Association Libre d'Aide a la Recherche sur la Moelle Epiniere

TOUT SUR LA RECHERCHE => Essais cliniques en cours => Discussion démarrée par: dardaran le 20 mai 2011 à 14:05:35

Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: dardaran le 20 mai 2011 à 14:05:35
Actuellement plusieurs voies de recherche sont en cours pour rétablir d'une certaine façon la locomotion.

L'une d'elle, c'est l'electostimulation: voici l'article:

Citer
Malgré une moelle épinière sectionnée, il parvient à marcher 

Un homme de 25 ans, le bas du corps complètement   paralysé depuis près de 5 ans, est capable aujourd’hui de se tenir   debout et de marcher grâce à un entraînement et une stimulation   épidurale, selon The Lancet. 
« Il s’agit d’un niveau de   récupération fonctionnelle chez un patient paraplégique sans précédent   en médecine des blessures de la moelle épinière », un domaine où les progrès sont rares dans le monde « en dépit de décennies de recherche », ont estimé plusieurs médecins de laboratoires de réhabilitation neuronale. 
   Selon eux, ce type de médecine entre dans « une nouvelle ère », même si   l’exploit devra être confirmé par de nouvelles recherches. 
 Rob   Summers était paraplégique après avoir été happé par une voiture en   juillet 2006, selon un article publié en ligne par le Pr Susan Harkema,   du Centre de recherche sur la moelle épinière du Kentucky et le Pr   Reggie Edgerton, du département de biologie intégrée et de physiologie   comparée de l’Université de Californie à Los Angeles. 
 Le jeune   homme, victime d’un sectionnement de la moëlle épinière, avait conservé   un peu de sensation en-dessous du niveau de la blessure. Mais il n’avait   aucune motricité des muscles du tronc ou des jambes. 
 Les   chercheurs l’ont soumis d’abord à 170 séances d’entraînement locomoteur   pendant 26 mois, avec des poids, des essais de marche ou de montée des   marches, sans amélioration de la contraction des muscles. Le patient   restait incapable de tenir debout ou de marcher. 
 Ils lui ont   ensuite implanté dans le bas du dos une unité portable   d’électrostimulation. Il a été soumis à une stimulation électrique   péridurale directe et continue du bas de sa moelle épinière pendant 40 à   120 mn, qui copiait les messages que le cerveau transmet normalement   pour provoquer le mouvement. 
 Sous cette stimulation, le réseau   neuronal de la moelle épinière, combiné avec les données sensibles   transmises par les jambes, a permis au patient de contrôler les   mouvements de ses muscles et des articulations et il a pu se tenir   debout et avancer, avec de l’aide, sur un tapis roulant. 


Source: LE SOIR
Date: vendredi 20 mai 2011
Le lien: http://www.lesoir.be/lifestyle/sante/2011-05-20/malgre-une-moelle-epiniere-sectionnee-il-parvient-a-marcher-841113.php (http://http://www.lesoir.be/lifestyle/sante/2011-05-20/malgre-une-moelle-epiniere-sectionnee-il-parvient-a-marcher-841113.php)

G.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 20 mai 2011 à 18:31:07
Citer

Un paraplégique est parvenu à se remettre debout


Par Sandrine Cabut


20/05/2011


Rob Summers, 25 ans, accidenté de la route, peut se relever et rester dans cette position pendant plusieurs minutes.
L'homme, paralysé des deux jambes, a bénéficié d'un traitement inédit permettant de stimuler sa moelle épinière.


Pendant quatre ans, complètement paralysé jusqu'au tronc à la suite d'un accident de voiture, cet homme de 25 ans a été incapable de remuer ne serait-ce qu'un orteil. Aujourd'hui, il peut se relever, rester debout pendant plusieurs minutes et faire bouger ses jambes sur commande, des orteils jusqu'aux hanches. Il lui est même possible, avec une assistance médicale, d'esquisser des mouvements de marche sur un tapis roulant.


Cette récupération fonctionnelle «sans précédent», révélée jeudi dans la revue médicale The Lancet, a été obtenue grâce à l'implantation d'un stimulateur électrique de la moelle épinière. L'article scientifique, signé de onze auteurs pour la plupart américains, est assorti d'un éditorial, de plusieurs vidéos, et même d'un témoignage du patient, Rob Summers.


 :arrow: http://online.wsj.com/video/electrical-jolt-helps-paralyzed-man-stand-and-move/B3092B20-5D5C-4A97-A789-8466BA50CE81.html (http://online.wsj.com/video/electrical-jolt-helps-paralyzed-man-stand-and-move/B3092B20-5D5C-4A97-A789-8466BA50CE81.html)


«Ce traitement a complètement changé ma vie. Avoir la liberté et la capacité de me relever seul est la sensation la plus extraordinaire. (…) Je pense que la stimulation épidurale va me permettre de quitter ma chaise roulante», raconte-t-il. «C'est une avancée spectaculaire qui ouvre de grandes opportunités pour améliorer la vie quotidienne de ces patients. Mais nous avons encore un long chemin à parcourir», estime de son côté le Pr Susan Harkema, neurochirurgienne à l'université de Louisville (États-Unis), premier auteur de la publication.


Restaurer une certaine motricité

Cette aventure scientifique et humaine a commencé par un accident de voiture en juillet 2006. La moelle épinière de Rob Summers, alors âgé d'une vingtaine d'années, est lésée au niveau de la dernière vertèbre cervicale, induisant une paraplégie. Le patient n'a plus aucune motricité des membres inférieurs et du tronc et a perdu le contrôle de ses sphincters. Il garde cependant une légère sensibilité au niveau des jambes.


