Pr. Vaquero (Madrid – Espagne) : cellules souches mésenchymateuses

Un traitement espagnol avec des cellules souches commence pour les patients souffrant d’une lésion partielle de la moelle épinière

David Serrano a eu une blessure partielle à la moelle épinière il y a 17 ans. Il a 46 ans et participe à un projet scientifique visant à développer un traitement à base de cellules souches. Dès le premier moment où il a passé les tests, il a commencé à remarquer que ses jambes étaient plus chaudes. Sa circulation sanguine et sa sensibilité se sont améliorées et sa stabilité à partir de la taille a augmenté. Bien qu’un accident l’ait placé dans un fauteuil roulant, il peut maintenant marcher avec difficulté, et même faire de la bicyclette. C’est un cas exceptionnel, mais c’est aussi un exemple des premiers résultats de cette thérapie.

Les premières étapes pour réparer une partie des dommages subis par ces patients ont été effectuées il y a 20 ans par une équipe médicale de l’hôpital Puerta de Hierro de Madrid. Aujourd’hui, après un long processus impliquant un petit groupe de personnes atteintes de lésions médullaires, ils ont annoncé l’approbation du traitement par l’Agence espagnole du médicament. Tout est prêt pour travailler avec 30 nouveaux patients. Les essais cliniques ont été menés par le Dr Jesús Vaquero, chef du service de neurochirurgie de cet hôpital, situé à présent à Majadahonda.

Angel Garrido, président de la Communauté de Madrid, Ignacio Baeza, vice-président de la Fondation Mapfre et María del Pino, présidente de la Fondation Rafael del Pino, ont assisté à la cérémonie de présentation. L’homme d’affaires qui a créé Ferrovial et la Fondation qui porte son nom ont été blessés à la colonne vertébrale en 2004 à la suite d’un accident survenu sur un navire. En Espagne, environ 50 000 patients souffrent de paraplégie traumatique, un chiffre qui augmente avec entre 800 et 1 000 nouveaux cas par an.

Le médicament NC1, créé par l’équipe du Dr Vaquero, est un médicament de thérapie innovante fabriqué à partir des cellules du patient. La méthode implique l’extraction de cellules souches de la moelle osseuse, un traitement de séparation et de culture. Ensuite, le médicament est préparé en les mélangeant avec leur propre plasma sanguin. L’implantation se fait par injection du plasma et dissolution cellulaire dans la moelle épinière et / ou le liquide céphalo-rachidien.

Cette thérapie est personnalisée, ce qui la différencie des autres traitements pratiqués dans différents pays et laboratoires. Lorsqu’il appartient au patient, il ne s’agit pas d’un médicament commercial, il ne se produit aucune réaction de rejet et offre de bons résultats au niveau du système nerveux. La concentration des cellules et le fait qu’elles arrivent vivantes pour être injectées sont l’un des points cruciaux de la thérapie.

Dans le laboratoire de l’équipe Vaquero, la viabilité cellulaire est atteinte entre 98 et 100%, même 12 heures après l’extraction. La taille de l’aiguille utilisée est petite, de sorte que les cellules souches ne s’agglomèrent pas. « Ces détails sont très importants pour que la technique fonctionne », a déclaré Jesús Vallejo à EL MUNDO. « De nombreuses personnes travaillent avec des cellules souches, mais chaque type cellulaire fonctionne de manière différente. Les scientifiques recherchent les cellules souches qui fonctionnent le mieux, mais il n’y a pas d’accord actuellement sur ce sujet », a-t-il ajouté.

Pour être traité, vous devez être un adulte, âgé de 18 à 65 ans, souffrant d’une lésion médullaire chronique. Il est également nécessaire que la lésion de la moelle épinière soit partielle (le traitement ne fonctionne pas dans les cas où la moelle épinière a été complètement sectionnée). À cela s’ajoute une série de critères médicaux et psychologiques ainsi qu’une étude génétique qui analyse que les cellules ne présentent pas d’altération chromosomique.

Andrés Herrera, 39 ans, est resté dans le coma pendant 45 jours à cause d’un accident. Quand il s’est réveillé, on lui a dit qu’il vivrait dans un fauteuil roulant. Le processus qu’il a traversé était difficile. « Mais ma mère m’a dit que je devais être la même personne qu’avant l’accident, malgré ma blessure à la colonne vertébrale », a-t-il déclaré. Cet ancien mécanicien de course a découvert l’existence du traitement grâce à une amie et a réussi les tests pour en faire partie.

Juan Carvajal, qui a également vécu la même chose, encourage les patients souffrant d’une lésion de la moelle épinière à l’essayer s’ils en ont l’opportunité. « Je dirais à ces patients de ne pas douter, et de ne pas tarder, le traitement est effectué avec nos propres cellules, il n’y a donc pas de rejet et le résultat est immédiat, il s’agit d’une amélioration, l’amélioration est physique Nous sommes entre de bonnes mains, mentalement et moralement « , a-t-il déclaré.

TEXTE ORIGINAL :

Arranca un tratamiento español con células madre para pacientes con lesión medular parcial

1 marzo 2019 

David Serrano sufrió una lesión medular parcial hace 17 años. Tiene 46 años y ha formado parte de un proyecto científico para desarrollar un tratamiento a base de células madre. Desde el primer momento que se sometió a las pruebas, empezó a notar las piernas más calientes. Su riego sanguíneo y su sensibilidad mejoraron y su estabilidad de cintura para abajo aumentó. Aunque un accidente lo postró en una silla de ruedas, ahora, aunque con dificultad, puede caminar e incluso montar en bicicleta. Es un caso excepcional, pero también un ejemplo de los primeros resultados de esta terapia.

Los primeros pasos para reparar parte del daño que sufren estos pacientes los dieron, hace 20 años, un equipo médico del Hospital Puerta de Hierro de Madrid. Hoy, tras un largo proceso en el que han participado un reducido grupo de personas con esta dolencia, han anunciado el fin del desarrollo de un fármaco y su aprobación por la Agencia Española de Medicamentos. Todo esta listo para empezar a trabajar con 30 nuevos enfermos. Los ensayos clínicos los ha dirigido el doctor Jesús Vaquero, Jefe de Servicio de Neurocirugía de este hospital, que ahora se encuentra en Majadahonda.

Al acto de presentación de los resultados han asistido Ángel Garrido, presidente de la Comunidad de Madrid, Ignacio Baeza, vicepresidente de la Fundación Mapfre y María del Pino, presidenta de la Fundación Rafael del Pino, quien recordó a su padre y los motivos por los que la entidad ha apoyado esta investigación. El empresario que creó Ferrovial y la Fundación que lleva su nombre sufrió una lesión medular en 2004 debido a un accidente en un barco. En España existen unos 50.000 pacientes que sufren paraplejia traumática, una cifra que aumenta con entre 800 y los 1.000 casos nuevos al año.

El fármaco NC1, creado por el equipo del doctor Vaquero, es un medicamento de terapia avanzada fabricado con las células del propio paciente. El método consiste en la extracción de células madre de su médula ósea, un tratamiento de separación y de cultivo. Después, se prepara el medicamento mezclándolas con su propio plasma sanguíneo. La implantación se hace por inyección de la disolución de plasma y células en la médula espinal y/o en el líquido cefalorraquídeo.

