De vilains à superhéros

Le labo de journalisme scientifique, le 7 février 2019

Alors qu’elles avaient la réputation de nuire à la guérison des blessures à la moelle épinière, les microglies viennent de révéler qu’elles sont en fait au cœur du processus de cicatrisation et de guérison.

Par Kim Tardif

Les microglies, ce sont de très petites cellules que l’on retrouve dans le cerveau et la moelle épinière et qui agissent à titre de macrophage, c’est-à-dire qu’elles se nourrissent de débris et de neurones morts. Elles sont, en quelque sorte, les vidangeurs du système nerveux central.

Le mystère a cependant longtemps plané sur une partie de leur rôle, notamment lors de blessures à la moelle épinière, la communauté scientifique croyant qu’elles nuisaient à la guérison des lésions. Or, une équipe de chercheurs vient de révéler la véritable nature de ces héros méconnus, dans un article publié dans Nature Communications.

L’équipe du professeur Steve Lacroix, chercheur de l’Axe neurosciences du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, a pu observer les microglies à l’œuvre en désactivant leur production chez certaines souris et en comparant les résultats à ceux de souris témoins. Leur première observation : dès qu’une blessure à la moelle épinière survient, les microglies se précipitent massivement au site de la lésion, s’y accumulent en proliférant et y restent plusieurs semaines.

Mais que font-elles sur place? En comparant les lésions des souris témoins à celles chez qui la production de microglies avait été bloquée, ils ont fait l’étonnant constat qu’une barrière de microglies s’était formée autour de la lésion chez les souris qui en produisaient. Cette barrière a entrainé la formation d’une cicatrice jusqu’alors jamais observée autour de la lésion. En plus de former cette barrière, les microglies ont appelé en renfort leurs acolytes, les astrocytes. Le rôle de ces derniers était déjà connu : ils forment eux aussi leur propre couche protectrice et s’activent à stimuler la guérison.

Dans leurs observations 35 jours après la survenue de la lésion, le professeur Lacroix et son équipe ont découvert que les souris dont ils avaient inhibé la production de microglies avaient des dommages plus importants à la moelle épinière, notamment un plus fort taux de destruction des neurones entourant la lésion, et qu’elles recouvraient moins de motricité. Chez les souris témoins, la zone affectée était plus restreinte, protégée par la couche de microglies accumulées. Ils ont donc pu en déduire que les microglies, et les astrocytes qu’elles avaient appelés à la rescousse, protégeaient les neurones des macrophages provenant de la voie sanguine, qui ne font souvent pas de distinction entre une cellule morte et une autre en voie de guérison.

Maintenant que les microglies ont révélé leur rôle de héros, il reste à explorer les possibilités qu’elles offrent pour améliorer la guérison des lésions à la moelle épinière.

Source : https://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2019/02/07/vilains-superheros




StemCyte reçoit l’autorisation IND de phase II de la US Food and Drug Administration (FDA)

BALDWIN PARK, Californie, le 3 janvier 2019 / PRNewswire

StemCyte a le plaisir d’annoncer que la US Food and Drug Administration (FDA) a approuvé le 14 décembre 2018 sa demande d’investigation IND de phase II pour les Cellules souches mononucléaires du sang de cordon ombilical (UCBMNC) (MC001) allogéniques, compatibles HLA, destinées au traitement des lésions de la moelle épinière.

MC001 est un médicament de thérapie cellulaire régénérative, conçu pour régénérer les neurones chez les patients souffrant de lésion chronique et grave de la moelle épinière. Le MC001 s’est déjà montré efficace, sûr et bien toléré dans le cadre d’un essai de phase II mené par le Dr Wise Young de l’Université Rutgers, à Kunming en Chine. Débutée en 2019 aux États-Unis, cette étude de phase II sera réalisée dans plusieurs centres cliniques du New-Jersey.

« C’est un grand succès de la part de l’équipe de StemCyte. En tant que société leader dans le domaine de la thérapie cellulaire régénérative, le succès de MC001 placera StemCyte au centre des marchés émergents des applications des cellules souches », a déclaré Jonas Wang, PDG de StemCyte. « L’annonce de la FDA indique que StemCyte a franchi avec succès la principale étape de l’avancement de son programme de thérapie cellulaire régénérative. Avec nos investigateurs expérimentés, nous prévoyons de proposer cette nouvelle option de traitement innovante au début de 2019 à ce besoin médical hautement insatisfait lésion chronique et grave de la moelle épinière. »

À propos de StemCyte :

La riche histoire de StemCyte a commencé par une mission consistant à aider les médecins du monde entier à sauver plus de vies en fournissant une greffe et un traitement de qualité supérieure, sûr et efficace avec des cellules souches à tous les patients. Située aux États-Unis, en Inde et à Taiwan, StemCyte a fourni plus de 2 200 unités de sang de cordon pour une variété de maladies potentiellement mortelles à plus de 350 centres de transplantation de premier plan dans le monde. StemCyte participe activement au développement de thérapies à base de cellules souches. StemCyte a également été choisi par le Département américain de la santé et des services sociaux pour aider à établir un inventaire public national du sang de cordon. Son siège est situé à Baldwin Park, en Californie. 

Pour en savoir plus, visitez –> www.StemCyte.com

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TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS

StemCyte Receives Phase II Investigational New Drug (IND) Clearance from the U.S. Food and Drug Administration (FDA)

BALDWIN PARK, Calif., Jan. 3, 2019 /PRNewswire/ — StemCyte is pleased to announce that the U.S. Food and Drug Administration (FDA), on December 14, 2018, approved its Phase II Investigational New Drug (IND) application for Allogeneic Human Leukocyte Antigen (HLA)-Matched Umbilical Cord Blood Mononuclear Stem Cells (UCBMNC) (MC001) for the treatment of spinal cord injury.

MC001 is a regenerative cell therapy drug, which is designed to regenerate neurons in patients who suffered chronic, severe, stable spinal cord injury. MC001 has already been shown to be efficacious, safe and well tolerated in a Phase II trial conducted by Dr. Wise Young of Rutger’s University in Kunming, China. Starting in early 2019, within the United States, this Phase II study will be performed at a number of clinical centers in New Jersey.

« This is a great achievement by the StemCyte team. As a leading regenerative cell therapy company, the success of the MC001 will put StemCyte in the central position in the emerging stem cell application markets, » said Jonas Wang, StemCyte’s CEO and Chairman. « FDA’s announcement marks StemCyte having successfully reached the major milestone of the advancement of our regenerative cell therapy program. With our highly experienced expert investigators, we plan to bring this new innovative treatment option in early 2019 to this highly unmet medical need in patient populations with chronic, severe, stable spinal cord injury. »

About StemCyte

StemCyte’s rich history started with a mission of dedication to helping the world’s physicians save more lives by providing high quality, safe, and effective stem cell transplantation and therapy to all patients in need. Located in the US, India, and Taiwan, StemCyte has supplied over 2,200 cord blood units for a variety of life-threatening diseases to over 350 leading worldwide transplant centers. StemCyte is actively involved in the development of stem cell therapies. StemCyte has also been chosen by the US Department of Health and Human Services to help establish a Public National Cord Blood Inventory. Its headquarters is located in Baldwin Park, CA. To learn more, visit www.StemCyte.com.