En se fondant sur des expériences réussies chez des animaux, Susan Harkema et ses collègues décident d'essayer de stimuler sa moelle épinière pour restaurer une certaine motricité. Des stimulateurs médullaires, fabriqués notamment par la société Medtronic, sont déjà utilisés pour soulager certaines douleurs d'origine neurologique rebelles aux médicaments. La technique consiste à implanter des électrodes chirurgicalement au niveau médullaire, celles-ci étant reliées à une batterie placée sous la peau. Le déclenchement et l'intensité de la stimulation sont réglés via une télécommande.


Stimuler la plasticité cérébrale

Après 170 séances de rééducation, Rob Summers a été ainsi implanté en 2009. Les médecins ont ensuite déterminé les paramètres de stimulation (intensité, durée…) au cours de nombreuses sessions. C'est ainsi que le jeune homme a réussi à se remettre debout, à mobiliser ses muscles… Le traitement a également permis d'améliorer ses fonctions sexuelles et urinaires, soulignent les auteurs. Selon eux, la stimulation électrique médullaire permet de mimer les signaux normalement émis par le cerveau pour initier les mouvements. Elle pourrait réactiver des circuits neuronaux ou stimuler la plasticité cérébrale. «C'est un article très encourageant, qui ouvre des perspectives importantes pour la récupération fonctionnelle des blessés médullaires», estime le Pr Stéphane Palfi, neurochirurgien à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil. Cette stratégie doit cependant être validée sur un plus grand nombre de cas, insiste-t-il. Quatre autres patients devraient être équipés aux États-Unis.


«Une application clinique nécessitera encore de nombreux développements technologiques puisqu'il est nécessaire de changer les paramètres de stimulation pour différentes taches motrices», ajoute Stéphane Palfi. «Aussi spectaculaires que soient ses résultats, cette approche ne pourra pas fonctionner en cas de section complète de la moelle, il faut qu'il reste quelques “câbles”», prévient pour sa part le Dr Marc Lévêque, neurochirugien à l'hôpital de la Timone, à Marseille. Selon lui, le mécanisme d'action demande encore à être clarifié.


Source : http://www.lefigaro.fr/sante/2011/05/19/01004-20110519ARTFIG00708-un-paraplegique-est-parvenu-a-se-remettre-debout.php (http://www.lefigaro.fr/sante/2011/05/19/01004-20110519ARTFIG00708-un-paraplegique-est-parvenu-a-se-remettre-debout.php)
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: stardupoker le 29 février 2012 à 21:19:01
Bonjour, vous connaissez ce chercheur ?


Video : http://www.youtube.com/watch?v=d8FiqUUMjtY (http://www.youtube.com/watch?v=d8FiqUUMjtY)

Article de presse : http://www.tdg.ch/savoirs/sciences/chercheur-marcher-rats-paraplegiques/story/22259960 (http://www.tdg.ch/savoirs/sciences/chercheur-marcher-rats-paraplegiques/story/22259960)

Citer
Un chercheur français fait marcher les rats paraplégiques 
Mis à jour le 17.02.2012 

Grégoire Courtine installe son labo à l’EPFL le mois prochain. Après avoir redonné une mobilité à des rats paralysés, il s’attaque aux hommes
 
A 37 ans, Grégoire Courtine a acquis une renommée internationale.

(http://alarme.asso.fr/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Ffiles.newsnetz.ch%2Fstory%2F2%2F2%2F2%2F22259960%2F3%2Ftopelement.jpg&hash=8063488a4654793f11fbb2fd87e35400)


Pour les victimes de paralysie, l’espoir porte un nom: Grégoire Courtine, 37 ans. Ce brillant chercheur français à la renommée internationale a quitté la Faculté de médecine de Zürich pour un poste de professeur associé en Sciences de la vie à l’EPFL. Son bureau lausannois est encore vide. Le «G Lab», son équipe de 15 personnes surnommée ainsi en référence à son prénom, œuvre toujours à Zürich. «Ils arrivent début mars», sourit Grégoire, qui aligne les allers retours entre les deux campus.

Si les recherches du scientifique sur les neuroprothèses passionnent, c’est qu’elles visent à redonner de la mobilité aux paralysés. «Notre objectif n’est pas de guérir les lésions de la moelle épinière, insiste Grégoire Courtine. Mais si nous arrivons à améliorer la qualité de vie des paraplégiques, ce serait déjà bien.» Et c’est bien parti: sa méthode a permis à un jeune américain de retrouver l’usage de ses jambes.

Une semaine après l’implantation d’électrodes sur sa moelle épinière, l’ancien athlète pouvait se tenir debout. Six mois plus tard, il bougeait ses membres inférieurs de façon volontaire. «C’est cela qui est incroyable!, insiste le docteur Courtine. C’est la première fois au monde qu’on voit la récupération d’un mouvement volontaire chez un patient paralysé.»

Son équipe espère implanter un patient Suisse cette année à Zürich. Au total, 5 personnes participeront au premier essai clinique; elles seront opérées et traitées sur une durée de deux à trois ans. «L’idée est de débuter le même processus à Lausanne en parallèle», précise Grégoire Courtine.


Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Renaud le 06 mars 2012 à 21:11:49
Bonsoir à tous,
 
j'ai contacté le Pr.Grégoire Courtine pour parlé avec lui de sa technologie ou son utilité par exemple sur la tétraplégie puisque sur la vidéo on voit que les implants stimulent essentiellement la locomotion.
 