Esta terapia es personalizada, lo que la diferencia de otros tratamientos que se llevan a cabo en diferentes países y laboratorios. Al pertenecer al paciente, no se trata de un fármaco comercial, no se producen reacciones de rechazo y a nivel de sistema nervioso, ofrecen buenos resultados. Tanto la concentración de células, como que lleguen vivas para ser inyectadas, es uno de los puntos cruciales de la terapia.

En el laboratorio del equipo de Vaquero se consiguen entre un 98 y un 100% de viabilidad celular, incluso 12 horas después de la extracción. El calibre de la aguja que emplean es pequeño para que las células no se aglomeren y trabajen de forma adecuada « Estos detalles son pequeños, pero muy importantes para que la técnica funcione », ha comentado a EL MUNDO Jesús Vallejo. « Hay mucha gente que trabaja con células madre, pero cada tipo funciona de una forma distinta. Se busca qué células funcionan mejor, pero no hay un acuerdo en este tema », ha añadido.

Para ser tratado hay que ser una persona adulta, de entre 18 y 65 años, con lesión medular crónica. También es necesario que la lesión medular sufrida sea parcial (el tratamiento no funciona en los casos en los que la médula ha sido seccionada por completo). A esto se le añade una serie de criterios médicos, psicológicos y un estudio genético que analiza que las células no presenten alteraciones cromosómicas.

Andrés Herrera de 39 años, estuvo en coma durante 45 días por causa de una accidente. Cuando despertó, le comunicaron que viviría postrado en una silla de ruedas. El proceso por el que pasó fue difícil. « Pero mi madre me dijo que tenía que ser la misma persona que era antes del accidente. A pesar de mi lesión medular », ha señalado. Este ex mecánico de carreras se enteró por una amistad de la existencia del tratamiento y pasó las pruebas para formar parte de él.

Juan Carvajal, que también ha pasado por lo mismo anima a los pacientes con lesión medular a intentarlo si tienen la oportunidad. « Yo les diría a estos pacientes que no lo duden, que no lo piensen, que no tarden. El tratamiento está hecho con nuestras propias células por lo que no hay ningún rechazo y el resultado es inmediato. Es para mejorar. La mejoría es física, mental y moralmente. Además, estamos en buenas manos », ha comentado a este medio.

Source : https://www.elmundo.es/salud/2019/03/01/5c79754b21efa04a668b45cf.html

Le produit candidat SC0806 de BioArctic pour le traitement des lésions médullaires complètes est maintenant en phase 2

STOCKHOLM, 13 février 2019 / PRNewswire / – BioArctic AB a annoncé aujourd’hui que le premier patient du deuxième panel de l’étude de Phase 1/2 avait maintenant été traité au SC0806. Cela signifie que l’étude portant sur le produit candidat SC0806 pour une lésion complète de la moelle épinière est passée à la phase 2.

BioArctic développe un nouveau traitement innovant pour les patients présentant une lésion complète de la moelle épinière. Le produit candidat SC0806 est une combinaison d’un dispositif médical biodégradable et d’une substance médicamenteuse (FGF1). SC0806 est conçu pour favoriser la régénération nerveuse dans la région lésée de la moelle épinière. En raison de la nouveauté du traitement, les patients ont été inclus de manière séquentielle afin de surveiller l’effet et la sécurité. Une évaluation de la sécurité de tous les patients du premier panel a été réalisée et a fourni un soutien pour le démarrage du prochain panel. Le premier patient du deuxième groupe a maintenant reçu un traitement avec SC0806 et la phase 2 de l’étude a été lancée. L’inclusion de patients dans le second des trois panels de l’étude est en cours.

Chaque groupe est composé de six patients recevant SC0806 et de trois patients témoins. Le traitement avec SC0806 comprend une intervention chirurgicale. La chirurgie est suivie de 18 mois d’entraînement intensif dans un système robotique visant à soutenir la régénération nerveuse et la reconstruction musculaire dans la partie du corps touchée par la paralysie. Les patients recevant SC0806 ont également la possibilité de participer à une étude de prolongation de 12 mois. Une analyse intermédiaire de l’innocuité et de l’efficacité du SC0806 dans le premier panel à 18 mois est prévue pour le 4ème trimestre 2019 / 1er trimestre 2020.

« Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement efficace pour les patients présentant une lésion complète de la moelle épinière. Le début du deuxième panel dépendait d’une évaluation positive de la sécurité des patients du premier panel. Je suis ravi que l’étude avec SC0806 ait maintenant progressé dans la phase 2 et nous attendons avec impatience les résultats importants qui nous attendent dans ce domaine thérapeutique », a déclaré Gunilla Osswald, PDG de BioArctic.

Français Anglais

BioArctic’s Product Candidate SC0806 for Treatment of Patients With Complete Spinal Cord Injury is now in Phase 2

Feb 13, 2019

STOCKHOLM, Feb. 13, 2019 /PRNewswire/ — BioArctic AB (publ) (Nasdaq Stockholm: BIOA B) announced today that the first patient in the second panel of the Phase 1/2 study now has been treated with SC0806. This means that the study with the product candidate SC0806 for complete spinal cord injury has progressed into Phase 2.

BioArctic develops a new innovative treatment for patients with complete spinal cord injury. The product candidate SC0806 is a combination of a biodegradable medical device and a drug substance (FGF1). SC0806 is designed to support nerve regeneration across the injured area in the spinal cord. Due to the novelty of the treatment, patients have been included sequentially, in order to monitor the effect and safety. A safety evaluation of all the patients in the first panel has been performed and provided support to start the next panel. The first patient in the second panel has now received treatment with SC0806 and hereby the Phase 2 part of the study has been initiated. The inclusion of patients to the second of the three panels in the study is on-going.

Each panel consists of six patients receiving SC0806 and three control patients. The treatment with SC0806 includes a surgical procedure. The surgery is followed by 18 months of intensive training in a robotic system to support nerve regeneration and muscle rebuilding in the part of the body affected by the paralysis. Patients receiving SC0806 are also given the option to participate in a 12 months extension study. An interim analysis of safety and efficacy of SC0806 in the first panel at 18 months is planned Q4 2019/Q1 2020.  

« Today there is no effective treatment for patients with complete spinal cord injury. The initiation of the second panel was depending on a positive safety evaluation of the patients in the first panel. I am pleased that the study with SC0806 now has progressed into Phase 2 and we are looking forward to the important activities ahead of us within this therapeutic area, » said Gunilla Osswald, CEO of BioArctic.

For more information, please contact :

  • Gunilla Osswald, PhD, CEO, BioArctic AB
  • E-mail : gunilla.osswald@bioarctic.se
  • Telephone : +46-8-695-69-30
  • Christina Astrén, Director IR & Communications, BioArctic AB
  • E-mail: christina.astren@bioarctic.se
  • Telephone: +46-70-835-43-36

Source : https://www.prnewswire.com/news-releases/bioarctics-product-candidate-sc0806-for-treatment-of-patients-with-complete-spinal-cord-injury-is-now-in-phase-2-300794801.html

Le Japon approuve l’utilisation de cellules iPS pour traiter les lésions de la moelle épinière

Les scientifiques de l’Université Keio vont commencer la première étude clinique au monde d’ici cet été

Le 18 Février 2019 — TOKYO — Le ministère japonais de la Santé a approuvé lundi l’utilisation de cellules souches pluripotentes induites (iPS) pour traiter les lésions de la moelle épinière, dans ce qui sera la première recherche au monde de ce type.

