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Les actions et missions de notre organisme 💡

De nos jours, des essais sont entrepris sur les cellules progénitrices neurales (2018), et d’autres se dirigent plutôt vers la Neurostimulation implantée – Pr. Grégoire Courtine EPFL Suisse – Un chercheur remarquable que l’association essaie de soutenir au mieux depuis 4 ans. Dans ce monde technologique, où l’informatique est exponentiel, l’espoir est une réalité scientifique. Quand ? Comment ? Seul le temps et l’argent en ont un avant goût ! Ces avancées se dirigent néanmoins vers des essais que tous, nous souhaitons « libérateurs » mais les solutions ne viendront pas seules et c’est pourquoi il faut que la recherche accélère.

L’association Libre d’Aide à la Recherche sur la Moelle Épinière qui, à 100% est gérée par des blessés médullaires, a pour but de financer un projet de recherche par an, d’informer les personnes à mobilité réduite à travers son forum, de pouvoir y parler librement en fonction du handicap, de ses conséquences, et des solutions offertes par l’expérience de chacun. De par le coordinateur scientifique et le webmaster, de faire connaître les thérapies aujourd’hui exploitées.

Le mot de la fondatrice d’ALARME : Après mon accident, on m’a dit que je serai paralysée à vie … Puis nous nous sommes intéressés aux travaux des chercheurs et en avons rencontré certains. Il est maintenant établi que les neurones, ces longues cellules transmettant l’information nerveuse pouvaient repousser après lésion et reprendre leur fonction
Note du webmaster : Aucun traitement efficace n’a été mis au point à ce jour mais nous avançons dans le bon sens ! Encore aucune promesse n’est envisageable mais faites un petit tour sur notre forum et vous y trouverez certaines avancées très intéressantes. On dit souvent à tord que cela n’avance pas ! En effet, rien de fonctionnel à ce jour mais une chose est certaine : Les efforts sont sans relâche…
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Introduction à la recherche

Le 14 mai 2005

La moelle épinière, dont le nom latinisé est moelle spinale, est la partie du système nerveux central se trouvant en dessous du tronc cérébral et contenue dans les vertèbres formant la colonne vertébrale.

La moelle épinière contient plusieurs types de neurones:

schéma de moelle épinière
  • Des fibres nerveuses (neurones) qui relaient l’information sensorielle depuis la périphérie (muscles, peau, viscères) jusqu’au cerveau.
  • Des fibres nerveuses (neurones) qui relaient l’information motrice depuis le cerveau jusqu’aux motoneurones, voie finale commune de tout acte moteur.
  • Des neurones propres à la moelle épinière parmi lesquels on trouve entre autres des interneurones segmentaires, des interneurones propriospinaux qui relient différents segments entre eux, des interneurones commissuraux impliqués dans la coordination droite-gauche. Les motoneurones ont leur stroma situé dans la moelle épinière et leur axone contenu dans les nerfs périphériques. Chaque motoneurone projette sur un certain nombre de fibres musculaires. Certains interneurones organisés en réseau constituent le générateur de rythme central responsable de la genèse de comportements rythmiques tels que la locomotion.
Contrairement à une vision dépassée, la moelle n’est donc pas un simple relais de l’information, mais un centre complexe qui traite et génère des signaux nerveux.
.
Logo alarme.asso.frIl y a encore 10 ou 20 ans, il était clairement établi qu’un neurone ne pourrait jamais repousser après avoir été sectionné ou blessé. Les progrès récents démontrent le contraire.

Pour avoir une vue synthétique sur les différents essais en cours : http://alarme.asso.fr/forum/essais-precliniques-et-cliniques/recapitulatif-des-essais-cliniques-sur-les-lesions-aigues-et-chroniques/

 

Toute l’information sur la recherche est disponible au sein de notre forum, dans les rubriques : Recherches fondamentales, Essais précliniques & cliniques et Thérapies expérimentales

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Pr. Jerry Silver (USA) – combinaison greffe de nerf / Chondroitinase

Une seule injection rétablit la respiration et les fonctions des membres après une lésion médullaire

Spinal Injury28 novembre 2018 – On estime qu’entre 250 000 et 500 000 blessures à la moelle épinière se produisent chaque année dans le monde. Les cas graves entraînent une paralysie partielle ou complète, et dans plus de 50% des lésions médullaires, le patient présentera également des problèmes respiratoires en raison de la lésion du diaphragme. Des études menées par des chercheurs aux États-Unis et au Royaume-Uni ont maintenant démontré que la fonction du diaphragme et la fonction des membres pouvaient être rétablies partiellement chez les rats atteints de LME chronique après une seule injection d’une enzyme, la chondroïtinase ABC (ChABC). Ils espèrent que le traitement pourra également contribuer à rétablir la motricité chez des patients atteints de LME.

« Pour la première fois, nous avons restauré de manière permanente à la fois la respiration et certaines fonctions du bras avec une lésion médullaire chronique causée par une paralysie cervicale », a déclaré le Pr. Jerry Silver, professeur de neurosciences à la Case Western Reserve University School of Medicine, et auteur principal du rapport scientifiques dans Nature Communications. Les chercheurs décrivent leurs résultats dans un article intitulé « Restauration rapide et robuste de la respiration longtemps après une lésion de la moelle épinière ».

Selon les auteurs, la capacité à rétablir la motricité après une longue LME paralysante est «une perspective décourageante» qui s’est révélée jusqu’à présent insaisissable. « Cela a conduit à la conviction de longue date que la récupération fonctionnelle chronique est beaucoup plus difficile, voire impossible, à atteindre. »

Des études antérieures ont suggéré qu’un traitement par ChABC, administré peu après l’hémisection cervicale, permettrait de rétablir un certain niveau d’activité des muscles respiratoires, lorsque la moelle épinière est à moitié sectionnée. L’enzyme décompose un type de protéoglycane qui inhibe toute nouvelle croissance axonale, «facilitant la régénération axonale ou la germination et renforçant l’activité synaptique». Cependant, ces résultats antérieurs indiquaient que l’administration de ChABC immédiatement après une lésion médullaire ne permettait de récupérer que 10% environ de l’activité musculaire respiratoire. 

Dans leurs nouvelles études, les rats atteints de lésion médullaire à demi sectionnée à la vertèbre cervicale C2 ont reçu une seule injection de ChABC en dessous du site de la lésion médullaire, mais le traitement a été administré trois mois après la lésion de la moelle épinière à la vertèbre cervicale C2. « La stratégie consistait à utiliser une simple injection unique d’une enzyme, la chondroïtinase, qui décompose les molécules inhibitrices des protéoglycanes », a expliqué le Pr. Silver. « L’enzyme a été administrée, pas dans la lésion elle-même, mais plus bas dans la moelle épinière, où résident les cellules nerveuses motrices qui envoient les axones vers le diaphragme et l’avant-bras. »

Une semaine seulement après l’injection de ChABC, de nouveaux nerfs ont commencé à se développer et à restaurer la fonction du diaphragme du côté endommagé chez 60% des animaux. Au bout de deux semaines, chaque animal traité présentait des améliorations, même s’il avait été paralysé pendant longtemps. « De manière surprenante, la technique fonctionnait beaucoup mieux aux stades chroniques qu’aux stades aigus d’une blessure », a déclaré le Dr Silver.

Une semaine après le traitement par ChABC, 70% des animaux étaient à même d’utiliser le membre antérieur paralysé, contre seulement 30% des animaux témoins. « Les animaux recevant l’enzyme utilisaient plus facilement les deux membres pour se déplacer et explorer leur environnement », a noté l’équipe.

