Des macaques paralysés retrouvent l’usage de la marche

Grégoire Courtine à Dijon pour la Nuit des Chercheurs : « On travaille pour rechercher l’inconnu »

Le neuroscientifique côte-d’orien Grégoire Courtine, connu pour ses travaux sur les lésions de la moelle épinière, animera deux conférences ce vendredi à Dijon, à l’occasion de l’édition 2019 de la Nuit européenne des Chercheurs.

Installé à Lausanne, en Suisse, depuis plusieurs années, le Dijonnais Grégoire Courtine et son équipe sont parvenus à redonner espoir à des millions de personnes atteintes de lésions de la moelle épinière, en réussissant à faire remarcher des patients grâce à des stimulations électriques. Des travaux qui lui valent aujourd’hui la reconnaissance de la communauté scientifique et qu’il viendra présenter ce vendredi soir, sur le campus de l’université de Dijon, à l’occasion de la Nuit européenne des chercheurs.

– En 2018, vous expliquiez que la prochaine étape était de passer d’un statut d’étude à celui de traitement, à la disposition des hôpitaux et des cliniques. Où en êtes-vous ?

« Il y a, d’un côté, la start-up GTXmedical, que nous avons confondée avec Jocelyne Bloch. Elle se développe bien, puisque nous comptons actuellement 70 employés. Nous sommes implantés à Lausanne, mais aussi à Eindhoven, aux Pays-Bas, sur le site de Philipps, où nous développons la technologie qui sera ensuite utilisée de manière clinique. Avec des tests cliniques qui, nous l’espérons, seront possibles d’ici un à deux ans. Et parallèlement, il y a l’aspect académique. Je travaille en laboratoire avec une équipe d’une cinquantaine de personnes, entre l’hôpital, au service en neurochirurgie et l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), où je suis professeur. Concernant les tests, nous avions trois patients l’an dernier. Nous en comptons désormais sept, qui montrent les mêmes résultats que les précédents. On constate que la moelle épinière répond de manière systématique. Quant au déploiement de cette technologie vers le grand public, il ne faut pas l’attendre avant au moins quatre ans. »

– À l’occasion de la nuit des chercheurs, vous évoquerez votre parcours. Que diriez-vous à un jeune qui s’interroge, aujourd’hui, dans un pays où les métiers scientifiques ne sont pas forcément les plus attractifs ?

« D’abord, je lui dirais que c’est un métier exaltant. On travaille pour rechercher l’inconnu. Et lorsqu’on obtient des résultats, après plusieurs années de travail, on éprouve des émotions très fortes en tant que scientifiques. Même si elles sont dures à acquérir, c’est une récompense extraordinaire. C’est pourquoi il s’agit avant tout d’un métier passion et non d’un métier alimentaire. Ensuite, le monde va beaucoup changer dans les vingt ou trente prochaines années. L’intelligence artificielle va envahir notre société. Et le travail des scientifiques et des ingénieurs ne sera jamais remplacé par des machines. Ce sont donc des métiers d’avenir. »

– Aujourd’hui, avez-vous le sentiment que les scientifiques français disposent des moyens pour rivaliser sur le plan international ?

« La France a quand même bien évolué au cours des dernières années, de façon positive. Mais il demeure que dans notre pays, les scientifiques ne sont pas extrêmement valorisés. Quand on est chercheur à l’Inserm ou au CNRS, on a des salaires qui sont assez bas. Et le système est hyperhiérarchique. Avec une organisation verticale qui n’est, à mon sens, pas compatible avec le monde de fonctionnement des scientifiques. À titre d’exemple, aux États-Unis, très tôt, on vous donne votre indépendance. On fait un pari, très risqué. On vous donne cinq ans pour mener à bien vos recherches. Si cela ne marche pas, tout s’arrête. Tandis qu’en France, on peut rester chercheur à l’Inserm toute sa vie. Mais on a tendance à prendre moins de risques. Avec un système qui récompense moins le travail fourni. Et je pense que tout ceci n’est pas très bon pour favoriser la recherche de haut niveau. »


Source :
https://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2019/09/25/gregoire-courtine-en-france-les-scientifiques-ne-sont-extremement-valorises




Pr. Vaquero (Madrid – Espagne) : cellules souches mésenchymateuses

Un traitement espagnol avec des cellules souches commence pour les patients souffrant d’une lésion partielle de la moelle épinière

David Serrano a eu une blessure partielle à la moelle épinière il y a 17 ans. Il a 46 ans et participe à un projet scientifique visant à développer un traitement à base de cellules souches. Dès le premier moment où il a passé les tests, il a commencé à remarquer que ses jambes étaient plus chaudes. Sa circulation sanguine et sa sensibilité se sont améliorées et sa stabilité à partir de la taille a augmenté. Bien qu’un accident l’ait placé dans un fauteuil roulant, il peut maintenant marcher avec difficulté, et même faire de la bicyclette. C’est un cas exceptionnel, mais c’est aussi un exemple des premiers résultats de cette thérapie.

Les premières étapes pour réparer une partie des dommages subis par ces patients ont été effectuées il y a 20 ans par une équipe médicale de l’hôpital Puerta de Hierro de Madrid. Aujourd’hui, après un long processus impliquant un petit groupe de personnes atteintes de lésions médullaires, ils ont annoncé l’approbation du traitement par l’Agence espagnole du médicament. Tout est prêt pour travailler avec 30 nouveaux patients. Les essais cliniques ont été menés par le Dr Jesús Vaquero, chef du service de neurochirurgie de cet hôpital, situé à présent à Majadahonda.

Angel Garrido, président de la Communauté de Madrid, Ignacio Baeza, vice-président de la Fondation Mapfre et María del Pino, présidente de la Fondation Rafael del Pino, ont assisté à la cérémonie de présentation. L’homme d’affaires qui a créé Ferrovial et la Fondation qui porte son nom ont été blessés à la colonne vertébrale en 2004 à la suite d’un accident survenu sur un navire. En Espagne, environ 50 000 patients souffrent de paraplégie traumatique, un chiffre qui augmente avec entre 800 et 1 000 nouveaux cas par an.

Le médicament NC1, créé par l’équipe du Dr Vaquero, est un médicament de thérapie innovante fabriqué à partir des cellules du patient. La méthode implique l’extraction de cellules souches de la moelle osseuse, un traitement de séparation et de culture. Ensuite, le médicament est préparé en les mélangeant avec leur propre plasma sanguin. L’implantation se fait par injection du plasma et dissolution cellulaire dans la moelle épinière et / ou le liquide céphalo-rachidien.

Cette thérapie est personnalisée, ce qui la différencie des autres traitements pratiqués dans différents pays et laboratoires. Lorsqu’il appartient au patient, il ne s’agit pas d’un médicament commercial, il ne se produit aucune réaction de rejet et offre de bons résultats au niveau du système nerveux. La concentration des cellules et le fait qu’elles arrivent vivantes pour être injectées sont l’un des points cruciaux de la thérapie.

Dans le laboratoire de l’équipe Vaquero, la viabilité cellulaire est atteinte entre 98 et 100%, même 12 heures après l’extraction. La taille de l’aiguille utilisée est petite, de sorte que les cellules souches ne s’agglomèrent pas. « Ces détails sont très importants pour que la technique fonctionne », a déclaré Jesús Vallejo à EL MUNDO. « De nombreuses personnes travaillent avec des cellules souches, mais chaque type cellulaire fonctionne de manière différente. Les scientifiques recherchent les cellules souches qui fonctionnent le mieux, mais il n’y a pas d’accord actuellement sur ce sujet », a-t-il ajouté.

Pour être traité, vous devez être un adulte, âgé de 18 à 65 ans, souffrant d’une lésion médullaire chronique. Il est également nécessaire que la lésion de la moelle épinière soit partielle (le traitement ne fonctionne pas dans les cas où la moelle épinière a été complètement sectionnée). À cela s’ajoute une série de critères médicaux et psychologiques ainsi qu’une étude génétique qui analyse que les cellules ne présentent pas d’altération chromosomique.

Andrés Herrera, 39 ans, est resté dans le coma pendant 45 jours à cause d’un accident. Quand il s’est réveillé, on lui a dit qu’il vivrait dans un fauteuil roulant. Le processus qu’il a traversé était difficile. « Mais ma mère m’a dit que je devais être la même personne qu’avant l’accident, malgré ma blessure à la colonne vertébrale », a-t-il déclaré. Cet ancien mécanicien de course a découvert l’existence du traitement grâce à une amie et a réussi les tests pour en faire partie.

Juan Carvajal, qui a également vécu la même chose, encourage les patients souffrant d’une lésion de la moelle épinière à l’essayer s’ils en ont l’opportunité. « Je dirais à ces patients de ne pas douter, et de ne pas tarder, le traitement est effectué avec nos propres cellules, il n’y a donc pas de rejet et le résultat est immédiat, il s’agit d’une amélioration, l’amélioration est physique Nous sommes entre de bonnes mains, mentalement et moralement « , a-t-il déclaré.

TEXTE ORIGINAL :

Arranca un tratamiento español con células madre para pacientes con lesión medular parcial

1 marzo 2019 

David Serrano sufrió una lesión medular parcial hace 17 años. Tiene 46 años y ha formado parte de un proyecto científico para desarrollar un tratamiento a base de células madre. Desde el primer momento que se sometió a las pruebas, empezó a notar las piernas más calientes. Su riego sanguíneo y su sensibilidad mejoraron y su estabilidad de cintura para abajo aumentó. Aunque un accidente lo postró en una silla de ruedas, ahora, aunque con dificultad, puede caminar e incluso montar en bicicleta. Es un caso excepcional, pero también un ejemplo de los primeros resultados de esta terapia.

Los primeros pasos para reparar parte del daño que sufren estos pacientes los dieron, hace 20 años, un equipo médico del Hospital Puerta de Hierro de Madrid. Hoy, tras un largo proceso en el que han participado un reducido grupo de personas con esta dolencia, han anunciado el fin del desarrollo de un fármaco y su aprobación por la Agencia Española de Medicamentos. Todo esta listo para empezar a trabajar con 30 nuevos enfermos. Los ensayos clínicos los ha dirigido el doctor Jesús Vaquero, Jefe de Servicio de Neurocirugía de este hospital, que ahora se encuentra en Majadahonda.