Le comité spécial du ministère de la Santé a approuvé un programme de recherche clinique à l’Université Keio de Tokyo, dans lequel des cellules iPS seront utilisées pour traiter des lésions de la moelle épinière. L’étude devrait commencer dès cet été.

Auparavant, la transplantation de cellules iPS n’était autorisée que dans le traitement des yeux, du cœur, des nerfs crâniens et des plaquettes sanguines des patients dans le cadre de la recherche en médecine régénérative.

Si la moelle épinière est endommagée à la suite d’une blessure ou d’un accident, il devient impossible de transmettre des signaux entre le cerveau et les nerfs qui déplacent le corps. En conséquence, les victimes de traumatismes médullaires souffrent de symptômes, notamment de bras et de jambes paralysés.

Au Japon, environ 5 000 personnes souffrent de telles lésions à la colonne vertébrale chaque année et le nombre cumulé de victimes est supérieur à 100 000. Il n’y a pas de traitement pour restaurer complètement les parties blessées.

Le plan de traitement de l’Université Keio serait le plus important parmi les techniques de médecine régénérative utilisant des cellules iPS.

La recherche sur la moelle épinière n’est pas facile car il est difficile de reproduire l’état des nerfs. Par conséquent, les progrès dans le développement de thérapies pour la moelle épinière ont été lents, de même que pour les thérapies pour le cerveau.

Avec les cellules iPS, on s’attend de plus en plus à ce que les techniques de médecine régénérative pour les cellules nerveuses puissent améliorer la fonction motrice des patients paralysés.

Hideyuki Okano, professeur à l’Université Keio, a transplanté à titre expérimental des singes et a réussi à rétablir la fonction motrice afin que les animaux puissent marcher.

Les plans prévoient que l’étude soit menée sur quatre patients âgés de 18 ans et plus, qui ont subi des lésions de la moelle épinière et dont la sensation et la mobilité corporelle ont été complètement perdues.

Les chercheurs développeront des cellules capables de se transformer en nerfs à partir de cellules iPS stockées au Centre de recherche et d’application sur les cellules iPS de l’Université de Kyoto. Deux millions de ces cellules seront transplantées dans la zone lésée de chacun des sujets par injection. L’équipe de recherche sera dirigée par Masaya Nakamura, professeur à l’université d’Okano et de Keio.

La sécurité et l’efficacité de la procédure seront vérifiées un an après la procédure et les patients suivront une rééducation pour les aider à retrouver le contrôle moteur de leurs membres. Des médicaments immunosuppresseurs seront utilisés pour contrôler le rejet des greffes.

En plus du traitement avec des cellules souches mésenchymateuses autorisé par le ministère de la santé japonais, l’université Keio à Tokyo vient de recevoir l’approbation des autorités pour un essai clinique avec des cellules iPS ! 

Citer

CELLULES IPS ET LÉSION DE LA MOELLE ÉPINIÈRE : APPROBATION D’UN PREMIER ESSAI CLINIQUE JAPONAIS

18 février 2019, Au Japon, un essai clinique se prépare pour traiter des lésions de la moelle épinière à l’aide de cellules souches pluripotentes induites (iPS). Quatre patients majeurs ayant perdus leurs fonctions motrices et sensorielles recevront une transplantation de 2 millions de cellules iPS dans l’épine dorsale, puis suivront un programme de rééducation et seront surveillés pendant un an. L’équipe de l’université Keio à Tokyo vient de recevoir l’approbation des autorités et veut de cette façon vérifier l’innocuité des cellules iPS et valider la méthode de transplantation.
 
Il s’agit d’un premier essai clinique utilisant les iPS dans cette indication. D’autres essais testent leur efficacité pour traiter des pathologies oculaires ou encore la maladie de Parkinson. « A l’avenir, toutes les maladies pourront potentiellement être traitées, je ne dis pas guéries, grâce aux cellules issues d’iPS, même si les effets seront minimes au début », avait déclaré en 2017 Masayo Takahashi, professeur de l’institut RIKEN qui a mené les premier essai clinique utilisant ces cellules.


http://www.genethique.org/fr/cellules-ips-et-lesion-de-la-moelle-epiniere-approbation-dun-premier-essai-clinique-japonais-71270#.XG0e7S0lBTY 

Rappel : Les cellules souches pluripotentes induites (iPS) sont des cellules adultes ramenées à l’état quasi embryonnaire en leur faisant de nouveau exprimer quatre gènes (normalement inactifs dans les cellules adultes). Cette manipulation génétique, qui a valu en 2012 au Japonais Shinya Yamanaka le prix Nobel de médecine, leur redonne la capacité de produire n’importe quel genre de cellules (pluripotence), selon le lieu du corps où elles sont ensuite transplantées.

Français Anglais

Japan approves use of iPS cells to treat spinal cord injuries

Keio University scientists to begin world’s first clinical study by this summer

FEBRUARY 18, 2019 — TOKYO — Japan’s health ministry on Monday approved the use of induced pluripotent stem (iPS) cells to treat spinal cord injuries, in what will be the world’s first research of its kind.

The special committee of the Ministry of Health, Labor and Welfare approved a clinical research program at Keio University in Tokyo, in which iPS cells will be used to treat spinal cord injuries. The study is expected to start as early as this summer. 

Previously, the transplantation of iPS cells was only allowed in treating eyes, hearts, cranial nerves and blood platelets of patients as part of regenerative medicine research. 

If the spinal cord is damaged due to injury or accident, it becomes impossible to transmit signals between the brain and the nerves that move the body. As a result, spinal cord injury victims suffer symptoms including paralyzed arms and legs.

In Japan, about 5,000 people sustain such spinal injuries each year, and the cumulative number of victims is more than 100,000. There is no treatment to restore the injured parts completely. 

Keio University’s treatment plan is reportedly the most important among the regenerative medicine techniques using iPS cells.

Research into the spinal cord is not easy because it is difficult to reproduce the conditions of nerves. Therefore, progress in the development of drugs for the spinal cord has been slow, as has that for brain drugs.

With the advent of iPS cells, there are growing expectations that regenerative medicine techniques complimenting nerve cells might be able to improve motor function in paralyzed patients.

Experimental transplants into monkeys by Keio University professor Hideyuki Okano and others succeeded in restoring motor function so that the animals could walk.

Plans call for the study to be conducted on four patients aged 18 and older who have suffered injuries to their spinal cord and whose sensation and bodily mobility have been completely lost.

The researchers will develop cells that can grow into nerves from iPS cells stored at Kyoto University’s Center for iPS Cell Research and Application. Two million of these cells will be transplanted into the injured area of each of the subjects via injection. The research team will be led by Okano and Keio University professor Masaya Nakamura. 

The safety and efficacy of the procedure will be checked one year after the procedure, and the patients will undergo rehabilitation to help them regain motor control of their limbs. Immunosuppressant drugs will be used to control transplant rejection.

Source : https://asia.nikkei.com/Business/Science/Japan-approves-use-of-iPS-cells-to-treat-spinal-cord-injuries

Une étude locale fait état d’un succès précoce avec l’implant stimulateur d’Abbott Labs


Une étude clinique en cours dans les hôpitaux de Minneapolis, baptisée E-Stand, fait état d’un succès précoce en utilisant un dispositif médical implantable conçu dans le Minnesota, appelé stimulateur de la moelle épinière, afin de restaurer le mouvement volontaire et les fonctions autonomes chez les patients totalement paralysés.

