Une colonne vertébrale intelligente pour faire remarcher des paralysés

Intel et l’Université de Brown aux Etats-Unis développent une interface intelligente à placer sur la colonne vertébrale qui pourrait constituer une avancée majeure pour les personnes paralysées.

Ça ressemble un peu à de la science fiction : ce projet présenté par le géant des puces électroniques Intel en association avec l’Université de Brown, aux États-Unis, a pour but de mettre au point un procédé électronique qui pourrait faire remarcher des personnes qui ont perdu l’usage de leurs jambes après un accident ou un traumatisme. Leur moelle épinière a été rompue, les signaux électriques ne circulent plus, et, donc, les ordres donnés par le cerveau ne peuvent plus être exécutés.

Ce projet prévoit de recréer ce lien en implantant des électrodes au-dessus et au-dessous de la rupture de la moelle épinière. Les électrodes sont reliés aux nerfs de la personne de façon a recréer cette circulation des signaux électriques. Entre les électrodes, les chercheurs installeront une interface électronique miniature avec un logiciel bourré d’intelligence artificielle. Il sera capable d’interpréter les signaux venant du cerveau pour permettre aux muscles de fonctionner à nouveau.

Les premiers essais sont sur le point de commencer avec des volontaires. On va leur implanter des électrodes mais pas encore l’interface intelligente, qui n’est pas miniaturisée. Ils seront branchés sur une machine externe, de la taille d’un petit ordinateur. Ces tests dureront à chaque fois un mois et ils ont pour but de faire apprendre au logiciel à interpréter les signaux venus du cerveau et de mettre au point cette interface qui à terme sera implantée dans cette colonne vertébrale intelligente. 

– Retrouver une mobilité parfaite

Bien sûr il faut être très prudent mais les chercheurs sont assez optimistes. Des essais menés sur des singes ont été prometteurs et ils estiment que dans 2 ans le projet pourrait aboutir et permettre l’autonomie des personnes paralysées. En plus de remarcher, elles pourraient aussi retrouver le contrôle de leur vessie.

Les scientifiques pensent que les personnes paralysées pourront retrouver une mobilité parfaite. Les ordres transmis par le cerveau devraient être interprétés en temps réel par l’algorithme et donc pourraient recréer une  marche fluide.




Une thérapie du Québec pour les LME chronique développée en parallèle par des universitaires et des sociétés en Suisse et aux Pays-Bas

QUEBEC, CANADA, le 10 octobre 2019 – Les Laboratoires Guertin annoncent aujourd’hui le lancement d’une campagne de financement visant à soutenir une étude pilote de phase IIb pour le traitement par la trithérapie (buspirone / L-DOPA / carbidopa) nommée Spinalon. Il a été démontré que cette pilule orale expérimentale déclenche de courts épisodes d’activité rythmique des jambes chez des volontaires souffrant de lésions chroniques de la moelle épinière.


En 2005, Spinalon a été découvert comme une approche pharmacologique capable de provoquer, dans les minutes qui suivent l’administration, l’activation du réseau spinal de la marche sur un tapis roulant pendant 30 à 45 minutes chez des animaux complètement paraplégiques.


En 2009, Nordic Life Science Pipeline a signé un accord de licence avec l’Université Laval et le Dr Pierre A. Guertin, l’inventeur, portant sur les droits de tester Spinalon dans le cadre d’une étude de phase I / II.

Avec le soutien du département américain de la Défense, cette première étude a été menée à bien en 2016 au Centre universitaire de santé McGill au Canada. Étant donné que des preuves préliminaires d’efficacité ont été trouvées chez des personnes complètement paralysées, les Laboratoires Guertin ont décidé de commencer à chercher des fonds pour une étude pilote de phase IIb en Belgique visant à démontrer l’efficacité clinique de Spinalon sur un tapis roulant associée ou non à des dispositifs médicaux tels que des vibreurs pour massage musculaires et des exosquelettes. En parallèle, le Dr Bloch, neurochirurgien en Suisse (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois), professeur associé à l’Université de Lausanne et cofondateur de GTX Medical (Suisse et Pays-Bas) a annoncé, sans autorisation des Laboratoires Guertin et de son fondateur, un essai clinique avec buspirone / L-DOPA / carbidopa (SpinalonTM) chez des patients blessés à la moelle épinière.