Al acto de presentación de los resultados han asistido Ángel Garrido, presidente de la Comunidad de Madrid, Ignacio Baeza, vicepresidente de la Fundación Mapfre y María del Pino, presidenta de la Fundación Rafael del Pino, quien recordó a su padre y los motivos por los que la entidad ha apoyado esta investigación. El empresario que creó Ferrovial y la Fundación que lleva su nombre sufrió una lesión medular en 2004 debido a un accidente en un barco. En España existen unos 50.000 pacientes que sufren paraplejia traumática, una cifra que aumenta con entre 800 y los 1.000 casos nuevos al año.

El fármaco NC1, creado por el equipo del doctor Vaquero, es un medicamento de terapia avanzada fabricado con las células del propio paciente. El método consiste en la extracción de células madre de su médula ósea, un tratamiento de separación y de cultivo. Después, se prepara el medicamento mezclándolas con su propio plasma sanguíneo. La implantación se hace por inyección de la disolución de plasma y células en la médula espinal y/o en el líquido cefalorraquídeo.

Esta terapia es personalizada, lo que la diferencia de otros tratamientos que se llevan a cabo en diferentes países y laboratorios. Al pertenecer al paciente, no se trata de un fármaco comercial, no se producen reacciones de rechazo y a nivel de sistema nervioso, ofrecen buenos resultados. Tanto la concentración de células, como que lleguen vivas para ser inyectadas, es uno de los puntos cruciales de la terapia.

En el laboratorio del equipo de Vaquero se consiguen entre un 98 y un 100% de viabilidad celular, incluso 12 horas después de la extracción. El calibre de la aguja que emplean es pequeño para que las células no se aglomeren y trabajen de forma adecuada « Estos detalles son pequeños, pero muy importantes para que la técnica funcione », ha comentado a EL MUNDO Jesús Vallejo. « Hay mucha gente que trabaja con células madre, pero cada tipo funciona de una forma distinta. Se busca qué células funcionan mejor, pero no hay un acuerdo en este tema », ha añadido.

Para ser tratado hay que ser una persona adulta, de entre 18 y 65 años, con lesión medular crónica. También es necesario que la lesión medular sufrida sea parcial (el tratamiento no funciona en los casos en los que la médula ha sido seccionada por completo). A esto se le añade una serie de criterios médicos, psicológicos y un estudio genético que analiza que las células no presenten alteraciones cromosómicas.

Andrés Herrera de 39 años, estuvo en coma durante 45 días por causa de una accidente. Cuando despertó, le comunicaron que viviría postrado en una silla de ruedas. El proceso por el que pasó fue difícil. « Pero mi madre me dijo que tenía que ser la misma persona que era antes del accidente. A pesar de mi lesión medular », ha señalado. Este ex mecánico de carreras se enteró por una amistad de la existencia del tratamiento y pasó las pruebas para formar parte de él.

Juan Carvajal, que también ha pasado por lo mismo anima a los pacientes con lesión medular a intentarlo si tienen la oportunidad. « Yo les diría a estos pacientes que no lo duden, que no lo piensen, que no tarden. El tratamiento está hecho con nuestras propias células por lo que no hay ningún rechazo y el resultado es inmediato. Es para mejorar. La mejoría es física, mental y moralmente. Además, estamos en buenas manos », ha comentado a este medio.

Source : https://www.elmundo.es/salud/2019/03/01/5c79754b21efa04a668b45cf.html




Le produit candidat SC0806 de BioArctic pour le traitement des lésions médullaires complètes est maintenant en phase 2

STOCKHOLM, 13 février 2019 / PRNewswire / – BioArctic AB a annoncé aujourd’hui que le premier patient du deuxième panel de l’étude de Phase 1/2 avait maintenant été traité au SC0806. Cela signifie que l’étude portant sur le produit candidat SC0806 pour une lésion complète de la moelle épinière est passée à la phase 2.

BioArctic développe un nouveau traitement innovant pour les patients présentant une lésion complète de la moelle épinière. Le produit candidat SC0806 est une combinaison d’un dispositif médical biodégradable et d’une substance médicamenteuse (FGF1). SC0806 est conçu pour favoriser la régénération nerveuse dans la région lésée de la moelle épinière. En raison de la nouveauté du traitement, les patients ont été inclus de manière séquentielle afin de surveiller l’effet et la sécurité. Une évaluation de la sécurité de tous les patients du premier panel a été réalisée et a fourni un soutien pour le démarrage du prochain panel. Le premier patient du deuxième groupe a maintenant reçu un traitement avec SC0806 et la phase 2 de l’étude a été lancée. L’inclusion de patients dans le second des trois panels de l’étude est en cours.

Chaque groupe est composé de six patients recevant SC0806 et de trois patients témoins. Le traitement avec SC0806 comprend une intervention chirurgicale. La chirurgie est suivie de 18 mois d’entraînement intensif dans un système robotique visant à soutenir la régénération nerveuse et la reconstruction musculaire dans la partie du corps touchée par la paralysie. Les patients recevant SC0806 ont également la possibilité de participer à une étude de prolongation de 12 mois. Une analyse intermédiaire de l’innocuité et de l’efficacité du SC0806 dans le premier panel à 18 mois est prévue pour le 4ème trimestre 2019 / 1er trimestre 2020.

« Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement efficace pour les patients présentant une lésion complète de la moelle épinière. Le début du deuxième panel dépendait d’une évaluation positive de la sécurité des patients du premier panel. Je suis ravi que l’étude avec SC0806 ait maintenant progressé dans la phase 2 et nous attendons avec impatience les résultats importants qui nous attendent dans ce domaine thérapeutique », a déclaré Gunilla Osswald, PDG de BioArctic.

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BioArctic’s Product Candidate SC0806 for Treatment of Patients With Complete Spinal Cord Injury is now in Phase 2

Feb 13, 2019

STOCKHOLM, Feb. 13, 2019 /PRNewswire/ — BioArctic AB (publ) (Nasdaq Stockholm: BIOA B) announced today that the first patient in the second panel of the Phase 1/2 study now has been treated with SC0806. This means that the study with the product candidate SC0806 for complete spinal cord injury has progressed into Phase 2.

BioArctic develops a new innovative treatment for patients with complete spinal cord injury. The product candidate SC0806 is a combination of a biodegradable medical device and a drug substance (FGF1). SC0806 is designed to support nerve regeneration across the injured area in the spinal cord. Due to the novelty of the treatment, patients have been included sequentially, in order to monitor the effect and safety. A safety evaluation of all the patients in the first panel has been performed and provided support to start the next panel. The first patient in the second panel has now received treatment with SC0806 and hereby the Phase 2 part of the study has been initiated. The inclusion of patients to the second of the three panels in the study is on-going.

Each panel consists of six patients receiving SC0806 and three control patients. The treatment with SC0806 includes a surgical procedure. The surgery is followed by 18 months of intensive training in a robotic system to support nerve regeneration and muscle rebuilding in the part of the body affected by the paralysis. Patients receiving SC0806 are also given the option to participate in a 12 months extension study. An interim analysis of safety and efficacy of SC0806 in the first panel at 18 months is planned Q4 2019/Q1 2020.  

« Today there is no effective treatment for patients with complete spinal cord injury. The initiation of the second panel was depending on a positive safety evaluation of the patients in the first panel. I am pleased that the study with SC0806 now has progressed into Phase 2 and we are looking forward to the important activities ahead of us within this therapeutic area, » said Gunilla Osswald, CEO of BioArctic.

For more information, please contact :

  • Gunilla Osswald, PhD, CEO, BioArctic AB
  • E-mail : gunilla.osswald@bioarctic.se
  • Telephone : +46-8-695-69-30
  • Christina Astrén, Director IR & Communications, BioArctic AB
  • E-mail: christina.astren@bioarctic.se
  • Telephone: +46-70-835-43-36

Source : https://www.prnewswire.com/news-releases/bioarctics-product-candidate-sc0806-for-treatment-of-patients-with-complete-spinal-cord-injury-is-now-in-phase-2-300794801.html




Le Japon approuve l’utilisation de cellules iPS pour traiter les lésions de la moelle épinière

Les scientifiques de l’Université Keio vont commencer la première étude clinique au monde d’ici cet été

Le 18 Février 2019 — TOKYO — Le ministère japonais de la Santé a approuvé lundi l’utilisation de cellules souches pluripotentes induites (iPS) pour traiter les lésions de la moelle épinière, dans ce qui sera la première recherche au monde de ce type.

Le comité spécial du ministère de la Santé a approuvé un programme de recherche clinique à l’Université Keio de Tokyo, dans lequel des cellules iPS seront utilisées pour traiter des lésions de la moelle épinière. L’étude devrait commencer dès cet été.

Auparavant, la transplantation de cellules iPS n’était autorisée que dans le traitement des yeux, du cœur, des nerfs crâniens et des plaquettes sanguines des patients dans le cadre de la recherche en médecine régénérative.

Si la moelle épinière est endommagée à la suite d’une blessure ou d’un accident, il devient impossible de transmettre des signaux entre le cerveau et les nerfs qui déplacent le corps. En conséquence, les victimes de traumatismes médullaires souffrent de symptômes, notamment de bras et de jambes paralysés.

Au Japon, environ 5 000 personnes souffrent de telles lésions à la colonne vertébrale chaque année et le nombre cumulé de victimes est supérieur à 100 000. Il n’y a pas de traitement pour restaurer complètement les parties blessées.

Le plan de traitement de l’Université Keio serait le plus important parmi les techniques de médecine régénérative utilisant des cellules iPS.

La recherche sur la moelle épinière n’est pas facile car il est difficile de reproduire l’état des nerfs. Par conséquent, les progrès dans le développement de thérapies pour la moelle épinière ont été lents, de même que pour les thérapies pour le cerveau.

Avec les cellules iPS, on s’attend de plus en plus à ce que les techniques de médecine régénérative pour les cellules nerveuses puissent améliorer la fonction motrice des patients paralysés.

Hideyuki Okano, professeur à l’Université Keio, a transplanté à titre expérimental des singes et a réussi à rétablir la fonction motrice afin que les animaux puissent marcher.

Les plans prévoient que l’étude soit menée sur quatre patients âgés de 18 ans et plus, qui ont subi des lésions de la moelle épinière et dont la sensation et la mobilité corporelle ont été complètement perdues.