Les «mouvements volontaires» signifient pouvoir bouger les jambes volontairement, tandis que «fonctions autonomes» fait référence à des fonctions régies par le système nerveux autonome en grande partie sans pensée consciente, telles que la régulation de la tension artérielle, la miction et l’excitation sexuelle.

Selon les enquêteurs d’E-Stand, restaurer la capacité de marcher d’une personne peut s’avérer important, mais la restauration des fonctions autonomes figure en tête de la liste des priorités de nombreuses personnes atteintes de paralysie.

« Chez les personnes souffrant de lésions dorsales, l’intestin et la vessie figurent au premier rang des priorités », a déclaré Dr. Ann Parr, chercheuse principale à E-Stand et professeur assistant de neurochirurgie à l’Université du Minnesota.

E-Stand a pour objectif d’inscrire environ 100 personnes atteintes de paralysie prêtes à se faire implanter expérimentalement un stimulateur de la moelle épinière fabriqué par Abbott Laboratories dans leur dos.

L’ampleur des changements autonomes et des capacités de mouvement a incité l’équipe à publier un premier rapport sur leurs deux premiers patients.

« Nous avons choisi de diffuser nos nouvelles découvertes à ce stade précoce, car les importants résultats sur les fonctions motrices et autonomes ont des conséquences immédiates » sur les perceptions générales à propos de la thérapie, indique le rapport de l’étude du 22 janvier dans le Journal of Neurotrauma.

Français Anglais

Spinal cord stimulator device shows promise in Minneapolis study

Local study reports early success with stimulator implant from Abbott Labs. 

FEBRUARY 16, 2019 

An ongoing clinical study at Minneapolis hospitals called E-Stand is reporting early success using an implantable medical device designed in Minnesota called a spinal cord stimulator to restore volitional movement and autonomic functions in patients paralyzed from the mid-back down.

« Volitional movements » means being able to move your legs on purpose, while « autonomic functions » refers to functions governed by autonomic nervous system largely without conscious thought, such as regulating blood pressure, urination, and sexual arousal.

Although restoring a person’s ability to walk may make for great TV, restoring autonomic functions tops the priorities list for many people with paralysis, E-Stand investigators say.

« In people who have mid-thoracic injuries, the thing that comes up near the top of the list every time is actually bowel and bladder, » said Dr. Ann Parr, a lead investigator with E-Stand and assistant professor of neurosurgery at the University of Minnesota.

E-Stand aims to enroll about 100 people with paralysis who are willing to have a spinal cord stimulator made by Abbott Laboratories implanted experimentally in their backs.

The magnitude of autonomic changes and movement abilities early on prompted the team to publish an initial report on their first two patients.

« We chose to disseminate our novel discoveries at this early stage as the significant motor and autonomic findings have immediate implications » for general perceptions about the therapy, the Jan. 22 study report in the Journal of Neurotrauma says.

Source : http://www.startribune.com/spinal-cord-stimulator-device-shows-promise-in-minneapolis-study/505910842/

De vilains à superhéros

Le labo de journalisme scientifique, le 7 février 2019

Alors qu’elles avaient la réputation de nuire à la guérison des blessures à la moelle épinière, les microglies viennent de révéler qu’elles sont en fait au cœur du processus de cicatrisation et de guérison.

Par Kim Tardif

Les microglies, ce sont de très petites cellules que l’on retrouve dans le cerveau et la moelle épinière et qui agissent à titre de macrophage, c’est-à-dire qu’elles se nourrissent de débris et de neurones morts. Elles sont, en quelque sorte, les vidangeurs du système nerveux central.

Le mystère a cependant longtemps plané sur une partie de leur rôle, notamment lors de blessures à la moelle épinière, la communauté scientifique croyant qu’elles nuisaient à la guérison des lésions. Or, une équipe de chercheurs vient de révéler la véritable nature de ces héros méconnus, dans un article publié dans Nature Communications.

L’équipe du professeur Steve Lacroix, chercheur de l’Axe neurosciences du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, a pu observer les microglies à l’œuvre en désactivant leur production chez certaines souris et en comparant les résultats à ceux de souris témoins. Leur première observation : dès qu’une blessure à la moelle épinière survient, les microglies se précipitent massivement au site de la lésion, s’y accumulent en proliférant et y restent plusieurs semaines.

Mais que font-elles sur place? En comparant les lésions des souris témoins à celles chez qui la production de microglies avait été bloquée, ils ont fait l’étonnant constat qu’une barrière de microglies s’était formée autour de la lésion chez les souris qui en produisaient. Cette barrière a entrainé la formation d’une cicatrice jusqu’alors jamais observée autour de la lésion. En plus de former cette barrière, les microglies ont appelé en renfort leurs acolytes, les astrocytes. Le rôle de ces derniers était déjà connu : ils forment eux aussi leur propre couche protectrice et s’activent à stimuler la guérison.

Dans leurs observations 35 jours après la survenue de la lésion, le professeur Lacroix et son équipe ont découvert que les souris dont ils avaient inhibé la production de microglies avaient des dommages plus importants à la moelle épinière, notamment un plus fort taux de destruction des neurones entourant la lésion, et qu’elles recouvraient moins de motricité. Chez les souris témoins, la zone affectée était plus restreinte, protégée par la couche de microglies accumulées. Ils ont donc pu en déduire que les microglies, et les astrocytes qu’elles avaient appelés à la rescousse, protégeaient les neurones des macrophages provenant de la voie sanguine, qui ne font souvent pas de distinction entre une cellule morte et une autre en voie de guérison.

Maintenant que les microglies ont révélé leur rôle de héros, il reste à explorer les possibilités qu’elles offrent pour améliorer la guérison des lésions à la moelle épinière.

Source : https://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2019/02/07/vilains-superheros

StemCyte reçoit l’autorisation IND de phase II de la US Food and Drug Administration (FDA)

BALDWIN PARK, Californie, le 3 janvier 2019 / PRNewswire

StemCyte a le plaisir d’annoncer que la US Food and Drug Administration (FDA) a approuvé le 14 décembre 2018 sa demande d’investigation IND de phase II pour les Cellules souches mononucléaires du sang de cordon ombilical (UCBMNC) (MC001) allogéniques, compatibles HLA, destinées au traitement des lésions de la moelle épinière.

MC001 est un médicament de thérapie cellulaire régénérative, conçu pour régénérer les neurones chez les patients souffrant de lésion chronique et grave de la moelle épinière. Le MC001 s’est déjà montré efficace, sûr et bien toléré dans le cadre d’un essai de phase II mené par le Dr Wise Young de l’Université Rutgers, à Kunming en Chine. Débutée en 2019 aux États-Unis, cette étude de phase II sera réalisée dans plusieurs centres cliniques du New-Jersey.

« C’est un grand succès de la part de l’équipe de StemCyte. En tant que société leader dans le domaine de la thérapie cellulaire régénérative, le succès de MC001 placera StemCyte au centre des marchés émergents des applications des cellules souches », a déclaré Jonas Wang, PDG de StemCyte. « L’annonce de la FDA indique que StemCyte a franchi avec succès la principale étape de l’avancement de son programme de thérapie cellulaire régénérative. Avec nos investigateurs expérimentés, nous prévoyons de proposer cette nouvelle option de traitement innovante au début de 2019 à ce besoin médical hautement insatisfait lésion chronique et grave de la moelle épinière. »

À propos de StemCyte :

La riche histoire de StemCyte a commencé par une mission consistant à aider les médecins du monde entier à sauver plus de vies en fournissant une greffe et un traitement de qualité supérieure, sûr et efficace avec des cellules souches à tous les patients. Située aux États-Unis, en Inde et à Taiwan, StemCyte a fourni plus de 2 200 unités de sang de cordon pour une variété de maladies potentiellement mortelles à plus de 350 centres de transplantation de premier plan dans le monde. StemCyte participe activement au développement de thérapies à base de cellules souches. StemCyte a également été choisi par le Département américain de la santé et des services sociaux pour aider à établir un inventaire public national du sang de cordon. Son siège est situé à Baldwin Park, en Californie. 

