Pr. Vaquero (Madrid – Espagne) : cellules souches mésenchymateuses

Un traitement espagnol avec des cellules souches commence pour les patients souffrant d’une lésion partielle de la moelle épinière

David Serrano a eu une blessure partielle à la moelle épinière il y a 17 ans. Il a 46 ans et participe à un projet scientifique visant à développer un traitement à base de cellules souches. Dès le premier moment où il a passé les tests, il a commencé à remarquer que ses jambes étaient plus chaudes. Sa circulation sanguine et sa sensibilité se sont améliorées et sa stabilité à partir de la taille a augmenté. Bien qu’un accident l’ait placé dans un fauteuil roulant, il peut maintenant marcher avec difficulté, et même faire de la bicyclette. C’est un cas exceptionnel, mais c’est aussi un exemple des premiers résultats de cette thérapie.

Les premières étapes pour réparer une partie des dommages subis par ces patients ont été effectuées il y a 20 ans par une équipe médicale de l’hôpital Puerta de Hierro de Madrid. Aujourd’hui, après un long processus impliquant un petit groupe de personnes atteintes de lésions médullaires, ils ont annoncé l’approbation du traitement par l’Agence espagnole du médicament. Tout est prêt pour travailler avec 30 nouveaux patients. Les essais cliniques ont été menés par le Dr Jesús Vaquero, chef du service de neurochirurgie de cet hôpital, situé à présent à Majadahonda.

Angel Garrido, président de la Communauté de Madrid, Ignacio Baeza, vice-président de la Fondation Mapfre et María del Pino, présidente de la Fondation Rafael del Pino, ont assisté à la cérémonie de présentation. L’homme d’affaires qui a créé Ferrovial et la Fondation qui porte son nom ont été blessés à la colonne vertébrale en 2004 à la suite d’un accident survenu sur un navire. En Espagne, environ 50 000 patients souffrent de paraplégie traumatique, un chiffre qui augmente avec entre 800 et 1 000 nouveaux cas par an.

Le médicament NC1, créé par l’équipe du Dr Vaquero, est un médicament de thérapie innovante fabriqué à partir des cellules du patient. La méthode implique l’extraction de cellules souches de la moelle osseuse, un traitement de séparation et de culture. Ensuite, le médicament est préparé en les mélangeant avec leur propre plasma sanguin. L’implantation se fait par injection du plasma et dissolution cellulaire dans la moelle épinière et / ou le liquide céphalo-rachidien.

Cette thérapie est personnalisée, ce qui la différencie des autres traitements pratiqués dans différents pays et laboratoires. Lorsqu’il appartient au patient, il ne s’agit pas d’un médicament commercial, il ne se produit aucune réaction de rejet et offre de bons résultats au niveau du système nerveux. La concentration des cellules et le fait qu’elles arrivent vivantes pour être injectées sont l’un des points cruciaux de la thérapie.

Dans le laboratoire de l’équipe Vaquero, la viabilité cellulaire est atteinte entre 98 et 100%, même 12 heures après l’extraction. La taille de l’aiguille utilisée est petite, de sorte que les cellules souches ne s’agglomèrent pas. « Ces détails sont très importants pour que la technique fonctionne », a déclaré Jesús Vallejo à EL MUNDO. « De nombreuses personnes travaillent avec des cellules souches, mais chaque type cellulaire fonctionne de manière différente. Les scientifiques recherchent les cellules souches qui fonctionnent le mieux, mais il n’y a pas d’accord actuellement sur ce sujet », a-t-il ajouté.

Pour être traité, vous devez être un adulte, âgé de 18 à 65 ans, souffrant d’une lésion médullaire chronique. Il est également nécessaire que la lésion de la moelle épinière soit partielle (le traitement ne fonctionne pas dans les cas où la moelle épinière a été complètement sectionnée). À cela s’ajoute une série de critères médicaux et psychologiques ainsi qu’une étude génétique qui analyse que les cellules ne présentent pas d’altération chromosomique.

Andrés Herrera, 39 ans, est resté dans le coma pendant 45 jours à cause d’un accident. Quand il s’est réveillé, on lui a dit qu’il vivrait dans un fauteuil roulant. Le processus qu’il a traversé était difficile. « Mais ma mère m’a dit que je devais être la même personne qu’avant l’accident, malgré ma blessure à la colonne vertébrale », a-t-il déclaré. Cet ancien mécanicien de course a découvert l’existence du traitement grâce à une amie et a réussi les tests pour en faire partie.

Juan Carvajal, qui a également vécu la même chose, encourage les patients souffrant d’une lésion de la moelle épinière à l’essayer s’ils en ont l’opportunité. « Je dirais à ces patients de ne pas douter, et de ne pas tarder, le traitement est effectué avec nos propres cellules, il n’y a donc pas de rejet et le résultat est immédiat, il s’agit d’une amélioration, l’amélioration est physique Nous sommes entre de bonnes mains, mentalement et moralement « , a-t-il déclaré.

TEXTE ORIGINAL :

Arranca un tratamiento español con células madre para pacientes con lesión medular parcial

1 marzo 2019 

David Serrano sufrió una lesión medular parcial hace 17 años. Tiene 46 años y ha formado parte de un proyecto científico para desarrollar un tratamiento a base de células madre. Desde el primer momento que se sometió a las pruebas, empezó a notar las piernas más calientes. Su riego sanguíneo y su sensibilidad mejoraron y su estabilidad de cintura para abajo aumentó. Aunque un accidente lo postró en una silla de ruedas, ahora, aunque con dificultad, puede caminar e incluso montar en bicicleta. Es un caso excepcional, pero también un ejemplo de los primeros resultados de esta terapia.

Los primeros pasos para reparar parte del daño que sufren estos pacientes los dieron, hace 20 años, un equipo médico del Hospital Puerta de Hierro de Madrid. Hoy, tras un largo proceso en el que han participado un reducido grupo de personas con esta dolencia, han anunciado el fin del desarrollo de un fármaco y su aprobación por la Agencia Española de Medicamentos. Todo esta listo para empezar a trabajar con 30 nuevos enfermos. Los ensayos clínicos los ha dirigido el doctor Jesús Vaquero, Jefe de Servicio de Neurocirugía de este hospital, que ahora se encuentra en Majadahonda.

Al acto de presentación de los resultados han asistido Ángel Garrido, presidente de la Comunidad de Madrid, Ignacio Baeza, vicepresidente de la Fundación Mapfre y María del Pino, presidenta de la Fundación Rafael del Pino, quien recordó a su padre y los motivos por los que la entidad ha apoyado esta investigación. El empresario que creó Ferrovial y la Fundación que lleva su nombre sufrió una lesión medular en 2004 debido a un accidente en un barco. En España existen unos 50.000 pacientes que sufren paraplejia traumática, una cifra que aumenta con entre 800 y los 1.000 casos nuevos al año.

El fármaco NC1, creado por el equipo del doctor Vaquero, es un medicamento de terapia avanzada fabricado con las células del propio paciente. El método consiste en la extracción de células madre de su médula ósea, un tratamiento de separación y de cultivo. Después, se prepara el medicamento mezclándolas con su propio plasma sanguíneo. La implantación se hace por inyección de la disolución de plasma y células en la médula espinal y/o en el líquido cefalorraquídeo.