Les chercheurs développeront des cellules capables de se transformer en nerfs à partir de cellules iPS stockées au Centre de recherche et d’application sur les cellules iPS de l’Université de Kyoto. Deux millions de ces cellules seront transplantées dans la zone lésée de chacun des sujets par injection. L’équipe de recherche sera dirigée par Masaya Nakamura, professeur à l’université d’Okano et de Keio.

La sécurité et l’efficacité de la procédure seront vérifiées un an après la procédure et les patients suivront une rééducation pour les aider à retrouver le contrôle moteur de leurs membres. Des médicaments immunosuppresseurs seront utilisés pour contrôler le rejet des greffes.

En plus du traitement avec des cellules souches mésenchymateuses autorisé par le ministère de la santé japonais, l’université Keio à Tokyo vient de recevoir l’approbation des autorités pour un essai clinique avec des cellules iPS ! 

Citer

CELLULES IPS ET LÉSION DE LA MOELLE ÉPINIÈRE : APPROBATION D’UN PREMIER ESSAI CLINIQUE JAPONAIS

18 février 2019, Au Japon, un essai clinique se prépare pour traiter des lésions de la moelle épinière à l’aide de cellules souches pluripotentes induites (iPS). Quatre patients majeurs ayant perdus leurs fonctions motrices et sensorielles recevront une transplantation de 2 millions de cellules iPS dans l’épine dorsale, puis suivront un programme de rééducation et seront surveillés pendant un an. L’équipe de l’université Keio à Tokyo vient de recevoir l’approbation des autorités et veut de cette façon vérifier l’innocuité des cellules iPS et valider la méthode de transplantation.
 
Il s’agit d’un premier essai clinique utilisant les iPS dans cette indication. D’autres essais testent leur efficacité pour traiter des pathologies oculaires ou encore la maladie de Parkinson. « A l’avenir, toutes les maladies pourront potentiellement être traitées, je ne dis pas guéries, grâce aux cellules issues d’iPS, même si les effets seront minimes au début », avait déclaré en 2017 Masayo Takahashi, professeur de l’institut RIKEN qui a mené les premier essai clinique utilisant ces cellules.


http://www.genethique.org/fr/cellules-ips-et-lesion-de-la-moelle-epiniere-approbation-dun-premier-essai-clinique-japonais-71270#.XG0e7S0lBTY 

Rappel : Les cellules souches pluripotentes induites (iPS) sont des cellules adultes ramenées à l’état quasi embryonnaire en leur faisant de nouveau exprimer quatre gènes (normalement inactifs dans les cellules adultes). Cette manipulation génétique, qui a valu en 2012 au Japonais Shinya Yamanaka le prix Nobel de médecine, leur redonne la capacité de produire n’importe quel genre de cellules (pluripotence), selon le lieu du corps où elles sont ensuite transplantées.

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Japan approves use of iPS cells to treat spinal cord injuries

Keio University scientists to begin world’s first clinical study by this summer

FEBRUARY 18, 2019 — TOKYO — Japan’s health ministry on Monday approved the use of induced pluripotent stem (iPS) cells to treat spinal cord injuries, in what will be the world’s first research of its kind.

The special committee of the Ministry of Health, Labor and Welfare approved a clinical research program at Keio University in Tokyo, in which iPS cells will be used to treat spinal cord injuries. The study is expected to start as early as this summer. 

Previously, the transplantation of iPS cells was only allowed in treating eyes, hearts, cranial nerves and blood platelets of patients as part of regenerative medicine research. 

If the spinal cord is damaged due to injury or accident, it becomes impossible to transmit signals between the brain and the nerves that move the body. As a result, spinal cord injury victims suffer symptoms including paralyzed arms and legs.

In Japan, about 5,000 people sustain such spinal injuries each year, and the cumulative number of victims is more than 100,000. There is no treatment to restore the injured parts completely. 

Keio University’s treatment plan is reportedly the most important among the regenerative medicine techniques using iPS cells.

Research into the spinal cord is not easy because it is difficult to reproduce the conditions of nerves. Therefore, progress in the development of drugs for the spinal cord has been slow, as has that for brain drugs.

With the advent of iPS cells, there are growing expectations that regenerative medicine techniques complimenting nerve cells might be able to improve motor function in paralyzed patients.

Experimental transplants into monkeys by Keio University professor Hideyuki Okano and others succeeded in restoring motor function so that the animals could walk.

Plans call for the study to be conducted on four patients aged 18 and older who have suffered injuries to their spinal cord and whose sensation and bodily mobility have been completely lost.

The researchers will develop cells that can grow into nerves from iPS cells stored at Kyoto University’s Center for iPS Cell Research and Application. Two million of these cells will be transplanted into the injured area of each of the subjects via injection. The research team will be led by Okano and Keio University professor Masaya Nakamura. 

The safety and efficacy of the procedure will be checked one year after the procedure, and the patients will undergo rehabilitation to help them regain motor control of their limbs. Immunosuppressant drugs will be used to control transplant rejection.

Source : https://asia.nikkei.com/Business/Science/Japan-approves-use-of-iPS-cells-to-treat-spinal-cord-injuries




Une étude locale fait état d’un succès précoce avec l’implant stimulateur d’Abbott Labs


Une étude clinique en cours dans les hôpitaux de Minneapolis, baptisée E-Stand, fait état d’un succès précoce en utilisant un dispositif médical implantable conçu dans le Minnesota, appelé stimulateur de la moelle épinière, afin de restaurer le mouvement volontaire et les fonctions autonomes chez les patients totalement paralysés.

Les «mouvements volontaires» signifient pouvoir bouger les jambes volontairement, tandis que «fonctions autonomes» fait référence à des fonctions régies par le système nerveux autonome en grande partie sans pensée consciente, telles que la régulation de la tension artérielle, la miction et l’excitation sexuelle.

Selon les enquêteurs d’E-Stand, restaurer la capacité de marcher d’une personne peut s’avérer important, mais la restauration des fonctions autonomes figure en tête de la liste des priorités de nombreuses personnes atteintes de paralysie.

« Chez les personnes souffrant de lésions dorsales, l’intestin et la vessie figurent au premier rang des priorités », a déclaré Dr. Ann Parr, chercheuse principale à E-Stand et professeur assistant de neurochirurgie à l’Université du Minnesota.

E-Stand a pour objectif d’inscrire environ 100 personnes atteintes de paralysie prêtes à se faire implanter expérimentalement un stimulateur de la moelle épinière fabriqué par Abbott Laboratories dans leur dos.

L’ampleur des changements autonomes et des capacités de mouvement a incité l’équipe à publier un premier rapport sur leurs deux premiers patients.

« Nous avons choisi de diffuser nos nouvelles découvertes à ce stade précoce, car les importants résultats sur les fonctions motrices et autonomes ont des conséquences immédiates » sur les perceptions générales à propos de la thérapie, indique le rapport de l’étude du 22 janvier dans le Journal of Neurotrauma.

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Spinal cord stimulator device shows promise in Minneapolis study

Local study reports early success with stimulator implant from Abbott Labs. 

FEBRUARY 16, 2019 

An ongoing clinical study at Minneapolis hospitals called E-Stand is reporting early success using an implantable medical device designed in Minnesota called a spinal cord stimulator to restore volitional movement and autonomic functions in patients paralyzed from the mid-back down.

« Volitional movements » means being able to move your legs on purpose, while « autonomic functions » refers to functions governed by autonomic nervous system largely without conscious thought, such as regulating blood pressure, urination, and sexual arousal.

Although restoring a person’s ability to walk may make for great TV, restoring autonomic functions tops the priorities list for many people with paralysis, E-Stand investigators say.

« In people who have mid-thoracic injuries, the thing that comes up near the top of the list every time is actually bowel and bladder, » said Dr. Ann Parr, a lead investigator with E-Stand and assistant professor of neurosurgery at the University of Minnesota.

E-Stand aims to enroll about 100 people with paralysis who are willing to have a spinal cord stimulator made by Abbott Laboratories implanted experimentally in their backs.

The magnitude of autonomic changes and movement abilities early on prompted the team to publish an initial report on their first two patients.

« We chose to disseminate our novel discoveries at this early stage as the significant motor and autonomic findings have immediate implications » for general perceptions about the therapy, the Jan. 22 study report in the Journal of Neurotrauma says.

Source : http://www.startribune.com/spinal-cord-stimulator-device-shows-promise-in-minneapolis-study/505910842/




De vilains à superhéros

Le labo de journalisme scientifique, le 7 février 2019

Alors qu’elles avaient la réputation de nuire à la guérison des blessures à la moelle épinière, les microglies viennent de révéler qu’elles sont en fait au cœur du processus de cicatrisation et de guérison.

Par Kim Tardif

Les microglies, ce sont de très petites cellules que l’on retrouve dans le cerveau et la moelle épinière et qui agissent à titre de macrophage, c’est-à-dire qu’elles se nourrissent de débris et de neurones morts. Elles sont, en quelque sorte, les vidangeurs du système nerveux central.

Le mystère a cependant longtemps plané sur une partie de leur rôle, notamment lors de blessures à la moelle épinière, la communauté scientifique croyant qu’elles nuisaient à la guérison des lésions. Or, une équipe de chercheurs vient de révéler la véritable nature de ces héros méconnus, dans un article publié dans Nature Communications.

L’équipe du professeur Steve Lacroix, chercheur de l’Axe neurosciences du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, a pu observer les microglies à l’œuvre en désactivant leur production chez certaines souris et en comparant les résultats à ceux de souris témoins. Leur première observation : dès qu’une blessure à la moelle épinière survient, les microglies se précipitent massivement au site de la lésion, s’y accumulent en proliférant et y restent plusieurs semaines.

Mais que font-elles sur place? En comparant les lésions des souris témoins à celles chez qui la production de microglies avait été bloquée, ils ont fait l’étonnant constat qu’une barrière de microglies s’était formée autour de la lésion chez les souris qui en produisaient. Cette barrière a entrainé la formation d’une cicatrice jusqu’alors jamais observée autour de la lésion. En plus de former cette barrière, les microglies ont appelé en renfort leurs acolytes, les astrocytes. Le rôle de ces derniers était déjà connu : ils forment eux aussi leur propre couche protectrice et s’activent à stimuler la guérison.