Des avantages encore plus importants ont été observés lorsque les animaux ont reçu l’injection de ChABC en association avec une forme de thérapie respiratoire appelée hypoxie intermittente (IH), au cours de laquelle ils sont exposés à de brèves périodes de manque d’oxygène. Des études antérieures avaient indiqué qu’un traitement IH répétitif peut entraîner de légères améliorations de la fonction respiratoire à la suite d’une LME sub-chronique. « Lorsque ChABC a été associé à l’IH, l’activité du diaphragme a augmenté d’environ 40% », ont poursuivi les chercheurs. « L’application de ChABC (avec ou sans IH) a permis de rétablir la fonction synchronisée du diaphragme ipsilatéral à la lésion chez 66,7% des animaux. L’activité restaurée était bien supérieure à celle obtenue avec le même traitement appliqué seul… En effet, le traitement combiné favorisait une activité motrice coordonnée identique à la respiration normale. »

Bien équilibrer le traitement IH était cependant essentiel. Une thérapie respiratoire excessive a entraîné une activité électrique anormale dans le diaphragme. Les chercheurs pensent que c’est peut-être pour cette raison que le corps libère des molécules inhibitrices pour empêcher la restauration des axones fonctionnels dans la moelle épinière. Ils travaillent maintenant à optimiser le traitement afin de maximiser la récupération, en particulier à l’avant-bras.

Fait encourageant, les améliorations étaient toujours présentes chez les animaux un an et demi après le traitement. « C’est la première illustration de la possibilité d’une restauration fonctionnelle persistante et complète dans tout système moteur plus d’un an après une LME », a écrit l’équipe. « Nos données illustrent la facilité relative avec laquelle un système moteur peut retrouver une fonctionnalité de plusieurs mois à plusieurs années après une lésion médullaire grave », a commenté le Pr. Silver. « Le schéma thérapeutique de notre étude est adapté à de nombreux types de traumatismes médullaires chroniques incomplets, et nous espérons qu’il pourra également aider à restaurer la fonction motrice après une lésion de la moelle épinière chez l’homme. »

OneTime Injection Restores Breathing and Limb Function after Spinal Cord Injury

November 28, 2018 – An estimated 250,000 to 500,000 spinal cord injuries (SCIs) occur worldwide each year. Severe cases result in partial or complete paralysis, and in more than 50% of SCIs, the patient will also have breathing problems because the diaphragm is affected. Studies by researchers in the U.S. and U.K. have now demonstrated that long-term diaphragm function and partial limb function can be restored in rats with chronic SCI following just a single injection of an enzyme, chondroitinase ABC (ChABC). They hope that the treatment may also work to restore motor function in human patients with SCI.

“For the first time we have permanently restored both breathing and some arm function in a form of high cervical, chronic spinal cord injury-induced paralysis,” stated Jerry Silver, Ph.D., professor of neurosciences at Case Western Reserve University School of Medicine, and senior author of the scientists’ report in Nature Communications. “The complete recovery, especially of breathing, occurs rapidly after a near lifetime of paralysis in a rodent model.” The researchers describe their findings in a paper entitled, “Rapid and robust restoration of breathing long after spinal cord injury.”

The ability to re-establish and maintain essential motor function after long, paralyzing SCI is “a daunting prospect” that has so far proved elusive, the authors write. “This has led to the long-standing belief that robust functional recovery chronically is far more difficult, if not impossible, to achieve.”

Prior studies have suggested that some level of respiratory muscle activity can be restored by treatment with ChABC administered soon after cervical hemisection—when the spinal cord is half severed. The enzyme breaks down a type of proteoglycan that inhibits new axonal growth, “facilitating axonal regeneration or sprouting and enhancing synaptic strength.” However, these previous results indicated that administering ChABC immediately after SCI only results in about a 10% recovery of respiratory muscle activity.

In their new studies, rats with SCI half severed spinal cord at cervical vertebra C2 were given a single injection of ChABC below the SCI site, but treatment was administered three months after the injury, which in each case was a half severed spinal cord at cervical vertebra C2. “The strategy was to use a simple, one-time injection of an enzyme, chondroitinase, that breaks down the inhibitory proteoglycan molecules,” Dr. Silver explained. “The enzyme was administered, not within the lesion itself, but lower down within the spinal cord where motor nerve cells reside that send axons out to the diaphragm and forearm.”

In as little as a week after the ChABC injection new nerves started to grow and restore diaphragm function on the damaged side in 60% of animals. Within two weeks every treated animal demonstrated improvements, even though they had been paralyzed for most of their lives. “Surprisingly, the technique worked far better at chronic stages than at acute stages after injury,” said Dr. Silver.

Although injured animals were able to walk, feed, and drink normally, they had problems using the forelimb on the damaged side. Within a week of ChABC treatment, 70% of the animals were better able to use the affected forelimb, compared with just 30% of control animals. “Animals receiving the enzyme more readily used both limbs to move about and explore their environment,” the team noted.

Even greater benefits were seen when the animals received the ChABC injection in combination with a form of respiratory therapy known as intermittent hypoxia (IH), during which they are exposed to brief periods of low oxygen. Previous studies had indicated that acute repetitive IH therapy can result in small improvements in respiratory function following sub-chronic SCI. “When ChABC was combined with IH, diaphragm activity increased to ~40%,” the researchers continued. “Application of ChABC (with or without IH) resulted in the restoration of synchronized diaphragm function ipsilateral to the injury in 66.7% of the animals. The restored activity was far greater than that achieved via the same treatment applied acutely post SCI … Indeed, the combination treatment promoted coordinated motor activity indistinguishable from normal respiration.”

Getting the balance of IH therapy right was critical, however. Too much respiratory therapy resulted in abnormal electrical activity in the diaphragm. The researchers reason that this may be why the body releases inhibitory molecules to prevent the restoration of functional axons in the spinal cord. They are now working to optimize the treatment to help maximize recovery, particularly in the forearm.

Encouragingly, the improvements were still evident in animals a year and a half after therapy. “This is the first illustration that persistent, complete functional restoration in any motor system is possible well over a year following SCI,” the team wrote. “Our data illustrate the relative ease with which an essential motor system can regain functionality months to years after severe spinal cord injury,” commented Dr. Silver. “The treatment regimen in our study is relevant to multiple types of chronic incomplete spinal traumas, and we are hopeful it may also help restore motor function following spinal cord injury in humans.”

Source : https://www.genengnews.com/news/one-time-injection-restores-breathing-and-limb-function-after-spinal-cord-injury/

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La moelle épinière d’un soldat yéménite reconstruite à l’aide de ses cellules souches

Un homme de 23 ans a été blessé par balle à la main et au cou, le laissant alité et sans sensation du bas du corps.

27 Oct 2018 – Les médecins d’un hôpital de la ville (Pune – Inde) ont redonné espoir à Mansoor Mohammad Hussain, un soldat yéménite âgé de 23 ans, qui a été blessé par balle pendant la guerre civile au Yémen. Il a été blessé par deux balles, une à la main et une à la nuque, il y a six mois. L’impact de la balle qui lui a touché sa colonne cervicale le cou l’a laissé cloué au lit, le laissant paralysé. Il a été transféré à l’hôpital de Pune, où il a subi une opération de reconstruction de la moelle épinière qui a été effectuée à l’aide de ses propres cellules souches.

Les chirurgiens ont prélevé les cellules souches de Hussain sur sa propre moelle osseuse et les ont transplantées, avec les facteurs de croissance prélevés sur un greffon utilisé comme matrice cellulaire, dans la moelle épinière qui avait été sectionné à la suite de la blessure par balle. La balle avait brisé la colonne cervicale, ainsi que les signaux du cerveau qui passent le long de la moelle épinière et contrôlent les muscles. Cela l’a laissé cloué au lit – il ne pouvait plus bouger ses membres et avait même perdu toute sensation dans le bas de son corps.

Les médecins avaient environ 5 000 000 de cellules avec lesquelles travailler. Ils pensent que les cellules souches constituent une voie permettant aux fibres situées au-dessus et au-dessous de la blessure de se reconnecter, en utilisant des greffes nerveuses pour combler le vide dans la moelle épinière. Une équipe composée de chirurgiens orthopédistes, le Dr Anant Bagul, le Dr Anand Katkar, le Dr Shrinivas Shintre, le Dr Sachin Kaushik, le Dr Dipak Poman et le Dr Manoj Bansode ont effectué l’opération de quatre heures, ce mois-ci.