For more information call 626.646.2500

SOURCE StemCyte

Related Links

http://www.stemcyte.com

Source : https://www.prnewswire.com/news-releases/stemcyte-receives-phase-ii-investigational-new-drug-ind-clearance-from-the-us-food-and-drug-administration-fda-300772277.html




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Les actions et missions de notre organisme 💡

De nos jours, des essais sont entrepris sur les cellules progénitrices neurales (2018), et d’autres se dirigent plutôt vers la Neurostimulation implantée – Pr. Grégoire Courtine EPFL Suisse – Un chercheur remarquable que l’association essaie de soutenir au mieux depuis 4 ans. Dans ce monde technologique, où l’informatique est exponentiel, l’espoir est une réalité scientifique. Quand ? Comment ? Seul le temps et l’argent en ont un avant goût ! Ces avancées se dirigent néanmoins vers des essais que tous, nous souhaitons « libérateurs » mais les solutions ne viendront pas seules et c’est pourquoi il faut que la recherche accélère.

L’association Libre d’Aide à la Recherche sur la Moelle Épinière qui, à 100% est gérée par des blessés médullaires, a pour but de financer un projet de recherche par an, d’informer les personnes à mobilité réduite à travers son forum, de pouvoir y parler librement en fonction du handicap, de ses conséquences, et des solutions offertes par l’expérience de chacun. De par le coordinateur scientifique et le webmaster, de faire connaître les thérapies aujourd’hui exploitées.

Le mot de la fondatrice d’ALARME : Après mon accident, on m’a dit que je serai paralysée à vie … Puis nous nous sommes intéressés aux travaux des chercheurs et en avons rencontré certains. Il est maintenant établi que les neurones, ces longues cellules transmettant l’information nerveuse pouvaient repousser après lésion et reprendre leur fonction

Note du webmaster : Aucun traitement efficace n’a été mis au point à ce jour mais nous avançons dans le bon sens ! Encore aucune promesse n’est envisageable mais faites un petit tour sur notre forum et vous y trouverez certaines avancées très intéressantes. On dit souvent à tord que cela n’avance pas ! En effet, rien de fonctionnel à ce jour mais une chose est certaine : Les efforts sont sans relâche…

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Introduction à la recherche

Le 14 mai 2005

La moelle épinière, dont le nom latinisé est moelle spinale, est la partie du système nerveux central se trouvant en dessous du tronc cérébral et contenue dans les vertèbres formant la colonne vertébrale.

La moelle épinière contient plusieurs types de neurones:

schéma de moelle épinière
  • Des fibres nerveuses (neurones) qui relaient l’information sensorielle depuis la périphérie (muscles, peau, viscères) jusqu’au cerveau.
  • Des fibres nerveuses (neurones) qui relaient l’information motrice depuis le cerveau jusqu’aux motoneurones, voie finale commune de tout acte moteur.
  • Des neurones propres à la moelle épinière parmi lesquels on trouve entre autres des interneurones segmentaires, des interneurones propriospinaux qui relient différents segments entre eux, des interneurones commissuraux impliqués dans la coordination droite-gauche. Les motoneurones ont leur stroma situé dans la moelle épinière et leur axone contenu dans les nerfs périphériques. Chaque motoneurone projette sur un certain nombre de fibres musculaires. Certains interneurones organisés en réseau constituent le générateur de rythme central responsable de la genèse de comportements rythmiques tels que la locomotion.
Contrairement à une vision dépassée, la moelle n’est donc pas un simple relais de l’information, mais un centre complexe qui traite et génère des signaux nerveux.
.
Logo alarme.asso.frIl y a encore 10 ou 20 ans, il était clairement établi qu’un neurone ne pourrait jamais repousser après avoir été sectionné ou blessé. Les progrès récents démontrent le contraire.

Pour avoir une vue synthétique sur les différents essais en cours : http://alarme.asso.fr/forum/essais-precliniques-et-cliniques/recapitulatif-des-essais-cliniques-sur-les-lesions-aigues-et-chroniques/

 

Toute l’information sur la recherche est disponible au sein de notre forum, dans les rubriques : Recherches fondamentales, Essais précliniques & cliniques et Thérapies expérimentales




Des implants qui restaurent les fonctions sensorielles

Financé par le programme FET « Future and Emerging Technologies », un projet de l’UE, ByAxon, est en train de concevoir une nouvelle génération de traitements des lésions de la moelle épinière.

Pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’une lésion de la moelle épinière, ByAxon, un projet de l’UE financé par le programme FET, réunit un consortium de chercheurs de toute l’Europe afin de développer une nouvelle vague de traitement des lésions de la moelle épinière. Le projet de quatre ans a débuté en janvier 2017 et cherche à créer des implants qui restaurent les fonctions sensorielles.

Que savez-vous sur les lésions de la moelle épinière ?

Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), près d’un demi-million de personnes dans le monde souffrent d’une lésion de la moelle épinière chaque année. Le plus souvent causées par des accidents de la route, des accidents ou des actes de violence, la perte de contrôle de la motricité ou la paralysie a une incidence importante sur la qualité de la vie et nécessite des années de traitement et de soins. Les lésions de la moelle épinière sont également associées à des taux plus bas de scolarisation et de participation économique et entraînent des coûts individuels et sociétaux importants.

Les méthodes actuelles de traitement des lésions de la moelle épinière impliquent des interfaces cerveau-machine délicates, de nombreux câbles reliant le patient à un ordinateur pour restaurer les fonctions motrices limitées. D’autres méthodes de cartographie de l’activité cérébrale, telles que la magnétoencéphalographie, nécessitent des machines très volumineuses et des conditions de travail particulièrement basses.

Traitement des lésions de la moelle épinière à l’horizon : Les nouveaux implants nanotechnologiques appelés «électrodes à nanofils» peuvent servir d’interfaces neuronales couplées à des capteurs capables de lire les signaux magnétiques des neurones. Des nanomatériaux spéciaux utilisés en conjonction avec les nanoélectrodes, tels que les nanotubes de carbone, pourraient également servir de cadre de soutien aux cellules nerveuses, leur permettant de transmettre des signaux sur la lésion de la moelle épinière, créant ainsi un pontage actif.