Dans leurs observations 35 jours après la survenue de la lésion, le professeur Lacroix et son équipe ont découvert que les souris dont ils avaient inhibé la production de microglies avaient des dommages plus importants à la moelle épinière, notamment un plus fort taux de destruction des neurones entourant la lésion, et qu’elles recouvraient moins de motricité. Chez les souris témoins, la zone affectée était plus restreinte, protégée par la couche de microglies accumulées. Ils ont donc pu en déduire que les microglies, et les astrocytes qu’elles avaient appelés à la rescousse, protégeaient les neurones des macrophages provenant de la voie sanguine, qui ne font souvent pas de distinction entre une cellule morte et une autre en voie de guérison.

Maintenant que les microglies ont révélé leur rôle de héros, il reste à explorer les possibilités qu’elles offrent pour améliorer la guérison des lésions à la moelle épinière.

Source : https://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2019/02/07/vilains-superheros




StemCyte reçoit l’autorisation IND de phase II de la US Food and Drug Administration (FDA)

BALDWIN PARK, Californie, le 3 janvier 2019 / PRNewswire

StemCyte a le plaisir d’annoncer que la US Food and Drug Administration (FDA) a approuvé le 14 décembre 2018 sa demande d’investigation IND de phase II pour les Cellules souches mononucléaires du sang de cordon ombilical (UCBMNC) (MC001) allogéniques, compatibles HLA, destinées au traitement des lésions de la moelle épinière.

MC001 est un médicament de thérapie cellulaire régénérative, conçu pour régénérer les neurones chez les patients souffrant de lésion chronique et grave de la moelle épinière. Le MC001 s’est déjà montré efficace, sûr et bien toléré dans le cadre d’un essai de phase II mené par le Dr Wise Young de l’Université Rutgers, à Kunming en Chine. Débutée en 2019 aux États-Unis, cette étude de phase II sera réalisée dans plusieurs centres cliniques du New-Jersey.

« C’est un grand succès de la part de l’équipe de StemCyte. En tant que société leader dans le domaine de la thérapie cellulaire régénérative, le succès de MC001 placera StemCyte au centre des marchés émergents des applications des cellules souches », a déclaré Jonas Wang, PDG de StemCyte. « L’annonce de la FDA indique que StemCyte a franchi avec succès la principale étape de l’avancement de son programme de thérapie cellulaire régénérative. Avec nos investigateurs expérimentés, nous prévoyons de proposer cette nouvelle option de traitement innovante au début de 2019 à ce besoin médical hautement insatisfait lésion chronique et grave de la moelle épinière. »

À propos de StemCyte :

La riche histoire de StemCyte a commencé par une mission consistant à aider les médecins du monde entier à sauver plus de vies en fournissant une greffe et un traitement de qualité supérieure, sûr et efficace avec des cellules souches à tous les patients. Située aux États-Unis, en Inde et à Taiwan, StemCyte a fourni plus de 2 200 unités de sang de cordon pour une variété de maladies potentiellement mortelles à plus de 350 centres de transplantation de premier plan dans le monde. StemCyte participe activement au développement de thérapies à base de cellules souches. StemCyte a également été choisi par le Département américain de la santé et des services sociaux pour aider à établir un inventaire public national du sang de cordon. Son siège est situé à Baldwin Park, en Californie. 

Pour en savoir plus, visitez –> www.StemCyte.com


TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS

StemCyte Receives Phase II Investigational New Drug (IND) Clearance from the U.S. Food and Drug Administration (FDA)

BALDWIN PARK, Calif., Jan. 3, 2019 /PRNewswire/ — StemCyte is pleased to announce that the U.S. Food and Drug Administration (FDA), on December 14, 2018, approved its Phase II Investigational New Drug (IND) application for Allogeneic Human Leukocyte Antigen (HLA)-Matched Umbilical Cord Blood Mononuclear Stem Cells (UCBMNC) (MC001) for the treatment of spinal cord injury.

MC001 is a regenerative cell therapy drug, which is designed to regenerate neurons in patients who suffered chronic, severe, stable spinal cord injury. MC001 has already been shown to be efficacious, safe and well tolerated in a Phase II trial conducted by Dr. Wise Young of Rutger’s University in Kunming, China. Starting in early 2019, within the United States, this Phase II study will be performed at a number of clinical centers in New Jersey.

« This is a great achievement by the StemCyte team. As a leading regenerative cell therapy company, the success of the MC001 will put StemCyte in the central position in the emerging stem cell application markets, » said Jonas Wang, StemCyte’s CEO and Chairman. « FDA’s announcement marks StemCyte having successfully reached the major milestone of the advancement of our regenerative cell therapy program. With our highly experienced expert investigators, we plan to bring this new innovative treatment option in early 2019 to this highly unmet medical need in patient populations with chronic, severe, stable spinal cord injury. »

About StemCyte

StemCyte’s rich history started with a mission of dedication to helping the world’s physicians save more lives by providing high quality, safe, and effective stem cell transplantation and therapy to all patients in need. Located in the US, India, and Taiwan, StemCyte has supplied over 2,200 cord blood units for a variety of life-threatening diseases to over 350 leading worldwide transplant centers. StemCyte is actively involved in the development of stem cell therapies. StemCyte has also been chosen by the US Department of Health and Human Services to help establish a Public National Cord Blood Inventory. Its headquarters is located in Baldwin Park, CA. To learn more, visit www.StemCyte.com.

For more information call 626.646.2500

SOURCE StemCyte

Related Links

http://www.stemcyte.com

Source : https://www.prnewswire.com/news-releases/stemcyte-receives-phase-ii-investigational-new-drug-ind-clearance-from-the-us-food-and-drug-administration-fda-300772277.html




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Les actions et missions de notre organisme 💡

De nos jours, des essais sont entrepris sur les cellules progénitrices neurales (2018), et d’autres se dirigent plutôt vers la Neurostimulation implantée – Pr. Grégoire Courtine EPFL Suisse – Un chercheur remarquable que l’association essaie de soutenir au mieux depuis 4 ans. Dans ce monde technologique, où l’informatique est exponentiel, l’espoir est une réalité scientifique. Quand ? Comment ? Seul le temps et l’argent en ont un avant goût ! Ces avancées se dirigent néanmoins vers des essais que tous, nous souhaitons « libérateurs » mais les solutions ne viendront pas seules et c’est pourquoi il faut que la recherche accélère.

L’association Libre d’Aide à la Recherche sur la Moelle Épinière qui, à 100% est gérée par des blessés médullaires, a pour but de financer un projet de recherche par an, d’informer les personnes à mobilité réduite à travers son forum, de pouvoir y parler librement en fonction du handicap, de ses conséquences, et des solutions offertes par l’expérience de chacun. De par le coordinateur scientifique et le webmaster, de faire connaître les thérapies aujourd’hui exploitées.

Le mot de la fondatrice d’ALARME : Après mon accident, on m’a dit que je serai paralysée à vie … Puis nous nous sommes intéressés aux travaux des chercheurs et en avons rencontré certains. Il est maintenant établi que les neurones, ces longues cellules transmettant l’information nerveuse pouvaient repousser après lésion et reprendre leur fonction

Note du webmaster : Aucun traitement efficace n’a été mis au point à ce jour mais nous avançons dans le bon sens ! Encore aucune promesse n’est envisageable mais faites un petit tour sur notre forum et vous y trouverez certaines avancées très intéressantes. On dit souvent à tord que cela n’avance pas ! En effet, rien de fonctionnel à ce jour mais une chose est certaine : Les efforts sont sans relâche…

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Introduction à la recherche

Le 14 mai 2005

La moelle épinière, dont le nom latinisé est moelle spinale, est la partie du système nerveux central se trouvant en dessous du tronc cérébral et contenue dans les vertèbres formant la colonne vertébrale.

La moelle épinière contient plusieurs types de neurones:

schéma de moelle épinière
  • Des fibres nerveuses (neurones) qui relaient l’information sensorielle depuis la périphérie (muscles, peau, viscères) jusqu’au cerveau.
  • Des fibres nerveuses (neurones) qui relaient l’information motrice depuis le cerveau jusqu’aux motoneurones, voie finale commune de tout acte moteur.
  • Des neurones propres à la moelle épinière parmi lesquels on trouve entre autres des interneurones segmentaires, des interneurones propriospinaux qui relient différents segments entre eux, des interneurones commissuraux impliqués dans la coordination droite-gauche. Les motoneurones ont leur stroma situé dans la moelle épinière et leur axone contenu dans les nerfs périphériques. Chaque motoneurone projette sur un certain nombre de fibres musculaires. Certains interneurones organisés en réseau constituent le générateur de rythme central responsable de la genèse de comportements rythmiques tels que la locomotion.
Contrairement à une vision dépassée, la moelle n’est donc pas un simple relais de l’information, mais un centre complexe qui traite et génère des signaux nerveux.
.
Logo alarme.asso.frIl y a encore 10 ou 20 ans, il était clairement établi qu’un neurone ne pourrait jamais repousser après avoir été sectionné ou blessé. Les progrès récents démontrent le contraire.

Pour avoir une vue synthétique sur les différents essais en cours : http://alarme.asso.fr/forum/essais-precliniques-et-cliniques/recapitulatif-des-essais-cliniques-sur-les-lesions-aigues-et-chroniques/

 

Toute l’information sur la recherche est disponible au sein de notre forum, dans les rubriques : Recherches fondamentales, Essais précliniques & cliniques et Thérapies expérimentales




Rapport annuel ALARME

Résumé du projet : NOUVELLE INTERFACE SPINALE QUI RETABLIE LE CONTROLE DES JAMBES APRES UNE LESION COMPLETE DE LA MOELLE EPINIERE

Problème : A l’heure actuelle, les champs d’électrodes utilisés pour la neuromodulation de la moelle épinière lombaire afin de faciliter les activités motrices ne sont pas optimisées à l’anatomie de la moelle épinière humaine. En conséquence, ces champs d’électrodes ne permettent pas d’accéder à toutes les régions de la moelle épinière qui sont impliquées dans le contrôle des muscles des jambes, ce qui limite l’efficacité de la stimulation électrique épidurale pour faciliter la marche des patients
médullo-lésés.