Voici mon email:
 
Cher Professeur, je me présente mon nom est Renaud Trotel, je suis tétraplégique incomplet (C5-C6 ASIA B) et j’aimerais vous posez quelques questions.   J’ai vu le reportage qui vous était consacré sur France 3 qui suscite beaucoup d’espoirs chez les traumatisés médullaires. Malheureusement, si j’ai bien compris votre étude, votre technologie de stimulation de la moelle épinière s’intéresse principalement à la paraplégie et au rétablissement de la locomotion.   Je voulait donc, simplement vous demandez si l’implantation d’un tel système plus haut dans la moelle épinière était aussi en envisageable et quel serait le bénéfice au niveau moteur puisque dans le reportage on parle de l’amélioration de la qualité de vie des personnes handicapées et les tétraplégique sont “bien placés” à ce niveau.   Si non, pouvez-vous me renseigner si possible (ce n’est peut être pas votre domaine de recherche) quelles sont les perspectives thérapeutiques les plus avancées qui seraient susceptibles d’améliorer les capacités motrices des tétraplégique en espérant que les 9 millions d’euros de subvention Européenne ne profite pas uniquement à la recherche sur les paraplégiques.    Je vous souhaite beaucoup de réussite dans vos essais futurs.   Cordialement,   Renaud Trotel.   

Sa réponse (presqu'immédiate):   

Bonjour Renaud et merci pour ton message.   Je me transfère à l'école polytechnique et je vais mettre en place un centre clinique pour avancer plus rapidement sur les applications humaines, ce qui est long et difficile, mais en très bonne voie.   Mon intervention n'est pas limitée aux paraplégiques; elle concerne également les lésions cervicales mais seulement si la lésion est incomplète (asia B/C) at pas trop haute (max C5/C6), au moins pour le moment. Nous développons de nouvelles interventions à base de cellules souches et autres facteurs de croissance. Tu verras des articles importants sortir dans les prochains mois sur nos nouvelles interventions qui permettent la repousse des nerfs. Un documentaire web sera publié au même moment. Il semble que l'on pourrait également améliorer certaines fonctions physiologiques (uriner, sexuel) mais c'est encore préliminaire. Je suis également en contact avec des centres à Paris pour lancer ce type de recherche en phase II si nos essais phase I en Suisse sont concluants.  Garde le moral. On fait tout notre possible pour avancer le plus vite possible, et j'essaye de convaincre des donneurs privés pour aller encore plus vite.  Sincèrement, Grégoire.         


---------------------------------------------------------------------------------------

Prof. Dr. Grégoire Courtine
International Paraplegic Foundation (IRP) Chair 
Center for Neuroprosthetics and Brain Mind Institute School of Life Sciences 
Swiss Federal Institute of Technology (EPFL) 1015 Lausanne, Switzerland 
EPFL SV BMI - station 19 Office: AI - 1241 
Tel: +41 21 693 83 43
Cell: +41 78 609 99 53
Fax: +41 21 693 07 40       
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Elody06 le 06 mars 2012 à 22:25:52
waWoo c'est hyper gentil sa réponse ;) bon on croise les doigts un jours on sera tous debout :)
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: anneso le 07 mars 2012 à 10:02:49
oui il me semble très bien ce professeur !! ce serait peut etre pas mal de le contacter au nom de l'asso qu'en penses-tu Thierry ?
Si besoin d'un relais sur Paris pas de pb pour moi
Anneso
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 07 mars 2012 à 10:39:49
+1  :cool:  il à l'air motivé, il à été trés réactif avec ce mail .
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 07 mars 2012 à 12:02:17

Renaud,


Tu as contacté le Pr. Grégoire Courtine à l'ÉCOLE POLYTECHNIQUE FÉDÉRALE DE LAUSANNE ?
E-mail : gregoire.courtine@epfl.ch


 :rolleyes:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: éric le 07 mars 2012 à 12:40:25
un discours qui me plaît ,avec des priorités réaliste
 de plus la réactivité sur le mail de renaud et un gage de sérieux et d 'investissement a mes yeux ,le tous conclut  par une phrase pleine d 'humanité et de  gentillesse
je souhaite plein de réussite a ce monsieur
eric
ps :la remarque d annesso est trés pertinente thierry
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Renaud le 07 mars 2012 à 14:17:28
Thierry,
 
oui je l'ai bien contacté à cette adresse : E-mail: gregoire.courtine@epfl.ch (gregoire.courtine@epfl.ch)
 
Et comme il était disponible pour discuter, j'en ai profité pour lui poser d'autres questions sur l'avancée des thérapies cellulaires.
 
Voici mon email:

  -Je suis content de voir que vos recherches ne se limitent pas seulement aux lésions thoraciques et il est aussi vrai que les thérapies cellulaires sont aussi prometteuses même si elles restent je crois complexe pour les lésions chroniques.  

-Pour les lésions chroniques, on manque de données.

 -Ces thérapies à base de cellules souches sont elles aussi avancées que votre technique avec implants directement sur la moelle épinière?   
 
-Elles sont avancées, mais la translation à l'homme est beaucoup plus compliquée.
 