Les nanotubes ou «prothèses neuronales» pourraient favoriser les processus de neuroplasticité et, en dernier ressort, contribuer à la restauration de l’activité neurale dans la moelle épinière.

En cas de succès, ByAxon pourrait avoir un impact médical et social considérable à long terme. Cela permettrait non seulement aux personnes souffrant de lésions de la moelle épinière de recouvrer leurs fonctions sensorielles, mais cette technologie pourrait également servir de base à de nouvelles applications.

En plus d’être une forme de traitement des lésions de la moelle épinière, des interfaces neuronales avancées pouvant être utilisées dans les implants rétiniens, les systèmes d’enregistrement du cerveau pour les patients atteints d’épilepsie et les dispositifs de stimulation cérébrale profonde pour la maladie de Parkinson pourraient tous bénéficier des recherches menées dans le cadre du projet.

Les nouveaux capteurs pourraient être utilisés au-delà des applications médicales dans une variété d’interfaces cerveau-machine quotidiennes qui, par exemple via une communication sans fil, peuvent être utilisées pour contrôler des ordinateurs, des drones ou des robots en utilisant uniquement la pensée.




Un « cocktail » permet aux fibres nerveuses sectionnées de repousser

Des scientifiques ont élaboré une recette en trois étapes qui permet de régénérer chez le rongeur des fibres nerveuses médullaires entièrement sectionnées. La réadaptation reste néanmoins nécessaire pour restaurer la locomotion. Les résultats sont présentés dans le numéro de la revue scientifique Nature Letters paru aujourd’hui.

Le corps du mammifère adulte dispose d’une incroyable capacité à cicatriser de lui-même après une lésion. Mais les lésions de la moelle épinière conduisent à des situations dévastatrices car les fibres nerveuses sectionnées ne parviennent pas à se régénérer dans le système nerveux central. Les commandes électriques envoyées par le cerveau pour induire le mouvement n’atteignent donc plus les muscles, ce qui se traduit par une paralysie complète et définitive.

Qu’arriverait-il s’il était possible de combler ce vide, c’est-à-dire de régénérer des fibres nerveuses dans la moelle épinière sectionnée?

Dans le cadre d’un travail conjoint dirigé par l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne) en Suisse et l’UCLA (Université de Californie à Los Angeles) aux États-Unis, des scientifiques ont compris les mécanismes biologiques sous-jacents requis par les fibres nerveuses sectionnées pour se régénérer dans les lésions médullaires complètes, comblant ce vide-là chez la souris et le rat pour la première fois. Les résultats sont présentés dans le numéro de la revue scientifique Nature Letters paru aujourd’hui.

La recette qu’ils ont élaborée implique la présence de trois composantes pour que la croissance des fibres nerveuses puisse se faire. L’absence de l’une des trois composantes suffit à faire échouer la recette et à ne pas pouvoir régénérer de nouveaux axones dans la moelle épinière.

«Notre objectif était de reproduire, chez l’adulte, les conditions qui favorisent la croissance des fibres nerveuses pendant le développement,» explique Grégoire Courtine, de l’EPFL, principal auteur de l’étude. «Nous avons compris les combinaisons entre les mécanismes biologiques qui sont nécessaires pour permettre la repousse des fibres nerveuses sectionnées dans les lésions médullaires complètes chez le mammifère adulte.»

Par analogie, supposons que les fibres nerveuses soient des arbres. Les branches terminales des axones seraient alors comme les branches de l’arbre. Si l’on coupe les branches principales de l’arbre, de petites branches peuvent pousser spontanément le long du tronc subsistant. Mais les branches coupées, elles, ne repoussent pas.

Le même résultat s’applique pour les neurones chez l’adulte : de nouvelles branches peuvent pousser à partir d’un axone sectionné et former des connexions au-dessus d’une lésion, mais la partie sectionnée de l’axone ne repousse pas. La recette à trois composantes révélée par les scientifiques change cette donnée et permet à des axones entiers de se régénérer.

« Nous avons fait repousser des forêts d’axones,» ajoute Grégoire Courtine.

Pour recréer les conditions physiologiques d’un système nerveux en cours de développement, les scientifiques administrent une séquence de facteurs de croissance, de protéines et d’hormones, pour satisfaire aux trois phases essentielles de la recette: réactiver le programme génétique de croissance des axones; établir un environnement permissif pour la croissance des axones; et définir une pente chimique qui marque la trajectoire le long de laquelle les axones sont amenés à repousser. En l’espace de 4 semaines, les axones repoussent de quelques millimètres.

Les nouveaux axones sont capables de transmettre les signaux électriques (et donc les signaux nerveux) dans la lésion, mais cette connectivité retrouvée n’est pas suffisante pour rétablir la locomotion. Les rongeurs sont restés paralysés, comme le prévoyaient les scientifiques, car les nouveaux circuits ne peuvent pas être fonctionnels sans le soutien de stratégies de réadaptation.

«Nous avons décortiqué les exigences mécaniques nécessaires pour la régénération d’axones dans la moelle épinière, mais cela ne se traduit pas par une fonction,» explique Mark Anderson de l’EPFL et l’UCLA, principal auteur de l’étude. «Nous avons maintenant besoin d’étudier les exigences nécessaires pour que les axones forment les connexions appropriées avec les circuits locomoteurs en dessous de la lésion. Cela impliquera une réadaptation avec stimulation électrique pour intégrer, ajuster et fonctionnaliser les nouveaux axones de manière à ce que les rongeurs puissent remarcher. »

Il est encore trop tôt pour en déduire des applications chez l’homme. Par exemple, la première composante de la recette qui stimule la croissance des neurones se produit deux semaines en amont de la lésion; pour l’heure, il faut donc mener d’autres études pour que la recette puisse se transposer dans le contexte clinique.

L’association ALARME s’est vue félicitée pour son soutien financier « Je vous écris pour vous faire part de la bonne nouvelle que nous venons de publier nos résultats sur la régénération des axones par lésion complète de la moelle épinière dans le journal Nature. Votre généreux soutien à ce projet très risqué et ambitieux a été déterminant dans nos efforts et nous vous en sommes extrêmement reconnaissants.

Nous travaillons actuellement à la combinaison de cette stratégie régénératrice et de la réhabilitation afin de rendre ces axones fonctionnels sur le plan comportemental.  Nous vous tiendrons au courant des progrès.

J’espère vous revoir tous bientôt.

Avec mes meilleures salutations,

Mark Anderson »


Source : https://actu.epfl.ch/news/un-cocktail-permet-aux-fibres-nerveuses-sectionnee/




Exosquelette : cherche patients pour tester l’avenir du fauteuil roulant dans le Puy-de-Dôme

Publié le 15/12/2018 à 08h00

Exosquelette : cherche patients pour tester l’avenir du fauteuil roulant dans le Puy-de-Dôme

L’exosquelette de Wandercraft est en test clinique au centre de rééducation de Pionsat.