Objectif : Nous avons développé une nouvelle interface spinale avec des électrodes dont la configuration spatiale est spécifiquement adaptée à la neuromodulation de la moelle épinière lombosacrée. Cette électrode a été testée chez deux patients présentant une lésion cliniquement complète de la moelle épinière (AIS-A). Après quelques jours d’optimisation, les deux patients furent capables de récupérer un contrôle volontaire de la marche. Nous proposons de continuer la validation thérapeutique de ces champs d’électrodes chez les deux patients implantés en évaluant l’impact de
la réhabilitation, et de rajouter un patient supplémentaire à cette étude afin d’obtenir assez de données cliniques pour soutenir une phase de déploiement plus large de cette technologie.

Contexte : Une lésion de la moelle épinière interrompt la communication entre le cerveau et la moelle épinière, ce qui mène à de nombreuses altérations neurologiques comme la perte des fonctions motrices,
sensorielles et autonomiques ainsi qu’une altération dramatique de la qualité de vie. Récemment, plusieurs études ont montré le potentiel de la stimulation électrique épidurale appliquée au niveau lombaire de la moelle épinière, qui permet le rétablissement d’un contrôle moteur et de la
marche après une lésion de la moelle épinière. En particulier, nous avons montré dans une première étude sur l’humain, appelée STIMO (STImulation Movement Overground) et de faisabilité clinique, que la stimulation électrique épidurale contrôlée spatiotemporellement et combinée à un entrainement intensif impliquant une assistance pour le poids du corps promeut la récupération du contrôle moteur volontaire chez des individus
avec une lésion de la moelle épinière chronique, même en absence de stimulation. (Wagner et al., 2018) (Fig. 1).

La stimulation électrique épidurale (SEE) recrute des fibres afférentes de large diamètre dans les racines postérieures, ce qui mène à la modulation des pools de motoneurones via l’activation de circuits de rétrocontrôle proprioceptifs. Cibler individuellement les racines postérieures permet la modulation spécifique des pools de motoneurones de chaque segment spinal innervés par chaque racine, et mène donc à l’activation des muscles des jambes correspondants. Cependant, la variabilité inter-sujet concernant le pattern d’innervation des différents muscles de la jambe, et la spécificité spatiale limitée due aux champs d’électrodes actuellement disponibles, empêchent le déploiement à grande échelle clinique de cette technologie. En particulier, à la fois nos études post-mortem et nos expériences cliniques dans le contexte de STIMO ont montré que les champs d’électrodes utilisés (Specify 5-6-5, Medtronic) ne permettent pas d’atteindre toutes les racines postérieures lombosacrées dans la population générale. Chez la plupart des individus, un compromis est nécessaire pour atteindre la plupart des racines rostrales et caudales d’intérêt, respectivement les racines postérieures L1 et S2. Chez certains sujets, nous avons remarqué que nous ne pouvions avoir seulement accès aux racines entre L2 et L5 avec le champ d’électrodes utilisé. Pour pallier ces limitations, nous avons combiné les données anatomiques issues de nos expériences post-mortem avec l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) et les données électrophysiologiques de l’étude STIMO pour concevoir un nouveau champ d’électrodes permettant le ciblage optimal de toutes les racines postérieures situées entre L1 et S2, dans la population globale. La nouvelle disposition spatiale des 16 électrodes a permis de concevoir un nouveau champ d’électrode appelée Go2 lead. Cette interface spinale mesure environ 1cm de plus que la précédente, et les électrodes sont plus latéralisées afin d’obtenir une activation plus spécifique des racines postérieures.

Objectifs et étapes du projet Les objectifs du projet sont les suivants :

1) Comparer la capacité des deux champs d’électrodes (Specify 5-6-5, Medtronic, and Go 2) à activer sélectivement les racines postérieures lombosacrées chez les participants de l’étude STIMO

2) Utiliser le nouveau champ d’électrodes pour évaluer la capacité à développer des programmes de stimulation ciblant les trois fonctionnalités de la démarche humaine : flexion de la jambe, acceptation du poids (i.e. extension du genou) et propulsion (i.e extension de la cheville et de la hanche)

3) Exposer la capacité de ces nouveaux programmes de stimulation à soutenir l’entrainement locomoteur de patients présentant des lésions cliniquement complètes de la moelle épinière

Ces trois objectifs seront confirmés avec un minimum de 3 patients. Pour chaque participant, nous prévoyons d’atteindre les 3 étapes suivantes :

Etape 1 : Modèle computationnel personnalisé basé sur l’IRM, guidant le placement du champ d’électrodes Nous avons déjà établi une plateforme computationnelle qui supporte la création semi-automatisée de modèles computationnels hybrides à partir des données haute-résolution en IRM de chaque patient. Ces modèles combinent des modèles d’éléments finis tridimensionnels géométriques et personnalisés de la moelle épinière lombosacrée avec des modèles réalistes de compartiment de câbles, et des modèles de circuits de rétrocontrôle proprioceptif. Nous avons établi une pipeline computationnelle pour obtenir la carte des propriétés d’anisotropie du tissu, discrétiser le modèle, stimuler en utilisant un solveur électro-quasi-statique, et coupler ces stimulations avec des modèles électrophysiologiques basés sur NEURON. Cette pipeline computationnelle peut déterminer le site optimal pour l’implantation du champ d’électrodes, prédire la spécificité de l’implant, et découvrir des configurations effectives des électrodes (Fig. 2). En amont de l’implantation chirurgicale de chaque patient, nous exploiterons cette plateforme pour connaitre l’emplacement optimal pour les champs d’électrodes Specify 5-6-5 et Go2

Etape 2 : Comparaison peropératoire des champs d’électrodes Chez chaque patient, nous comparerons de manière péropératoire la capacité de chaque champ d’électrodes à cibler les racines lombosacrées entre L1 et S2. A cette fin, nous ferons du neuromonitorage selon notre procédure standard, i.e. mesurerons les réponses électromyographiques (EMG) du muscle de la jambe en réponse aux pulses SEE répétés à très faible fréquence (0,5 Hz). Nous enregistrerons les réponses EMG bilatéralement du iliopsoas, du rectus femoris, du vastus lateralis, du semitendinosus, du tibialis anterior, du gastrocnemius medialis et du soleus. Nous ferons des enregistrements à plusieurs localisations autour de la position optimale prédite par notre pipeline computationnelle. Nous testerons d’abord l’interface Specify 5-6-5 puis Go2. La Fig. 3 montre les différences géométriques entre ces deux champs d’électrodes et leur test initial en post-mortem.




Au profit de l’association ALARME

Le DIMANCHE 29 MARS

A la Salle des Fêtes du PRADO

CONCOURS DE BELOTE DE BESSENAY

TOUTES LES DOUBLETTES SERONT PRIMEES : Jambons, épaules, pintades, poulets……

Inscriptions à partir de 13h30

  • NOUVELLE INTERFACE SPINALE QUI RETABLIE LE CONTROLE DES JAMBES APRES UNE LESION COMPLETE DE LA MOELLE EPINIERE Lire la suite › L’article Rapport annuel ALARME est apparu en premier sur Association ALARME.

 Organisé au profit de l’association ALARME

  • Par la Société de Chasse
  • Le Syndicat Agricole
  • La Municipalité de Bessenay
  • Les Amis du Patrimoine et de l’Environnement
  • Le Club des Cerisiers Blancs

2017 (2) adhésion (14) association (96) autonomic (10) axones (1) cellules souches (7) chercheurs (63) concours de belote (2) COUTINE (1) don (95) essai clinique (52) essais cliniques (2) exosquelette (1) grand corps malade (1) Grégoire Courtine (2) Guérir (1) guérison (17) Hanbike (1) handicap (42) information (1) Jerry Silver (2) lésions de la moelle épinière (58) moelle épinière (114) médecine; handicap (1) paralégique (1) paraplégique (22) Parkinson (1) Pr Courtine (2) Projet (51) Raid (4) recherche (128) réalité virtuel (1) réparer la moelle épinière (2) rééducation (2) StemCells (7) stimulation électrique (1) traitement (4) traitement blessures médullaires (4) tétraplégique (27) USA (1) via rhona (3) Wings for Life (1) épidurale (1) étude (1) étude clinique (5)




Croissance axonale avec la gabapentine – lésions en phase aigüe

gabapentine

Un médicament courant pourrait aider à restaurer la fonction des membres après une lésion de la moelle épinière

Dans une étude sur la souris, la gabapentine, un médicament contre la douleur nerveuse, favorise la régénération des circuits neuronaux

Un traitement à long terme avec de la gabapentine, un médicament couramment prescrit pour la douleur nerveuse, pourrait aider à restaurer la fonction des membres supérieurs après une lésion de la moelle épinière, suggère une nouvelle recherche chez la souris.

Dans l’étude, les souris traitées avec de la gabapentine ont retrouvé environ 60% de la fonction des membres antérieurs dans un test de marche qualifié, par rapport à la restauration d’environ 30% de la fonction des membres antérieurs chez les souris ayant reçu un placebo.

Le médicament bloque l’activité d’une protéine qui joue un rôle clé dans le processus de croissance des axones, les extensions longues et minces des corps des cellules nerveuses qui transmettent les messages. La protéine arrête la croissance des axones au moment où les synapses se forment, permettant la transmission d’informations à une autre cellule nerveuse.

La recherche a montré que la gabapentine empêche la protéine de freiner la repousse, ce qui a permis aux axones de se développer plus longtemps après une lésion.

« Il y a une récupération spontanée chez les souris non traitées, mais ce n’est jamais complet. Les souris traitées présentent toujours des déficits, mais elles sont nettement meilleures », a déclaré l’auteur principal Andrea Tedeschi, professeur adjoint de neurosciences à l’Ohio State University.

« Cette recherche a des implications translationnelles car le médicament est cliniquement approuvé et déjà prescrit aux patients », a-t-il déclaré. « Je pense qu’il y a suffisamment de preuves ici pour reconsidérer la façon dont nous utilisons ce médicament. L’implication de notre découverte peut également avoir un impact sur d’autres conditions neurologiques telles que les lésions cérébrales et les accidents vasculaires cérébraux. »

La récupération de la fonction chez la souris s’est produite après quatre mois de traitement – l’équivalent d’environ neuf ans chez l’homme adulte.

« Nous devons vraiment considérer que la reconstruction des circuits neuronaux, en particulier dans un système nerveux central adulte, prend du temps. Mais cela peut arriver », a déclaré Wenjing Sun, professeur adjoint de recherche en neurosciences à l’Ohio State et premier auteur de la publication.