   -J’en profite de pouvoir parler dans ma langue maternel avec un chercheur français qui est au courant des techniques développées aussi à l’étranger, ça me fait vraiment plaisir. En effet, j’ai beaucoup communiqué en anglais avec des chercheurs Américains, Anglais ou Canadiens notamment au sujet de la chondroitinase qui attire beaucoup mon intention. J’ai lu beaucoup d’articles sur ce sujet, de la chondroitinase en combinaison avec des cellules souches ou encore en “trithérapie” avec des facteurs de croissances avec des résultats très concluants sur des sujets chroniques. J’aimerais avoir votre avis sur cette enzyme… 

-La chondroitinase est une des rares interventions qui s'est toujours révélée efficace dans les mains de différents chercheurs. C'est dont une intervention qui marche pour sur. Seul problème: toutes ces études ont été réalisées avec des lésions de petites tailles après lesquelles les patients humains récupèrent une grande partie de leurs fonctions. J'ai un papier en préparation qui le démontre clairement.
 
Voilà, je crois que c'est sans doute cette dernière réponse qui m'a le plus enthousiasmé dans cet entretien. Malheureusement, toutes les publications les plus abouties à ce sujet viennent des pays anglophones (Etats-Unis, Canada, Royaume-Unis) et en France toujours rien sur la Chondroitinase.
 
A bientôt.
 
Renaud.

Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 09 mars 2012 à 10:44:51
Citer
On Mar 8, 2012, at 12:01 PM, THIERRY DELRIEU wrote:


Pr. Grégoire Courtine,


J'ai lu votre article de presse paru dans la Tribune de Genève le 17.02.2012 où vous parlez de vos recherches sur les rats paraplégiques avec les neuroprothèses. L'article dit aussi que votre méthode a permis à un jeune américain de retrouver l’usage de ses jambes :


(...) Une semaine après l’implantation d’électrodes sur sa moelle épinière, l’ancien athlète pouvait se tenir debout. Six mois plus tard, il bougeait ses membres inférieurs de façon volontaire. «C’est cela qui est incroyable!, insiste le docteur Courtine. C’est la première fois au monde qu’on voit la récupération d’un mouvement volontaire chez un patient paralysé.»


Est-ce qu'il s'agit de Rob Summers, un patient paraplégique américain qui a eu l'implantation d'un stimulateur électrique dans la moelle épinière, ce qui lui a permis de contrôler les mouvements de ses muscles et de se tenir debout et avancer, avec de l’aide, sur un tapis roulant ?


D'autre part, votre technique de neurostimulation ne s'applique que pour les lésions médullaires incomplètes, n'est-ce pas ?


Avez-vous un projet de recherche qui pourrait concerner les lésions médullaires complètes ?


Merci de votre réponse.


Thierry DelrieuPrésident d'ALARME (Association Libre d'Aide à la Recherche sur la Moelle Epinière)




RÉPONSE :




Citer
Bonjour,


L'article fait en effet référence à Bob Summers; j'avais effectivement préparé cet essai clinique avant mon départ de Californie.


Pour le moment, vous avez raison de le souligner (comme je le fais constamment), cette approche ne sera vraiment utile que pour les lésions qui épargnent un nombre substantiel de fibres nerveuses. Dans un papier en évaluation, nous montrons cependant que cette procédure induit une régénération nerveuse qui n'a, pour ce que je sais, jamais été observée avec une telle intensité.


Je développe d'autres projets à base de cellules souches, facteurs de croissances, et stratégies virales pour les lésions plus sévères (je ne parle jamais de lésions complètes car elles ne le sont que très très rarement).


N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.


Sincèrement, Grégoire,


---------------------------------------------------------------------------------------
Prof. Dr. Grégoire Courtine
International Paraplegic Foundation (IRP) Chair
Center for Neuroprosthetics and Brain Mind Institute
School of Life Sciences
Swiss Federal Institute of Technology (EPFL)
1015 Lausanne, Switzerland
 
EPFL SV BMI - station 19
Office: AI - 1241
Tel: +41 21 693 83 43
Cell: +41 78 609 99 53
Fax: +41 21 693 07 40


E-mail: gregoire.courtine@epfl.ch
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: anneso le 09 mars 2012 à 11:11:09
Bonjour, il semble en effet un très réactif et très honnête sur les essais réalisés ...
a suivre ....
Anneso
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 09 mars 2012 à 11:28:51
en effet anneso il à l'air trés impliqué et honnête, merci Thierry pour avoir envoyé ce mail précis en concis qui viens en
complément de celui de Renaud  :cool:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 12 mars 2012 à 09:54:41
j'ai ecrit au professeur Courtine qui m' a rapidement repondu.
il m' a informe qu'il y avait des therapies en developpement sur les racines nerveuses endommagees et qu'un des leaders de ces therapies est le professeur Leiv Havton qui est à l'universite DE CALIFORNIE (UC) à Irvine.
il m'a explique que les dommages au niveau dorso lombaire vertebral  affectait surtout les racines nerveuses .
un vrai souffle d'air frais ce professeur...!!
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 19 mars 2012 à 11:43:44
Citer
Bonjour et pardon pour cette réponse tardive due au déplacement de mon laboratoire à Lausanne.
Je me permets de répondre à vos questions dans votre email:


Prof. Dr. Grégoire Courtine,
Oui, j'ai des questions :
Quand et où votre essai clinique de phase I, en Suisse, va-t-il commencer avec la neurostimulation ? Quel recrutement de patients ?


Nous sommes entrain d'écrire la demande au comité d'éthique et à SwissMedic car nous avons développé un nouveau système neuroprosthétique. Nous espérons débuter l'année prochaine, mais la commission décidera.
J'espère recruter 5 personnes à Zurich et 5 personnes à Lausanne. L'idée est de recruter des patients avec une lésion entre C6 et T10 de type ASIA C avec des scores moteurs très bas
 
A quel stade en sont vos projets à base de cellules souches (lesquelles), facteurs de croissances (lesquels), et stratégies virales (pour inhiber ou activer quel(s) gène(s)) ? Et avez-vous besoin de financements pour ces projets ?