Esta terapia es personalizada, lo que la diferencia de otros tratamientos que se llevan a cabo en diferentes países y laboratorios. Al pertenecer al paciente, no se trata de un fármaco comercial, no se producen reacciones de rechazo y a nivel de sistema nervioso, ofrecen buenos resultados. Tanto la concentración de células, como que lleguen vivas para ser inyectadas, es uno de los puntos cruciales de la terapia.

En el laboratorio del equipo de Vaquero se consiguen entre un 98 y un 100% de viabilidad celular, incluso 12 horas después de la extracción. El calibre de la aguja que emplean es pequeño para que las células no se aglomeren y trabajen de forma adecuada « Estos detalles son pequeños, pero muy importantes para que la técnica funcione », ha comentado a EL MUNDO Jesús Vallejo. « Hay mucha gente que trabaja con células madre, pero cada tipo funciona de una forma distinta. Se busca qué células funcionan mejor, pero no hay un acuerdo en este tema », ha añadido.

Para ser tratado hay que ser una persona adulta, de entre 18 y 65 años, con lesión medular crónica. También es necesario que la lesión medular sufrida sea parcial (el tratamiento no funciona en los casos en los que la médula ha sido seccionada por completo). A esto se le añade una serie de criterios médicos, psicológicos y un estudio genético que analiza que las células no presenten alteraciones cromosómicas.

Andrés Herrera de 39 años, estuvo en coma durante 45 días por causa de una accidente. Cuando despertó, le comunicaron que viviría postrado en una silla de ruedas. El proceso por el que pasó fue difícil. « Pero mi madre me dijo que tenía que ser la misma persona que era antes del accidente. A pesar de mi lesión medular », ha señalado. Este ex mecánico de carreras se enteró por una amistad de la existencia del tratamiento y pasó las pruebas para formar parte de él.

Juan Carvajal, que también ha pasado por lo mismo anima a los pacientes con lesión medular a intentarlo si tienen la oportunidad. « Yo les diría a estos pacientes que no lo duden, que no lo piensen, que no tarden. El tratamiento está hecho con nuestras propias células por lo que no hay ningún rechazo y el resultado es inmediato. Es para mejorar. La mejoría es física, mental y moralmente. Además, estamos en buenas manos », ha comentado a este medio.

Source : https://www.elmundo.es/salud/2019/03/01/5c79754b21efa04a668b45cf.html




Le produit candidat SC0806 de BioArctic pour le traitement des lésions médullaires complètes est maintenant en phase 2

STOCKHOLM, 13 février 2019 / PRNewswire / – BioArctic AB a annoncé aujourd’hui que le premier patient du deuxième panel de l’étude de Phase 1/2 avait maintenant été traité au SC0806. Cela signifie que l’étude portant sur le produit candidat SC0806 pour une lésion complète de la moelle épinière est passée à la phase 2.

BioArctic développe un nouveau traitement innovant pour les patients présentant une lésion complète de la moelle épinière. Le produit candidat SC0806 est une combinaison d’un dispositif médical biodégradable et d’une substance médicamenteuse (FGF1). SC0806 est conçu pour favoriser la régénération nerveuse dans la région lésée de la moelle épinière. En raison de la nouveauté du traitement, les patients ont été inclus de manière séquentielle afin de surveiller l’effet et la sécurité. Une évaluation de la sécurité de tous les patients du premier panel a été réalisée et a fourni un soutien pour le démarrage du prochain panel. Le premier patient du deuxième groupe a maintenant reçu un traitement avec SC0806 et la phase 2 de l’étude a été lancée. L’inclusion de patients dans le second des trois panels de l’étude est en cours.

Chaque groupe est composé de six patients recevant SC0806 et de trois patients témoins. Le traitement avec SC0806 comprend une intervention chirurgicale. La chirurgie est suivie de 18 mois d’entraînement intensif dans un système robotique visant à soutenir la régénération nerveuse et la reconstruction musculaire dans la partie du corps touchée par la paralysie. Les patients recevant SC0806 ont également la possibilité de participer à une étude de prolongation de 12 mois. Une analyse intermédiaire de l’innocuité et de l’efficacité du SC0806 dans le premier panel à 18 mois est prévue pour le 4ème trimestre 2019 / 1er trimestre 2020.

« Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement efficace pour les patients présentant une lésion complète de la moelle épinière. Le début du deuxième panel dépendait d’une évaluation positive de la sécurité des patients du premier panel. Je suis ravi que l’étude avec SC0806 ait maintenant progressé dans la phase 2 et nous attendons avec impatience les résultats importants qui nous attendent dans ce domaine thérapeutique », a déclaré Gunilla Osswald, PDG de BioArctic.

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BioArctic’s Product Candidate SC0806 for Treatment of Patients With Complete Spinal Cord Injury is now in Phase 2

Feb 13, 2019

STOCKHOLM, Feb. 13, 2019 /PRNewswire/ — BioArctic AB (publ) (Nasdaq Stockholm: BIOA B) announced today that the first patient in the second panel of the Phase 1/2 study now has been treated with SC0806. This means that the study with the product candidate SC0806 for complete spinal cord injury has progressed into Phase 2.

BioArctic develops a new innovative treatment for patients with complete spinal cord injury. The product candidate SC0806 is a combination of a biodegradable medical device and a drug substance (FGF1). SC0806 is designed to support nerve regeneration across the injured area in the spinal cord. Due to the novelty of the treatment, patients have been included sequentially, in order to monitor the effect and safety. A safety evaluation of all the patients in the first panel has been performed and provided support to start the next panel. The first patient in the second panel has now received treatment with SC0806 and hereby the Phase 2 part of the study has been initiated. The inclusion of patients to the second of the three panels in the study is on-going.

Each panel consists of six patients receiving SC0806 and three control patients. The treatment with SC0806 includes a surgical procedure. The surgery is followed by 18 months of intensive training in a robotic system to support nerve regeneration and muscle rebuilding in the part of the body affected by the paralysis. Patients receiving SC0806 are also given the option to participate in a 12 months extension study. An interim analysis of safety and efficacy of SC0806 in the first panel at 18 months is planned Q4 2019/Q1 2020.  

« Today there is no effective treatment for patients with complete spinal cord injury. The initiation of the second panel was depending on a positive safety evaluation of the patients in the first panel. I am pleased that the study with SC0806 now has progressed into Phase 2 and we are looking forward to the important activities ahead of us within this therapeutic area, » said Gunilla Osswald, CEO of BioArctic.

For more information, please contact :

  • Gunilla Osswald, PhD, CEO, BioArctic AB
  • E-mail : gunilla.osswald@bioarctic.se
  • Telephone : +46-8-695-69-30
  • Christina Astrén, Director IR & Communications, BioArctic AB
  • E-mail: christina.astren@bioarctic.se
  • Telephone: +46-70-835-43-36

Source : https://www.prnewswire.com/news-releases/bioarctics-product-candidate-sc0806-for-treatment-of-patients-with-complete-spinal-cord-injury-is-now-in-phase-2-300794801.html




Le Japon approuve l’utilisation de cellules iPS pour traiter les lésions de la moelle épinière

Les scientifiques de l’Université Keio vont commencer la première étude clinique au monde d’ici cet été

Le 18 Février 2019 — TOKYO — Le ministère japonais de la Santé a approuvé lundi l’utilisation de cellules souches pluripotentes induites (iPS) pour traiter les lésions de la moelle épinière, dans ce qui sera la première recherche au monde de ce type.