Le Dr Bagul a déclaré: « Le patient montre une excellente récupération et a retrouvé de la masse musculaire, des sensations et des mouvements dans ses membres supérieurs et inférieurs. Ceci est la preuve que la récupération est due à la régénération, alors que les signaux du cerveau contrôlant les muscles passent dans la moelle épinière. Après la chirurgie, les analyses suggèrent que la cavité dans la moelle épinière a été réduite après le traitement. »
Hussain, soulagé, a déclaré au Mirror: « Je me sens mieux maintenant, je peux lever la main et bouger la nuque. Je retrouve lentement la sensation dans les doigts et au-dessous de la blessure par balle dans ma colonne vertébrale. Sept jours seulement après l’opération, j’ai pu bouger un peu les articulations du coude. Après deux semaines, j’ai commencé à ressentir une sensation dans mes doigts que j’avais complètement perdue. Maintenant, je dois suivre des séances de physiothérapie qui vont m’aider à récupérer rapidement. »
Spinal cord rebuilt for Yemeni soldier using his stem cells 

Oct 27, 2018 – 23-year-old had bullet wounds in his hand and neck, rendering him bedridden and without any sensation at all in his lower body

Doctors at a city hospital gave new hope to a 23-year-old Yemeni soldier Mansoor Mohammad Hussain, who sustained bullet injuries during the ongoing civil war in Yemen. He was hit with two bullet injuries, one on his hand and the other on his neck, six months ago. The impact of the bullet that hit his neck left him bedridden as it had travelled through and hit his cervical spine, damaging it severely. He was referred to Universal Hospital, Pune, where he underwent a successful spinal cord reconstruction surgery that was done using his own stem cells.

The surgeons removed Hussain’s stem cells from his own bone marrow and transplanted the same, along with the growth factors harvested on a scaffold graft, into the spinal cord defect, which had been cut through in the bullet injury. The gunshot broke the cervical spine, along with the signals from the brain that travel down through the cord and control the muscles. This left him bedridden — he could not move his limbs and even lost all feeling in his lower body.

Doctors had around 5,00,000 cells to work with. They believe stem cells provided a pathway to enable fibres above and below the injury to reconnect, using nerve grafts to bridge the gap in the cord. A team comprising orthopaedic surgeons Dr Anant Bagul, Dr Anand Katkar, Dr Shrinivas Shintre, Dr Sachin Kaushik, Dr Dipak Poman and Dr Manoj Bansode conducted the four-hour long surgery earlier this month.
Dr Bagul said, “The patient is showing excellent recovery and has regained muscle mass, sensation and movement in both his upper and lower limbs. This is evidence that the recovery is due to regeneration, as signals from the brain controlling muscles travel down through the spinal cord. After the surgery, scans suggests that the gap in the cord has closed up following the treatment.”

A relieved Hussain told Mirror, “I am feeling better now and can lift my hand and move my neck. I am slowly regaining sensation in my fingers and below the bullet injury in my spine too. Only seven days after the surgery, I was able to move my elbow joints a little. After two weeks, I started getting sensation in my fingers which I had lost completely. Now, I have to have physiotherapy sessions that will help me recover soon.”

Source : https://punemirror.indiatimes.com/pune/civic/this-diwali-go-green-with-crackers-here-is-all-you-need-to-know-about-green-crackers/articleshow/66379443.cms

Dr. Anant Bagul M.S. (Orthopadics)

Chaitanya Hospital & Nursing Home Pune

Adresse : Rahi Sakha Apt., S.No.133, Pune –
Sinhagad Road, Parvati, Pune –
Maharashtra 411030, Inde

Téléphone : +91 20 2432 9666

Mail : anantbagul@yahoo.com

Site web : http://chaitanyahospital.co.in/Default.aspx

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Nouveau traitement ! Cellules souches iPS – Keio University (Japon)

Nouveau traitement pour les lésions de la moelle épinière accéléré

22 novembre 2018 – Un traitement utilisant la médecine régénérative à base de cellules souches pour rétablir les connexions nerveuses chez les patients présentant des lésions de la moelle épinière pourrait être disponible en fin d’année.

Le médicament sera le premier produit médical obtenu par ingénierie tissulaire à partir de cellules souches.

Un groupe d’experts du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a approuvé le traitement proposé le 21 novembre.

Le ministre de la Santé devrait approuver officiellement le traitement d’ici la fin du mois prochain. Le traitement des patients sera probablement couvert par le programme national d’assurance maladie.

Le ministère a évalué le nouveau traitement dans le cadre du système, qui donne la priorité aux nouveaux médicaments susceptibles d’avoir un effet considérable sur l’approbation rapide.

Le produit médical, appelé Stemirac, a été développé conjointement par Osamu Honmo, professeur de neurologie à l’Université de médecine de Sapporo et par Nipro Corp., l’un des principaux fabricants d’équipements médicaux basé à Osaka.

Pour la thérapie, les chercheurs extraient des cellules souches mésenchymateuses capables de se transformer en os ou en vaisseaux sanguins à partir de liquides de la moelle osseuse de patients dont la moelle épinière a été lésée.

Après avoir cultivé 50 à 200 millions de cellules souches mésenchymateuses pour créer Stemirac, ils l’injectent par voie intraveineuse à des patients dans les deux mois suivant leur blessure.

Les chercheurs affirment que les cellules souches mésenchymateuses se concentrent d’elles-mêmes sur les parties endommagées de la moelle épinière, réduisent l’inflammation, contribuent à la régénération des nerfs ou se transforment en cellules nerveuses.

Honmo et ses collègues ont mené un essai clinique dirigé par des médecins pour vérifier l’innocuité et l’efficacité du traitement proposé depuis 2013.

Parmi les 13 patients qui ont reçu l’injection entre trois et huit semaines après la blessure et qui ont bénéficié d’une rééducation, 12 ont présenté une amélioration d’au moins un niveau ASIA, qui décrit l’étendue de la lésion médullaire.

Un des patients a montré une amélioration spectaculaire en retrouvant la capacité de bouger les pieds après être tombé dans la catégorie où les patients n’avaient aucune fonction motrice ou sensorielle, selon les chercheurs.

Le fonctionnement exact des cellules souches mésenchymateuses reste un mystère. L’approbation du groupe d’experts est conditionnelle.

Tous les patients utilisant des médicaments à base de cellules et de tissus dérivés de cellules souches mésenchymateuses feront l’objet d’un suivi pendant environ sept ans en termes de sécurité et d’efficacité.

Akifumi Matsuyama, professeur de médecine régénérative à la Fujita Health University, a appelé à la prudence dans l’évaluation des résultats de l’essai clinique.

« Le système nerveux peut avoir quelque peu récupéré parce que l’injection du médicament a été faite peu de temps après que les patients aient été blessés », a-t-il déclaré.

On estime que 5 000 personnes souffrent chaque année de lésions de la moelle épinière au Japon, totalisant plus de 100 000 patients au total.

Une équipe de recherche de l’Université Keio envisage de mener un essai clinique sur l’utilisation de cellules neurales dérivées de cellules iPS humaines pour traiter les lésions de la moelle épinière.

l'Association Libre d'Aide à la Recherche sur la Moelle Epinière
Vous souhaite de passer de bonnes fêtes

En savoir + Les chercheurs de Keio envisagent de traiter les lésions de la moelle épinière avec des cellules souches New therapy for spinal cord injuries gets fast-tracked

November 22, 2018 – Treatment using stem cell regenerative medicine to restore damaged nerve connections in patients with spinal cord injuries, whose only course of treatment is rehabilitation, may be available by year-end.

The medicine will be the first tissue-engineered medical product created from stem cells.