Nous avons des stratégies très avancées avec des cellules souches de rats et humaines (les deux fonctionnent), BNDF/NT3, et gel matrix. Les résultants sont surprenants. Je développe ces stratégies avec mon collaborateur de longue date en Californie qui est l'un des meilleurs chercheurs et neurologues pour les thérapies régénératrice. La prochaine étape qui requière des financements que je recherche actuellement consiste à combiner cette approche neurorégénératrice ce  (stem cells, growth factors, gel matrix) avec mon entrainement neuroprosthetique et robotique avec des lésions complètes de la moelle épinière. Financez vous des projets de recherche?


Mon laboratoire est ouvert si vous désirez venir nous voir et constatez de vous même de l'efficacité de nos interventions.


Avec mes meilleures salutations, Grégoire.


---------------------------------------------------------------------------------------
Prof. Dr. Grégoire Courtine
International Paraplegic Foundation (IRP) Chair
Center for Neuroprosthetics and Brain Mind Institute
School of Life Sciences
Swiss Federal Institute of Technology (EPFL)
1015 Lausanne, Switzerland
 
EPFL SV BMI - station 19
Office: AI - 1241
Tel: +41 21 693 83 43
Cell: +41 78 609 99 53
Fax: +41 21 693 07 40


E-mail: gregoire.courtine@epfl.ch
---------------------------------------------------------------------------------------
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: anneso le 19 mars 2012 à 14:42:01
ça donne envie d'aller faire une petite visite en suisse .... :wink:
anneso
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: stardupoker le 27 mars 2012 à 12:37:02
Bonjour à tous !

-Au fait Thierry, concernant tes dernier échanges d'emails avec le Pr Courtine, Que lui as tu répondu au sujet du financement de projet de recherche ?

-L'asso (nous)  peut-elle aider à financer ?

Merci à bientôt.
Adrien.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 27 mars 2012 à 18:41:05
Adrien,


Après un petit échange, je lui ai envoyé un dossier de demande de subvention. J'attends sa réponse, avec le dossier rempli, et on décidera de cela lors du prochain Conseil d'Administration d'ALARME.


 :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 03 avril 2012 à 02:25:49
Des mots simples et non exagérer qui font vraiment chaud au cœur, surtout quand on est paralyser de la tête au pied !!!  Voir, entendre que la recherche n'en n'ai plus au stade de l'incompréhension et motivant, les thérapies en question ne sont pas pour demain mais chaque jour on se rapproche du but. Le Pr Courtine et biens d'autres travail pour que demain les lésions médullaires soit du passé, c'est admiratif et je remercie chacun des protagonistes qui y croit, c'est ceux-là qui font que peut-être je mourais comme je suis née, sans être l'esclave de mon corps.

Merci d'y croire,

Marc BENOIT
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 24 mai 2012 à 16:19:38

Suite au contact avec le Prof. Courtine du Center for Neuroprosthetics and Brain Mind Institute à Zurich (Suisse), lequel a envoyé une demande de subvention pour un important projet de recherche préclinique, avec un objectif précis de passage à l’essai clinique à court terme.


Ce projet fait suite à un essai clinique mené aux Etats-Unis et dont le résultat a fait la une des médias en 2011. Le Prof. Courtine et ses collègues américains au Department of Neurosciences, University of California, ont implanté un système de neurostimulation chez un paraplégique incomplet. Le résultat fut de permettre à ce paraplégique, Rob Summer, de retrouver une partie de la motricité volontaire, de se lever et de faire quelques pas de marche volontaire. Le Prof. Courtine va mener un essai clinique en Suisse l'an prochain avec 10 patients paraplégiques et tétraplégiques incomplets (lésion entre C6 et T10 de type ASIA C avec des scores moteurs très bas) en utilisant la même technique qu’il a développée aux Etats-Unis.


Le projet pour lequel j’ai pris contact avec lui, est un projet de recherche préclinique qu’il va mener en Suisse, en collaboration avec ses collègues américains, avec des lésions médullaires complètes. Pour cela, il prévoit de combiner la neurostimulation implantée avec cellules souches neurales et des facteurs de croissances neurotrophiques.


Voici un résumé de la recherche :


« Notre objectif est de déterminer si la neuroprothèse implantée est capable de restaurer la locomotion volontaire après une lésion médullaire complète, c'est à dire lorsque toutes les fibres supraspinales et intramédullaires ont été interrompues. Pour atteindre cet objectif, nous visons à combiner la neuroprothèse implantée avec des greffes de cellules souches neurales incorporées dans des matrices de fibrine qui libèrent des facteurs croissances. Contrairement aux études précédentes utilisant des greffes de cellules souches neurales, cette nouvelle approche favorise une repousse importante, sur une longue distance de projections axonales fonctionnelles dans le tissu hôte.

Nous émettons l'hypothèse que la combinaison de thérapies neurorégénératives permettra la mise en place de nouveaux circuits de relais à travers la lésion, ce qui va restaurer le contrôle volontaire de la locomotion et d'autres fonctions physiologiques (contrôle de la vessie, par exemple) chez des rats adultes avec une lésion médullaire complète. Ces interventions sont actuellement testées dans des primates (pour les cellules souches neurales) et en tests cliniques (pour la neuroprothèse implantée). Ce type d'interventions combinatoires peut conduire à des applications cliniques viables pour les humains atteints de lésions médullaires graves. »


Ce projet conduit par le Prof Courtine durera jusqu’en 2015, et coûtera globalement un peu plus d’un million d’euros.