Le comité spécial du ministère de la Santé a approuvé un programme de recherche clinique à l’Université Keio de Tokyo, dans lequel des cellules iPS seront utilisées pour traiter des lésions de la moelle épinière. L’étude devrait commencer dès cet été.

Auparavant, la transplantation de cellules iPS n’était autorisée que dans le traitement des yeux, du cœur, des nerfs crâniens et des plaquettes sanguines des patients dans le cadre de la recherche en médecine régénérative.

Si la moelle épinière est endommagée à la suite d’une blessure ou d’un accident, il devient impossible de transmettre des signaux entre le cerveau et les nerfs qui déplacent le corps. En conséquence, les victimes de traumatismes médullaires souffrent de symptômes, notamment de bras et de jambes paralysés.

Au Japon, environ 5 000 personnes souffrent de telles lésions à la colonne vertébrale chaque année et le nombre cumulé de victimes est supérieur à 100 000. Il n’y a pas de traitement pour restaurer complètement les parties blessées.

Le plan de traitement de l’Université Keio serait le plus important parmi les techniques de médecine régénérative utilisant des cellules iPS.

La recherche sur la moelle épinière n’est pas facile car il est difficile de reproduire l’état des nerfs. Par conséquent, les progrès dans le développement de thérapies pour la moelle épinière ont été lents, de même que pour les thérapies pour le cerveau.

Avec les cellules iPS, on s’attend de plus en plus à ce que les techniques de médecine régénérative pour les cellules nerveuses puissent améliorer la fonction motrice des patients paralysés.

Hideyuki Okano, professeur à l’Université Keio, a transplanté à titre expérimental des singes et a réussi à rétablir la fonction motrice afin que les animaux puissent marcher.

Les plans prévoient que l’étude soit menée sur quatre patients âgés de 18 ans et plus, qui ont subi des lésions de la moelle épinière et dont la sensation et la mobilité corporelle ont été complètement perdues.

Les chercheurs développeront des cellules capables de se transformer en nerfs à partir de cellules iPS stockées au Centre de recherche et d’application sur les cellules iPS de l’Université de Kyoto. Deux millions de ces cellules seront transplantées dans la zone lésée de chacun des sujets par injection. L’équipe de recherche sera dirigée par Masaya Nakamura, professeur à l’université d’Okano et de Keio.

La sécurité et l’efficacité de la procédure seront vérifiées un an après la procédure et les patients suivront une rééducation pour les aider à retrouver le contrôle moteur de leurs membres. Des médicaments immunosuppresseurs seront utilisés pour contrôler le rejet des greffes.

En plus du traitement avec des cellules souches mésenchymateuses autorisé par le ministère de la santé japonais, l’université Keio à Tokyo vient de recevoir l’approbation des autorités pour un essai clinique avec des cellules iPS ! 

Citer

CELLULES IPS ET LÉSION DE LA MOELLE ÉPINIÈRE : APPROBATION D’UN PREMIER ESSAI CLINIQUE JAPONAIS

18 février 2019, Au Japon, un essai clinique se prépare pour traiter des lésions de la moelle épinière à l’aide de cellules souches pluripotentes induites (iPS). Quatre patients majeurs ayant perdus leurs fonctions motrices et sensorielles recevront une transplantation de 2 millions de cellules iPS dans l’épine dorsale, puis suivront un programme de rééducation et seront surveillés pendant un an. L’équipe de l’université Keio à Tokyo vient de recevoir l’approbation des autorités et veut de cette façon vérifier l’innocuité des cellules iPS et valider la méthode de transplantation.
 
Il s’agit d’un premier essai clinique utilisant les iPS dans cette indication. D’autres essais testent leur efficacité pour traiter des pathologies oculaires ou encore la maladie de Parkinson. « A l’avenir, toutes les maladies pourront potentiellement être traitées, je ne dis pas guéries, grâce aux cellules issues d’iPS, même si les effets seront minimes au début », avait déclaré en 2017 Masayo Takahashi, professeur de l’institut RIKEN qui a mené les premier essai clinique utilisant ces cellules.


http://www.genethique.org/fr/cellules-ips-et-lesion-de-la-moelle-epiniere-approbation-dun-premier-essai-clinique-japonais-71270#.XG0e7S0lBTY 

Rappel : Les cellules souches pluripotentes induites (iPS) sont des cellules adultes ramenées à l’état quasi embryonnaire en leur faisant de nouveau exprimer quatre gènes (normalement inactifs dans les cellules adultes). Cette manipulation génétique, qui a valu en 2012 au Japonais Shinya Yamanaka le prix Nobel de médecine, leur redonne la capacité de produire n’importe quel genre de cellules (pluripotence), selon le lieu du corps où elles sont ensuite transplantées.

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Japan approves use of iPS cells to treat spinal cord injuries

Keio University scientists to begin world’s first clinical study by this summer

FEBRUARY 18, 2019 — TOKYO — Japan’s health ministry on Monday approved the use of induced pluripotent stem (iPS) cells to treat spinal cord injuries, in what will be the world’s first research of its kind.

The special committee of the Ministry of Health, Labor and Welfare approved a clinical research program at Keio University in Tokyo, in which iPS cells will be used to treat spinal cord injuries. The study is expected to start as early as this summer. 

Previously, the transplantation of iPS cells was only allowed in treating eyes, hearts, cranial nerves and blood platelets of patients as part of regenerative medicine research. 

If the spinal cord is damaged due to injury or accident, it becomes impossible to transmit signals between the brain and the nerves that move the body. As a result, spinal cord injury victims suffer symptoms including paralyzed arms and legs.

In Japan, about 5,000 people sustain such spinal injuries each year, and the cumulative number of victims is more than 100,000. There is no treatment to restore the injured parts completely. 

Keio University’s treatment plan is reportedly the most important among the regenerative medicine techniques using iPS cells.

Research into the spinal cord is not easy because it is difficult to reproduce the conditions of nerves. Therefore, progress in the development of drugs for the spinal cord has been slow, as has that for brain drugs.

With the advent of iPS cells, there are growing expectations that regenerative medicine techniques complimenting nerve cells might be able to improve motor function in paralyzed patients.

Experimental transplants into monkeys by Keio University professor Hideyuki Okano and others succeeded in restoring motor function so that the animals could walk.

Plans call for the study to be conducted on four patients aged 18 and older who have suffered injuries to their spinal cord and whose sensation and bodily mobility have been completely lost.

The researchers will develop cells that can grow into nerves from iPS cells stored at Kyoto University’s Center for iPS Cell Research and Application. Two million of these cells will be transplanted into the injured area of each of the subjects via injection. The research team will be led by Okano and Keio University professor Masaya Nakamura. 

The safety and efficacy of the procedure will be checked one year after the procedure, and the patients will undergo rehabilitation to help them regain motor control of their limbs. Immunosuppressant drugs will be used to control transplant rejection.

Source : https://asia.nikkei.com/Business/Science/Japan-approves-use-of-iPS-cells-to-treat-spinal-cord-injuries




Une étude locale fait état d’un succès précoce avec l’implant stimulateur d’Abbott Labs


Une étude clinique en cours dans les hôpitaux de Minneapolis, baptisée E-Stand, fait état d’un succès précoce en utilisant un dispositif médical implantable conçu dans le Minnesota, appelé stimulateur de la moelle épinière, afin de restaurer le mouvement volontaire et les fonctions autonomes chez les patients totalement paralysés.