An expert panel at the Ministry of Health, Labor and Welfare approved the proposed therapy on Nov. 21.

The health minister is expected to officially approve the treatment by the end of next month. Treatment for patients will likely be covered by the national health insurance program.

The ministry assessed the new therapy under the system that prioritizes new drugs with a potential to have a dramatic effect for speedy approval.

The medical product, called Stemirac, was jointly developed by Osamu Honmo, professor of cerebral nerve at Sapporo Medical University, and Nipro Corp., a leading medical equipment maker based in Osaka.

Under the therapy, researchers extract mesenchymal stem cells that have the ability to transform into bone or blood vessels from bone marrow fluids of patients whose spinal cord has been damaged.

After they cultivate 50 million to 200 million mesenchymal stem cells to create Stemirac, they inject it into patients intravenously within a couple of months after their injury.

Researchers say mesenchymal stem cells will concentrate in damaged parts of bone marrow on their own, reduce inflammation, work to promote regeneration of nerves or turn into nerve cells.

Honmo and his colleagues have conducted a clinical trial led by doctors to verify the safety and effectiveness of the proposed treatment since 2013.

Of 13 patients who received the injection between three weeks and eight weeks after injury and underwent rehabilitation, 12 showed improvement at least by one rank defined by the American Spinal Injury Association Impairment Scale, which describes the extent of the spinal cord injury.

One of the patients showed dramatic improvement by regaining the ability to move the feet after originally falling into the category where patients had no motor or sensory functions, according to the researchers.

Exactly how mesenchymal stem cells work remains a mystery. The expert panel’s approval is conditional.

All patients using cell and tissue drugs derived from mesenchymal stem cells will be monitored for about seven years for safety and efficacy.

Akifumi Matsuyama, professor of regenerative medicine at Fujita Health University, urged caution in assessing the results of the clinical trial.

“The nervous system may have recovered somewhat because the injection of the drug was made not long after the patients were injured,” he said.

An estimated 5,000 people suffer spinal cord injuries annually in Japan, totaling more than 100,000 patients in total.

A research team at Keio University plans to conduct a clinical trial with the use of human iPS cell-derived neural cells to treat spinal cord injuries.

Source : http://www.asahi.com/ajw/articles/AJ201811220032.html

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Cellules souches iPS – Keio University (Japon)

Les chercheurs de Keio envisagent de traiter les lésions de la moelle épinière avec des cellules souches

14 NOV 2018 – L’Université Keio est sur le point d’effectuer le premier traitement au monde des patients atteints de lésions de la moelle épinière en utilisant des cellules souches pluripotentes induites, ont annoncé mardi des sources proches du dossier.

Si elle est approuvée par l’État, l’université privée envisage d’injecter des cellules souches neurales produites à partir de cellules iPS à quatre personnes âgées de 18 ans ou plus qui ont été blessées en pratiquant un sport ou dans un accident de la route, à partir de l’année prochaine.

Pour le traitement, une équipe de chercheurs de Keio dirigée par Hideyuki Okano, professeur à la faculté de médecine, créera d’abord des cellules souches neurales à partir de cellules iPS stockées à l’Université de Kyoto, puis les congèlera pour les préserver, ont précisé les mêmes sources.

Les chercheurs injecteront les cellules souches neurales chez des patients présentant une perte de motricité ou de sensation suite à une lésion de la moelle épinière, pour favoriser la régénération nerveuse. Les chercheurs s’efforceront d’effectuer le traitement dans les quatre semaines suivant la blessure du patient, période au cours de laquelle le traitement devrait être efficace. Le traitement n’est pas actuellement ciblé sur les patients au stade chronique, c’est-à-dire ceux qui ont subi des lésions de la moelle épinière depuis six mois ou plus. Mais l’équipe de recherche tentera également de développer un traitement efficace pour ces patients, ont indiqué les sources.

L’Université Keio a donné son accord pour le projet de traitement mardi.

L’Université de Kyoto a annoncé vendredi avoir procédé à la première greffe au monde de cellules nerveuses créées à partir de cellules iPS pour traiter la maladie de Parkinson. L’institution devrait également commencer un test de transfusion sanguine utilisant des plaquettes créées à partir de cellules souches pour traiter les patients atteints d’anémie aplasique.

Parmi les autres applications des cellules iPS pour les traitements de santé au Japon, l’institut Riken, financé par le gouvernement, a procédé à la première greffe au monde en 2014 de cellules de rétine développées à partir de cellules souches pour traiter des patients souffrant de problèmes oculaires graves. De son côté, l’Université d’Osaka envisage de greffer des cellules de muscle cardiaque dérivées de cellules iPS dans le cœur de patients souffrant d’insuffisance cardiaque grave.

Shinya Yamanaka, de l’Université de Kyoto, a remporté le prix Nobel de médecine en 2012 pour sa découverte des cellules iPS, qui peuvent se développer dans n’importe quel type de tissu corporel et sont considérées comme un outil prometteur pour la médecine régénérative et le développement de médicaments.

En anglais :

Keio researchers plan to treat spinal cord injuries with stem cells

NOV 14, 2018 – Keio University is poised to conduct the world’s first treatment of patients who have sustained spinal cord injuries using induced pluripotent stem cells, sources close to the matter said Tuesday.

If approved by the state, the private university plans to inject neural stem cells produced from iPS cells into four people aged 18 or older who were injured while playing sports or in traffic accidents, starting next year.

For the planned treatment, a team of Keio researchers led by Hideyuki Okano, a professor in the School of Medicine, will first create neural stem cells from iPS cells in storage at Kyoto University and then freeze them for preservation, the sources said.

When a patient is presented who has lost motor function or sensation due to damage to their spinal cord, the researchers will inject the neural stem cells to encourage nerve regeneration.

Researchers will aim to perform the treatment within four weeks of the patient’s injury — the period when the therapy is expected to be effective. It is not currently targeted at chronic-stage patients, or those who have had damage to the spinal cord for six months or longer. But the research team will also try to develop a treatment that is effective for such patients, the sources said.

Keio University gave a tentative endorsement for the treatment plan on Tuesday.

On Friday, Kyoto University said it had conducted the world’s first transplant of nerve cells created from iPS cells to treat Parkinson’s disease. The institution is also expected to begin a blood transfusion test using platelets created from stem cells to treat patients with aplastic anemia.

Among other applications of iPS cells for health treatments in Japan, the government-backed Riken institute conducted the world’s first transplant in 2014 of retina cells grown from stem cells to treat patients suffering from serious eye problems.

Osaka University is planning to transplant a heart muscle cell sheet derived from iPS cells into the hearts of patients suffering from serious heart failure.

Kyoto University’s Shinya Yamanaka won the Nobel Prize in physiology or medicine in 2012 for discovering iPS cells, which can grow into any type of body tissue and are seen as a promising tool for regenerative medicine and drug development.

Source : https://www.japantimes.co.jp/news/2018/11/14/national/science-health/keio-researchers-plan-treat-spinal-cord-injuries-stem-cells/#.W_KqUS1cpTZ

 

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Neurostimulation implantée – Pr. Grégoire Courtine (EPFL – Suisse)

Trois paraplégiques remarchent grâce à une nouvelle technique spectaculaire

Les trois hommes, paraplégiques à la suite d’un accident, ont pu retrouver le contrôler de leurs jambes grâce à des stimulations électriques synchronisées et à des semaines de rééducation intensive.

Il y a sept ans, David, un jeune homme de 28 ans, est devenu paraplégique à la suite d’un accident sportif. Sept longues années passées en fauteuil roulant, à faire le deuil de ses jambes. Mais, depuis quelques mois, grâce à un système d’électrodes implantées au niveau de la moelle épinière, David peut de nouveau marcher, aidé d’un déambulateur.