La lésion de la moelle épinière chez ces souris est située près du haut de la colonne vertébrale. Les humains atteints de ce type de blessure perdent généralement suffisamment de sensation et de mouvement pour avoir besoin d’aide pour les tâches de la vie quotidienne.

Après avoir reçu de la gabapentine pendant quatre mois, les souris traitées étaient mieux en mesure de se déplacer sur une échelle horizontale et de bouger leurs orteils que les souris non traitées. Lorsque les chercheurs ont utilisé une technique spéciale pour réduire au silence les neurones dans la voie de réparation qu’ils avaient ciblée, il n’y avait aucune différence dans la récupération fonctionnelle entre les souris traitées et non traitées.

« Maintenant, nous pouvons confortablement dire que tout ce que nous voyons en termes de modifications structurelles et fonctionnelles de cette voie motrice est vraiment significatif pour favoriser la récupération de ces souris », a déclaré Tedeschi.

Tedeschi a noté que dans cette étude, le traitement avec la gabapentine est survenu beaucoup plus tôt que ce qui est typique en médecine humaine, lorsqu’il est prescrit pour traiter la douleur neuropathique existante et d’autres conditions neurologiques.

« La gabapentine est administrée lorsque le système nerveux a déjà des problèmes associés à une plasticité inadaptée qui entrave le fonctionnement normal. Nous le donnons beaucoup, beaucoup plus tôt, lorsque le système nerveux peut être plus réactif à la programmation d’un processus de réparation adaptative », a-t-il déclaré.

Une étude rétrospective des données médicales européennes publiée en 2017 a montré que les personnes qui avaient reçu des anticonvulsivants – la gabapentine ou un médicament similaire – tôt après une lésion de la moelle épinière ont retrouvé une fonction motrice. Ce n’était pas un essai clinique, mais l’analyse a montré une association entre la prise d’une classe de médicaments appelés gabapentinoïdes et la récupération de la force musculaire.

De nombreuses questions demeurent : comment et quand ajuster la quantité de gabapentine utilisée pour le traitement, et si le médicament peut être combiné avec d’autres interventions utilisées pour promouvoir la réparation d’une moelle épinière blessée à des stades chroniques. Mais tester l’efficacité du médicament dans des modèles animaux plus grands est une prochaine étape logique avant de se lancer dans des essais cliniques, a déclaré Tedeschi.

« Avec toutes les preuves et les connaissances mécaniques que nous fournissons, j’ai l’impression que nous sommes dans une meilleure situation pour commencer à planifier un type de recherche translationnel », a-t-il déclaré. « C’est le bon moment pour essayer. »

Les recherches de Tedeschi se concentrent sur les neurones du tractus cortico-spinal – en particulier les motoneurones qui transportent les signaux du système nerveux central vers le corps en disant aux muscles de se contracter. Ces cellules sont particulièrement importantes pour contrôler le mouvement volontaire, qui est altéré dans les lésions de la moelle épinière cervicale modélisées dans l’étude.

Ce travail s’appuie sur la découverte récente du rôle régulateur d’un récepteur neuronal appelé alpha2-delta2 dans le contrôle de la capacité de croissance des axones. Tedeschi et ses collègues ont déterminé que l’alpha2-delta2 facilite la formation de synapses en mettant le frein à la croissance des axones, une étape essentielle pendant le développement du système nerveux central.

Les chercheurs ont découvert dans l’étude actuelle qu’après une lésion de la moelle épinière cervicale, les motoneurones affectés au-dessus de la colonne vertébrale ont augmenté l’expression de ce récepteur, gênant la capacité des axones à repousser. Si la réparation des axones ne se déroule pas comme prévu et que les circuits neuronaux sont mal organisés, les personnes atteintes de lésions de la moelle épinière peuvent ressentir des mouvements incontrôlés et des douleurs.

« Lorsque les circuits neuronaux doivent être reconstruits après une blessure, nous devons réguler à la baisse l’expression du récepteur afin que les axones puissent se réengager dans un programme de croissance active. Et nous avons constaté que cela faisait exactement le contraire », a déclaré Tedeschi.

« Parce que ce récepteur peut être pharmacologiquement bloqué par l’administration de médicaments cliniquement approuvés appelés gabapentinoïdes – par exemple, la gabapentine et la prégabaline – c’est une cible très puissante que l’on peut moduler tant que l’on prend le médicament. »

Dec 03,2019

A common drug could help restore limb function after spinal cord injury

In mouse study, nerve pain drug gabapentin promotes regeneration of neural circuits

Long-term treatment with gabapentin, a commonly prescribed drug for nerve pain, could help restore upper limb function after a spinal cord injury, new research in mice suggests.

In the study, mice treated with gabapentin regained roughly 60 percent of forelimb function in a skilled walking test, compared to restoration of approximately 30 percent of forelimb function in mice that received a placebo.

The drug blocks activity of a protein that has a key role in the growth process of axons, the long, slender extensions of nerve cell bodies that transmit messages. The protein stops axon growth at times when synapses form, allowing transmission of information to another nerve cell.

The research showed that gabapentin blocks the protein from putting on its brakes, which effectively allowed axons to grow longer after injury.

“There is some spontaneous recovery in untreated mice, but it’s never complete. The treated mice still have deficits, but they are significantly better,” said senior author Andrea Tedeschi, assistant professor of neuroscience at The Ohio State University.

“This research has translational implications because the drug is clinically approved and already prescribed to patients,” he said. “I think there’s enough evidence here to reconsider how we use this drug in the clinic. The implication of our finding may also impact other neurological conditions such as brain injury and stroke.”

The regained function in mice occurred after four months of treatment – the equivalent of about nine years in adult humans.

“We really have to consider that rebuilding neuronal circuits, especially in an adult central nervous system, takes time. But it can happen,” said Wenjing Sun, research assistant professor of neuroscience at Ohio State and first author of the publication.

The spinal cord injury in these mice is located near the top of the spine. Humans with this type of injury generally lose enough sensation and movement to require assistance with daily living tasks.

After receiving gabapentin for four months, the treated mice were better able to move across a horizontal ladder and spread their forelimb toes than untreated mice. When the researchers used a special technique to silence neurons in the repair pathway they had targeted, there was no difference in functional recovery between treated and untreated mice.

“Now we can comfortably say that whatever we see in terms of structural and functional alterations of this motor pathway is really meaningful in promoting recovery in these mice,” Tedeschi said.

Tedeschi noted that in this study, treatment with gabapentin occurred much earlier than is typical in human medicine, when it is prescribed to treat existing neuropathic pain and other neurological conditions.

“Gabapentin is given when the nervous system is already having issues associated with maladaptive plasticity that hinders normal function. We are giving it much, much earlier, when the nervous system may be more responsive to programming an adaptive repair process,” he said.

A retrospective study of European medical data published in 2017 showed that individuals who had received anticonvulsants – gabapentin or a similar drug – early after spinal cord injury regained motor function. It was not a clinical trial, but the analysis showed an association between taking a class of drugs called gabapentinoids and regaining muscle strength.

Plenty of questions remain: how and when to adjust the amount of gabapentin used for treatment, and whether the drug could be combined with other interventions used to promote repair of an injured spinal cord at chronic stages. But testing the effectiveness of the drug in larger animal models is a logical next step prior to embarking on clinical trials, Tedeschi said.

“With all the evidence and mechanistic insight we provide, I feel like we are in a better situation to start planning a more translational type of research,” he said. “It’s the right time to try.”

Tedeschi’s research focuses on neurons in the corticospinal tract – specifically motor neurons that carry signals from the central nervous system to the body telling muscles to move. These cells are particularly important in controlling voluntary movement, which is impaired in cervical spinal cord injuries modeled in the study.

This work builds upon the recent discovery of the regulatory role of a neuronal receptor called alpha2delta2 in controlling axon growth ability. Tedeschi and colleagues have determined that alpha2delta2 facilitates synapse formation by putting on the brake for axon growth, an essential step during the development of the central nervous system.

The researchers discovered in the current study that after a cervical spinal cord injury, affected motor neurons above the spine increased the expression of this receptor, interfering with axons’ ability to regrow. If axon repair doesn’t go as expected and neuronal circuits are reorganized improperly, individuals with spinal cord injury may experience uncontrolled movement and pain.

“When neuronal circuits need to be rebuilt after injury, we need to down-regulate the expression of the receptor so axons can re-engage in an active growth program. And we found that it’s doing exactly the opposite,” said Tedeschi, also a member of Ohio State’s Chronic Brain Injury Discovery Theme.

“Because this receptor can be pharmacologically blocked through administration of clinically approved drugs called gabapentinoids – for example, gabapentin and pregabalin – that’s a very powerful target that you can modulate as long as you take the drug.”


Source : https://news.osu.edu/a-common-drug-could-help-restore-limb-function-after-spinal-cord-injury/




Essais cliniques – Une petite explication

Les essais cliniques sont conçus pour tester et évaluer des médicaments et des traitements expérimentaux chez des volontaires humains. Avant que l’Administration de la Santé n’autorise un médicament ou un traitement expérimental, leur sûreté et efficacité doit être prouvés dans une série de tests cliniques soigneusement surveillés, et divisés en plusieurs phases :


Études Précliniques : Avant qu’un essai thérapeutique commence chez l’homme, des études sur les animaux sont effectuées en laboratoire pour déterminer la sûreté et l’efficacité biologique. Ces études fournissent des informations sur des toxicités et effets secondaires potentiels, la quantité du produit absorbé par par le tissu cible, la durée de présence du produit dans le corps, et l’effet thérapeutique du produit.

Phase I : La phase I est conçue pour déterminer le niveau de dosage sûr pour le médicament ou traitement expérimental, et pour identifier tous leurs effets secondaires potentiels. Ces essais font participer habituellement un nombre restreint de volontaires.

Phase II : Si les données de la phase I montrent que le médicament ou traitement expérimental est sûr et bien toléré, il peut passer aux essais de la phase II.  Ces essais sont conçues pour voir jusqu’à quel niveau le médicament ou traitement expérimental est efficace, habituellement dans un plus grand groupe de patients.

Phase III : Après que le médicament ou traitement expérimental ait prouvé son efficacité dans les essais de la phase II, il peut passer aux essais de la phase III pour tester jusqu’à quel point cela fonctionne chez des centaines de patients.  Les essais de la phase III comparent souvent le médicament ou traitement expérimental à un traitement standard existant.

