’accident passe à 88 % au bout d’un mois. »

Déjà, l’équipe de recherche clermontoise a obtenu des succès thérapeutiques chez le mamifère tel que le rat. « Un peptide, dérivé moléculaire sécrété au cours du développement de l’embryon, s’avère efficace. Nous avons constaté physiologiquement que des liaisons nerveuses repoussaient et qu’en plus, les animaux retrouvaient de la motricité ».

La recherche va désormais passer à l’étape des essais cliniques, c’est-à-dire sur l’homme. Durant un an, l’équipe de recherche associée à Neuronax va évaluer la tolérance de cette molécule. Ensuite, les essais seront développés à plus grande échelle pour étudier leur efficacité, durant dix-huit mois.

Parallèlement l’équipe parisienne explore une autre voie thérapeutique : « Eux se penchent sur la capacité du poisson zèbre à se “réparer” tout seul. Ils étudient ce qui se passe physiologiquement chez cet animal. De notre côté, nous tentons aussi de comprendre les liens entre ce que nous obtenons avec nos modèles rats et ce qui ce qui se passe chez ce poisson. Peut-être que ce peptide réveille un mécanisme en dormance chez l’homme ? »

(*) Hier, dans les locaux de la faculté de médecine de Clermont-Ferrand et en présence de personnalités du monde médical, économique et social, les professeurs Gérard Saillant, président de l’ICM, Alain Eschalier, vice-président du conseil scientifique de la recherche et de la valorisation de l’Université d’Auvergne, Jean Chazal, doyen de la faculté de médecine de Clermont-Ferrand, ont signé une convention de partenariat associant l’ICM à des équipes en Auvergne sur la recherche en neurosciences.

Collecte de fonds. Ce projet en région est le point de départ d’actions de communication et de collecte de fonds au service de la recherche organisée sous la responsabilité d’Édouard de Royère, délégué général pour les régions à l’ICM et Jacques Berbey, délégué régional.

Source : http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/2015/02/14/lespoir-de-reparer-la-moelle-epiniere_11329271.html

Posté dans Actualités
Tags : , ,

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce site et recevoir une notification de chaque nouvel article par email.

Rejoignez 425 autres abonnés

Statistiques du blog

  • 130 581 visites

Suivez-nous sur Twitter

Alarme sur Facebook

%d blogueurs aiment cette page :