Permettre la marche et la verticalisation d’un patient paraplégique complet, tel est le but de l’exosquelette actuellement utilisé dans le cadre d’une étude clinique menée au centre de rééducation de Pionsat. Trois patients ont été intégrés en octobre. Sur 35 prévus. Il reste des places. Et une seconde étude devrait commencer en 2019 avec un exosquelette intelligent. Si vous êtes concernés, faites-vous connaître !

À la pointe sur les membres supérieurs, le Centre de médecine physique et de réadaptation (CMPR) de Pionsat, géré par l’Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh), va encore plus loin sur les membres inférieurs, puisque l’établissement de santé participe à une première mondiale l’expérimentation de l’exosquelette Atalante, développé par la start-up parisienne Wandercraft. 

Un exosquelette pour faire marcher les paralysés en expérimentation dans le Puy-de-Dôme

Quand l ’étude clinique a-t-elle débutée ?

En octobre, nous venons d’intégrer les trois premiers patients pour deux ans.

Combien vont participer à cette étude ?

Trente-cinq patients sur deux ans par tests de six semaines pendant leur temps de présence au centre.

Avez-vous ces trente-cinq patients ?

Non. Toutes les personnes qui souhaitent intégrer l’étude, même si elles ne sont pas suivies au centre peuvent nous contacter.

Nous recherchons des patients paraplégiques complets T6, c’est à dire dont la lésion au niveau du sternum. Archives Franck Boileau

Quel type de patients ?

Nous recherchons des patients paraplégiques complets T6, c’est à dire dont la lésion se situe au niveau du sternum.

En quoi consiste l’étude ?

Nous mesurons des paramètres médicaux lié à la verticalisation rendue possible par l’exosquelette. Nous cherchons à savoir si cet appareil permettra dans l’avenir, et dans quels conditions, de remplacer le fauteuil roulant.
De même, nous cherchons à mesurer les bénéfices secondaires de la verticalisation sur le tansit, les maladies cardiovasculaires…

Il n’y a pas d’implantation, il s’agit d’une mécanique extérieure ?

Tout à fait, c’est une armature externe. Il existe déjà des exosquelettes pour les membres inférieurs mais, à chaque fois, le patient doit utiliser des béquilles pour s’équilibrer.

Là, Wandercraft a réussi l’exploit de libérer complètement les bras : les patients s’équilibrent grâce à un plastron.

On rend ainsi une certaine autonomie au patient, qui peut utiliser ses bras pour conduire, faire ses courses… Pour aller plus loin nous venons de signer un autre partenariat.

Un exosquelette doté d’une intelligence artificielle

Lequel ?

C’est la version 2 Wandercraft avec la Commission européenne et des partenaires prestigieux comme la Nasa, Airbus, la faculté d’Edimbourg … et donc Pionsat.

De quoi s’agit-il ?

C’est toujours un exosquelette mais doté d’une intelligence artificielle. Il s’agit de lui donner une mémoire, celle de gestes répétitifs que réalise l’utilisateur.

A quel horizon ? 

Nous devrions commencer l’étude clinique en 2019, avec des résultats en 2021. Nous allons, en février, à l’Institut de recherche Idiap (anciennement Institut d’intelligence artificielle perceptive) en Suisse pour présenter le projet.

Contact. CMPR de Pionsat, Lozelle, à Pionsat. Tél. 04.73.85.63.64. Site : cmpr-pionsat.com

Source : https://www.lamontagne.fr/pionsat/sante/puy-de-dome/2018/12/15/exosquelette-cherche-patients-pour-tester-lavenir-du-fauteuil-roulant-dans-le-puy-de-dome_13079945.html?fbclid=IwAR3cs9RWzNnkqpn4RqTWGCBxiPbo4p_1oNkCbnTIMl_0linrgzuG5EVsUUg




Stimulation épidurale

PathMaker Neurosystems remporte la subvention BpiFrance pour aider le développement clinique de MyoRegulator

15 FÉVRIER 2017 – PathMaker Neurosystems a annoncé aujourd’hui avoir remporté une subvention de BpiFrance pour aider le dispositif de neuromodulation MyoRegulator conçu par la société pour traiter les patients souffrant de spasticité neuromotrice.

« Le dispositif MyoRegulator, basé sur la technologie DoubleStim de PathMaker, est conçu pour fournir une stimulation simultanée et non invasive aux endroits spinaux et périphériques », a déclaré la société basée à Boston et à Paris.

La subvention aidera le lancement d’un programme de développement clinique en France, par le biais duquel l’entreprise collaborera avec des chercheurs et des cliniciens à l’ICM de Paris qui sera le site européen d’essai clinique pour le MyoRegulator.

« Nous sommes vraiment heureux d’avoir reçu ce soutien de Bpifrance. Après un examen complet de notre société et de notre technologie, Bpifrance démontre la confiance dans nos efforts et nous sommes reconnaissants pour le soutien et la validation de cette institution de premier plan », a déclaré le PDG Nagar Yaghoubi dans un communiqué de presse.

Le mois dernier, PathMaker Neurosystems a annoncé qu’elle travaillerait avec l’ICM en France pour lancer un essai clinique humain de son système de neromodulation de MyoRegulator.

La société a annoncé qu’elle envisageait de lancer des essais cliniques en France à la fin cette année et que les données des essais seraient utilisées pour appuyer la demande de dépôt de la marque dans l’Union européenne pour le système.

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 ➡ TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS 
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PathMaker Neurosystems wins BpiFrance grant to support MyoRegulator clinical dev

FEBRUARY 15, 2017 – PathMaker Neurosystems said today that it won a grant from BpiFrance to support the company’s MyoRegulator neuromodulation device designed to treat patients with neuromotor spasticity.

The MyoRegulator device, based on PathMaker’s DoubleStim technology, is designed to provide simultaneous, non-invasive stimulation at spinal and peripheral locations, the Boston and Paris-based company said.

The grant will support the initiation of a clinical development program in France, through which the company will collaborate with researchers and clinicians at Paris’ Brain and Spine Institute which will operate as the European clinical trial site for the MyoRegulator.

“We are truly pleased to have received this support from Bpifrance. After comprehensive review of our company and technology, Bpifrance is demonstrating confidence in our efforts and we are thankful for the support and validation from this leading institution,” prez & CEO Dr. Nader Yaghoubi said in a press release.

Last month, PathMaker Neurosystems announced that it will work with France’s Brain and Spine Institute to launch a human clinical trail of its MyoRegulator neromodulation system.

The company said it plans to initiate clinical trials in France later this year, and that data from the trials would be used to support CE Mark clearance in the European Union for the system.