Cette année 2012, ALARME accorde une subvention de 16 000 euros au laboratoire du Prof. Grégoire Courtine du Center for Neuroprosthetics and Brain Mind Institute à Zurich (Suisse).
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: stardupoker le 01 juin 2012 à 08:53:10
Bonjour à tous,

Voici trois articles de presse tout frais, trouvé ce matin dans ma boite email , hummm ça sent le footing mdr ^^ n'exagerons rien.

http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Des-rats-blesses-a-la-moelle-remarchent-21804528 (http://www.20min.ch/ro/news/vaud/story/Des-rats-blesses-a-la-moelle-remarchent-21804528)

http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20120531.OBS7225/paraplegie-reveiller-la-moelle-epiniere-pour-remarcher.html (http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20120531.OBS7225/paraplegie-reveiller-la-moelle-epiniere-pour-remarcher.html)

http://www.europe1.fr/International/Moelle-epiniere-des-rats-remarchent-et-font-esperer-1108973/ (http://www.europe1.fr/International/Moelle-epiniere-des-rats-remarchent-et-font-esperer-1108973/)
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 01 juin 2012 à 11:53:43
Et encore ici !  :smiley:
(Merci Fred)





Citer
PARALYSIE MÉDULLAIRE: Des rats paralysés se remettent à courir


Un cocktail médicamenteux, une stimulation électrique et un robot, ce sont les 3 éléments, qui ont permis à ces chercheurs de École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) de redonner à des rats souffrant de lésions médullaires et de paralysie, le contrôle du mouvement, leur permettant, après une période de réadaptation, de marcher à nouveau puis courir. Cette recherche publiée dans l’édition du 1er juin de la revue Science montre qu'il est possible de réactiver les fonctions de la moelle épinière à l’aide de stimuli électriques et chimiques et ouvre un grand espoir pour les patients atteints de ce type de paralysie.


L’étude débutée il y a 5 ans, à l’EPFL en permettant la régénération des fibres nerveuses lésées chez le rat suggère en effet de nouveaux espoirs et techniques thérapeutiques pour restaurer ces fonctions chez l’Homme. «Grâce aux effets combinés des stimulations et d’un entraînement avec un dispositif de soutien vertical, nos rats retrouvent la marche volontaire en quelques semaines. Ils peuvent rapidement se mettre à courir, à monter des marches ou à éviter des obstacles», explique Grégoire Courtine, le chercheur principal.


Injection, stimulation, adaptation : Alors que la neuroplasticité peut permettre, mais en cas de lésion légère, au système nerveux de se réadapter, dans les cas plus graves, la moelle épinière montre des capacités de récupération très limitées/ Ici les chercheurs montrent qu’il est possible, en combinant injection de médicaments en remplacement des neurotransmetteurs perdus,  stimulations électrochimiques qui envoient des signaux électriques continus aux neurones et séances de réadaptation qui réenclenchent le mouvement, de redonner sa fonctionnalité à la partie lésée de la moelle épinière.


Un rétablissement comparable à l’apprentissage de la marche chez l’enfant : En 2009, Grégoire Courtine avait déjà démontré en stimulant la partie de la moelle épinière située sous la lésion qu’il était possible de rétablir la mobilité, mais de façon involontaire. Ici, son équipe montre la possibilité d’une régénération complète des fibres nerveuses, comparée par les chercheurs, à la phase d’apprentissage de la marche chez l'enfant. Ainsi, chez le rat, les chercheurs constatent que les nouvelles fibres contournent la lésion, permettant aux signaux du cerveau de transmettre à nouveau.


 «Nos rats sont devenus des athlètes, alors même qu’ils étaient complètement paralysés quelques semaines auparavant. Je parle d’une récupération à 100% des capacités de mouvements volontaires», résume le chercheur. Des essais cliniques de phase II sur l’homme sont d’ores et déjà programmés dans un ou deux ans au Balgrist University Hospital Spinal Cord Injury Centre à Zurich, en Suisse.




Source : http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/paralysie-medullaire-des-rats-paralyses-se-remettent-a-courir_8398_lirelasuite.htm (http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/paralysie-medullaire-des-rats-paralyses-se-remettent-a-courir_8398_lirelasuite.htm)


Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: send le 01 juin 2012 à 14:24:59
Le PROF Courtine était ce matin invité sur RTL.
Il a précisé que si cela fonctionnait,ça fonctioonerait que pour les gens qui ont deja une mobilité dans les jambes,les gens tres incomplets.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 02 juin 2012 à 09:59:03
la methode "courtine" consiste a stimuler chimiquement ,electriquement la partie de la moelle  immediatement en dessous de la lesion.de plus les membres inferieurs sont soumis a des mouvements fournis par un robot.le cerveau va engendrer de nouvelles connexions nerveuses qui contourneront la lesion et compenseront ainsi la perte de neurones due a cette lesion.la lesion doit etre pour cela incomplete.
 Des questions se posent cependant:si cette methode revolutionnaire est efficace pour les rats,en sera t-il de meme pour les humains ?.de plus est ce que le facteur age est pris en compte?concerne t-elle aussi les lesions chroniques?
les essais cliniques sur l'homme devraient demarrer dans 2 ou 3 ans,pourquoi pas plus tot?
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: JoséDaSilva le 02 juin 2012 à 10:32:45
C'est super!!!
Ils parlent de rat complètement paralysé et de l'autre coté ils parlent le lésion incomplète...
Même SEND dit que sur rtl il dit pour des patients "très" incomplet...
C'est très apporteur d'espoir.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: mouchette le 02 juin 2012 à 10:55:42
http://www.rtl.be/videos/video/397760.aspx?CategoryID=495 (http://www.rtl.be/videos/video/397760.aspx?CategoryID=495)
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 04 juin 2012 à 13:37:59