Pour en savoir plus, visitez –> www.StemCyte.com

Une erreur est survenue, le flux est probablement indisponible. Veuillez réessayer plus tard.

TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS

StemCyte Receives Phase II Investigational New Drug (IND) Clearance from the U.S. Food and Drug Administration (FDA)

BALDWIN PARK, Calif., Jan. 3, 2019 /PRNewswire/ — StemCyte is pleased to announce that the U.S. Food and Drug Administration (FDA), on December 14, 2018, approved its Phase II Investigational New Drug (IND) application for Allogeneic Human Leukocyte Antigen (HLA)-Matched Umbilical Cord Blood Mononuclear Stem Cells (UCBMNC) (MC001) for the treatment of spinal cord injury.

MC001 is a regenerative cell therapy drug, which is designed to regenerate neurons in patients who suffered chronic, severe, stable spinal cord injury. MC001 has already been shown to be efficacious, safe and well tolerated in a Phase II trial conducted by Dr. Wise Young of Rutger’s University in Kunming, China. Starting in early 2019, within the United States, this Phase II study will be performed at a number of clinical centers in New Jersey.

« This is a great achievement by the StemCyte team. As a leading regenerative cell therapy company, the success of the MC001 will put StemCyte in the central position in the emerging stem cell application markets, » said Jonas Wang, StemCyte’s CEO and Chairman. « FDA’s announcement marks StemCyte having successfully reached the major milestone of the advancement of our regenerative cell therapy program. With our highly experienced expert investigators, we plan to bring this new innovative treatment option in early 2019 to this highly unmet medical need in patient populations with chronic, severe, stable spinal cord injury. »

About StemCyte

StemCyte’s rich history started with a mission of dedication to helping the world’s physicians save more lives by providing high quality, safe, and effective stem cell transplantation and therapy to all patients in need. Located in the US, India, and Taiwan, StemCyte has supplied over 2,200 cord blood units for a variety of life-threatening diseases to over 350 leading worldwide transplant centers. StemCyte is actively involved in the development of stem cell therapies. StemCyte has also been chosen by the US Department of Health and Human Services to help establish a Public National Cord Blood Inventory. Its headquarters is located in Baldwin Park, CA. To learn more, visit www.StemCyte.com.

For more information call 626.646.2500

SOURCE StemCyte

Related Links

http://www.stemcyte.com

Source : https://www.prnewswire.com/news-releases/stemcyte-receives-phase-ii-investigational-new-drug-ind-clearance-from-the-us-food-and-drug-administration-fda-300772277.html

Adhérer à l’association

cropped-logoALARMEweb1.jpg

L’Association Libre d’Aide à la Recherche sur la Moelle Épinière compte en 2019 déjà plus de 700 adhérents. Pour nous rejoindre il vous suffit de faire un don de 20 euros ou plus, adressé à :

ASSOCIATION ALARME
Mr Delrieu Thierry
Le couvent
47500 CUZORN

Votre adhésion nous permettra d’aider la recherche sur la moelle épinière. Elle nous permettra également de représenter au mieux les para/tétraplégiques auprès des pouvoirs publics et des médias

  Cliquez ici pour télécharger le bulletin d'adhésion d'ALARME 

Ce sont les cotisations des membres, les dons, la mise sur pied d’vènements et d’actions ponctuelles qui nous permettent d’aider les chercheurs et de faire connaître les progrès récents au public, aux médias, aux politiques et aux mécènes. Plus nous serons nombreux, et plus nous pourrons soutenir et faire avancer la recherche

Les dons donnent droit à une déduction fiscale. Pour un particulier, celle-ci est de 66% de la valeur d’un don compris dans la limite de 6% du revenu imposable. Pour une entreprise, la déduction d’un don est variable et plafonnée à 0,325% du chiffre d’affaire.

Si vous voulez faire un don et que vous avez une valeur mobilière ayant engendré une forte plus-value, le don de cette valeur à l’association vous exonère des impôts sur plus-values.

Enfin et depuis 1987, l’article 283 bis du code général des impôts permet aux associations de recherches scientifiques ou médicales de bénéficier des donations et des legs. Ces libéralités sont faites sous acte notarié.

Les actions et missions de notre organisme 💡

De nos jours, des essais sont entrepris sur les cellules progénitrices neurales (2018), et d’autres se dirigent plutôt vers la Neurostimulation implantée – Pr. Grégoire Courtine EPFL Suisse – Un chercheur remarquable que l’association essaie de soutenir au mieux depuis 4 ans. Dans ce monde technologique, où l’informatique est exponentiel, l’espoir est une réalité scientifique. Quand ? Comment ? Seul le temps et l’argent en ont un avant goût ! Ces avancées se dirigent néanmoins vers des essais que tous, nous souhaitons « libérateurs » mais les solutions ne viendront pas seules et c’est pourquoi il faut que la recherche accélère.

L’association Libre d’Aide à la Recherche sur la Moelle Épinière qui, à 100% est gérée par des blessés médullaires, a pour but de financer un projet de recherche par an, d’informer les personnes à mobilité réduite à travers son forum, de pouvoir y parler librement en fonction du handicap, de ses conséquences, et des solutions offertes par l’expérience de chacun. De par le coordinateur scientifique et le webmaster, de faire connaître les thérapies aujourd’hui exploitées.

Le mot de la fondatrice d’ALARME : Après mon accident, on m’a dit que je serai paralysée à vie … Puis nous nous sommes intéressés aux travaux des chercheurs et en avons rencontré certains. Il est maintenant établi que les neurones, ces longues cellules transmettant l’information nerveuse pouvaient repousser après lésion et reprendre leur fonction

Note du webmaster : Aucun traitement efficace n’a été mis au point à ce jour mais nous avançons dans le bon sens ! Encore aucune promesse n’est envisageable mais faites un petit tour sur notre forum et vous y trouverez certaines avancées très intéressantes. On dit souvent à tord que cela n’avance pas ! En effet, rien de fonctionnel à ce jour mais une chose est certaine : Les efforts sont sans relâche…

Laisser nous un commentaire :

Introduction à la recherche

Le 14 mai 2005

La moelle épinière, dont le nom latinisé est moelle spinale, est la partie du système nerveux central se trouvant en dessous du tronc cérébral et contenue dans les vertèbres formant la colonne vertébrale.