Source : http://www.massdevice.com/pathmaker-neurosystems-wins-bpifrance-grant-support-myoregulator-clinical-dev/

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Pr. Jerry Silver (USA) – combinaison greffe de nerf / Chondroitinase

Une seule injection rétablit la respiration et les fonctions des membres après une lésion médullaire

Spinal Injury28 novembre 2018 – On estime qu’entre 250 000 et 500 000 blessures à la moelle épinière se produisent chaque année dans le monde. Les cas graves entraînent une paralysie partielle ou complète, et dans plus de 50% des lésions médullaires, le patient présentera également des problèmes respiratoires en raison de la lésion du diaphragme. Des études menées par des chercheurs aux États-Unis et au Royaume-Uni ont maintenant démontré que la fonction du diaphragme et la fonction des membres pouvaient être rétablies partiellement chez les rats atteints de LME chronique après une seule injection d’une enzyme, la chondroïtinase ABC (ChABC). Ils espèrent que le traitement pourra également contribuer à rétablir la motricité chez des patients atteints de LME.

« Pour la première fois, nous avons restauré de manière permanente à la fois la respiration et certaines fonctions du bras avec une lésion médullaire chronique causée par une paralysie cervicale », a déclaré le Pr. Jerry Silver, professeur de neurosciences à la Case Western Reserve University School of Medicine, et auteur principal du rapport scientifiques dans Nature Communications. Les chercheurs décrivent leurs résultats dans un article intitulé « Restauration rapide et robuste de la respiration longtemps après une lésion de la moelle épinière ».


Selon les auteurs, la capacité à rétablir la motricité après une longue LME paralysante est «une perspective décourageante» qui s’est révélée jusqu’à présent insaisissable. « Cela a conduit à la conviction de longue date que la récupération fonctionnelle chronique est beaucoup plus difficile, voire impossible, à atteindre. »

Des études antérieures ont suggéré qu’un traitement par ChABC, administré peu après l’hémisection cervicale, permettrait de rétablir un certain niveau d’activité des muscles respiratoires, lorsque la moelle épinière est à moitié sectionnée. L’enzyme décompose un type de protéoglycane qui inhibe toute nouvelle croissance axonale, «facilitant la régénération axonale ou la germination et renforçant l’activité synaptique». Cependant, ces résultats antérieurs indiquaient que l’administration de ChABC immédiatement après une lésion médullaire ne permettait de récupérer que 10% environ de l’activité musculaire respiratoire. 

Dans leurs nouvelles études, les rats atteints de lésion médullaire à demi sectionnée à la vertèbre cervicale C2 ont reçu une seule injection de ChABC en dessous du site de la lésion médullaire, mais le traitement a été administré trois mois après la lésion de la moelle épinière à la vertèbre cervicale C2. « La stratégie consistait à utiliser une simple injection unique d’une enzyme, la chondroïtinase, qui décompose les molécules inhibitrices des protéoglycanes », a expliqué le Pr. Silver. « L’enzyme a été administrée, pas dans la lésion elle-même, mais plus bas dans la moelle épinière, où résident les cellules nerveuses motrices qui envoient les axones vers le diaphragme et l’avant-bras. »

Une semaine seulement après l’injection de ChABC, de nouveaux nerfs ont commencé à se développer et à restaurer la fonction du diaphragme du côté endommagé chez 60% des animaux. Au bout de deux semaines, chaque animal traité présentait des améliorations, même s’il avait été paralysé pendant longtemps. « De manière surprenante, la technique fonctionnait beaucoup mieux aux stades chroniques qu’aux stades aigus d’une blessure », a déclaré le Dr Silver.

Une semaine après le traitement par ChABC, 70% des animaux étaient à même d’utiliser le membre antérieur paralysé, contre seulement 30% des animaux témoins. « Les animaux recevant l’enzyme utilisaient plus facilement les deux membres pour se déplacer et explorer leur environnement », a noté l’équipe.

Des avantages encore plus importants ont été observés lorsque les animaux ont reçu l’injection de ChABC en association avec une forme de thérapie respiratoire appelée hypoxie intermittente (IH), au cours de laquelle ils sont exposés à de brèves périodes de manque d’oxygène. Des études antérieures avaient indiqué qu’un traitement IH répétitif peut entraîner de légères améliorations de la fonction respiratoire à la suite d’une LME sub-chronique. « Lorsque ChABC a été associé à l’IH, l’activité du diaphragme a augmenté d’environ 40% », ont poursuivi les chercheurs. « L’application de ChABC (avec ou sans IH) a permis de rétablir la fonction synchronisée du diaphragme ipsilatéral à la lésion chez 66,7% des animaux. L’activité restaurée était bien supérieure à celle obtenue avec le même traitement appliqué seul… En effet, le traitement combiné favorisait une activité motrice coordonnée identique à la respiration normale. »

Bien équilibrer le traitement IH était cependant essentiel. Une thérapie respiratoire excessive a entraîné une activité électrique anormale dans le diaphragme. Les chercheurs pensent que c’est peut-être pour cette raison que le corps libère des molécules inhibitrices pour empêcher la restauration des axones fonctionnels dans la moelle épinière. Ils travaillent maintenant à optimiser le traitement afin de maximiser la récupération, en particulier à l’avant-bras.

Fait encourageant, les améliorations étaient toujours présentes chez les animaux un an et demi après le traitement. « C’est la première illustration de la possibilité d’une restauration fonctionnelle persistante et complète dans tout système moteur plus d’un an après une LME », a écrit l’équipe. « Nos données illustrent la facilité relative avec laquelle un système moteur peut retrouver une fonctionnalité de plusieurs mois à plusieurs années après une lésion médullaire grave », a commenté le Pr. Silver. « Le schéma thérapeutique de notre étude est adapté à de nombreux types de traumatismes médullaires chroniques incomplets, et nous espérons qu’il pourra également aider à restaurer la fonction motrice après une lésion de la moelle épinière chez l’homme. »

OneTime Injection Restores Breathing and Limb Function after Spinal Cord Injury

November 28, 2018 – An estimated 250,000 to 500,000 spinal cord injuries (SCIs) occur worldwide each year. Severe cases result in partial or complete paralysis, and in more than 50% of SCIs, the patient will also have breathing problems because the diaphragm is affected. Studies by researchers in the U.S. and U.K. have now demonstrated that long-term diaphragm function and partial limb function can be restored in rats with chronic SCI following just a single injection of an enzyme, chondroitinase ABC (ChABC). They hope that the treatment may also work to restore motor function in human patients with SCI.

“For the first time we have permanently restored both breathing and some arm function in a form of high cervical, chronic spinal cord injury-induced paralysis,” stated Jerry Silver, Ph.D., professor of neurosciences at Case Western Reserve University School of Medicine, and senior author of the scientists’ report in Nature Communications. “The complete recovery, especially of breathing, occurs rapidly after a near lifetime of paralysis in a rodent model.” The researchers describe their findings in a paper entitled, “Rapid and robust restoration of breathing long after spinal cord injury.”