Les «mouvements volontaires» signifient pouvoir bouger les jambes volontairement, tandis que «fonctions autonomes» fait référence à des fonctions régies par le système nerveux autonome en grande partie sans pensée consciente, telles que la régulation de la tension artérielle, la miction et l’excitation sexuelle.

Selon les enquêteurs d’E-Stand, restaurer la capacité de marcher d’une personne peut s’avérer important, mais la restauration des fonctions autonomes figure en tête de la liste des priorités de nombreuses personnes atteintes de paralysie.

« Chez les personnes souffrant de lésions dorsales, l’intestin et la vessie figurent au premier rang des priorités », a déclaré Dr. Ann Parr, chercheuse principale à E-Stand et professeur assistant de neurochirurgie à l’Université du Minnesota.

E-Stand a pour objectif d’inscrire environ 100 personnes atteintes de paralysie prêtes à se faire implanter expérimentalement un stimulateur de la moelle épinière fabriqué par Abbott Laboratories dans leur dos.

L’ampleur des changements autonomes et des capacités de mouvement a incité l’équipe à publier un premier rapport sur leurs deux premiers patients.

« Nous avons choisi de diffuser nos nouvelles découvertes à ce stade précoce, car les importants résultats sur les fonctions motrices et autonomes ont des conséquences immédiates » sur les perceptions générales à propos de la thérapie, indique le rapport de l’étude du 22 janvier dans le Journal of Neurotrauma.

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Spinal cord stimulator device shows promise in Minneapolis study

Local study reports early success with stimulator implant from Abbott Labs. 

FEBRUARY 16, 2019 

An ongoing clinical study at Minneapolis hospitals called E-Stand is reporting early success using an implantable medical device designed in Minnesota called a spinal cord stimulator to restore volitional movement and autonomic functions in patients paralyzed from the mid-back down.

« Volitional movements » means being able to move your legs on purpose, while « autonomic functions » refers to functions governed by autonomic nervous system largely without conscious thought, such as regulating blood pressure, urination, and sexual arousal.

Although restoring a person’s ability to walk may make for great TV, restoring autonomic functions tops the priorities list for many people with paralysis, E-Stand investigators say.

« In people who have mid-thoracic injuries, the thing that comes up near the top of the list every time is actually bowel and bladder, » said Dr. Ann Parr, a lead investigator with E-Stand and assistant professor of neurosurgery at the University of Minnesota.

E-Stand aims to enroll about 100 people with paralysis who are willing to have a spinal cord stimulator made by Abbott Laboratories implanted experimentally in their backs.

The magnitude of autonomic changes and movement abilities early on prompted the team to publish an initial report on their first two patients.

« We chose to disseminate our novel discoveries at this early stage as the significant motor and autonomic findings have immediate implications » for general perceptions about the therapy, the Jan. 22 study report in the Journal of Neurotrauma says.

Source : http://www.startribune.com/spinal-cord-stimulator-device-shows-promise-in-minneapolis-study/505910842/




De vilains à superhéros

Le labo de journalisme scientifique, le 7 février 2019

Alors qu’elles avaient la réputation de nuire à la guérison des blessures à la moelle épinière, les microglies viennent de révéler qu’elles sont en fait au cœur du processus de cicatrisation et de guérison.

Par Kim Tardif

Les microglies, ce sont de très petites cellules que l’on retrouve dans le cerveau et la moelle épinière et qui agissent à titre de macrophage, c’est-à-dire qu’elles se nourrissent de débris et de neurones morts. Elles sont, en quelque sorte, les vidangeurs du système nerveux central.

Le mystère a cependant longtemps plané sur une partie de leur rôle, notamment lors de blessures à la moelle épinière, la communauté scientifique croyant qu’elles nuisaient à la guérison des lésions. Or, une équipe de chercheurs vient de révéler la véritable nature de ces héros méconnus, dans un article publié dans Nature Communications.

L’équipe du professeur Steve Lacroix, chercheur de l’Axe neurosciences du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, a pu observer les microglies à l’œuvre en désactivant leur production chez certaines souris et en comparant les résultats à ceux de souris témoins. Leur première observation : dès qu’une blessure à la moelle épinière survient, les microglies se précipitent massivement au site de la lésion, s’y accumulent en proliférant et y restent plusieurs semaines.

Mais que font-elles sur place? En comparant les lésions des souris témoins à celles chez qui la production de microglies avait été bloquée, ils ont fait l’étonnant constat qu’une barrière de microglies s’était formée autour de la lésion chez les souris qui en produisaient. Cette barrière a entrainé la formation d’une cicatrice jusqu’alors jamais observée autour de la lésion. En plus de former cette barrière, les microglies ont appelé en renfort leurs acolytes, les astrocytes. Le rôle de ces derniers était déjà connu : ils forment eux aussi leur propre couche protectrice et s’activent à stimuler la guérison.

Dans leurs observations 35 jours après la survenue de la lésion, le professeur Lacroix et son équipe ont découvert que les souris dont ils avaient inhibé la production de microglies avaient des dommages plus importants à la moelle épinière, notamment un plus fort taux de destruction des neurones entourant la lésion, et qu’elles recouvraient moins de motricité. Chez les souris témoins, la zone affectée était plus restreinte, protégée par la couche de microglies accumulées. Ils ont donc pu en déduire que les microglies, et les astrocytes qu’elles avaient appelés à la rescousse, protégeaient les neurones des macrophages provenant de la voie sanguine, qui ne font souvent pas de distinction entre une cellule morte et une autre en voie de guérison.

Maintenant que les microglies ont révélé leur rôle de héros, il reste à explorer les possibilités qu’elles offrent pour améliorer la guérison des lésions à la moelle épinière.

Source : https://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2019/02/07/vilains-superheros




StemCyte reçoit l’autorisation IND de phase II de la US Food and Drug Administration (FDA)

BALDWIN PARK, Californie, le 3 janvier 2019 / PRNewswire

StemCyte a le plaisir d’annoncer que la US Food and Drug Administration (FDA) a approuvé le 14 décembre 2018 sa demande d’investigation IND de phase II pour les Cellules souches mononucléaires du sang de cordon ombilical (UCBMNC) (MC001) allogéniques, compatibles HLA, destinées au traitement des lésions de la moelle épinière.

MC001 est un médicament de thérapie cellulaire régénérative, conçu pour régénérer les neurones chez les patients souffrant de lésion chronique et grave de la moelle épinière. Le MC001 s’est déjà montré efficace, sûr et bien toléré dans le cadre d’un essai de phase II mené par le Dr Wise Young de l’Université Rutgers, à Kunming en Chine. Débutée en 2019 aux États-Unis, cette étude de phase II sera réalisée dans plusieurs centres cliniques du New-Jersey.