Nul miracle ici, mais le travail de titan d’une équipe de scientifiques de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Comme David, deux autres hommes paralysés peuvent de nouveau marcher grâce à une nouvelle technologie faisant appel à la stimulation électrique. Plus extraordinaire encore, les trois participants ont pu conserver le contrôle volontaire de leurs jambes, même après l’arrêt de la stimulation électrique. Cette avancée sans précédent est rapportée en détail dans la prestigieuse revue Nature, ce mercredi.

Un peu plus tôt, au mois de septembre, deux équipes américaines avaient déjà annoncé – l’une dans la revue Nature Medicine , l’autre dans le New England of Journal Medicine – avoir réussi à réactiver des signaux nerveux chez des patients atteints de paraplégie complète par stimulation électrique.

Source : http://sante.lefigaro.fr/article/trois-paraplegiques-remarchent-grace-une-nouvelle-technique-spectaculaire/


Le professeur Courtine et le professeur Bloch (neurochirurgienne) vont continuer l’implantation d’électrodes en 2019, au vu des résultats encourageants obtenus dans la phase 1 de leur essai clinique.

Il y aura donc un essai clinique de phase 2 en 2019, avec 20 patients cette fois-ci, qui inclura des blessés médullaires plus récents (en espérant des résultats fonctionnels plus importants).

La phase 1 de l’essai clinique (avec 3 patients) est en cours, et nous avons vu dans la presse la publication des résultats intermédiaires.

Les critères pour intégrer l’essai sont :

   • Incomplete SCI graded as AIS C & D (= lésion incomplète ASIA C et D)
   • Level of lesion: T10 and above (= niveau de lésion D10 et au-dessus)

Voici le site officiel avec les critères d’inclusion et les coordonnées des chercheurs de l’essai clinique : https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT02936453

Pour ceux et celles qui seraient intéressés, il vous suffit de les contacter. Ils vous expliqueront, éventuellement, la démarches pour postuler pour l’essai clinique de 2019. Vous pouvez leur écrire en français.
L’équipe de l’association vous REMERCIE de votre visite 🙂 Nous vous invitons maintenant à regarder la vidéo qui suit pour en apprendre un peu plus

Voici donc un reportage complet de presque une heure (en français) sur les recherches de l’équipe de l’EPFL : 

Nous voyons bien les difficultés de ces récupérations. On voit aussi l’entrainement contraignant et les limites de récupération
 
A ne pas raté ➡ L’interview final de Courtine et Bloch 🙂 

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Visite de l’EPFL
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Cellules souches pluripotentes humaines (hPSCs) – UCSD

Des cellules souches neurales humaines entraînent la régénération de la moelle épinière chez le rat

Newswise – 13 sept. 2018 – Des chercheurs financés par NIBIB ont généré des lignées stables de cellules souches neurales de la moelle épinière en laboratoire. Une fois transplantées dans un modèle de lésion de la moelle épinière chez le rat, les cellules ont permis une importante régénération de neurones fonctionnels le long de la colonne vertébrale.

L’équipe de recherche de l’Université de Californie à San Diego a utilisé des cellules souches pluripotentes humaines (hPSCs) pour créer et maintenir des cellules souches neurales de la moelle épinière (NSCs) qui sont devenues plusieurs types de neurones lors de la transplantation dans un modèle de lésion de la moelle épinière chez le rat. Les NSCs ont régénéré de vastes régions de la moelle épinière et un grand nombre d’axones fonctionnels ont poussé sur de longues distances pour innerver leurs tissus cibles. Ces études ont été financées en partie par l’Institut national d’imagerie et de bio-ingénierie biomédicales (NIBIB) et ont été publiées dans le journal scientifique Nature Methods.

« Les scientifiques sont très enthousiastes à propos du potentiel d’utilisation des cellules souches neurales pour traiter un certain nombre de troubles de la moelle épinière, notamment les lésions de la moelle épinière », a déclaré le Dr. Rosemarie Hunziker, directrice du programme de régénération des tissus au NIBIB. « Cependant, le problème pour apporter cette innovation aux patients est la capacité de contrôler les cellules nerveuse fonctionnelle particulière, tout en préservant leur capacité à proliférer et à fournir un grand nombre de ces cellules. »

La recherche a été dirigée par le Pr. Mark H. Tuszynski, professeur de neurosciences au Center for Neural Repair de l’Université de Californie à San Diego. Le défi pour Tuszynski et ses collègues était de développer un système permettant de cultiver un grand nombre de NSC en culture cellulaire afin de constituer une source fiable de greffe. Le problème qu’ils ont dû surmonter était la tendance de ces cellules à se transformer en différents types de cellules neurales, ce qui les empêche de croître. Cela limite considérablement le nombre de NSCs non différenciés pouvant être produits pour des expériences.

Le groupe a utilisé des cellules souches embryonnaires humaines (hESCs) traitées avec diverses combinaisons de protéines, telles que le facteur de croissance des fibroblastes, qui favorise la croissance. Les protéines qui bloquent les facteurs qui inhibent la croissance sont un ajout important au mélange, ce qui favorise la croissance cellulaire indifférenciée. « Notre mélange a stimulé à la fois la croissance cellulaire et éliminé les facteurs qui bloquent la croissance cellulaire, ce qui a donné une lignée cellulaire de cellules souches neurales de la moelle épinière que nous avons pu continuer à développer », a déclaré Tuszynski.

Un aspect critique de ce nouveau système de culture cellulaire était qu’il maintenait les cellules en croissance en tant que cellules souches neurales, tout en maintenant leur capacité à devenir différents types de cellules neurales lorsqu’elles étaient placées dans un environnement tel que le site d’une lésion médullaire chez le modèle de rat.

« Grâce à notre capacité à développer et à maintenir un grand nombre de cellules souches neuronales non différenciées, nous pensons que l’avancement des essais cliniques sur l’homme pourrait ne prendre que cinq ans », a déclaré le Dr. Hiromi Kumamaru. « Cependant, la sécurité et l’efficacité des cellules devront tout d’abord être établies dans le cadre d’études supplémentaires chez le rat et les primates non humains. »

Au-delà des thérapies de transplantation, Tuszynski a expliqué que leur capacité à différencier les NSCs en plusieurs types de neurones de la moelle épinière devrait être extrêmement utile pour la modélisation de maladies en culture cellulaire afin de tester des thérapies potentielles pour une variété de troubles neuraux incluant la sclérose latérale amyotrophique et les atrophies musculaires progressives.

Human Neural Stem Cells Drive Spine Regeneration in Rats

13-Sep-2018 – Newswise – NIBIB-funded researchers generated stable lines of spinal cord neural stem cells in a laboratory dish. Once transplanted into a rat model of spinal cord injury, the cells enabled robust regeneration of functional neurons along the length of the spine.

The research team  from the University of California, San Diego, used human pluripotent stem cells (hPSCs) to create and maintain spinal cord neural stem cells (NSCs) that became multiple types of neurons when transplanted into a rat model of spinal cord injury. The NSCs regenerated extensive regions of the spinal cord and large numbers of functional axons that extended over long distances to innervate their target tissues. The studies were supported, in part, by the National Institute of Biomedical Imaging and Bioengineering (NIBIB) and reported in the September issue of Nature Methods1.

“Scientists have been very enthusiastic about the potential to use neural stem cells to treat a number of spinal cord disorders including spinal cord injury, amyotrophic lateral sclerosis, and spinal muscular atrophy,” said Rosemarie Hunziker, Ph.D., director of the NIBIB Tissue Regeneration Program. “A real bottleneck in bringing this innovation to patients, however, is the ability to control the cell’s identity as a particular functional nerve cell, while preserving its ability to proliferate and provide a large number of these cells.”

The research was led by senior author Mark H. Tuszynski, M.D., Ph.D., Professor of Neurosciences, Center for Neural Repair, University of California, San Diego. The challenge for Tuszynski and his colleagues was to develop a system to grow large numbers of NSCs in cell culture to be used as a reliable source for transplantation. The problem they had to overcome was the tendency of these cells to change into different types of neural cells, which causes them to stop growing. This severely limits the number of undifferentiated NSCs that can be produced for experiments. 