The ability to re-establish and maintain essential motor function after long, paralyzing SCI is “a daunting prospect” that has so far proved elusive, the authors write. “This has led to the long-standing belief that robust functional recovery chronically is far more difficult, if not impossible, to achieve.”

Prior studies have suggested that some level of respiratory muscle activity can be restored by treatment with ChABC administered soon after cervical hemisection—when the spinal cord is half severed. The enzyme breaks down a type of proteoglycan that inhibits new axonal growth, “facilitating axonal regeneration or sprouting and enhancing synaptic strength.” However, these previous results indicated that administering ChABC immediately after SCI only results in about a 10% recovery of respiratory muscle activity.

In their new studies, rats with SCI half severed spinal cord at cervical vertebra C2 were given a single injection of ChABC below the SCI site, but treatment was administered three months after the injury, which in each case was a half severed spinal cord at cervical vertebra C2. “The strategy was to use a simple, one-time injection of an enzyme, chondroitinase, that breaks down the inhibitory proteoglycan molecules,” Dr. Silver explained. “The enzyme was administered, not within the lesion itself, but lower down within the spinal cord where motor nerve cells reside that send axons out to the diaphragm and forearm.”

In as little as a week after the ChABC injection new nerves started to grow and restore diaphragm function on the damaged side in 60% of animals. Within two weeks every treated animal demonstrated improvements, even though they had been paralyzed for most of their lives. “Surprisingly, the technique worked far better at chronic stages than at acute stages after injury,” said Dr. Silver.

Although injured animals were able to walk, feed, and drink normally, they had problems using the forelimb on the damaged side. Within a week of ChABC treatment, 70% of the animals were better able to use the affected forelimb, compared with just 30% of control animals. “Animals receiving the enzyme more readily used both limbs to move about and explore their environment,” the team noted.

Even greater benefits were seen when the animals received the ChABC injection in combination with a form of respiratory therapy known as intermittent hypoxia (IH), during which they are exposed to brief periods of low oxygen. Previous studies had indicated that acute repetitive IH therapy can result in small improvements in respiratory function following sub-chronic SCI. “When ChABC was combined with IH, diaphragm activity increased to ~40%,” the researchers continued. “Application of ChABC (with or without IH) resulted in the restoration of synchronized diaphragm function ipsilateral to the injury in 66.7% of the animals. The restored activity was far greater than that achieved via the same treatment applied acutely post SCI … Indeed, the combination treatment promoted coordinated motor activity indistinguishable from normal respiration.”

Getting the balance of IH therapy right was critical, however. Too much respiratory therapy resulted in abnormal electrical activity in the diaphragm. The researchers reason that this may be why the body releases inhibitory molecules to prevent the restoration of functional axons in the spinal cord. They are now working to optimize the treatment to help maximize recovery, particularly in the forearm.

Encouragingly, the improvements were still evident in animals a year and a half after therapy. “This is the first illustration that persistent, complete functional restoration in any motor system is possible well over a year following SCI,” the team wrote. “Our data illustrate the relative ease with which an essential motor system can regain functionality months to years after severe spinal cord injury,” commented Dr. Silver. “The treatment regimen in our study is relevant to multiple types of chronic incomplete spinal traumas, and we are hopeful it may also help restore motor function following spinal cord injury in humans.”

Source : https://www.genengnews.com/news/one-time-injection-restores-breathing-and-limb-function-after-spinal-cord-injury/




La moelle épinière d’un soldat yéménite reconstruite à l’aide de ses cellules souches

Un homme de 23 ans a été blessé par balle à la main et au cou, le laissant alité et sans sensation du bas du corps.

27 Oct 2018 – Les médecins d’un hôpital de la ville (Pune – Inde) ont redonné espoir à Mansoor Mohammad Hussain, un soldat yéménite âgé de 23 ans, qui a été blessé par balle pendant la guerre civile au Yémen. Il a été blessé par deux balles, une à la main et une à la nuque, il y a six mois. L’impact de la balle qui lui a touché sa colonne cervicale le cou l’a laissé cloué au lit, le laissant paralysé. Il a été transféré à l’hôpital de Pune, où il a subi une opération de reconstruction de la moelle épinière qui a été effectuée à l’aide de ses propres cellules souches.

Les chirurgiens ont prélevé les cellules souches de Hussain sur sa propre moelle osseuse et les ont transplantées, avec les facteurs de croissance prélevés sur un greffon utilisé comme matrice cellulaire, dans la moelle épinière qui avait été sectionné à la suite de la blessure par balle. La balle avait brisé la colonne cervicale, ainsi que les signaux du cerveau qui passent le long de la moelle épinière et contrôlent les muscles. Cela l’a laissé cloué au lit – il ne pouvait plus bouger ses membres et avait même perdu toute sensation dans le bas de son corps.

Les médecins avaient environ 5 000 000 de cellules avec lesquelles travailler. Ils pensent que les cellules souches constituent une voie permettant aux fibres situées au-dessus et au-dessous de la blessure de se reconnecter, en utilisant des greffes nerveuses pour combler le vide dans la moelle épinière. Une équipe composée de chirurgiens orthopédistes, le Dr Anant Bagul, le Dr Anand Katkar, le Dr Shrinivas Shintre, le Dr Sachin Kaushik, le Dr Dipak Poman et le Dr Manoj Bansode ont effectué l’opération de quatre heures, ce mois-ci.

Le Dr Bagul a déclaré: « Le patient montre une excellente récupération et a retrouvé de la masse musculaire, des sensations et des mouvements dans ses membres supérieurs et inférieurs. Ceci est la preuve que la récupération est due à la régénération, alors que les signaux du cerveau contrôlant les muscles passent dans la moelle épinière. Après la chirurgie, les analyses suggèrent que la cavité dans la moelle épinière a été réduite après le traitement. »


Hussain, soulagé, a déclaré au Mirror: « Je me sens mieux maintenant, je peux lever la main et bouger la nuque. Je retrouve lentement la sensation dans les doigts et au-dessous de la blessure par balle dans ma colonne vertébrale. Sept jours seulement après l’opération, j’ai pu bouger un peu les articulations du coude. Après deux semaines, j’ai commencé à ressentir une sensation dans mes doigts que j’avais complètement perdue. Maintenant, je dois suivre des séances de physiothérapie qui vont m’aider à récupérer rapidement. »

Spinal cord rebuilt for Yemeni soldier using his stem cells 

Oct 27, 2018 – 23-year-old had bullet wounds in his hand and neck, rendering him bedridden and without any sensation at all in his lower body

Doctors at a city hospital gave new hope to a 23-year-old Yemeni soldier Mansoor Mohammad Hussain, who sustained bullet injuries during the ongoing civil war in Yemen. He was hit with two bullet injuries, one on his hand and the other on his neck, six months ago. The impact of the bullet that hit his neck left him bedridden as it had travelled through and hit his cervical spine, damaging it severely. He was referred to Universal Hospital, Pune, where he underwent a successful spinal cord reconstruction surgery that was done using his own stem cells.