Un p'tit résumé pour éviter les confusions :


Comme j’ai écrit dans mon post du 24 mai, le Prof. Courtine va mener un essai clinique en Suisse l'an prochain avec 10 patients paraplégiques et tétraplégiques incomplets (lésion entre C6 et T10 de type ASIA C avec des scores moteurs très bas) en utilisant la combinaison d’une neurostimulation implantée + injection de neuromédiateurs + entraînement robotisée à la marche. Ce projet fait suite à un essai clinique qu’il a mené aux Etats-Unis sur 1 paraplégique incomplet et dont le résultat a fait la une des médias en 2011.


Le projet pour lequel ALARME lui a attribué une subvention cette année 2012, est un projet de recherche préclinique (animale) qu’il va mener en parallèle jusqu’en 2015, sur des lésions médullaires complètes. Pour cela, il prévoit de combiner la neurostimulation implantée + cellules souches neurales incorporées dans des matrices de fibrine qui libèrent des facteurs croissances. Contrairement aux études précédentes utilisant des greffes de cellules souches neurales, cette nouvelle approche favorise une repousse importante, sur une longue distance de projections axonales fonctionnelles dans le tissu hôte.


Donc le Prof Courtine a une approche globale et très intéressante pour traiter efficacement les lésions médullaires incomplètes ET complètes dans les toutes prochaines années !!!  :smiley: 







Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: ANTONIN.D le 04 juin 2012 à 20:41:22
Information passais sur TF1 la semaine dernière: http://videos.tf1.fr/infos/2012/des-rats-paralyses-remarchent-un-espoir-pour-l-homme-7331040.html (http://videos.tf1.fr/infos/2012/des-rats-paralyses-remarchent-un-espoir-pour-l-homme-7331040.html)
Et ce soir sur France2.
Essais actuellement sur l'homme, peu être enfin un espoir!
Antonin
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: chris26 le 05 juin 2012 à 20:14:30
Bonsoir
 
Bonne question christ  :tongue:
 
Une interview du professeur Courtine sur RTL signé Yves Calvi
 
Citer

Grégoire Courtine : "Cette repousse des nerfs chez les rats ouvre des pistes thérapeutiques pour tester ce type d'intervention sur l'homme"

http://www.rtl.fr/actualites/article/gregoire-courtine-cette-repousse-des-nerfs-chez-les-rats-ouvre-des-pistes-therapeutiques-pour-tester-ce-type-d-intervention-sur-l-homme-7748924206 (http://www.rtl.fr/actualites/article/gregoire-courtine-cette-repousse-des-nerfs-chez-les-rats-ouvre-des-pistes-therapeutiques-pour-tester-ce-type-d-intervention-sur-l-homme-7748924206)
 
Chris
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: chris26 le 05 juin 2012 à 22:21:30
 
 
Un article trés explicite dans
 
 
 (http://alarme.asso.fr/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Ftempsreel.nouvelobs.com%2Fthemes%2Fheader%2Fimages%2Flogo-sea.png&hash=78864d5876071d4132866f10c7457ed3)
 
http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20120531.OBS7225/paraplegie-reveiller-la-moelle-epiniere-pour-remarcher.html (http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20120531.OBS7225/paraplegie-reveiller-la-moelle-epiniere-pour-remarcher.html)
 


(http://alarme.asso.fr/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Freferentiel.nouvelobs.com%2Ffile%2F3779561.jpg&hash=e551ec57b48631c14e3088e717c3f7c3)







Vidéo explicative  :arrow:
 
http://www.dailymotion.com/video/xr8ejj_des-rats-paraplegiques-qui-remarchent-les-explications-de-gregoire-courtine-1_tech?search_algo=2 (http://www.dailymotion.com/video/xr8ejj_des-rats-paraplegiques-qui-remarchent-les-explications-de-gregoire-courtine-1_tech?search_algo=2)
 
(http://alarme.asso.fr/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Freferentiel.nouvelobs.com%2Ffile%2F3787086.jpg&hash=02c2d27fcce4ca7e231fe846bf6ba149)
 
Chris
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 16 juin 2012 à 21:44:39
une reponse de Courtine gregoire :

Chers médullo-lésés, leur famille et amis,

Durant les deux dernières semaines, j’ai reçu des centaines d’emails, courriers, et coups de téléphone me demandant des informations supplémentaires sur nos expériences, ou une participation dans un essai clinique.

Je vous remercie sincèrement pour votre confiance dans nos travaux, et votre foi dans leur potentiel thérapeutique.

A ce stade, cependant, je n’insisterai jamais assez : la stratégie que nous sommes entrain de développer pas à pas ne constitue pas une cure pour les lésions de la moelle épinière. En particulier, ce type d’approche à elle seule ne saurait améliorer les capacités fonctionnelles d’une manière significative après des lésions quasi-complètes, surtout si elles sont chroniques. Des stratégies complémentaires pour stimuler la repousse des nerfs seront essentielles. Nous y travaillons.

Cela dit, la réorganisation nerveuse et la récupération observée chez les animaux sont sans précédent. En conséquence, nos résultats ouvrent de nouvelles voies thérapeutiques pour améliorer les capacités fonctionnelles après des lésions incomplètes, surtout si elles sont récentes. Si l’on parvenait à augmenter la récupération, et ainsi améliorer la qualité de vie pour certaines personnes, ce serait déjà un grand succès.   