The group used human embryonic stem cells (hESCs) treated with various combinations of proteins such as fibroblast growth factor that encourages growth. An important addition to the mix, which further prompted undifferentiated cell growth was proteins that block factors in the cell that inhibit growth. “Our concoction both drove cell growth and removed factors that block cell growth, resulting in a cell line of spinal cord neural stem cells that we were able to keep growing and expanding,” said Tuszynski.

A critical aspect of the novel cell culture system was that it  kept the cells growing as neural stem cells, while maintaining their ability to become different types of neural cells when placed in an environment such as the site of spinal injury in the rat model.

“With the ability to expand and maintain large numbers of undifferentiated neural stem cells, we believe that advancement to human clinical trials could be in a time frame of as little as five years,” said first author Hiromi Kumamaru, M.D., Ph.D. “However, the safety and efficacy of the cells will first have to be established in additional studies in rats and non-human primates.”

Beyond transplantation therapies, Tuszynski explained that their ability to differentiate the NSCs into multiple types of spinal cord neurons should prove extremely valuable for disease modelling in cell culture to test potential therapies for a variety of neural disorders including amyotrophic lateral sclerosis and progressive muscular atrophies.

Source : https://www.newswise.com//articles/human-neural-stem-cells-drive-spine-regeneration-in-rats

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Polymère en PLC chargé d’iPSCs-NSCs et d’ASCs

Un polymère de fibres électrolytiques en polycaprolactone chargé d’iPSCs-NSCs et d’ASCs en tant que nouveau polymère d’ingénierie tissulaire pour le traitement des lésions de la moelle épinière

Auteurs : Zhou X, Shi G, Fan B, Cheng X, Zhang X, Wang X, Liu S, Hao Y, Wei Z, Wang L, Feng S – Publié le 10 octobre 2018, 

Contexte: Les lésions de la moelle épinière (LME) sont une affection traumatique du système nerveux central, accompagnée d’un taux d’invalidité élevé. Les polymères d’ingénierie tissulaire peuvent être utilisés comme systèmes thérapeutiques pour réparer efficacement les lésions médullaires.

Objectif: Dans cette étude, un nouveau support d’ingénierie tissulaire a été synthétisé afin d’explorer les effets de la réparation nerveuse sur les lésions médullaires.

Patients et méthodes: Des polymères en polycaprolactone (PCL) chargés de cellules de Schwann activées (ASCs) et de cellules souches neurales pluripotentes induites (iPSC-NSCs), une stratégie de transplantation cellulaire combinée, ont été préparés et caractérisés. Les polymères PCL chargés de cellules ont ensuite été utilisés pour le traitement de la LME in vivo. Observation histologique, évaluation comportementale, Western-blot et qRT-PCR ont été utilisés pour étudier la réparation nerveuse de rats Wistar après une transplantation du polymère.

Résultats: Les iPSCs ont présenté des caractéristiques similaires aux cellules souches embryonnaires et ont été différenciées efficacement en cellules souches neurales in vitro. Les polymères PCL obtenus avaient une épaisseur d’environ 0,5 mm avec biocompatibilité et biodégradabilité. Les résultats ont indiqué que les ASCs et (ou) les iPSC-NSCs avaient bien progressé sur les polymères de PCL. De plus, la transplantation a réduit le volume de la cavité lésionnelle et amélioré la récupération locomotrice chez le rat. En outre, le degré de récupération et de remodelage de la moelle épinière peut être étroitement lié au facteur de croissance nerveuse et au facteur neurotrophique dérivé des cellules gliales. En résumé, nos résultats ont démontré que le traitement avec des polymères d’ingénierie tissulaire pourrait augmenter le remodelage tissulaire et favoriser la récupération de la fonction motrice dans un modèle de transection de LME.

Conclusion: cette étude fournit des preuves préliminaires de l’utilisation future de polymères d’ingénierie tissulaire comme traitement cliniquement viable pour les lésions médullaires.

Polycaprolactone electrospun fiber scaffold loaded with iPSCs-NSCs and ASCs as a novel tissue engineering scaffold for the treatment of spinal cord injury

Authors Zhou X, Shi G, Fan B, Cheng X, Zhang X, Wang X, Liu S, Hao Y, Wei Z, Wang L, Feng S – Published 10 October 2018 / Volume 2018:13 Pages 6265—6277

Background: Spinal cord injury (SCI) is a traumatic disease of the central nervous system, accompanied with high incidence and high disability rate. Tissue engineering scaffold can be used as therapeutic systems to provide effective repair for SCI.

Purpose: In this study, a novel tissue engineering scaffold has been synthesized in order to explore the effect of nerve repair on SCI.

Patients and methods: Polycaprolactone (PCL) scaffolds loaded with actived Schwann cells (ASCs) and induced pluripotent stem cells -derived neural stem cells (iPSC-NSCs), a combined cell transplantation strategy, were prepared and characterized. The cell-loaded PCL scaffolds were further utilized for the treatment of SCI in vivo. Histological observation, behavioral evaluation, Western-blot and qRT-PCR were used to investigate the nerve repair of Wistar rats after scaffold transplantation.

Results: The iPSCs displayed similar characteristics to embryonic stem cells and were efficiently differentiated into neural stem cells in vitro. The obtained PCL scaffolds were ~0.5 mm in thickness with biocompatibility and biodegradability. SEM results indicated that the ASCs and (or) iPS-NSCs grew well on PCL scaffolds. Moreover, transplantation reduced the volume of lesion cavity and improved locomotor recovery of rats. In addition, the degree of spinal cord recovery and remodeling maybe closely related to nerve growth factor and glial cell-derived neurotrophic factor. In summary, our results demonstrated that tissue engineering scaffold treatment could increase tissue remodeling and could promote motor function recovery in a transection SCI model.

Conclusion: This study provides preliminary evidence for using tissue engineering scaffold as a clinically viable treatment for SCI in the future.

Source : https://www.dovepress.com/polycaprolactone-electrospun-fiber-scaffold-loaded-with-ipscs-nscs-and-peer-reviewed-article-IJN

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Interneurones – Restauration de la fonction respiratoire

Une nouvelle approche pourrait restaurer la respiration après une lésion de la moelle épinière


Toronto le 10 octobre 2018,
     
Une équipe de recherche du Krembil Research Institute de Toronto a mis au point une stratégie novatrice qui pourrait aider à rétablir la respiration après une lésion traumatique de la moelle épinière.

L’équipe, dirigée par le Dr Michael Fehlings – neurochirurgien / neuroscientifique, spécialiste des lésions de la moelle épinière et chercheur à l’UHN – a publié aujourd’hui ses conclusions dans la revue Nature dans un article intitulé « Les neurones excitateurs cervicaux maintiennent la respiration après une lésion médullaire. »

À l’aide de modèles précliniques, l’équipe a utilisé une nouvelle stratégie pour cibler un groupe de neurones en sommeil situé dans la région cervicale de la moelle épinière. Lorsqu’elle a été stimulée, cette population de cellules latente appelée interneurones a été activée et a permis de rétablir la respiration après une lésion.

« Le gros avantage à retenir ici est l’identification de ce nouveau circuit neuronal », a déclaré le Dr Fehlings, professeur au département de chirurgie de l’Université de Toronto. « Ce que nous avons découvert, c’est que si nous activons cette population de neurones, la pharmacogénétique nous permettra de sauver la respiration. »

Une respiration dysfonctionnelle est une cause majeure de décès ou de maladie chez les personnes à la suite d’une lésion traumatique de la moelle épinière. Un grand nombre des 86 000 Canadiens qui vivent avec une lésion de la moelle épinière ont besoin d’une trachéotomie ou de l’utilisation à long terme d’un appareil de ventilation assistée.