Candidate Therapy From Quebec for Chronic SCI Being Developed in Parallel by Academics and Companies in Switzerland and the Netherlands

October 13, 2019

QUEBEC CITY, CANADA, October 10th 2019 – Today, Laboratoires Guertin announces that a campaign for funding has been launched to support a phase IIb-enabling pilot study with a tritherapy candidate (buspirone/L-DOPA/carbidopa)called Spinalon. This experimental oral pill has been shown to trigger short episodes of rhythmic leg activity in volunteers suffering chronically a severe spinal cord injury. In 2005, Spinalon was discovered as a pharmacological approach capable of eliciting, within minutes post-administration, spinal network activation and basic weight-bearing stepping on a treadmill for 30-45 minutes in completely paraplegic animals. In 2009, Nordic Life Science Pipeline signed an in-licensing agreement with Université Laval and Dr Pierre A. Guertin, the inventor, for the rights of testing SpinalonTM in a first-in-patient phase I/IIa study (NCT01484184). With support from the US Department of Defense (grant number W81XWH-11-1-08178) that first study was successfully completed in 2016 at the McGill University Health Center in Canada (Radhakrishna et al. Curr Pharm Des 23, 2017). Given that preliminary evidence of efficacy was found in completely paralyzed people, Laboratoires Guertin has decided to begin seeking funds for a pilot phase IIb enabling study in Belgium designed to demonstrate clinically-relevant efficacy on a treadmill in combination or not with medical devices such as muscle vibrators and exoskeletons. In parallel, Prof Dr Bloch, neurosurgeon in Switzerland (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois), associate professor(Université de Lausanne), and co-founder of GTX Medical (Switzerland and The Netherlands) has announced, without authorization from Laboratoires Guertin and its founder, a clinical trial with buspirone/L-DOPA/carbidopa (SpinalonTM) in spinal cord-injured patients (NCT04052776).

Source : https://spinalcordresearchandadvocacy.wordpress.com/2019/10/13/candidate-therapy-from-quebec-for-chronic-spinal-cord-injury-being-developed-in-parallel-by-academics-and-companies-in-switzerland-and-the-netherlands/




Des macaques paralysés retrouvent l’usage de la marche

Grégoire Courtine à Dijon pour la Nuit des Chercheurs : « On travaille pour rechercher l’inconnu »

Le neuroscientifique côte-d’orien Grégoire Courtine, connu pour ses travaux sur les lésions de la moelle épinière, animera deux conférences ce vendredi à Dijon, à l’occasion de l’édition 2019 de la Nuit européenne des Chercheurs.

Installé à Lausanne, en Suisse, depuis plusieurs années, le Dijonnais Grégoire Courtine et son équipe sont parvenus à redonner espoir à des millions de personnes atteintes de lésions de la moelle épinière, en réussissant à faire remarcher des patients grâce à des stimulations électriques. Des travaux qui lui valent aujourd’hui la reconnaissance de la communauté scientifique et qu’il viendra présenter ce vendredi soir, sur le campus de l’université de Dijon, à l’occasion de la Nuit européenne des chercheurs.

– En 2018, vous expliquiez que la prochaine étape était de passer d’un statut d’étude à celui de traitement, à la disposition des hôpitaux et des cliniques. Où en êtes-vous ?