La moelle épinière contient plusieurs types de neurones:

schéma de moelle épinière
  • Des fibres nerveuses (neurones) qui relaient l’information sensorielle depuis la périphérie (muscles, peau, viscères) jusqu’au cerveau.
  • Des fibres nerveuses (neurones) qui relaient l’information motrice depuis le cerveau jusqu’aux motoneurones, voie finale commune de tout acte moteur.
  • Des neurones propres à la moelle épinière parmi lesquels on trouve entre autres des interneurones segmentaires, des interneurones propriospinaux qui relient différents segments entre eux, des interneurones commissuraux impliqués dans la coordination droite-gauche. Les motoneurones ont leur stroma situé dans la moelle épinière et leur axone contenu dans les nerfs périphériques. Chaque motoneurone projette sur un certain nombre de fibres musculaires. Certains interneurones organisés en réseau constituent le générateur de rythme central responsable de la genèse de comportements rythmiques tels que la locomotion.
Contrairement à une vision dépassée, la moelle n’est donc pas un simple relais de l’information, mais un centre complexe qui traite et génère des signaux nerveux.
.
Logo alarme.asso.frIl y a encore 10 ou 20 ans, il était clairement établi qu’un neurone ne pourrait jamais repousser après avoir été sectionné ou blessé. Les progrès récents démontrent le contraire.

Pour avoir une vue synthétique sur les différents essais en cours : http://alarme.asso.fr/forum/essais-precliniques-et-cliniques/recapitulatif-des-essais-cliniques-sur-les-lesions-aigues-et-chroniques/

 

Toute l’information sur la recherche est disponible au sein de notre forum, dans les rubriques : Recherches fondamentales, Essais précliniques & cliniques et Thérapies expérimentales

ReNetX Bio – Récepteur du Nogo decoy (NgR) pour les lésions chroniques

ReNetX Bio annonce le traitement du premier patient dans l’essai clinique de phase 1 de la protéine AXER-204

NEW HAVEN, Connecticut, 14 août 2019 (GLOBE NEWSWIRE) – ReNetX Bio, société de biotechnologie de premier plan engagée dans la lutte contre les troubles du système nerveux central (SNC), a annoncé le traitement du premier patient dans le cadre d’un essai clinique de phase 1 de son principal médicament, la protéine de fusion AXER-204.

La perte axonale est une pathologie commune, mais non traitée, dans un large éventail de maladies chroniques et aiguës des systèmes nerveux central et oculaire. AXER-204 est le premier d’une nouvelle classe de thérapies conçues pour éliminer les protéines inhibitrices de l’environnement du système nerveux central, ce qui permet une repousse axonale et une plasticité accrue. Ces changements exploitent la capacité du corps à régénérer de nouvelles connexions neuronales par le recâblage. «Compte tenu des résultats prometteurs observés dans les études précliniques, AXER-204 deviendra le premier agent thérapeutique pour restaurer les fonctions et réparer les dommages causés par les lésions de la moelle épinière et d’autres maladies du système nerveux central», a déclaré le Dr. George Maynard, président de ReNetX.

L’étude ouverte de phase 1 «RESET» évaluera l’innocuité, la tolérabilité et la pharmacocinétique de AXER-204 chez les patients présentant une lésion médullaire chronique et devrait recruter environ 24 patients. On estime que 300 000 personnes vivent actuellement avec une lésion médullaire chronique aux États-Unis et qu’il n’existe actuellement aucun agent thérapeutique approuvé pour restaurer la fonction sensorielle ou motrice après une lésion. La société a été fondée parle Dr. Stephen Strittmatter, professeur de neurologie à l’Université de Yale.

 TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS 

ReNetX Bio Announces Initiation of Patient Dosing in the First Phase 1 Clinical Trial of Fusion Protein AXER-204

NEW HAVEN, Conn., Aug. 14, 2019 (GLOBE NEWSWIRE) — ReNetX Bio, Inc., a leading biotechnology company committed to reversing disease and damage for patients suffering from central nervous system (CNS) disorders, has announced a successful first patient dosing in a Phase 1 clinical trial of its lead drug candidate, fusion protein AXER-204. 

Axonal loss is a common, yet unaddressed pathology, in a broad range of chronic and acute diseases of the central and ocular nervous systems. AXER-204 is the first in a new class of therapy designed to remove inhibitory proteins from the CNS environment allowing for axonal regrowth and increased plasticity. These changes harness the body’s ability to regenerate new neural connections through rewiring. “Given the promising results seen in preclinical studies, it is our hope that AXER-204 will become the first therapeutic shown to restore function and reverse damage in spinal cord injury and other CNS diseases,” says ReNetX President and CSO George Maynard, PhD.

The Phase 1 open-label, dose escalation “RESET” trial will evaluate the safety, tolerability, and pharmacokinetics of AXER-204 in patients with chronic spinal cord injury and is expected to enroll approximately 24 patients. An estimated 300,000 people are currently living with chronic spinal cord injury in the U.S., and there is currently no approved therapeutic to restore sensory or motor function after injury. The company was founded by Stephen Strittmatter, MD, PhD, Vincent Coates Professor of Neurology at Yale University.

Source : https://www.globenewswire.com/news-release/2019/08/14/1901826/0/en/ReNetX-Bio-Announces-Initiation-of-Patient-Dosing-in-the-First-Phase-1-Clinical-Trial-of-Fusion-Protein-AXER-204.html

13 tétraplégiques ont pu se servir de leurs bras grâce à des transferts de nerfs

Une infirmière effectue des opérations de maintenance dans un bloc opératoire d'une clinique privée à Toulouse, le 24 juillet 2006 (Photo d'illustration)

Une infirmière effectue des opérations de maintenance dans un bloc opératoire d’une clinique privée à Toulouse

La technique du transfert de nerfs n’est pas nouvelle, mais elle n’avait jamais été utilisée pour des lésions de moelle épinière. Les résultats sont prometteurs.

L’espoir au bout des doigts. D’après une étude publiée ce vendredi, treize patients tétraplégiques ont pu à nouveau se servir de leurs bras pour certaines actions. C’est grâce à la technique de transfert de nerfs que cet exploit a été rendu possible.  

« Ces résultats suggèrent que les transferts de nerfs peuvent aboutir aux mêmes améliorations fonctionnelles que les transferts de tendons traditionnels, avec des incisions moins grandes et de plus courtes périodes d’immobilisation après la chirurgie », selon les auteurs de cette étude australienne publiée dans la revue The Lancet. 

Une technique prometteuse

Seize jeunes adultes (moyenne d’âge de 27 ans) ont été enrôlés pour cette étude. Tous avaient subi moins de 18 mois auparavant une lésion de la moelle épinière (la plupart après un accident de voiture ou une blessure en faisant du sport) qui les avait laissés paralysés. 

L’opération a consisté à prélever des nerfs liés à des muscles toujours fonctionnels situés au-dessus de la blessure, et les lier aux nerfs de muscles paralysés au-dessous de la blessure, afin de « ranimer » ces derniers. Au total, l’équipe a procédé à 59 transferts de nerfs. Le but : restaurer chez ces patients l’extension du coude, ainsi que la capacité à faire un mouvement de pince avec la main et à saisir des objets. Chez dix des patients, des transferts de tendons ont été réalisés en plus des transferts de nerfs. 

Se nourrir et se brosser les dents

Deux ans plus tard, et après une rééducation intense, treize patients étaient capables de tendre leurs bras, d’ouvrir et fermer leurs mains et de manipuler des objets, pour se nourrir ou se brosser les dents. 

En revanche, quatre transferts de nerfs réalisés sur trois patients n’ont pas réussi. Les chercheurs soulignent donc que d’autres recherches seront nécessaires avec davantage de patients, pour déterminer le type de personnes sur lesquels cette technique est la mieux à même de réussir. 

Enfin, deux autres patients n’ont pu être suivis après avoir été opérés et un dernier est décédé, sans lien avec l’opération. 