« C’est un grand succès de la part de l’équipe de StemCyte. En tant que société leader dans le domaine de la thérapie cellulaire régénérative, le succès de MC001 placera StemCyte au centre des marchés émergents des applications des cellules souches », a déclaré Jonas Wang, PDG de StemCyte. « L’annonce de la FDA indique que StemCyte a franchi avec succès la principale étape de l’avancement de son programme de thérapie cellulaire régénérative. Avec nos investigateurs expérimentés, nous prévoyons de proposer cette nouvelle option de traitement innovante au début de 2019 à ce besoin médical hautement insatisfait lésion chronique et grave de la moelle épinière. »

À propos de StemCyte :

La riche histoire de StemCyte a commencé par une mission consistant à aider les médecins du monde entier à sauver plus de vies en fournissant une greffe et un traitement de qualité supérieure, sûr et efficace avec des cellules souches à tous les patients. Située aux États-Unis, en Inde et à Taiwan, StemCyte a fourni plus de 2 200 unités de sang de cordon pour une variété de maladies potentiellement mortelles à plus de 350 centres de transplantation de premier plan dans le monde. StemCyte participe activement au développement de thérapies à base de cellules souches. StemCyte a également été choisi par le Département américain de la santé et des services sociaux pour aider à établir un inventaire public national du sang de cordon. Son siège est situé à Baldwin Park, en Californie. 

Pour en savoir plus, visitez –> www.StemCyte.com

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TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS

StemCyte Receives Phase II Investigational New Drug (IND) Clearance from the U.S. Food and Drug Administration (FDA)

BALDWIN PARK, Calif., Jan. 3, 2019 /PRNewswire/ — StemCyte is pleased to announce that the U.S. Food and Drug Administration (FDA), on December 14, 2018, approved its Phase II Investigational New Drug (IND) application for Allogeneic Human Leukocyte Antigen (HLA)-Matched Umbilical Cord Blood Mononuclear Stem Cells (UCBMNC) (MC001) for the treatment of spinal cord injury.

MC001 is a regenerative cell therapy drug, which is designed to regenerate neurons in patients who suffered chronic, severe, stable spinal cord injury. MC001 has already been shown to be efficacious, safe and well tolerated in a Phase II trial conducted by Dr. Wise Young of Rutger’s University in Kunming, China. Starting in early 2019, within the United States, this Phase II study will be performed at a number of clinical centers in New Jersey.

« This is a great achievement by the StemCyte team. As a leading regenerative cell therapy company, the success of the MC001 will put StemCyte in the central position in the emerging stem cell application markets, » said Jonas Wang, StemCyte’s CEO and Chairman. « FDA’s announcement marks StemCyte having successfully reached the major milestone of the advancement of our regenerative cell therapy program. With our highly experienced expert investigators, we plan to bring this new innovative treatment option in early 2019 to this highly unmet medical need in patient populations with chronic, severe, stable spinal cord injury. »

About StemCyte

StemCyte’s rich history started with a mission of dedication to helping the world’s physicians save more lives by providing high quality, safe, and effective stem cell transplantation and therapy to all patients in need. Located in the US, India, and Taiwan, StemCyte has supplied over 2,200 cord blood units for a variety of life-threatening diseases to over 350 leading worldwide transplant centers. StemCyte is actively involved in the development of stem cell therapies. StemCyte has also been chosen by the US Department of Health and Human Services to help establish a Public National Cord Blood Inventory. Its headquarters is located in Baldwin Park, CA. To learn more, visit www.StemCyte.com.

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SOURCE StemCyte

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Source : https://www.prnewswire.com/news-releases/stemcyte-receives-phase-ii-investigational-new-drug-ind-clearance-from-the-us-food-and-drug-administration-fda-300772277.html




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Les actions et missions de notre organisme 💡

De nos jours, des essais sont entrepris sur les cellules progénitrices neurales (2018), et d’autres se dirigent plutôt vers la Neurostimulation implantée – Pr. Grégoire Courtine EPFL Suisse – Un chercheur remarquable que l’association essaie de soutenir au mieux depuis 4 ans. Dans ce monde technologique, où l’informatique est exponentiel, l’espoir est une réalité scientifique. Quand ? Comment ? Seul le temps et l’argent en ont un avant goût ! Ces avancées se dirigent néanmoins vers des essais que tous, nous souhaitons « libérateurs » mais les solutions ne viendront pas seules et c’est pourquoi il faut que la recherche accélère.

L’association Libre d’Aide à la Recherche sur la Moelle Épinière qui, à 100% est gérée par des blessés médullaires, a pour but de financer un projet de recherche par an, d’informer les personnes à mobilité réduite à travers son forum, de pouvoir y parler librement en fonction du handicap, de ses conséquences, et des solutions offertes par l’expérience de chacun. De par le coordinateur scientifique et le webmaster, de faire connaître les thérapies aujourd’hui exploitées.

Le mot de la fondatrice d’ALARME : Après mon accident, on m’a dit que je serai paralysée à vie … Puis nous nous sommes intéressés aux travaux des chercheurs et en avons rencontré certains. Il est maintenant établi que les neurones, ces longues cellules transmettant l’information nerveuse pouvaient repousser après lésion et reprendre leur fonction

Note du webmaster : Aucun traitement efficace n’a été mis au point à ce jour mais nous avançons dans le bon sens ! Encore aucune promesse n’est envisageable mais faites un petit tour sur notre forum et vous y trouverez certaines avancées très intéressantes. On dit souvent à tord que cela n’avance pas ! En effet, rien de fonctionnel à ce jour mais une chose est certaine : Les efforts sont sans relâche…

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Introduction à la recherche

Le 14 mai 2005

La moelle épinière, dont le nom latinisé est moelle spinale, est la partie du système nerveux central se trouvant en dessous du tronc cérébral et contenue dans les vertèbres formant la colonne vertébrale.

La moelle épinière contient plusieurs types de neurones:

schéma de moelle épinière
  • Des fibres nerveuses (neurones) qui relaient l’information sensorielle depuis la périphérie (muscles, peau, viscères) jusqu’au cerveau.
  • Des fibres nerveuses (neurones) qui relaient l’information motrice depuis le cerveau jusqu’aux motoneurones, voie finale commune de tout acte moteur.
  • Des neurones propres à la moelle épinière parmi lesquels on trouve entre autres des interneurones segmentaires, des interneurones propriospinaux qui relient différents segments entre eux, des interneurones commissuraux impliqués dans la coordination droite-gauche. Les motoneurones ont leur stroma situé dans la moelle épinière et leur axone contenu dans les nerfs périphériques. Chaque motoneurone projette sur un certain nombre de fibres musculaires. Certains interneurones organisés en réseau constituent le générateur de rythme central responsable de la genèse de comportements rythmiques tels que la locomotion.
Contrairement à une vision dépassée, la moelle n’est donc pas un simple relais de l’information, mais un centre complexe qui traite et génère des signaux nerveux.
.
Logo alarme.asso.frIl y a encore 10 ou 20 ans, il était clairement établi qu’un neurone ne pourrait jamais repousser après avoir été sectionné ou blessé. Les progrès récents démontrent le contraire.

Pour avoir une vue synthétique sur les différents essais en cours : http://alarme.asso.fr/forum/essais-precliniques-et-cliniques/recapitulatif-des-essais-cliniques-sur-les-lesions-aigues-et-chroniques/

 

Toute l’information sur la recherche est disponible au sein de notre forum, dans les rubriques : Recherches fondamentales, Essais précliniques & cliniques et Thérapies expérimentales




NervGen Pharma – peptide ISP bloqueur de la PTP

Un peptide injectable pourrait aider les patients atteints de lésions médullaires à marcher à nouveau

Un peptide injectable par voie systémique, qui pourrait permettre de restaurer les fonctions perdues chez les patients souffrant de lésions de la moelle épinière, se dirige vers des essais cliniques au début de 2020.

Le traitement, mis au point par Jerry Silver, professeur de neurosciences à la faculté de médecine de la Case Western Reserve University et conseiller de NervGen Pharma, est l’aboutissement de plusieurs décennies de travail et, au cours d’études précliniques, il a montré des résultats importants chez l’animal. 