« La plus grande implication de ce travail est qu’un jour, nous pourrons peut-être activer et améliorer la respiration des personnes vivant avec ces lésions. »

Dr. Kajana Satkunendrarajah, associée de recherche et Dr. Spyridon Karadimas, récemment diplômée en neurochirurgie, sont les co-premiers auteurs de cet article de Nature. Parmi les autres contributeurs, on compte Alex Laliberte, ancien chercheur du laboratoire du Dr. Fehlings de Krembil, et son collaborateur Gaspard Montandon, physiologiste respiratoire au St. Michael’s Hospital de Toronto.

« Nous pensons que cette découverte a de grandes implications pour les neurosciences en général, car elle démontre un rôle important pour cette population neuronale dans le réseau neuronal respiratoire complexe », a déclaré le Dr Satkunendrarajah.

« Ces interneurones ne sont pas nécessaires à la respiration dans des conditions normales. Cependant, ils deviennent essentiels pour le système respiratoire neural quand il est mis à rude épreuve », a ajouté le Dr Karadimas.

Les prochaines étapes de l’équipe comprennent l’étude de l’utilisation des propriétés régénératrices des cellules souches pour cibler les zones de la moelle épinière dans le but de traduire ces résultats à l’essai clinique.

Les chercheurs s’intéressent également à l’identification d’autres circuits neuronaux de la moelle épinière cervicale qui pourraient être activés, avec le potentiel de réactiver la fonction motrice. Les domaines d’intérêt particulier incluent la restauration de la fonction des mains et des bras.

New approach could jumpstart breathing after spinal cord injury

Toronto – October 10, 2018

A research team has developed an innovative strategy that could help to restore breathing following traumatic spinal cord injury.
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A research team at the Krembil Research Institute in Toronto has developed an innovative strategy that could help to restore breathing following traumatic spinal cord injury.

The team, led by principal investigator Dr. Michael Fehlings — a neurosurgeon/neuroscientist, specialist in spinal cord injury and senior scientist at UHN — published its findings today in the journal Nature in a paper titled « Cervical excitatory neurons sustain breathing after spinal cord injury. »

Using pre-clinical models, the team employed a novel strategy to target a dormant group of neurons located in the cervical area of the spinal cord. When stimulated, this latent population of cells called interneurons was activated and were able to restore breathing following injury.

« The big takeaway here is the identification of this novel neural circuit, » said Dr. Fehlings, a professor in the Department of Surgery at the University of Toronto. « What we found is if we activate this population of neurons, using pharmacogenetics we can rescue breathing. »

Dysfunctional breathing is a major cause of death or disease for people following traumatic spinal cord injury. Many of the 86,000 Canadians who live with a spinal cord injury require a tracheostomy or long-term use of an assistive ventilation device.

« The biggest implication of this work is that one day we may be able to flip a switch and improve the breathing of people living with these injuries. »

Dr. Kajana Satkunendrarajah, a research associate and Dr. Spyridon Karadimas, a recently graduated PhD student and current neurosurgery resident are co-first authors of this Nature paper. Additional contributors include former PhD student and current postdoctoral fellow Alex Laliberte of Krembil’s Fehlings Lab and collaborator Gaspard Montandon, a respiratory physiologist at St. Michael’s Hospital in Toronto.

« We think this discovery has big implications for neuroscience in general, as it demonstrates an important role for this neuronal population in the complex respiratory neural network, » said Dr. Satkunendrarajah.

« These interneurons are not required for breathing under normal conditions. However, they become vital to the neural respiratory system when it is under challenge, » added Dr. Karadimas.

Next steps for the team include studying the use of the regenerative properties of stem cells to target areas of the spinal cord with a goal of bringing scientists closer to clinical translation of these findings.

The researchers are also interested in identifying other neural circuits in the cervical spinal cord that could be activated, with the potential for reviving motor function. Areas of particular interest include restoration of hand and arm function.

Source : https://www.sciencedaily.com/releases/2018/10/181010132355.htm

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InVivo Therapeutics – Hydrogel / cellules souches neurales humaines

InVivo Therapeutics reçoit l’approbation de la FDA pour un essai pivot, randomisé et contrôlé du polymère neuro-spinal ™ chez des patients présentant une lésion aiguë de la moelle épinière

Étude conçue pour améliorer les preuves cliniques tirées de l’étude INSPIRE et soutenir la soumission de « médicament orphelin »

InVivo Therapeutics a conclu un accord de recherche avec Q Therapeutics afin d’évaluer l’innocuité et la faisabilité de la combinaison du polymère neuro-spinal d’InVivo avec des cellules souches.

Voici trois choses à savoir :

1. Le polymère sera associé aux cellules progénitrices neurales adultes de Q Therapeutics, y compris celles provenant de cellules souches pluripotentes induites pour des applications du système nerveux central.

2. InVivo est une société de biotechnologie spécialisée dans le traitement des lésions de la moelle épinière.

3. Q Therapeutics développe des thérapies à base de cellules progénitrices neurales pour le traitement des maladies et des lésions du système nerveux central.

Richard Toselli, PDG d’InVivo, a déclaré: « Bien qu’InVivo reste très optimiste quant aux avantages cliniques potentiels du polymère neuro-spinal en tant que technologie autonome, nous pensons que ce partenariat scientifique donnera aux deux parties l’occasion d’évaluer s’il existe également un bénéfice préclinique potentiel de ces technologies combinées. »

InVivo enters new partnership to study spinal scaffold & stem cell combination: 3 notes

October 03, 2018 

InVivo Therapeutics entered into a joint research agreement with Q Therapeutics to evaluate the safety and feasibility of combining InVivo’s Neuro-Spinal Scaffold with stem cells.

Here are three things to know:

1. The scaffold will be combined with Q Therapeutics’ adult neural progenitor cells, including those from induced pluripotent stem cells for central nervous system applications.

2. InVivo is a biotechnology company focused on treating spinal cord injuries.

3. Q Therapeutics develops adult neural progenitor cell therapies for CNS disease and injury treatment.

InVivo’s President and CEO Richard Toselli, MD, said, « Although InVivo remains very focused on and optimistic about the potential clinical benefit of the Neuro-Spinal Scaffold as a standalone technology, we believe this scientific partnership will allow both parties the opportunity to evaluate in parallel whether there is also a potential additive preclinical benefit of the combined technologies. »

Source : https://www.beckersspine.com/biologics/item/42875-invivo-enters-new-partnership-to-study-spinal-scaffold-stem-cell-combination-3-notes.html

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Des rats paraplégiques retrouvent l’usage de leurs pattes après une thérapie ciblée.

Une nouvelle thérapie stimule la croissance des fibres nerveuses à travers le tissu cicatriciel et transmet des signaux après une lésion de la moelle épinière chez le rat

Suisse / Le 31 août 2018,

Des neuroscientifiques de l’UCLA, de l’Université Harvard et de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont identifié un traitement en trois parties qui déclenche la repousse des axones après une lésion complète de la moelle épinière chez les rongeurs. En plus de faciliter la croissance des axones à travers le tissu cicatriciel, le traitement a permis la transmission de signaux à travers le tissu endommagé, rapporte l’étude dans Nature.

Si les chercheurs peuvent produire des résultats similaires dans des essais sur l’homme, les résultats pourraient mener à une thérapie pour rétablir les connexions axonales chez les personnes vivant avec une lésion de la moelle épinière.

«L’idée était de délivrer une série de trois traitements très différents et de tester si la combinaison pouvait stimuler la repousse des axones déconnectés dans la moelle épinière lésée», explique l’auteur principal Michael Sofroniew (Université de Californie à Los Angeles). «Les études précédentes avaient testé chacun des trois traitements séparément, mais jamais ensemble. La combinaison s’est avérée être la clé.