« Il y a, d’un côté, la start-up GTXmedical, que nous avons confondée avec Jocelyne Bloch. Elle se développe bien, puisque nous comptons actuellement 70 employés. Nous sommes implantés à Lausanne, mais aussi à Eindhoven, aux Pays-Bas, sur le site de Philipps, où nous développons la technologie qui sera ensuite utilisée de manière clinique. Avec des tests cliniques qui, nous l’espérons, seront possibles d’ici un à deux ans. Et parallèlement, il y a l’aspect académique. Je travaille en laboratoire avec une équipe d’une cinquantaine de personnes, entre l’hôpital, au service en neurochirurgie et l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), où je suis professeur. Concernant les tests, nous avions trois patients l’an dernier. Nous en comptons désormais sept, qui montrent les mêmes résultats que les précédents. On constate que la moelle épinière répond de manière systématique. Quant au déploiement de cette technologie vers le grand public, il ne faut pas l’attendre avant au moins quatre ans. »

– À l’occasion de la nuit des chercheurs, vous évoquerez votre parcours. Que diriez-vous à un jeune qui s’interroge, aujourd’hui, dans un pays où les métiers scientifiques ne sont pas forcément les plus attractifs ?

« D’abord, je lui dirais que c’est un métier exaltant. On travaille pour rechercher l’inconnu. Et lorsqu’on obtient des résultats, après plusieurs années de travail, on éprouve des émotions très fortes en tant que scientifiques. Même si elles sont dures à acquérir, c’est une récompense extraordinaire. C’est pourquoi il s’agit avant tout d’un métier passion et non d’un métier alimentaire. Ensuite, le monde va beaucoup changer dans les vingt ou trente prochaines années. L’intelligence artificielle va envahir notre société. Et le travail des scientifiques et des ingénieurs ne sera jamais remplacé par des machines. Ce sont donc des métiers d’avenir. »

– Aujourd’hui, avez-vous le sentiment que les scientifiques français disposent des moyens pour rivaliser sur le plan international ?

« La France a quand même bien évolué au cours des dernières années, de façon positive. Mais il demeure que dans notre pays, les scientifiques ne sont pas extrêmement valorisés. Quand on est chercheur à l’Inserm ou au CNRS, on a des salaires qui sont assez bas. Et le système est hyperhiérarchique. Avec une organisation verticale qui n’est, à mon sens, pas compatible avec le monde de fonctionnement des scientifiques. À titre d’exemple, aux États-Unis, très tôt, on vous donne votre indépendance. On fait un pari, très risqué. On vous donne cinq ans pour mener à bien vos recherches. Si cela ne marche pas, tout s’arrête. Tandis qu’en France, on peut rester chercheur à l’Inserm toute sa vie. Mais on a tendance à prendre moins de risques. Avec un système qui récompense moins le travail fourni. Et je pense que tout ceci n’est pas très bon pour favoriser la recherche de haut niveau. »

Source :
https://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2019/09/25/gregoire-courtine-en-france-les-scientifiques-ne-sont-extremement-valorises




Ataxie de Friedreich

MINORYX THERAPEUTICS ANNONCE LE PREMIER PATIENT TRAITÉ DANS LE CADRE DE L’ESSAI DE PHASE 2 DE FRAMES DANS L’ATAXIE DE FRIEDREICH

Le 4 juin 2019 – Minoryx Therapeutics, société spécialisée dans le développement de nouveaux médicaments pour les maladies orphelines, a annoncé aujourd’hui que le premier patient avait reçu une dose de son principal candidat « La lériglitazone (MIN-102) », dans l’essai clinique de phase 2.

Ce premier patient a été traité fin avril à l’hôpital La Paz (Madrid) par une équipe dirigée par le Dr Francisco Javier Rodríguez de Rivera (site dirigé par le Professeur Alexandra Durr (ICM, Paris, France), le Dr Alexandra Darling (hôpital Sant Joan de Déu, Barcelone, Espagne), le Professeur Massimo Pandolfo (Hôpital Erasme-ULB, Bruxelles, Belgique) et le professeur Jörg Schulz (Université RWTH, Aix-la-Chapelle, Allemagne).