Les recherches du Pr. Silver portent sur les raisons pour lesquelles les nerfs sont incapables de se régénérer. Une découverte clé, faite il y a 30 ans, impliquait le rôle critique d’une famille de molécules appelées protéoglycanes dans la lésion nerveuse. Au cours du développement du cerveau et de la moelle épinière, les protéoglycanes se lient normalement à un récepteur appelé protéine tyrosine phosphatase sigma (PTPσ) pour aider à former des synapses appropriées entre les neurones. En cas de lésion nerveuse, les protéoglycanes réapparaissent dans la cicatrice, mais comme les fibres nerveuses sectionnées produisent davantage de ce même récepteur collant, elles restent emprisonnées dans la cicatrice, les empêchant de se régénérer. Il est possible de traiter les lésions médullaires en surmontant ces interactions anormales entre les protéoglycanes et le récepteur PTPσ.

« Vous pouvez imaginer à la cicatrice comme un papier tue-mouche pour tous les types de cellules qui possèdent le récepteur », a déclaré Silver. « Le travail de la cicatrice est de créer un bandage autour de la lésion, mais ce faisant, il bloque la régénération. »

La cicatrice est importante pour empêcher l’inflammation. Ainsi, au lieu d’essayer de la débarrasser de la cicatrice, les travaux de Silver ont été centrés sur le fait de permettre aux cellules de s’en libérer. Pour ce faire, le laboratoire de Silver a mis au point le peptide intracellulaire Sigma (ISP), qui bloque la PTPσ. Avec PTPσ bloqué, les cellules avec ce récepteur ne voient plus les protéoglycanes, ce qui leur permet de régénérer les fibres nerveuses sur le site de la lésion.

Des études pré-cliniques chez le rat ont montré des récupérations significatives, chaque animal présentant une amélioration de la fonction de la vessie et plus du tiers des animaux ayant retrouvé la capacité de marcher. Ce travail a été reproduit indépendamment avec une dose accrue, ce qui a permis une récupération encore meilleure. Silver a également récemment publié des résultats ciblant la même voie de signalisation qui pourraient offrir des perspectives similaires pour les patients atteints de lésions médullaires chroniques.

Silver conseille à NervGen Pharma, qui s’emploie à faire passer le NVG-291 – un peptide analogue à celui utilisé par le laboratoire de Silver – en essai clinique. L’essai clinique de phase 1 devrait débuter au début de 2020 et testera l’innocuité et la posologie.

Bien que le NVG-291 se concentre actuellement sur les lésions de la moelle épinière, les applications peuvent être beaucoup plus larges. Si les résultats des essais cliniques impliquant NVG-291 donnent des résultats positifs pour les patients souffrant de lésions de la moelle épinière, le peptide pourrait également être bénéfique dans le traitement de plusieurs autres affections nerveuses.

« La cicatrice bloque la récupération après une lésion nerveuse périphérique ou un AVC, ainsi que dans des maladies telles que la sclérose en plaques et la maladie d’Alzheimer», a déclaré Silver.

Selon Silver, le peptide ISP n’a montré aucun signe d’effets secondaires tels que douleur ou mobilité réduite au cours de leur traitement sur les modèles animaux.

Bien que les patients souffrant de lésions de la moelle épinière continueront d’avoir besoin de rééducation physique, on espère que les essais cliniques montreront que le NVG-291 peut améliorer le pronostic invalidant associé à ce type de blessure.

 TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS 

Injectable Peptide Might Help Spinal Cord Injury Patients Walk Again – Published: May 14, 2019 

A systemically injectable peptide, which may make it possible to restore lost functions in spinal cord injury patients, is moving toward clinical trials in early 2020.

The treatment, which was developed by Jerry Silver, a professor of neurosciences at Case Western Reserve University’s School of Medicine and advisor for NervGen Pharma, is the culmination of decades of work, and in pre-clinical studies, it has shown robust results in animal models.

Silver’s research has focused on why nerves are unable to regenerate. One key discovery, made 30 years ago, involved the critical role of a family of molecules called proteoglycans in nerve injury. During development of the brain and spinal cord, proteoglycans normally bind a receptor known as protein tyrosine phosphatase sigma (PTPσ) to help form proper synapses between neurons. Upon nerve injury, proteoglycans reappear within the scar, but because the severed nerve fibers make more of this same sticky receptor, they become forever entrapped within the scar, keeping them from regenerating. Silver hopes spinal cord injuries can be treated by overcoming these abnormal interactions between proteoglycans and the PTPσ receptor.

“You can think of the scar as flypaper to all cell types that have the receptor,” said Silver. “The job of the scar is to create a bandage around the lesion, but in doing so it blocks regeneration.”

The scar is important to wall off inflammation, so instead of trying to get rid of the scar, Silver’s work focused on allowing cells to free themselves from it. To do this, Silver’s lab developed Intracellular Sigma Peptide (ISP), which blocks PTPσ. With PTPσ blocked, cells with this receptor no longer see the proteoglycans, allowing them to regenerate the nerve fibers at the site of damage.

Pre-clinical studies in rats have shown significant recoveries, with every animal showing improved bladder function and more than a third of animals regaining their ability to walk. This work has been independently replicated with an increased dosage, which showed even better recovery. Silver has also recently published results targeting the same signaling pathway that may provide similar promise for chronic spinal cord injury patients.

Silver advises NervGen Pharma, which is working to bring NVG-291 –a close analog of ISP used by Silver’s lab – into the clinic. The Phase 1 clinical trial is expected to open in early 2020 and will test safety and dosing.

While the current focus of NVG-291 is on spinal cord injuries, the applications may be much broader. If results from clinical trials involving NVG-291 are successful for spinal cord injury patients, the peptide might also be beneficial in treating several other debilitating conditions.

“The scar blocks growth in heart attacks after peripheral nerve injury or stroke, and in diseases such as multiple sclerosis and Alzheimer’s disease,” said Silver.

Silver said the ISP in animal models showed no evidence of side effects such as pain or impaired mobility over the course of their treatment.

While spinal cord injury patients will continue to need physical rehabilitation, the hope is that clinical trials will show that NVG-291 can improve the debilitating prognosis associated with this kind of injury.


Source : https://www.biospace.com/article/injectable-peptide-might-help-spinal-cord-injury-patients-walk-again/




InVivo Therapeutics – Hydrogel / cellules souches neurales humaines

InVivo Therapeutics annonce la présentation des résultats des douze mois de l’étude INSPIRE sur le polymère neuro-spinal expérimental dans les lésions médullaires aiguës dorsales

CAMBRIDGE, Mass – (BUSINESS WIRE) – 17 avril 2019 – InVivo Therapeutics a annoncé aujourd’hui la présentation des résultats sur douze mois de l’étude INSPIRE (Étude InVivo sur les avantages probables du polymère neuro-spinal pour la sécurité et la récupération neurologique chez les sujets atteints d’une ayant subi une lésion de la moelle épinière dorsale complète). Les résultats ont été présentés à la réunion AANS 2019 à San Diego, Californie.