The surgeons removed Hussain’s stem cells from his own bone marrow and transplanted the same, along with the growth factors harvested on a scaffold graft, into the spinal cord defect, which had been cut through in the bullet injury. The gunshot broke the cervical spine, along with the signals from the brain that travel down through the cord and control the muscles. This left him bedridden — he could not move his limbs and even lost all feeling in his lower body.

Doctors had around 5,00,000 cells to work with. They believe stem cells provided a pathway to enable fibres above and below the injury to reconnect, using nerve grafts to bridge the gap in the cord. A team comprising orthopaedic surgeons Dr Anant Bagul, Dr Anand Katkar, Dr Shrinivas Shintre, Dr Sachin Kaushik, Dr Dipak Poman and Dr Manoj Bansode conducted the four-hour long surgery earlier this month.


Dr Bagul said, “The patient is showing excellent recovery and has regained muscle mass, sensation and movement in both his upper and lower limbs. This is evidence that the recovery is due to regeneration, as signals from the brain controlling muscles travel down through the spinal cord. After the surgery, scans suggests that the gap in the cord has closed up following the treatment.”


A relieved Hussain told Mirror, “I am feeling better now and can lift my hand and move my neck. I am slowly regaining sensation in my fingers and below the bullet injury in my spine too. Only seven days after the surgery, I was able to move my elbow joints a little. After two weeks, I started getting sensation in my fingers which I had lost completely. Now, I have to have physiotherapy sessions that will help me recover soon.”

Source : https://punemirror.indiatimes.com/pune/civic/this-diwali-go-green-with-crackers-here-is-all-you-need-to-know-about-green-crackers/articleshow/66379443.cms

Dr. Anant Bagul M.S. (Orthopadics)

Chaitanya Hospital & Nursing Home Pune

Adresse : Rahi Sakha Apt., S.No.133, Pune –
Sinhagad Road, Parvati, Pune –
Maharashtra 411030, Inde

Téléphone : +91 20 2432 9666

Mail : anantbagul@yahoo.com

Site web : http://chaitanyahospital.co.in/Default.aspx




Nouveau traitement ! Cellules souches iPS – Keio University (Japon)

Nouveau traitement pour les lésions de la moelle épinière accéléré

22 novembre 2018 – Un traitement utilisant la médecine régénérative à base de cellules souches pour rétablir les connexions nerveuses chez les patients présentant des lésions de la moelle épinière pourrait être disponible en fin d’année.

Le médicament sera le premier produit médical obtenu par ingénierie tissulaire à partir de cellules souches.

Un groupe d’experts du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a approuvé le traitement proposé le 21 novembre.

Le ministre de la Santé devrait approuver officiellement le traitement d’ici la fin du mois prochain. Le traitement des patients sera probablement couvert par le programme national d’assurance maladie.

Le ministère a évalué le nouveau traitement dans le cadre du système, qui donne la priorité aux nouveaux médicaments susceptibles d’avoir un effet considérable sur l’approbation rapide.

Le produit médical, appelé Stemirac, a été développé conjointement par Osamu Honmo, professeur de neurologie à l’Université de médecine de Sapporo et par Nipro Corp., l’un des principaux fabricants d’équipements médicaux basé à Osaka.

Pour la thérapie, les chercheurs extraient des cellules souches mésenchymateuses capables de se transformer en os ou en vaisseaux sanguins à partir de liquides de la moelle osseuse de patients dont la moelle épinière a été lésée.

Après avoir cultivé 50 à 200 millions de cellules souches mésenchymateuses pour créer Stemirac, ils l’injectent par voie intraveineuse à des patients dans les deux mois suivant leur blessure.

Les chercheurs affirment que les cellules souches mésenchymateuses se concentrent d’elles-mêmes sur les parties endommagées de la moelle épinière, réduisent l’inflammation, contribuent à la régénération des nerfs ou se transforment en cellules nerveuses.

Honmo et ses collègues ont mené un essai clinique dirigé par des médecins pour vérifier l’innocuité et l’efficacité du traitement proposé depuis 2013.

Parmi les 13 patients qui ont reçu l’injection entre trois et huit semaines après la blessure et qui ont bénéficié d’une rééducation, 12 ont présenté une amélioration d’au moins un niveau ASIA, qui décrit l’étendue de la lésion médullaire.

Un des patients a montré une amélioration spectaculaire en retrouvant la capacité de bouger les pieds après être tombé dans la catégorie où les patients n’avaient aucune fonction motrice ou sensorielle, selon les chercheurs.

Le fonctionnement exact des cellules souches mésenchymateuses reste un mystère. L’approbation du groupe d’experts est conditionnelle.

Tous les patients utilisant des médicaments à base de cellules et de tissus dérivés de cellules souches mésenchymateuses feront l’objet d’un suivi pendant environ sept ans en termes de sécurité et d’efficacité.

Akifumi Matsuyama, professeur de médecine régénérative à la Fujita Health University, a appelé à la prudence dans l’évaluation des résultats de l’essai clinique.

« Le système nerveux peut avoir quelque peu récupéré parce que l’injection du médicament a été faite peu de temps après que les patients aient été blessés », a-t-il déclaré.


On estime que 5 000 personnes souffrent chaque année de lésions de la moelle épinière au Japon, totalisant plus de 100 000 patients au total.

Une équipe de recherche de l’Université Keio envisage de mener un essai clinique sur l’utilisation de cellules neurales dérivées de cellules iPS humaines pour traiter les lésions de la moelle épinière.

l'Association Libre d'Aide à la Recherche sur la Moelle Epinière
Vous souhaite de passer de bonnes fêtes

En savoir + Les chercheurs de Keio envisagent de traiter les lésions de la moelle épinière avec des cellules souches
New therapy for spinal cord injuries gets fast-tracked

November 22, 2018 – Treatment using stem cell regenerative medicine to restore damaged nerve connections in patients with spinal cord injuries, whose only course of treatment is rehabilitation, may be available by year-end.

The medicine will be the first tissue-engineered medical product created from stem cells.

An expert panel at the Ministry of Health, Labor and Welfare approved the proposed therapy on Nov. 21.

The health minister is expected to officially approve the treatment by the end of next month. Treatment for patients will likely be covered by the national health insurance program.

The ministry assessed the new therapy under the system that prioritizes new drugs with a potential to have a dramatic effect for speedy approval.