FRAMES est un essai à double insu contrôlé par placebo visant à évaluer l’efficacité et la sécurité de la leriglitazone chez les patients atteints d’ataxie de Friedreich. La chercheuse principale est la professeure Alexandra Durr de l’Institut du cerveau et de la colonne vertébrale de l’hôpital universitaire La Pitié-Salpêtrière (ICM), Paris. L’essai inclura 36 patients âgés de 12 ans et plus avec une durée de traitement d’un an.

Plusieurs études ont montré que la voie de PPARγ / PGC1a était régulée négativement dans l’ataxie de Friedreich, faisant de cette voie une cible thérapeutique avec un potentiel modificateur de la maladie. Dans les modèles précliniques, la leriglitazone a pu réguler positivement la PGC1a, augmenter la survie des neurones, améliorer la fonction mitochondriale et la biogenèse et restaurer la production d’énergie.

La lériglitazone a également montré une bonne efficacité in vivo dans des modèles d’autres maladies du système nerveux central (CNS) et fait actuellement l’objet d’un essai clinique de phase 2/3 pour le traitement de l’adrénomyélonévrite (AMN), le phénotype le plus courant d’adrénoleukodystrophie liée à l’X (X). X-ALD). En 2018, 116 patients ont été inclus dans cet essai et environ 25% des patients ont été traités depuis plus d’un an.

« Nous sommes ravis que la participation à l’essai FRAMES ait commencé», a déclaré Marc Martinell, PDG de Minoryx. « Sur la base d’études précliniques, le développement de la lériglitazone dans cette indication est parfaitement justifié et nous étudions actuellement un certain nombre d’affections supplémentaires affectant le système nerveux central, où la lériglitazone pourrait être bénéfique pour les patients. »

« Je suis ravie de constater que la leriglitazone de Minoryx est évaluée dans le cadre de multiples maladies rares du système nerveux central, un domaine dans lequel il existe un grand besoin médical non satisfait en traitements innovants », a déclaré la professeure Alexandra Durr, chercheuse principale à l’Institut du cerveau et de la colonne vertébrale de La. Hôpital Universitaire Pitié-Salpêtrière (ICM), Paris, et coordinateur de l’étude. « Je suis impatient que cet essai clinique soit mené à bien et qu’il soit positif, ce qui pourrait constituer une option de traitement tant attendue pour les patients atteints d’ataxie de Friedreich. »

À propos de l’ataxie de Friedreich

L’ataxie de Friedreich est une maladie génétique rare caractérisée par une perte de coordination et de force musculaire résultant de la dégénérescence du tissu nerveux de la moelle épinière et de lésions des nerfs qui contrôlent le mouvement musculaire. Les symptômes vont de l’incapacité de coordonner les mouvements à l’instabilité de la marche avec déséquilibre, faiblesse musculaire et tremblements. Au bout de 10 à 15 ans, les patients perdent leur capacité à se tenir debout, à s’asseoir et à marcher. L’ataxie de Friedreich devient fatale, principalement en raison d’une insuffisance cardiaque. L’ataxie de Friedreich est causée par un défaut génétique conduisant à un déficit en frataxine qui affecte les enfants des deux sexes aussi bien et est transmis comme un trait récessif. Il affecte environ 1 personne sur 40 000. Il n’existe actuellement aucun traitement curatif connu et les traitements existants ne traitent que des symptômes.

A propos de Leriglitazone

Le lériglitazone (MIN-102) est un nouvel agoniste sélectif du gamma-agoniste PPAR pénétrant dans le cerveau, biodisponible par voie orale, capable d’engager le récepteur cible aux niveaux requis pour une efficacité au sein du SNC. Il a montré une preuve de concept préclinique robuste dans des modèles animaux de maladies multiples modulant les voies conduisant au dysfonctionnement mitochondrial, au stress oxydatif, à la neuroinflammation, à la démyélinisation et à la dégénérescence axonale. La lériglitazone a le potentiel de traiter plusieurs affections du système nerveux central, notamment des maladies orphelines telles que X-ALD et l’ataxie de Friedreich. Une étude clinique de phase 1 a été menée à bien, confirmant que la lériglitazone était bien tolérée et qu’elle était capable de franchir la barrière hémato-encéphalique et d’engager le gamma PPAR dans le SNC à un niveau équivalent à celui des études précliniques.