Comme annoncé précédemment par InVivo, 7 des 16 patients (44%) ayant atteint l’objectif principal de six mois dans l’étude INSPIRE présentaient une amélioration de l’échelle ASIA à 6 mois, critère principal de l’essai (amélioration défini du grade ASIA par rapport à la valeur initiale pour tous les patients évaluables à six mois). Sur les sept patients ayant atteint la visite du critère principal d’évaluation de six mois, six patients ont été évalués plus tard à l’examen de 12 mois. Les six patients qui avaient été examinés à l’examen de 12 mois, et qui s’étaient amélioré au niveau ASIA auparavant à l’examen de six mois, sont restés stables à l’examen de 12 mois. En outre, deux des six patients ont été évalués comme présentant une lésion de la moelle épinière ASIA B au critère d’évaluation à six mois, ont par la suite été évalués au niveau ASIA C à la visite de 12 mois. Le critère de performance objectif (définition du succès de l’étude) de l’étude était un taux d’amélioration du niveau ASIA de 25% basé sur les taux de conversion publiés pour la LME dorsale rapportés dans la littérature.

Le Dr Toselli a commenté: «En plus de nous concentrer sur l’inscription à l’étude INSPIRE 2.0, nous sommes impatients de continuer à suivre cette cohorte de patients INSPIRE tout au long de leur visite de suivi de 24 mois, et nous restons encouragés par la stabilité continue de leur niveau ASIA. »

Français Anglais


InVivo Therapeutics Announces Presentation of Twelve-Month Results from the INSPIRE Study of the Investigational Neuro-Spinal Scaffold™ in Acute Thoracic Complete Spinal Cord Injury

CAMBRIDGE, Mass.–(BUSINESS WIRE)–InVivo Therapeutics Holdings Corp. (Nasdaq: NVIV) (“InVivo” or the “Company”) today announced the presentation of the twelve-month results from the company’s single-arm INSPIRE study (InVivo Study of Probable Benefit of the Neuro-Spinal Scaffold™ for Safety and Neurologic Recovery in Subjects with Complete Thoracic AIS A Spinal Cord Injury). The findings were presented at the 2019 AANS Meeting in San Diego, CA through an e-poster titled, “Twelve Month Results from the INSPIRE Study of the Investigational Neuro-Spinal Scaffold™ in Acute Thoracic Complete Spinal Cord Injury”, co-authored by Kee Kim, M.D., Department of Neurosurgery, UC-Davis, Sacramento, CA, K. Stuart Lee, M.D., Division of Neurosurgery, Vidant Health, Greenville, NC, Lee, Domagoj Coric, M.D., Carolina Neurosurgery and Spine, Charlotte, NC, Nicholas Theodore M.D., Department of Neurosurgery, Johns Hopkins Hospital, Baltimore, MD, and Richard Toselli, M.D., President and Chief Executive Officer of InVivo.

As previously announced by InVivo, 7 of 16 (44%) patients who reached the six-month primary endpoint visit in the INSPIRE study had an ASIA Impairment Scale (AIS) conversion at 6 months, which is the primary endpoint of the trial (defined as improvement in AIS grade from baseline for all evaluable patients at the six-month visit). Of the seven patients who reached the six-month primary endpoint visit, six patients were later evaluated at the 12-month exam and one patient was lost to follow-up before the 12-month exam. All six patients who were examined at the 12-month exam and had previously converted at the six-month exam remained converted at the 12-month exam. Further, two of those six patients were assessed to have AIS B spinal cord injury (SCI) at the six-month primary endpoint but were later assessed to have improved to AIS C SCI at the 12-month visit. The Objective Performance Criterion (OPC) (study success definition) for the study was a 25% AIS conversion rate based on the published conversion rates for thoracic SCI reported in the literature.

Dr. Toselli commented, “In addition to focusing on enrollment in the INSPIRE 2.0 Study, we look forward to continuing to follow this cohort of INSPIRE patients through their 24-month follow up visit, and we remain encouraged by the continued stability of the AIS conversion rates.”

Source : https://www.businesswire.com/news/home/20190417005221/en/InVivo-Therapeutics-Announces-Presentation-Twelve-Month-Results-INSPIRE

Pour en savoir plus :

InVivo conclut un nouveau partenariat pour étudier la combinaison du polymère neuro-spinal et des cellules souches

03 octobre 2018

InVivo Therapeutics a conclu un accord de recherche avec Q Therapeutics afin d’évaluer l’innocuité et la faisabilité de la combinaison du polymère neuro-spinal d’InVivo avec des cellules souches.

Voici trois choses à savoir :

1. Le polymère sera associé aux cellules progénitrices neurales adultes de Q Therapeutics, y compris celles provenant de cellules souches pluripotentes induites pour des applications du système nerveux central.

2. InVivo est une société de biotechnologie spécialisée dans le traitement des lésions de la moelle épinière.

3. Q Therapeutics développe des thérapies à base de cellules progénitrices neurales pour le traitement des maladies et des lésions du système nerveux central.

Richard Toselli, PDG d’InVivo, a déclaré: « Bien qu’InVivo reste très optimiste quant aux avantages cliniques potentiels du polymère neuro-spinal en tant que technologie autonome, nous pensons que ce partenariat scientifique donnera aux deux parties l’occasion d’évaluer s’il existe également un bénéfice préclinique potentiel de ces technologies combinées. »

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InVivo enters new partnership to study spinal scaffold & stem cell combination: 3 notes

October 03, 2018 

InVivo Therapeutics entered into a joint research agreement with Q Therapeutics to evaluate the safety and feasibility of combining InVivo’s Neuro-Spinal Scaffold with stem cells.

Here are three things to know:

1. The scaffold will be combined with Q Therapeutics’ adult neural progenitor cells, including those from induced pluripotent stem cells for central nervous system applications.

2. InVivo is a biotechnology company focused on treating spinal cord injuries.

3. Q Therapeutics develops adult neural progenitor cell therapies for CNS disease and injury treatment.

InVivo’s President and CEO Richard Toselli, MD, said, « Although InVivo remains very focused on and optimistic about the potential clinical benefit of the Neuro-Spinal Scaffold as a standalone technology, we believe this scientific partnership will allow both parties the opportunity to evaluate in parallel whether there is also a potential additive preclinical benefit of the combined technologies. »

Source : https://www.beckersspine.com/biologics/item/42875-invivo-enters-new-partnership-to-study-spinal-scaffold-stem-cell-combination-3-notes.html




Des implants qui restaurent les fonctions sensorielles

Financé par le programme FET « Future and Emerging Technologies », un projet de l’UE, ByAxon, est en train de concevoir une nouvelle génération de traitements des lésions de la moelle épinière.

Pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’une lésion de la moelle épinière, ByAxon, un projet de l’UE financé par le programme FET, réunit un consortium de chercheurs de toute l’Europe afin de développer une nouvelle vague de traitement des lésions de la moelle épinière. Le projet de quatre ans a débuté en janvier 2017 et cherche à créer des implants qui restaurent les fonctions sensorielles.

Que savez-vous sur les lésions de la moelle épinière ?

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), près d’un demi-million de personnes dans le monde souffrent d’une lésion de la moelle épinière chaque année. Le plus souvent causées par des accidents de la route, des accidents ou des actes de violence, la perte de contrôle de la motricité ou la paralysie a une incidence importante sur la qualité de la vie et nécessite des années de traitement et de soins. Les lésions de la moelle épinière sont également associées à des taux plus bas de scolarisation et de participation économique et entraînent des coûts individuels et sociétaux importants.