Phase IV : Des essais de la phase IV sont conduits après qu’un médicament ou traitement ait été autorisé par l’Administration de la Santé et mis sur le marché. Ces essais font participer un très grand nombre de patients. Cela peut détecter des effets secondaires qui ne seraient pas apparus pendant les essais de la phase III.

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Neurostimulation implantée – Pr. Grégoire Courtine (suite)

Totalement paraplégique, il recommence à marcher

Georgy Froté participe à l’ambitieuse étude de Grégoire Courtine et de Jocelyne Bloch. Rencontre.

«La première fois, je n’ai pas bien compris ce qui m’arrivait. J’ai cru que c’était un spasme. La deuxième fois, je me suis concentré sur l’impulsion que je voulais donner, ma jambe a suivi. J’avais fait un pas. Une autre impulsion, j’en avais fait un autre. Et encore un, et puis encore un autre. C’était… J’avais du mal à y croire, je remarchais!» Georgy Froté, Jurassien de 32 ans, peine à mettre des mots sur ce qui lui arrive. Et pour cause, il y a quelques années encore, ce qu’il tente de décrire aurait relevé de l’impossible. Car le jeune homme, qui ne sent plus ses jambes, ne pensait plus jamais pouvoir marcher.

La vie de Georgy Froté a basculé une première fois il y a neuf ans, lorsqu’il a été victime d’un grave accident de moto. Verdict sans appel: le maçon de formation souffre d’une lésion de la moelle épinière, les messages nerveux qu’envoie le cerveau à ses membres inférieurs ne passent plus. Il est paraplégique. Les médecins lui annoncent qu’il ne remarchera pas. «De colère, de tristesse, j’ai pleuré pendant des semaines. Pourquoi moi? Que vais-je faire? De quoi sera fait mon avenir? Ces questions tournaient en boucle dans ma tête. Et puis j’ai décider d’avancer. Quand on a mangé toute cette tristesse, on essaie de se relancer.»

Le jeune homme apprend alors à vivre autrement, apprivoise son fauteuil roulant et se lance dans une formation de dessinateur en bâtiment. Il retrouve son autonomie, se remet à conduire, mais il en veut plus. C’est là qu’il entend parler de la méthode révolutionnaire développée par le neuroscientifique de l’EPFL Grégoire Courtine et la neurochirurgienne du CHUV Jocelyne Bloch, qui permet à des paraplégiques de remarcher et qui possède désormais un centre dédié (lire encadré).

Baptisée STIMO (pour Stimulation Movement Overground), la prouesse aux frontières de la médecine et de l’électronique consiste à contourner la paralysie grâce à un implant sans fil placé juste au-dessus de la blessure. Relié à un neurostimulateur, l’implant crée un pont qui reconnecte les parties au-dessus et au-dessous de la lésion en envoyant des stimulations électriques dans la moelle épinière. Couplée à un entraînement intensif, l’étude clinique a permis à plusieurs personnes de recouvrer le contrôle de leurs muscles. Encore plus vertigineux: plusieurs ont même retrouvé la mobilité de membres inactifs depuis des années sans stimulations électriques.

Muscles atrophiés

Retour auprès de Georgy Froté, dont la vie a basculé pour la deuxième fois lorsque Jocelyne Bloch lui a implanté les électrodes conçues par Grégoire Courtine. Le jeune homme est la huitième personne à tester le dispositif, mais il est le plus sévèrement touché des patients. «C’est le premier qui soit totalement paralysé. Georgy est paraplégique à 100%, il ne sent rien au niveau des jambes. Il lui reste toutefois des petits bouts de fibres épargnés dans la moelle épinière. Avec les stimulations, c’est ce qui lui permet de contrôler ses muscles, précise Grégoire Courtine, qui insiste: Il faut bien calibrer les attentes, nous n’allons pas guérir tous les paraplégiques du jour au lendemain, mais il est vrai que nous enregistrons des résultats très prometteurs.»

Début novembre, l’équipe du duo Courtine-Bloch nous a ouvert les portes du bien nommé «laboratoire de la marche» du CHUV. Peu après 9 heures, Georgy Froté se prépare à sa séance du jour. Soutenu par un dispositif qui le maintient debout, le jeune homme multiplie les exercices avec sa physiothérapeute, Moïra Wacker. Jeux d’adresses, travail sur les abdominaux, lancers de ballon, l’entraînement est intensif. «L’exercice dit de standing, où Georgy est debout, sert à réaligner les articulations, les genoux, les hanches et le tronc, avant la marche», précise la physio. «Je suis resté assis pendant plus de neuf ans, mes muscles sont atrophiés, je le ressens», enchaîne le jeune homme.

Devise dans la peau

Georgy Froté est prêt, il s’avance jusqu’au tapis de marche en fauteuil. Moïra Wacker l’aide à se lever puis le lâche. Le jeune homme porte un harnais qui soutient 25% de son poids, les 54 kilos qui restent ne tiennent que sur ses jambes. Son corps bascule vers l’avant. «Droite, gauche, droite, gauche», l’encourage une voix dans un haut parleur, qui lui indique aussi de quel côté est envoyée la stimulation électrique. Une partie du défi consiste à calquer l’intention du cerveau sur la stimulation électrique. «L’implant donne le flux, ma pensée l’intensifie», image le jeune homme, passé maître dans l’exercice.

La séance de trois heures, qui a lieu quatre fois par semaine, se poursuit. Appuyé sur des barres parallèles, tantôt sur des béquilles ou encore soutenu par sa physio, Georgy Froté fournit un effort considérable et enchaîne les allers-retours dans le labo. «Je me suis lancé un défi, je veux sortir d’ici en béquilles», conclut le jeune homme essoufflé. Le tatouage qu’il porte sur le bras résume bien sa vie: «Parfois, en perdant une bataille, on trouve une nouvelle manière de gagner la guerre.»

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La méthode révolutionnaire a son centre
L’approche pointue développée par l’EPFL, le CHUV et l’UNIL pour rétablir les fonctions neurologiques a désormais un centre qui lui est consacré. Baptisée NeuroRestore, l’entité nouvellement créée peut aussi compter sur le soutien de la Fondation Defitech, du père de Logitech, Daniel Borel. De quoi élargir l’accès aux technologies développées par l’étude STIMO, qui permet aux paraplégiques de remarcher.

De quoi surtout proposer une nouvelle façon de penser la recherche en facilitant les synergies entre ingénieurs, médecins et chercheurs.
En quelque sorte fusion des laboratoires de Grégoire Courtine et de Jocelyne Bloch, qui le dirigeront, NeuroRestore va évidemment poursuivre les efforts dans le domaine qui a rendu le duo mondialement célèbre. Mais pas seulement: les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou encore la maladie de Parkinson sont aussi au programme.

Jocelyne Bloch: «Pour parkinson, on se rend compte qu’on peut utiliser des technologies très similaires (ndlr: à celle utilisée pour rendre contourner la paralysie) pour améliorer les troubles de la marche liés à cette maladie. On y travaille.» Concrètement, il ne faut pas imaginer un bâtiment flambant neuf, du moins pas pour l’instant. «NeuroRestore est dispersé sur plusieurs sites: au CHUV principalement, mais aussi au Campus Biotech de l’EPFL, à Genève, ainsi qu’à la clinique de réhabilitation de la Suva, à Sion», précise Jocelyne Bloch. L’organisation ressemble en fait furieusement au réseau d’une cinquantaine de personnes qui existe aujourd’hui. «Mais le centre nous permettra de créer plusieurs nouveaux postes, ce qui nous fera gagner en stabilité. Et nous aurons davantage de moyens pour soutenir des projets», poursuit la neurochirurgienne.

La prochaine étude clinique vise à traiter des patients dont la lésion est récente. Objectif: traiter 20 personnes.
Les intéressés peuvent s’inscrire sur www.neurorestore.swiss

Source :
https://www.24heures.ch/vaud-regions/video-totalement-paraplegique-recommence-marcher/story/13213403

Notre association soutien financièrement le Professeur Grégoire Courtine. Au nom de toute l’équipe de bénévoles ALARME , je remercie respectueusement ce grand chercheur 

Marc BENOIT 




Neurostimulation implantée – Pr. Grégoire Courtine (EPFL – Suisse)

NeuroRestore est un nouveau centre mis en place par la Fondation Defitech, le CHU, la Faculté de biologie et de médecine (FMB) de l’Université de Lausanne (FMB) et l’EPFL pour exploiter l’expertise en neuroréhabilitation et les technologies d’implants neurochirurgicaux auprès des quatre partenaires. Médecins, ingénieurs et chercheurs uniront leurs forces pour développer des « electroceuticals » – un type de neurothérapie qui utilise la stimulation électrique pour aider à restaurer la fonction motrice chez les patients paraplégiques et tétraplégiques, ainsi que chez les personnes souffrant de Parkinson ou des séquelles d’un accident vasculaire cérébral. L’équipe NeuroRestore testera des traitements innovants et personnalisés qui, une fois éprouvés, seront mis à la disposition des hôpitaux et des patients. Le centre formera également une nouvelle génération de praticiens et d’ingénieurs de la santé à l’utilisation de ces thérapies révolutionnaires.

Accélérer la recherche

Le 1er novembre 2018, le neuroscientifique de l’EPFL Grégoire Courtine et la neurochirurgienne du CHUV Jocelyne Bloch ont publié les résultats de l’étude STImulation Movement Overground (STIMO) dans la revue Nature. La recherche a établi un nouveau cadre thérapeutique révolutionnaire pour améliorer la récupération après une lésion de la moelle épinière, combinant une stimulation électrique ciblée de la moelle épinière (contrôlée par un stimulateur cardiaque) et un système intelligent de soutien du poids corporel. Après avoir suivi la thérapie révolutionnaire, huit patients paraplégiques ont pu faire quelques pas sans aide.

La Fondation Defitech s’est associée à l’EPFL, au CHUV et à l’UNIL pour fonder NeuroRestore, un centre qui s’appuiera sur les résultats de l’étude STIMO et accélérera le développement de ces thérapies innovantes pour les rendre largement disponibles dès que possible. Les patients potentiels peuvent s’enregistrer en remplissant un formulaire en ligne sur http://www.neurorestore.swiss.