À propos de Minoryx Therapeutics

Minoryx est une société de biotechnologie au stade clinique qui dirige le développement de nouvelles thérapies pour les maladies orphelines du système nerveux central ayant un besoin médical élevé et non satisfait, telles que X-ALD et l’ataxie de Friedreich. Le programme principal de la société est la lériglitazone (MIN-102). L’équipe de Minoryx est composée d’un groupe d’experts en découverte et développement de médicaments ayant plusieurs décennies d’expérience dans les domaines de la biotechnologie et de la pharmacie. La société est soutenue par un syndicat d’investisseurs expérimentés et bénéficie du soutien d’un réseau d’autres organisations.

Minoryx a été fondée en 2011 et exerce ses activités en Espagne et en Belgique.

Source http://www.minoryx.com/minoryx_announces_first_patient_dosed_in_the_frames_phase_2_trial_in_friedreichs_ataxia/

Quelques informations

Le mot de la fondatrice d’ALARME : Après mon accident, on m’a dit que je serai paralysée à vie … Puis nous nous sommes intéressés aux travaux des chercheurs et en avons rencontré certains. Il est maintenant établi que les neurones, ces longues cellules transmettant l’information nerveuse pouvaient repousser après lésion et reprendre leur fonction

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L’EpiPen qui réduit la lésion de la moelle épinière

Une précédente étude avait montré, chez l’animal, qu’une seule seule injection de cellules souches neurales permettait de réparer un traumatisme médullaire. Cette équipe de l’Université du Michigan nous décrit un « EpiPen » qui, en injectant des nanoparticules qui reprogramment les cellules immunitaires agressives, permet d’empêcher le système immunitaire de réagir de manière excessive au traumatisme. Cela permet ainsi de réduire le risque de paralysie. Ce « stylo injecteur » documenté dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS) ouvre de nombreuses options thérapeutiques pour les lésions médullaires mais également pour de nombreuses maladies auto-immunes.

Composer avec le système immunitaire

Il s’agit non pas de « surmonter une réponse immunitaire », mais de « coopérer avec la réponse immunitaire pour promouvoir la réponse thérapeutique, explique l’auteur principal, le Dr Lonnie Shea, professeur de génie biomédical. Comment ? Les traumatismes de toutes sortes déclenchent une réaction immunitaire du corps. Lors d’une blessure normale, les cellules immunitaires s’infiltrent dans la zone lésée et éliminent les déchets pour initier le processus de régénération. Cependant, le système nerveux central est isolé de l’activité immunitaire par la barrière hémato-encéphalique. Une lésion de la moelle épinière brise cette barrière en laissant pénétrer des cellules immunitaires trop zélées qui induisent une inflammation excessive et dommageable pour les tissus nerveux délicats. Cela entraîne la mort rapide des neurones, des dommages aux gaines de myéline situées autour des fibres nerveuses -qui leur permettent d’envoyer des signaux- et la formation d’une cicatrice qui bloque la régénération des cellules nerveuses de la moelle épinière. Cette cascade d’événements contribue à la perte de fonction en dessous du niveau de la blessure, avec, pour conséquences, la perte de sensations ou la paralysie.

Supprimer la réponse immunitaire inflammatoire :

Plusieurs équipes ont déjà tenté de refreiner cette réponse immunitaire inflammatoire. Ces précédentes tentatives comprenaient notamment l’injection de stéroïdes comme la méthylprednisolone. La pratique a été en grande partie abandonnée car elle entraîne des effets secondaires tels que la septicémie, des saignements gastro-intestinaux et des caillots sanguins. En synthèse, les risques surpassent les avantages. En revanche, cette technique d’injection de nanoparticules qui vont intercepter les cellules immunitaires se dirigeant vers la moelle épinière et les détourner ainsi de la blessure apparaît plus prometteuse. D’autant que les cellules immunitaires qui atteignent la moelle épinière ont entretemps été modifiées pour devenir plus pro-régénératives. Sans médicament, les nanoparticules reprogramment en effet les cellules immunitaires et modifient leurs caractéristiques physiques. Leur nature non pharmaceutique évite les effets secondaires indésirables.