Selon Sofroniew, de nombreuses décennies de recherche ont montré que les fibres nerveuses humaines ont besoin de trois facteurs : la programmation génétique pour activer la croissance axonale ; une voie moléculaire pour la croissance des fibres ; et une voie protéique qui incite les axones à se développer dans une direction particulière. Ces trois conditions sont actives lorsque les humains se développent dans l’utérus. Après la naissance, ces processus sont interrompus, mais les gènes qui contrôlent les programmes de croissance sont en sommeil. L’objectif de Sofroniew était de relancer l’expression génique.

Premièrement, les chercheurs ont réactivé des cellules nerveuses dans les moelles épinières de souris en injectant un traitement conditionné dans un vecteur viral initialement développé dans le laboratoire de Zhigang He (Harvard, Cambridge, États-Unis).

Deux semaines plus tard, l’équipe de l’UCLA a anesthésié les animaux et déconnecté les axones de la moelle épinière inférieure. Seules les pattes arrières des rongeurs étaient touchées et elles pouvaient toujours bouger et se nourrir.

Deux jours après la blessure, l’équipe a administré un deuxième traitement dans la lésion pour créer de nouvelles voies sur lesquelles les axones préfèrent se développer. Enfin, les chercheurs ont libéré une troisième série de molécules appelées chimio-attractifs. Les axones ciblent ces chimio-attractifs dans le tissu médullaire de l’autre côté de la cicatrice.

Lorsque Sofroniew et ses collègues ont examiné le tissu des souris ayant subi le traitement en trois parties, ils étaient enthousiastes. «Non seulement les axones s’étaient développés de manière importante à travers le tissu cicatriciel», se souvient Sofroniew, «mais de nombreuses fibres nerveuses avaient pénétré dans le tissu médullaire restant de l’autre côté de la lésion et avaient établi de nouvelles connexions avec les neurones».

Les animaux n’ayant pas subi le traitement combiné n’ont présenté aucune repousse d’axone à travers le site de la lésion.

Pour tester la reproductibilité de leurs résultats, l’équipe a répété l’expérience à plusieurs reprises chez la souris à UCLA et chez le rat dans le laboratoire du neuroscientifique suisse Grégoire Courtine (École polytechnique fédérale de Lausanne – Suisse). Les résultats se sont avérés tout aussi importants.

Sofroniew et ses collègues ont eu une autre surprise lorsqu’ils ont testé si les axones nouvellement repoussés pouvaient conduire une activité électrique chez les animaux vivants. «Lorsque nous avons stimulé la moelle épinière de l’animal avec un faible courant électrique au-dessus du site de la lésion, les axones régénérés ont conduit 20% de l’activité électrique normale au-dessous de la lésion», commente Sofroniew. « En revanche, les animaux non traités n’en ont montré aucun. »

Malgré les résultats suggérant que les connexions nouvellement formées peuvent transmettre des signaux à travers la blessure, la capacité de mouvement des rongeurs ne s’est pas améliorée. Ce n’était pas inattendu, selon Sofroniew.

«Nous nous attendions à ce que ces axones repoussés se comportent comme des axones nouvellement développés pendant le développement – ils ne permettent pas immédiatement les fonctions coordonnées», explique Sofroniew. « Tout comme un nouveau-né doit apprendre à marcher, les axones qui repoussent après une blessure nécessiteront un entraînement et une pratique avant de pouvoir récupérer. »

L’équipe de recherche examinera ensuite comment entrainer les circuits nouvellement câblés pour rétablir le mouvement. (1)

Cette recherche a été financée par National Institute of Neurological Disorders and Stroke, the Dr. Miriam and Sheldon G. Adelson Medical Foundation, the International Foundation for Research in Paraplegia, Fondation ALARME, Swiss National Science Foundation, Microscopy Core Resource of UCLA Broad Stem Cell Research Center; Microscopy Core Resource of the Wyss Center for Bio and Neuroengineering, and Wings for Life.

(1) NDT : Un entrainement neuroprosthétique est déjà en cours à l’EPFL dans le laboratoire du Pr. Courtine.
New therapy spurs nerve fibres to regrow through scar tissue and transmit signals after spinal cord injury in rats

31 August 2018, Suisse 

Neuroscientists at UCLA, Harvard University and the Swiss Federal Institute of Technology have identified a three-pronged treatment that triggers axons to regrow after complete spinal cord injury in rodents. In addition to facilitating axon growth through scar tissue, the treatment enabled the transmission of signals across the damaged tissue, the Nature study reports.

If researchers can produce similar results in human studies, the findings could lead to a therapy to restore axon connections in people living with spinal cord injury.

“The idea was to deliver a sequence of three very different treatments and test whether the combination could stimulate disconnected axons to regrow across the scar in the injured spinal cord,” says lead author Michael Sofroniew (David Geffen School of Medicine, University of California Los Angeles, USA). “Previous studies had tested each of the three treatments separately, but never together. The combination proved to be the key.”

According to Sofroniew, many decades of research have shown that human nerve fibres need three things to grow: genetic programming to switch on axonal growth; a molecular pathway for the fibres to grow along; and a protein trail that entices the axons to grow in a particular direction. All three of these conditions are active when humans develop in the womb. After birth, these processes shut down, but the genes that control the growth programmes are dormant. Sofroniew’s goal was to re-start gene expression.

First, the researchers reactivated nerve cells in the spinal cords of mice by injecting a treatment packaged in a viral vector initially developed in the lab of Zhigang He (Harvard, Cambridge, USA).

Two weeks later, the UCLA team anesthetised the animals and disconnected the axons in their lower spinal cords. Only the rodents’ hind legs were affected and they could still move and feed.

Two days after injury, the team administered a second treatment into the lesion to create new pathways on which axons prefer to grow. Finally, the researchers released a third set of molecules called chemo-attractants. The axons target these chemo-attractants, and therefore the spinal cord tissue remaining on the other side of the scar from the injury.

When Sofroniew and his colleagues examined the tissue of mice who underwent the three-part treatment, they were jubilant. “Not only had axons grown robustly through the scar tissue,” Sofroniew recalls, “but many fibres had penetrated into the remaining spinal cord tissue on the other side of the lesion and made new connections with neurons there.”

Animals who did not undergo the combined treatment exhibited no axon regrowth across the injury lesion.

To test the reproducibility of their findings, the team repeated the experiment multiple times in mice at UCLA and in rats in the lab of Swiss neuroscientist Gregoire Courtine (Swiss Federal Institute of Technology Lausanne, Lausanne, Switzerland). The results proved equally robust.

Sofroniew and colleagues received another surprise when they tested whether newly regrown axons could conduct electrical activity in live animals. “When we stimulated the animal’s spinal cord with a low electrical current above the injury site, the regrown axons conducted 20% of normal electrical activity below the lesion,” comments Sofroniew. “In contrast, the untreated animals exhibited none.”

Despite the finding suggesting that the newly formed connections can conduct signals across the injury, the rodents’ ability to move did not improve. This was not unexpected, according to Sofroniew.

“We expect that these regrown axons will behave like axons newly grown during development—they do not immediately support coordinated functions,” explains Sofroniew. “Much like a new-born must learn to walk, axons that regrow after injury will require training and practice before they can recover function.”

The research team will next explore how to retrain newly wired circuits to restore movement.

This research was supported by the National Institute of Neurological Disorders and Stroke, the Dr. Miriam and Sheldon G. Adelson Medical Foundation, the International Foundation for Research in Paraplegia; ALARME Foundation, Association Song Taaba, Craig H. Neilsen Foundation, the European Research Council, Paralyzed Veterans Foundation of America, Swiss National Science Foundation, Microscopy Core Resource of UCLA Broad Stem Cell Research Center; Microscopy Core Resource of the Wyss Center for Bio and Neuroengineering; and Wings for Life.

Source : https://spinalnewsinternational.com/fibres-regrow/

En haut, les axones endommagés chez un rat non traité s’arrêtent à la limite de la lésion de la moelle épinière. 
En dessous, les axones chez un rat traité ont traversé la cicatrice, créant de nouvelles connexions de l’autre côté.

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