The medical product, called Stemirac, was jointly developed by Osamu Honmo, professor of cerebral nerve at Sapporo Medical University, and Nipro Corp., a leading medical equipment maker based in Osaka.

Under the therapy, researchers extract mesenchymal stem cells that have the ability to transform into bone or blood vessels from bone marrow fluids of patients whose spinal cord has been damaged.

After they cultivate 50 million to 200 million mesenchymal stem cells to create Stemirac, they inject it into patients intravenously within a couple of months after their injury.

Researchers say mesenchymal stem cells will concentrate in damaged parts of bone marrow on their own, reduce inflammation, work to promote regeneration of nerves or turn into nerve cells.

Honmo and his colleagues have conducted a clinical trial led by doctors to verify the safety and effectiveness of the proposed treatment since 2013.

Of 13 patients who received the injection between three weeks and eight weeks after injury and underwent rehabilitation, 12 showed improvement at least by one rank defined by the American Spinal Injury Association Impairment Scale, which describes the extent of the spinal cord injury.

One of the patients showed dramatic improvement by regaining the ability to move the feet after originally falling into the category where patients had no motor or sensory functions, according to the researchers.

Exactly how mesenchymal stem cells work remains a mystery. The expert panel’s approval is conditional.

All patients using cell and tissue drugs derived from mesenchymal stem cells will be monitored for about seven years for safety and efficacy.

Akifumi Matsuyama, professor of regenerative medicine at Fujita Health University, urged caution in assessing the results of the clinical trial.

“The nervous system may have recovered somewhat because the injection of the drug was made not long after the patients were injured,” he said.


An estimated 5,000 people suffer spinal cord injuries annually in Japan, totaling more than 100,000 patients in total.

A research team at Keio University plans to conduct a clinical trial with the use of human iPS cell-derived neural cells to treat spinal cord injuries.

Source : http://www.asahi.com/ajw/articles/AJ201811220032.html

N’hésitez-pas à nous laisser un commentaire  🙂 




Cellules souches iPS – Keio University (Japon)

Les chercheurs de Keio envisagent de traiter les lésions de la moelle épinière avec des cellules souches

14 NOV 2018 – L’Université Keio est sur le point d’effectuer le premier traitement au monde des patients atteints de lésions de la moelle épinière en utilisant des cellules souches pluripotentes induites, ont annoncé mardi des sources proches du dossier.

Si elle est approuvée par l’État, l’université privée envisage d’injecter des cellules souches neurales produites à partir de cellules iPS à quatre personnes âgées de 18 ans ou plus qui ont été blessées en pratiquant un sport ou dans un accident de la route, à partir de l’année prochaine.

Pour le traitement, une équipe de chercheurs de Keio dirigée par Hideyuki Okano, professeur à la faculté de médecine, créera d’abord des cellules souches neurales à partir de cellules iPS stockées à l’Université de Kyoto, puis les congèlera pour les préserver, ont précisé les mêmes sources.

Les chercheurs injecteront les cellules souches neurales chez des patients présentant une perte de motricité ou de sensation suite à une lésion de la moelle épinière, pour favoriser la régénération nerveuse. Les chercheurs s’efforceront d’effectuer le traitement dans les quatre semaines suivant la blessure du patient, période au cours de laquelle le traitement devrait être efficace. Le traitement n’est pas actuellement ciblé sur les patients au stade chronique, c’est-à-dire ceux qui ont subi des lésions de la moelle épinière depuis six mois ou plus. Mais l’équipe de recherche tentera également de développer un traitement efficace pour ces patients, ont indiqué les sources.

L’Université Keio a donné son accord pour le projet de traitement mardi.

L’Université de Kyoto a annoncé vendredi avoir procédé à la première greffe au monde de cellules nerveuses créées à partir de cellules iPS pour traiter la maladie de Parkinson. L’institution devrait également commencer un test de transfusion sanguine utilisant des plaquettes créées à partir de cellules souches pour traiter les patients atteints d’anémie aplasique.

Parmi les autres applications des cellules iPS pour les traitements de santé au Japon, l’institut Riken, financé par le gouvernement, a procédé à la première greffe au monde en 2014 de cellules de rétine développées à partir de cellules souches pour traiter des patients souffrant de problèmes oculaires graves. De son côté, l’Université d’Osaka envisage de greffer des cellules de muscle cardiaque dérivées de cellules iPS dans le cœur de patients souffrant d’insuffisance cardiaque grave.

Shinya Yamanaka, de l’Université de Kyoto, a remporté le prix Nobel de médecine en 2012 pour sa découverte des cellules iPS, qui peuvent se développer dans n’importe quel type de tissu corporel et sont considérées comme un outil prometteur pour la médecine régénérative et le développement de médicaments.

 

En anglais :

Keio researchers plan to treat spinal cord injuries with stem cells

NOV 14, 2018 – Keio University is poised to conduct the world’s first treatment of patients who have sustained spinal cord injuries using induced pluripotent stem cells, sources close to the matter said Tuesday.

If approved by the state, the private university plans to inject neural stem cells produced from iPS cells into four people aged 18 or older who were injured while playing sports or in traffic accidents, starting next year.

For the planned treatment, a team of Keio researchers led by Hideyuki Okano, a professor in the School of Medicine, will first create neural stem cells from iPS cells in storage at Kyoto University and then freeze them for preservation, the sources said.

When a patient is presented who has lost motor function or sensation due to damage to their spinal cord, the researchers will inject the neural stem cells to encourage nerve regeneration.

Researchers will aim to perform the treatment within four weeks of the patient’s injury — the period when the therapy is expected to be effective. It is not currently targeted at chronic-stage patients, or those who have had damage to the spinal cord for six months or longer. But the research team will also try to develop a treatment that is effective for such patients, the sources said.

Keio University gave a tentative endorsement for the treatment plan on Tuesday.

On Friday, Kyoto University said it had conducted the world’s first transplant of nerve cells created from iPS cells to treat Parkinson’s disease. The institution is also expected to begin a blood transfusion test using platelets created from stem cells to treat patients with aplastic anemia.

Among other applications of iPS cells for health treatments in Japan, the government-backed Riken institute conducted the world’s first transplant in 2014 of retina cells grown from stem cells to treat patients suffering from serious eye problems.

Osaka University is planning to transplant a heart muscle cell sheet derived from iPS cells into the hearts of patients suffering from serious heart failure.

Kyoto University’s Shinya Yamanaka won the Nobel Prize in physiology or medicine in 2012 for discovering iPS cells, which can grow into any type of body tissue and are seen as a promising tool for regenerative medicine and drug development.

Source : https://www.japantimes.co.jp/news/2018/11/14/national/science-health/keio-researchers-plan-treat-spinal-cord-injuries-stem-cells/#.W_KqUS1cpTZ

 




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