Avec moins de cellules immunitaires à l’emplacement du traumatisme, il y a moins d’inflammation et de détérioration des tissus. Ensuite, les cellules immunitaires responsables de la lésion sont moins inflammatoires et plus aptes à soutenir les tissus qui tentent de se régénérer.

C’est donc la perspective de nouvelles stratégies non seulement pour les patients atteints de lésion de la moelle épinière, mais également pour ceux atteints de diverses maladies inflammatoires et auto-immunes. Les outils permettant de cibler les cellules immunitaires et de les reprogrammer pour obtenir la réponse souhaitée ouvrent de nouvelles voies thérapeutiques pour toutes ces maladies.

Lien pour lire l’étude : https://www.pnas.org/content/116/30/14947

Source : https://www.santelog.com/actualites/trauma-de-la-moelle-epiniere-lepipen-qui-reduit-la-lesion

Le Professeur COURTINE

EPFL SV BMI UPCOURTINE B3 3 186.134 (Campus Biotech batiment B3) Ch. des Mines 9 CH-1202 Genève +41 21 693 83 43 +41 21 693 07 62 Site web: https://courtine-lab.epfl.ch

Note : Aucun traitement totalement efficace n’a été mis au point à ce jour mais nous avançons dans le bon sens ! Encore aucune promesse n'est envisageable mais faites un petit tour sur le site et vous y trouverez certaines avancées très intéressantes. On dit souvent à tord, cela n'avance pas. En effet, rien de fonctionnel à ce jour mais une chose est certaine : Les efforts sont sans relâche !



Michael Schumacher hospitalisé à Paris : quel est son traitement secret ?

Selon les informations du Parisien, Michael Schumacher est hospitalisé depuis ce lundi à l’Hôpital européen Georges-Pompidou à Paris. L’ancien champion du monde de Formule 1, dont l’état reste toujours aussi secret, suit un traitement anti-inflammatoire à base de perfusions de cellules souches.
L’indiscrétion est du Parisien et particulièrement détaillée. Selon le site du quotidien, Michael Schumacher est arrivé lundi après-midi dans une ambulance immatriculée en Suisse à Paris, à l’Hôpital européen Georges-Pompidou, pour être admis dans le service de chirurgie cardio-vasculaire.
 
L’ancien pilote de Formule 1, aujourd’hui âge de 50 ans, sept fois champion du monde et vainqueur de 91 Grands Prix de 1992 à 2006, a été victime d’un traumatisme crânien grave lors d’un accident de ski survenu fin 2013, dans la station savoyarde de Méribel. Il avait rejoint son domicile en Suisse après une hospitalisation de six mois à Grenoble.

Sortie prévue mercredi

Toujours selon Le Parisien, l’Allemand séjourne dans l’établissement du 15e arrondissement pour recevoir un traitement expérimental conduit par le professeur Philippe Menasché, à base de « perfusions de cellules souches qui sont diffusées dans l’organisme afin d’obtenir une action anti-inflammatoire systémique, c’est à dire dans tout l’organisme. »

Le cardiologue Philippe Menasché, réputé dans la thérapie cellulaire visant à soigner l’insuffisance cardiaque, n’intervient pas hasard dans le suivi médical de l’ex-pilote de la Scuderia Ferrari. Il siège au conseil d’administration de l’ICM, installé à Pitié-Salpètrière. L’Institut du cerveau et de la moëlle épinière a été crée en 2005 sous l’impulsion notamment du professeur Gérard Saillant, du président de la Fédération internationale de l’automobile, Jean Todt, et de Michael Schumacher.

Michael Schumacher devrait quitter le service de chirurgie cardio-vasculaire mercredi.