Les méthodes actuelles de traitement des lésions de la moelle épinière impliquent des interfaces cerveau-machine délicates, de nombreux câbles reliant le patient à un ordinateur pour restaurer les fonctions motrices limitées. D’autres méthodes de cartographie de l’activité cérébrale, telles que la magnétoencéphalographie, nécessitent des machines très volumineuses et des conditions de travail particulièrement basses.

Traitement des lésions de la moelle épinière à l’horizon : Les nouveaux implants nanotechnologiques appelés «électrodes à nanofils» peuvent servir d’interfaces neuronales couplées à des capteurs capables de lire les signaux magnétiques des neurones. Des nanomatériaux spéciaux utilisés en conjonction avec les nanoélectrodes, tels que les nanotubes de carbone, pourraient également servir de cadre de soutien aux cellules nerveuses, leur permettant de transmettre des signaux sur la lésion de la moelle épinière, créant ainsi un pontage actif.

Les nanotubes ou «prothèses neuronales» pourraient favoriser les processus de neuroplasticité et, en dernier ressort, contribuer à la restauration de l’activité neurale dans la moelle épinière.

En cas de succès, ByAxon pourrait avoir un impact médical et social considérable à long terme. Cela permettrait non seulement aux personnes souffrant de lésions de la moelle épinière de recouvrer leurs fonctions sensorielles, mais cette technologie pourrait également servir de base à de nouvelles applications.

En plus d’être une forme de traitement des lésions de la moelle épinière, des interfaces neuronales avancées pouvant être utilisées dans les implants rétiniens, les systèmes d’enregistrement du cerveau pour les patients atteints d’épilepsie et les dispositifs de stimulation cérébrale profonde pour la maladie de Parkinson pourraient tous bénéficier des recherches menées dans le cadre du projet.

Les nouveaux capteurs pourraient être utilisés au-delà des applications médicales dans une variété d’interfaces cerveau-machine quotidiennes qui, par exemple via une communication sans fil, peuvent être utilisées pour contrôler des ordinateurs, des drones ou des robots en utilisant uniquement la pensée.




Un « cocktail » permet aux fibres nerveuses sectionnées de repousser

Des scientifiques ont élaboré une recette en trois étapes qui permet de régénérer chez le rongeur des fibres nerveuses médullaires entièrement sectionnées. La réadaptation reste néanmoins nécessaire pour restaurer la locomotion. Les résultats sont présentés dans le numéro de la revue scientifique Nature Letters paru aujourd’hui.

Le corps du mammifère adulte dispose d’une incroyable capacité à cicatriser de lui-même après une lésion. Mais les lésions de la moelle épinière conduisent à des situations dévastatrices car les fibres nerveuses sectionnées ne parviennent pas à se régénérer dans le système nerveux central. Les commandes électriques envoyées par le cerveau pour induire le mouvement n’atteignent donc plus les muscles, ce qui se traduit par une paralysie complète et définitive.

Qu’arriverait-il s’il était possible de combler ce vide, c’est-à-dire de régénérer des fibres nerveuses dans la moelle épinière sectionnée?

Dans le cadre d’un travail conjoint dirigé par l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne) en Suisse et l’UCLA (Université de Californie à Los Angeles) aux États-Unis, des scientifiques ont compris les mécanismes biologiques sous-jacents requis par les fibres nerveuses sectionnées pour se régénérer dans les lésions médullaires complètes, comblant ce vide-là chez la souris et le rat pour la première fois. Les résultats sont présentés dans le numéro de la revue scientifique Nature Letters paru aujourd’hui.

La recette qu’ils ont élaborée implique la présence de trois composantes pour que la croissance des fibres nerveuses puisse se faire. L’absence de l’une des trois composantes suffit à faire échouer la recette et à ne pas pouvoir régénérer de nouveaux axones dans la moelle épinière.

«Notre objectif était de reproduire, chez l’adulte, les conditions qui favorisent la croissance des fibres nerveuses pendant le développement,» explique Grégoire Courtine, de l’EPFL, principal auteur de l’étude. «Nous avons compris les combinaisons entre les mécanismes biologiques qui sont nécessaires pour permettre la repousse des fibres nerveuses sectionnées dans les lésions médullaires complètes chez le mammifère adulte.»

Par analogie, supposons que les fibres nerveuses soient des arbres. Les branches terminales des axones seraient alors comme les branches de l’arbre. Si l’on coupe les branches principales de l’arbre, de petites branches peuvent pousser spontanément le long du tronc subsistant. Mais les branches coupées, elles, ne repoussent pas.

Le même résultat s’applique pour les neurones chez l’adulte : de nouvelles branches peuvent pousser à partir d’un axone sectionné et former des connexions au-dessus d’une lésion, mais la partie sectionnée de l’axone ne repousse pas. La recette à trois composantes révélée par les scientifiques change cette donnée et permet à des axones entiers de se régénérer.

« Nous avons fait repousser des forêts d’axones,» ajoute Grégoire Courtine.

Pour recréer les conditions physiologiques d’un système nerveux en cours de développement, les scientifiques administrent une séquence de facteurs de croissance, de protéines et d’hormones, pour satisfaire aux trois phases essentielles de la recette: réactiver le programme génétique de croissance des axones; établir un environnement permissif pour la croissance des axones; et définir une pente chimique qui marque la trajectoire le long de laquelle les axones sont amenés à repousser. En l’espace de 4 semaines, les axones repoussent de quelques millimètres.

Les nouveaux axones sont capables de transmettre les signaux électriques (et donc les signaux nerveux) dans la lésion, mais cette connectivité retrouvée n’est pas suffisante pour rétablir la locomotion. Les rongeurs sont restés paralysés, comme le prévoyaient les scientifiques, car les nouveaux circuits ne peuvent pas être fonctionnels sans le soutien de stratégies de réadaptation.

«Nous avons décortiqué les exigences mécaniques nécessaires pour la régénération d’axones dans la moelle épinière, mais cela ne se traduit pas par une fonction,» explique Mark Anderson de l’EPFL et l’UCLA, principal auteur de l’étude. «Nous avons maintenant besoin d’étudier les exigences nécessaires pour que les axones forment les connexions appropriées avec les circuits locomoteurs en dessous de la lésion. Cela impliquera une réadaptation avec stimulation électrique pour intégrer, ajuster et fonctionnaliser les nouveaux axones de manière à ce que les rongeurs puissent remarcher. »

Il est encore trop tôt pour en déduire des applications chez l’homme. Par exemple, la première composante de la recette qui stimule la croissance des neurones se produit deux semaines en amont de la lésion; pour l’heure, il faut donc mener d’autres études pour que la recette puisse se transposer dans le contexte clinique.

L’association ALARME s’est vue félicitée pour son soutien financier « Je vous écris pour vous faire part de la bonne nouvelle que nous venons de publier nos résultats sur la régénération des axones par lésion complète de la moelle épinière dans le journal Nature. Votre généreux soutien à ce projet très risqué et ambitieux a été déterminant dans nos efforts et nous vous en sommes extrêmement reconnaissants.

Nous travaillons actuellement à la combinaison de cette stratégie régénératrice et de la réhabilitation afin de rendre ces axones fonctionnels sur le plan comportemental.  Nous vous tiendrons au courant des progrès.

J’espère vous revoir tous bientôt.

Avec mes meilleures salutations,

Mark Anderson »


Source : https://actu.epfl.ch/news/un-cocktail-permet-aux-fibres-nerveuses-sectionnee/




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