L’équipe NeuroRestore sera répartie sur plusieurs sites : le CHUV à Lausanne, le CRR SuvaCare (une clinique de rééducation basée à Sion et l’un des partenaires financiers du projet) et le Campus Biotech de l’EPFL à Genève. Les chercheurs, basés au CHUV et à l’EPFL, travailleront également avec le Centre Wyss de Bio et Neuroingénierie à Genève. Les patients seront opérés au CHUV, tandis que les séances de rééducation auront lieu au CHUV ou au CRR SuvaCare. Jocelyne Bloch et Grégoire Courtine seront les codirecteurs du centre.

Des applications étendues

Les membres fondateurs de NeuroRestore ont conclu un accord de cinq ans. La prochaine étude clinique, STIMO-2, utilisera les technologies développées dans le cadre de l’étude STIMO originale – qui visait les patients souffrant de blessures chroniques (remontant à trois ans ou plus) – pour traiter jusqu’à 20 patients paraplégiques présentant des lésions récentes de la moelle épinière. Ce sera un essai multicentrique en Suisse, en Allemagne et aux Pays-Bas.

TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS =>

NeuroRestore is a new Center set up by the Defitech Foundation, Lausanne University Hospital (CHUV), the University of Lausanne’s (UNIL) Faculty of Biology and Medicine (FMB), and EPFL to harness expertise in neurorehabilitation and neurosurgical implant technologies across the four partner institutions. Doctors, engineers and researchers will join forces to develop « electroceuticals » – a type of neurotherapy that uses electrical stimulation to help restore motor function in paraplegic and quadriplegic patients, as well as in people suffering from Parkinson’s or the after effects of a stroke. The NeuroRestore team will trial innovative, personalized treatments that, once proven, will be made available to hospitals and patients. The center will also train a new generation of health-care practitioners and engineers in the use of these breakthrough therapies.

Accelerating research

On 1 November 2018, EPFL neuroscientist Grégoire Courtine and CHUV neurosurgeon Jocelyne Bloch published the findings of the STImulation Movement Overground (STIMO) study in the journal Nature. The research established a revolutionary new therapeutic framework to improve recovery from spinal cord injury, combining targeted electrical stimulation of the spinal cord (controlled by a pacemaker) and an intelligent bodyweight-support system. After undergoing the groundbreaking therapy, eight paraplegic patients were able to take a few steps unassisted.

The Defitech Foundation has partnered with EPFL, CHUV and UNIL to found NeuroRestore, a center that will build on the findings of the STIMO study and fast-track the development of these innovative therapies to make them widely available as soon as possible. Potential patients can register their interest by completing an online form at http://www.neurorestore.swiss.

The NeuroRestore team will be spread across several sites: CHUV in Lausanne, CRR SuvaCare (a Sion-based rehabilitation clinic and one of the project’s financial partners), and EPFL’s Campus Biotech in Geneva. The researchers, based at CHUV and EPFL, will also work with the Wyss Center for Bio and Neuroengineering in Geneva. Patients will undergo surgery at CHUV, while the rehabilitation sessions will take place at either CHUV or CRR SuvaCare. Jocelyne Bloch and Grégoire Courtine will serve as the center’s co-directors.

Wide-ranging applications

NeuroRestore’s founding members have entered into a five-year agreement. The next clinical study, STIMO-2, will use the technologies developed as part of the original STIMO study – which addressed patients with chronic injuries (dating back three years or more) – to treat up to 20 paraplegic patients with recent spinal cord damage. It will be a multicenter trial in Switzerland, Germany and the Netherlands.
 
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NEURINNOV veut rendre aux tétraplégiques le contrôle partiel d’une main

À Montpellier, une équipe élabore une neuroprothèse pour restituer la préhension chez des patients ayant subi une grave lésion de la moelle épinière.

L’équipe Camin (Inria, université de Montpellier, CNRS) du laboratoire d’informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier étudie depuis quinze ans la faisabilité de neuroprothèses capables de compenser des déficiences sensori-motrices. Après l’avoir dirigée de 2004 à 2016, David Guiraud est devenu le directeur scientifique de la jeune pousse Neurinnov, qui vise à concrétiser ces travaux.

Son premier projet, HandyGrasp, doit restituer un contrôle partiel de la préhension chez un patient tétraplégique. Il est destiné à des personnes paralysées des quatre membres à la suite d’une lésion de la moelle épinière, mais contrôlant encore une épaule. « L’idée est de stimuler les nerfs commandant les mouvements du poignet et de la main à partir de l’interprétation de gestes de l’épaule controlatérale du patient. Celui-ci apprendra par exemple à attraper un objet avec sa main droite en haussant son épaule gauche », indique le chercheur.

Le dispositif est composé d’un implant et de capteurs. « La détection des intentions sera effectuée soit par des électrodes de contact sur la musculature de l’épaule, soit par un accéléromètre captant ses mouvements, explique David Guiraud, qui n’exclut pas d’utiliser les deux à la fois. Ces capteurs seront reliés à un boîtier électronique placé du côté de la main contrôlée, face à l’implant situé, lui, en position sous-claviculaire. Capteurs et boîtier seront intégrés dans un vêtement ad hoc. Le boîtier analysera les gestes de l’épaule, les traduira en signaux de neurostimulation qui seront transmis sans fil vers l’implant. Celui-ci, alimenté par induction du boîtier, sera relié à deux séries d’électrodes placées autour de deux nerfs commandant le poignet et la main. »

Essai clinique en 2022

L’objectif est ainsi de provoquer neuf mouvements simples et de les combiner pour obtenir dans un premier temps trois « prises » permettant la manipulation d’objets : pince (pour saisir une clé), prise palmaire (pour tenir un verre), prise palmaire avec pouce (pour manipuler un joystick). Le principe de cette neuroprothèse a déjà été testé temporairement sur huit patients à l’occasion d’interventions chirurgicales déjà programmées. L’essai clinique final du dispositif complet devrait intervenir en 2022.

Effectif : 5

Levée de fonds : 250 000 € en avril 2019

Source : https://www.larecherche.fr/start/neurinnov-veut-rendre-aux-tétraplégiques-le-contrôle-partiel-dune-main?fbclid=IwAR3pbbjfglaOCP3Qrkl_Wro8Sa-z9gqXiqRAUbRX4APIut3uC0C0XSpHAF4

 




Le premier médicament produit par la santé publique coûtera 21 577 euros

Le traitement qui permet de récupérer les mouvements chez les patients souffrant d’une lésion partielle de la moelle épinière créé par l’hôpital Puerta de Hierro de Madrid peut désormais être administré dans toute l’Espagne.

C’est une thérapie avec des cellules souches extraites de la moelle osseuse du patient et en suspension dans son propre plasma qui a été utilisée pour retrouver la mobilité chez les patients présentant une lésion partielle de la moelle épinière. «Ils ne marchent pas, mais nous avons récupéré et amélioré considérablement leur qualité de vie, leur contrôle du sphincter, leur fonction sexuelle et leur sensibilité», explique le Dr Vaquero.

Cela fait référence à des histoires comme celle de David Serrano, qui a été assis sur un fauteuil roulant pendant 17 ans, après un accident avant l’âge de 30 ans, et qu’il est maintenant capable de faire de la bicyclette, mais aussi à celles de plus d’une centaine de patients chez qui la thérapie a déjà été essayée. Son exploit scientifique est indéniable, mais il est encore plus bureaucratique. «On ne s’attendait pas à ce que la santé publique agisse de la sorte et il nous a fallu plusieurs mois pour élaborer un système permettant de mettre un prix sur ce traitement», condition indispensable pour pouvoir commencer à l’administrer à des patients de toute l’Espagne en tant que bénéfice supplémentaire et non seulement dans le cadre d’essais de recherche, explique Encarnación Cruz, responsable des thérapies innovantes dans la Communauté de Madrid.

C’est finalement la Commission de la pharmacie du Conseil interterritorial qui a mis le prix du nouveau traitement à 21 577 euros par patient (deux doses sont administrées à chaque patient). Prix à payer par l’hôpital d’origine du patient à l’hôpital Puerta de Hierro, le seul autorisé à produire le nouveau traitement, baptisé NC1. « Même la méthode de calcul du prix a dû être conçue et servira non seulement à cette thérapie, mais à toute autre thérapie avancée de production non industrielle », explique Cruz.

La nouveauté réside dans le fait qu’aucun avantage commercial n’est recherché, le prix n’a pas été fixé en tenant compte des coûts d’investigation du médicament (environ 2,2 millions d’euros en 20 ans), mais uniquement de ses coûts de production directs. Il a également inclus « une petite marge comme une incitation pour l’hôpital qui a enquêté pour continuer à enquêter », dit Cruz. Cette marge, dans le cas de NC1, correspond à 5% du prix, ce qui servira à encourager la Iron Gate.

Note : Suite à un contact de l’un de nos membres avec le docteur Dear Patrick, voici la réponse que nous avons obtenu 

Merci de nous avoir contactés, je regrette de vous informer qu’en ce moment nous ne pouvons pas assister aux demandes d’assistance internationale.     

À l’heure actuelle, nous avons de nombreuses demandes d’information pour aller à la consultation de thérapie cellulaire du Dr Cowboy.   

 Le travail qui est effectué n’est pas privé et n’existe pas à but lucratif.   

Les patients traités appartiennent au système national de santé publique et sont un très petit nombre de patients, car à l’heure actuelle notre médicament n’est pas un traitement consolidé, mais un médicament à l’étude. 

Nous imprimerons votre courrier si à l’avenir nous pouvons libérer vos demandes. J’espère que les clarifications vous ont aidé.

Sincèrement,


Thank you for contacting us, I regret to inform you that at the moment we can not attend the international assistance requests.

At this time we have numerous requests for information to go to the consultation of Cell Therapy of Dr. Vaquero.

The work that is being carried out is not private nor does it exist for profit.

The patients treated belong to the national public health system and are a very small number of patients, since at this time our medication is not a consolidated therapy but a drug under investigation.

We will print your mail if in the future we can release your requests.

I hope the clarifications have helped you,

Sincerely ,​

Secretaría
Unidad de Terapia Celular
Servicio de Neurocirugía
Hospital Puerta de Hierro de Majadahonda. HUPHM
Telefono: 91-1916600




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