Source : https://www.eurosport.fr/formule-1/michael-schumacher-hospitalise-dans-le-plus-grand-secret-a-paris_sto7452700/story.shtml

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Le septuple champion du monde de Formule 1 Michael Schumacher est hospitalisé à l’hôpital Georges Pompidou, à Paris, pour suivre un traitement secret, révèle « Le Parisien » ce lundi 9 septembre.

Michael Schumacher, opéré à Paris, va bénéficier de la recherche médicale en matière de thérapie cellulaire. Cette technique a bénéficié des avancées médicales majeures permises notamment par les fonds récoltés par le Téléthon depuis plus de 30 ans. La thérapie cellulaire sert à régénérer un organe malade.

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molécule CBP (CREB-Binding-Protein) – régénération des fibres nerveuses

Moelle épinière : vers un médicament pour aider les neurones à se régénérer

Par Thierry Borsa

Les lésions de la moelle épinière consécutives à des traumatismes de la colonne vertébrale laissent le plus souvent de graves séquelles neurologiques. Une protéine liée à un mode de vie actif pourrait favoriser la mise au point d’un médicament capable de régénérer des fibres nerveuses endommagées.

12.04.2019

Entre 250 000 et 500 000 personnes dans le monde sont victimes chaque année de lésions de la moelle épinière. Le plus souvent, ces lésions sont liées à des accidents de la circulation, des chutes ou résultent d’actes de violence touchant la colonne vertébrale. Et les conséquences sont terribles : paraplégie, pertes de motricité pouvant entraîner elles aussi la dépendance et de multiples affections secondaires risquant d’engager le pronostic vital.

Une étude internationale pourrait aboutir à la mise au point prochaine d’un médicament qui, associé à des techniques de rééducation, faciliterait la récupération des victimes de lésions de la moelle épinière.

L’impact de l’exercice physique déjà démontré

Des travaux, et l’expérience des thérapeutes, ont déjà montré que les personnes victimes de tels traumatismes et qui ont eu auparavant un mode de vie actif se rétablissent mieux que les autres. Et l’impact de l’exercice physique sur le fonctionnement du cerveau et de l’ensemble du système nerveux a été démontré en laboratoire par des expériences menées sur des souris. « Les animaux vivant dans des environnement équipés de roues pour l’exercice, de jouets et qui sont en présence d’autres animaux montrent de meilleures performances. Dans des tests de mémoire et d’orientation, on voit davantage de neurogénèse dans l’hippocampe et d’épines dendritiques (structures qui permettent le développement de synapses ou de contacts entre cellules neuronales) », rappelle le Dr Angel Barco de l’Institut des neurosciences d’Alicante.

Augmenter la capacité de régénération des nerfs

A partir de ce constat, des chercheurs de l’Imperial College à Londres ont identifié, dans ce processus qui rend les nerfs plus susceptibles de se régénérer, une molécule appelée CBP (CREB-Binding-Protein) capable de modifier l’expression de plusieurs gènes et d’augmenter la capacité de régénération des nerfs endommagés.

L’équipe d’Angel Barco à Alicante a étudié les effets de cette protéine sur des souris. « En plaçant des animaux dépourvus de cette protéine dans un environnement enrichi, nous avons constaté qu’ils ne sont pas en mesure de répondre à ces stimuli et qu’il n’y avait pas chez eux une amélioration de la réparation des blessures nerveuses », précise le chercheur.

Après traitement, des animaux ont retrouvé une mobilité significative

Déduction: la CBP est bien une molécule clé, capable de devenir une cible thérapeutique pour augmenter la régénération après une lésion de moelle épinière. Et les essais ont démontré que l’administration d’un composé augmentant l’activité de cette protéine CBP (six heures après la lésion de la colonne puis une fois par semaine) favoriserait la régénération des fibres nerveuses endommagées. Après blessure et traitement par ce médicament, les animaux qui ne pouvaient pas marcher correctement avaient retrouvé une mobilité significative de leurs pattes postérieures.