« On connaît la technique du transfert de nerfs depuis longtemps, mais cela n’a jamais vraiment été utilisé pour les lésions de la moelle épinière auparavant », explique Natasha van Zyl, chirurgienne à Melbourne et auteure principale de l’étude. « Le message à tous les patients au monde qui souffrent d’une lésion à la moelle épinière et à tous les soignants qui les traitent, c’est qu’il est possible de restaurer les fonctions de la main et du coude », poursuit-elle.

ReNetX Bio a enfin reçu l’autorisation de la FDA pour commencer leur essai clinique

ReNetX Bio, Inc. annonce l’autorisation de la FDA américaine de procéder à l’application IND pour le traitement des patients présentant une lésion médullaire chronique

NEW HAVEN, Conn., 19 juin 2019 / PRNewswire / – ReNetX Bio, une société de biotechnologie engagée pour les patients souffrant de troubles du système nerveux central, a annoncé que la Food and Drug Administration américaine ( FDA) a autorisé l’application IND pour son principal médicament candidat, la protéine de fusion AXER-204.

Le recrutement débutera immédiatement pour l’essai clinique avec AXER-204 de première phase sur l’homme destiné au traitement des lésions chroniques de la moelle épinière (LME). L’essai « RESET » évaluera l’innocuité, la tolérabilité, la pharmacocinétique et l’efficacité des patients dans les principaux centres de traitement des lésions médullaires aux États-Unis. On estime à 300 000 le nombre de personnes vivant avec une lésion médullaire chronique aux États-Unis, et il n’existe actuellement aucun traitement approuvé pour restaurer les troubles sensoriels ou les fonctions motrices après une blessure. Un traitement efficace pour favoriser la récupération de la fonction après un dommage serait le premier du genre à répondre à un besoin médical important et totalement non satisfait.

La perte axonale est une pathologie commune, mais non abordée, dans un large éventail de maladies chroniques et aiguës des systèmes nerveux central et oculaire. La technologie de la société repose sur le blocage des protéines inhibitrices pour favoriser la repousse des neurones et a été développée par le fondateur et conseiller scientifique de ReNetX, Dr. Stephen Strittmatter, titulaire de la chaire Vincent Coates de neurologie à l’Université Yale. Trois protéines ont été identifiées comme inhibiteurs clés empêchant la repousse neuronale en raison de la liaison avec NgR1 (Nogo Pathway). Dans les études précliniques avec AXER-204, ces inhibiteurs sont bloqués et une plasticité neuronale ainsi qu’une nouvelle croissance axonale sont déclenchées. Ces nouvelles connexions neuronales permettent de recâbler et d’inverser les dommages dans le système nerveux central.

AXER-204 a généré des résultats positifs dans de nombreux modèles de maladies précliniques qui ont été validés de manière indépendante par des laboratoires universitaires et industriels de premier plan. Des études ont montré que le traitement par AXER-204, agent thérapeutique exclusif de ReNetX, entraînait une repousse significative des fibres nerveuses et une fonctionnalité accrue, notamment la régénération axonale, la germination axonale et la plasticité synaptique, même plusieurs mois après une lésion. En outre, il a été prouvé que le traitement était sans danger sur le plan toxicologique.

La société a reçu un soutien important d’organisations renommées du monde entier, notamment en collaboration avec le Centre national pour l’avancement des sciences translationnelles (NCATS) des instituts nationaux de la santé (NIH) par le biais du programme BrIDGs, et la fondation de recherche sur la moelle épinière Wings for Life pour faire avancer le programme jusqu’à l’essai clinique. « Nous connaissons le besoin non satisfait, nous sommes encouragés par le succès de notre traitement à ce jour et nous espérons qu’AXER-204 offrira aux patients une option thérapeutique dont ils ont tant besoin », a déclaré le Dr Strittmatter.

« Nous sommes reconnaissants aux partenaires qui ont soutenu nos efforts pour atteindre cette étape majeure, et nous sommes ravis de proposer une nouvelle approche aux patients pour restaurer la fonction des fibres nerveuses endommagées du système nerveux central », déclare Erika R. Smith, PDG de ReNetX. « Cette thérapie révolutionnaire pourrait potentiellement inverser des affections jusqu’alors considérées comme impossibles à traiter », a ajouté le principal investisseur de la société, Gregory P. Ho, président de Spring Mountain Capital.

De plus amples informations sur l’étude sont disponibles sur www.clinicaltrials.gov sous l’identifiant NCT03989440 : https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT03989440

À propos de ReNetX Bio, Inc. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.renetx.com

 TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS ==>

ReNetX Bio, Inc. Announces U.S. FDA Authorization to Proceed for IND Application to Treat Patients with Chronic Spinal Cord Injury

NEW HAVEN, Conn., June 19, 2019 /PRNewswire/ — ReNetX Bio, Inc., a leading biotechnology company committed to reversing disease and damage for patients suffering from central nervous system disorders, has announced that the U.S. Food and Drug Administration (FDA) has allowed the Company’s Investigational New Drug (IND) application for its lead drug candidate, fusion protein AXER-204.

Recruitment will begin immediately for the Phase 1 first-in-human trial of AXER-204 for the treatment of chronic spinal cord injury (SCI). The « RESET » Trial will assess safety, tolerability, pharmacokinetics, and efficacy in patients at leading SCI treatment centers across the U.S. An estimated 300,000 people are currently living with chronic SCI in the U.S., and there is currently no approved therapeutic to restore sensory or motor function after injury. An effective therapeutic to promote recovery of function after damage would be the first of its kind to address a significant and completely unmet medical need.

Axonal loss is a common, yet unaddressed pathology, in a broad range of chronic and acute diseases of the central and ocular nervous systems. The Company’s technology relies on blocking inhibitory proteins to promote regrowth of neurons and was developed by ReNetX Founder and Scientific Advisor Stephen Strittmatter, MD, PhD, Vincent Coates Professor of Neurology at Yale University. Three proteins were identified as key inhibitors preventing neural regrowth due to binding with NgR1 (Nogo Pathway). In preclinical studies with AXER-204, these inhibitors are blocked and neural plasticity as well as new axonal growth is triggered. These new neural connections enable rewiring and reversal of damage in the central nervous system.

AXER-204 has generated positive results in numerous preclinical disease models which have been independently validated in leading academic and industrial labs. Studies have indicated that treatment with ReNetX’s proprietary therapeutic AXER-204 resulted in significant regrowth of nerve fibers and increased functionality– including axonal regeneration, axonal sprouting, and synaptic plasticity – even many months after injury or damage. In addition, the therapy has been shown to be safe with no toxicological findings.

The company has received major support from leading organizations across the world, including in a collaboration with the National Center for Advancing Translational Sciences (NCATS) at the National Institutes of Health (NIH ) through the BrIDGs Program (Bridging Interventional Development Gaps), and from the Wings for Life Spinal Cord Research Foundation to advance the program into the clinic. « We recognize the unmet need, we are encouraged by the success our therapeutic has shown to date, and we hope that AXER-204 will deliver a much-needed therapeutic option for patients, » says Dr. Strittmatter.

« We are grateful for the partners that have supported our efforts to achieve this major milestone and are excited to advance an entirely new approach for patients to restore function to damaged nerve fibers in the central nervous system, » says ReNetX CEO, Erika R. Smith. « This breakthrough therapy has the potential to reverse conditions that, until now, were considered untreatable, » adds the company’s lead investor Gregory P. Ho, President, Spring Mountain Capital.

More information about the study is available at www.clinicaltrials.gov under the identifier NCT03989440.

About ReNetX Bio, Inc.  For more information, please visit www.renetx.com


Source : https://www.prnewswire.com/news-releases/renetx-bio-inc-announces-us-fda-authorization-to-proceed-for-ind-application-to-treat-patients-with-chronic-spinal-cord-injury-300871144.html

NervGen Pharma – peptide ISP bloqueur de la PTP

Un peptide injectable pourrait aider les patients atteints de lésions médullaires à marcher à nouveau

Un peptide injectable par voie systémique, qui pourrait permettre de restaurer les fonctions perdues chez les patients souffrant de lésions de la moelle épinière, se dirige vers des essais cliniques au début de 2020.

Le traitement, mis au point par Jerry Silver, professeur de neurosciences à la faculté de médecine de la Case Western Reserve University et conseiller de NervGen Pharma, est l’aboutissement de plusieurs décennies de travail et, au cours d’études précliniques, il a montré des résultats importants chez l’animal. 

Les recherches du Pr. Silver portent sur les raisons pour lesquelles les nerfs sont incapables de se régénérer. Une découverte clé, faite il y a 30 ans, impliquait le rôle critique d’une famille de molécules appelées protéoglycanes dans la lésion nerveuse. Au cours du développement du cerveau et de la moelle épinière, les protéoglycanes se lient normalement à un récepteur appelé protéine tyrosine phosphatase sigma (PTPσ) pour aider à former des synapses appropriées entre les neurones. En cas de lésion nerveuse, les protéoglycanes réapparaissent dans la cicatrice, mais comme les fibres nerveuses sectionnées produisent davantage de ce même récepteur collant, elles restent emprisonnées dans la cicatrice, les empêchant de se régénérer. Il est possible de traiter les lésions médullaires en surmontant ces interactions anormales entre les protéoglycanes et le récepteur PTPσ.

« Vous pouvez imaginer à la cicatrice comme un papier tue-mouche pour tous les types de cellules qui possèdent le récepteur », a déclaré Silver. « Le travail de la cicatrice est de créer un bandage autour de la lésion, mais ce faisant, il bloque la régénération. »

La cicatrice est importante pour empêcher l’inflammation. Ainsi, au lieu d’essayer de la débarrasser de la cicatrice, les travaux de Silver ont été centrés sur le fait de permettre aux cellules de s’en libérer. Pour ce faire, le laboratoire de Silver a mis au point le peptide intracellulaire Sigma (ISP), qui bloque la PTPσ. Avec PTPσ bloqué, les cellules avec ce récepteur ne voient plus les protéoglycanes, ce qui leur permet de régénérer les fibres nerveuses sur le site de la lésion.

Des études pré-cliniques chez le rat ont montré des récupérations significatives, chaque animal présentant une amélioration de la fonction de la vessie et plus du tiers des animaux ayant retrouvé la capacité de marcher. Ce travail a été reproduit indépendamment avec une dose accrue, ce qui a permis une récupération encore meilleure. Silver a également récemment publié des résultats ciblant la même voie de signalisation qui pourraient offrir des perspectives similaires pour les patients atteints de lésions médullaires chroniques.

Silver conseille à NervGen Pharma, qui s’emploie à faire passer le NVG-291 – un peptide analogue à celui utilisé par le laboratoire de Silver – en essai clinique. L’essai clinique de phase 1 devrait débuter au début de 2020 et testera l’innocuité et la posologie.

Bien que le NVG-291 se concentre actuellement sur les lésions de la moelle épinière, les applications peuvent être beaucoup plus larges. Si les résultats des essais cliniques impliquant NVG-291 donnent des résultats positifs pour les patients souffrant de lésions de la moelle épinière, le peptide pourrait également être bénéfique dans le traitement de plusieurs autres affections nerveuses.

« La cicatrice bloque la récupération après une lésion nerveuse périphérique ou un AVC, ainsi que dans des maladies telles que la sclérose en plaques et la maladie d’Alzheimer», a déclaré Silver.

Selon Silver, le peptide ISP n’a montré aucun signe d’effets secondaires tels que douleur ou mobilité réduite au cours de leur traitement sur les modèles animaux.

Bien que les patients souffrant de lésions de la moelle épinière continueront d’avoir besoin de rééducation physique, on espère que les essais cliniques montreront que le NVG-291 peut améliorer le pronostic invalidant associé à ce type de blessure.

 TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS 

Injectable Peptide Might Help Spinal Cord Injury Patients Walk Again – Published: May 14, 2019 

A systemically injectable peptide, which may make it possible to restore lost functions in spinal cord injury patients, is moving toward clinical trials in early 2020.

The treatment, which was developed by Jerry Silver, a professor of neurosciences at Case Western Reserve University’s School of Medicine and advisor for NervGen Pharma, is the culmination of decades of work, and in pre-clinical studies, it has shown robust results in animal models.

Silver’s research has focused on why nerves are unable to regenerate. One key discovery, made 30 years ago, involved the critical role of a family of molecules called proteoglycans in nerve injury. During development of the brain and spinal cord, proteoglycans normally bind a receptor known as protein tyrosine phosphatase sigma (PTPσ) to help form proper synapses between neurons. Upon nerve injury, proteoglycans reappear within the scar, but because the severed nerve fibers make more of this same sticky receptor, they become forever entrapped within the scar, keeping them from regenerating. Silver hopes spinal cord injuries can be treated by overcoming these abnormal interactions between proteoglycans and the PTPσ receptor.

“You can think of the scar as flypaper to all cell types that have the receptor,” said Silver. “The job of the scar is to create a bandage around the lesion, but in doing so it blocks regeneration.”

The scar is important to wall off inflammation, so instead of trying to get rid of the scar, Silver’s work focused on allowing cells to free themselves from it. To do this, Silver’s lab developed Intracellular Sigma Peptide (ISP), which blocks PTPσ. With PTPσ blocked, cells with this receptor no longer see the proteoglycans, allowing them to regenerate the nerve fibers at the site of damage.

Pre-clinical studies in rats have shown significant recoveries, with every animal showing improved bladder function and more than a third of animals regaining their ability to walk. This work has been independently replicated with an increased dosage, which showed even better recovery. Silver has also recently published results targeting the same signaling pathway that may provide similar promise for chronic spinal cord injury patients.

Silver advises NervGen Pharma, which is working to bring NVG-291 –a close analog of ISP used by Silver’s lab – into the clinic. The Phase 1 clinical trial is expected to open in early 2020 and will test safety and dosing.

While the current focus of NVG-291 is on spinal cord injuries, the applications may be much broader. If results from clinical trials involving NVG-291 are successful for spinal cord injury patients, the peptide might also be beneficial in treating several other debilitating conditions.

“The scar blocks growth in heart attacks after peripheral nerve injury or stroke, and in diseases such as multiple sclerosis and Alzheimer’s disease,” said Silver.

Silver said the ISP in animal models showed no evidence of side effects such as pain or impaired mobility over the course of their treatment.

While spinal cord injury patients will continue to need physical rehabilitation, the hope is that clinical trials will show that NVG-291 can improve the debilitating prognosis associated with this kind of injury.


Source : https://www.biospace.com/article/injectable-peptide-might-help-spinal-cord-injury-patients-walk-again/