Des études cliniques devraient débuter prochainement afin de démontrer qu’un tel médicament est sans danger pour les humains. Cela représente un véritable espoir pour les victimes de graves traumatismes de la colonne vertébrale avec lésions de la moelle épinière.

Source : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/28833-Moelle-epiniere-medicament-aider-neurones-regenerer

 

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ReNetX Bio – Récepteur du Nogo decoy (NgR) pour les lésions chroniques

ReNetX Bio annonce le traitement du premier patient dans l’essai clinique de phase 1 de la protéine AXER-204

NEW HAVEN, Connecticut, 14 août 2019 (GLOBE NEWSWIRE) – ReNetX Bio, société de biotechnologie de premier plan engagée dans la lutte contre les troubles du système nerveux central (SNC), a annoncé le traitement du premier patient dans le cadre d’un essai clinique de phase 1 de son principal médicament, la protéine de fusion AXER-204.

La perte axonale est une pathologie commune, mais non traitée, dans un large éventail de maladies chroniques et aiguës des systèmes nerveux central et oculaire. AXER-204 est le premier d’une nouvelle classe de thérapies conçues pour éliminer les protéines inhibitrices de l’environnement du système nerveux central, ce qui permet une repousse axonale et une plasticité accrue. Ces changements exploitent la capacité du corps à régénérer de nouvelles connexions neuronales par le recâblage. «Compte tenu des résultats prometteurs observés dans les études précliniques, AXER-204 deviendra le premier agent thérapeutique pour restaurer les fonctions et réparer les dommages causés par les lésions de la moelle épinière et d’autres maladies du système nerveux central», a déclaré le Dr. George Maynard, président de ReNetX.

L’étude ouverte de phase 1 «RESET» évaluera l’innocuité, la tolérabilité et la pharmacocinétique de AXER-204 chez les patients présentant une lésion médullaire chronique et devrait recruter environ 24 patients. On estime que 300 000 personnes vivent actuellement avec une lésion médullaire chronique aux États-Unis et qu’il n’existe actuellement aucun agent thérapeutique approuvé pour restaurer la fonction sensorielle ou motrice après une lésion. La société a été fondée parle Dr. Stephen Strittmatter, professeur de neurologie à l’Université de Yale.

 TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS 

ReNetX Bio Announces Initiation of Patient Dosing in the First Phase 1 Clinical Trial of Fusion Protein AXER-204

NEW HAVEN, Conn., Aug. 14, 2019 (GLOBE NEWSWIRE) — ReNetX Bio, Inc., a leading biotechnology company committed to reversing disease and damage for patients suffering from central nervous system (CNS) disorders, has announced a successful first patient dosing in a Phase 1 clinical trial of its lead drug candidate, fusion protein AXER-204. 

Axonal loss is a common, yet unaddressed pathology, in a broad range of chronic and acute diseases of the central and ocular nervous systems. AXER-204 is the first in a new class of therapy designed to remove inhibitory proteins from the CNS environment allowing for axonal regrowth and increased plasticity. These changes harness the body’s ability to regenerate new neural connections through rewiring. “Given the promising results seen in preclinical studies, it is our hope that AXER-204 will become the first therapeutic shown to restore function and reverse damage in spinal cord injury and other CNS diseases,” says ReNetX President and CSO George Maynard, PhD.

The Phase 1 open-label, dose escalation “RESET” trial will evaluate the safety, tolerability, and pharmacokinetics of AXER-204 in patients with chronic spinal cord injury and is expected to enroll approximately 24 patients. An estimated 300,000 people are currently living with chronic spinal cord injury in the U.S., and there is currently no approved therapeutic to restore sensory or motor function after injury. The company was founded by Stephen Strittmatter, MD, PhD, Vincent Coates Professor of Neurology at Yale University.

Source : https://www.globenewswire.com/news-release/2019/08/14/1901826/0/en/ReNetX-Bio-Announces-Initiation-of-Patient-Dosing-in-the-First-Phase-1-Clinical-Trial-of-Fusion-Protein-AXER-204.html




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