A présent, nous investissons tous nos efforts pour optimiser et valider la technologie nécessaire au transfert de notre approche à la réalité clinique, et pour lever des fonds supplémentaires à la conduite d’une étude clinique.

Ce processus prendra 2 à 3 ans, suivant les obstacles que nous rencontrerons, lesquels sont indépendants de notre volonté. Je comprends votre frustration à la lecture de ce délai. Cependant, la protection et la sécurité des participants doivent prévaloir sur le désir d’accélérer l’implémentation clinique.

Si vous cherchez des informations supplémentaires, rendez-vous sur www.project-rewalk.com (http://www.project-rewalk.com). Ce Documentaire Web raconte l’aventure scientifique et humaine de mon laboratoire. De nouveaux épisodes viendront compléter la liste existante en fonction de nos prochains progrès expérimentaux et cliniques.

Toutes vos informations ont été stockées dans une liste de diffusion que nous utiliserons pour vous fournir des informations sur l’essai clinique, et le processus de sélection des premiers patients.

Comprenez que cette ligne de recherche n’est pas seulement une opportunité scientifique à mes yeux. En effet, si je ne peux vous promettre que notre thérapie apportera des améliorations pour les individus médullo-lésés, je peux vous garantir que je ferai l’impossible pour le découvrir.Comme le dit notre patient emblématique David dans le documentaire Web : « Gardons l’espoir, et fonçons »

Sincèrement, Dr Grégoire Courtin
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 17 juin 2012 à 10:40:52
Effectivement, sa thérapie actuelle (stimulation électrique et chimique + entrainement locomoteur) qui va entrer en essai clinique ne concerne que des lésions incomplètes.


Pour les lésions plus graves (complètes), il va commencer en parallèle une recherche préclinique (animale) :



« Notre objectif est de déterminer si la neuroprothèse implantée est capable de restaurer la locomotion volontaire après une lésion médullaire complète, c'est à dire lorsque toutes les fibres supraspinales et intramédullaires ont été interrompues. Pour atteindre cet objectif, nous visons à combiner la neuroprothèse implantée avec des greffes de cellules souches neurales incorporées dans des matrices de fibrine qui libèrent des facteurs croissances. Contrairement aux études précédentes utilisant des greffes de cellules souches neurales, cette nouvelle approche favorise une repousse importante, sur une longue distance de projections axonales fonctionnelles dans le tissu hôte.

Nous émettons l'hypothèse que la combinaison de thérapies neurorégénératives permettra la mise en place de nouveaux circuits de relais à travers la lésion, ce qui va restaurer le contrôle volontaire de la locomotion et d'autres fonctions physiologiques (contrôle de la vessie, par exemple) chez des rats adultes avec une lésion médullaire complète. Ces interventions sont actuellement testées dans des primates (pour les cellules souches neurales) et en tests cliniques (pour la neuroprothèse implantée). Ce type d'interventions combinatoires peut conduire à des applications cliniques viables pour les humains atteints de lésions médullaires graves. »


Ce projet conduit par le Prof Courtine durera jusqu’en 2015, et coûtera globalement un peu plus d’un million d’euros. ALARME participe cette année à son financement.  :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: stardupoker le 12 juillet 2012 à 17:42:28
Bonjour à tous

J'ai trouvé cette vidéo recente , qui dure 17 minutes, mais malheuresement en anglais, je ne peux pas en profité, comme plein d'autres je suppose.
Si quelqu'un veut traduire, en condensé ou faire quelques commentaires, ne vous genez pas..
Je le trouve passionnant ce chercheur ! c'est mon poulain maintenant , dans cette cource pour trouver le remede ! :)

http://www.youtube.com/watch?v=Ta4A75as7Dc&feature=results_main&playnext=1&list=PLF3D456A006C75119 (http://www.youtube.com/watch?v=Ta4A75as7Dc&feature=results_main&playnext=1&list=PLF3D456A006C75119)
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: dardaran le 13 juillet 2012 à 13:16:17
c'est super intéressant.
Il dit à la fin:
-" Je voudrais mettre l'accent sur le fait que ceci n'est pas LE remède pour les LME mais peut-être bien un morceau de ce puzzle compliqué. Nous avons peut-être fait un pas en avant....
C'est en sortant "des sentier battus" et en poursuivant nos idées que nous arriverons à trouver des solutions... Nous espérons avoir ouvert une nouvelle voie dans la recherche sur les LME."

(traduction libre)

G.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 30 octobre 2012 à 03:14:45
Les nouvelles on un gout d'optimisme qui ravis mes papilles. On dit parfois que pour faire un pas, la recherche recule de trois, mais l'élan que le Pr Courtine apporte à ses projet et formidable. Il n'y a qu'un mot: Stimulant !!
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: JoséDaSilva le 15 novembre 2012 à 00:51:48
Sa me sent très bon ça... :cheesy:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: ninou le 15 novembre 2012 à 01:29:06
retrouvé la capacité de se lever+  :cheesy: bouger ses jambes +
 pris le contrôle accru de la vessie+ et la fonction sexuelle :grin:
    c super
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 15 novembre 2012 à 10:14:57
Voilà qui redonne du baume au coeur  :smiley: :smiley: :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: mouchette le 15 novembre 2012 à 10:22:48
C'est où qu'on signe ?  :cheesy:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 15 novembre 2012 à 11:43:13
oui !! ça se rapproche, pouvoir se lever serait donc un rêve abordable dans un avenir trés proche  :cool:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 15 novembre 2012 à 12:49:02
Regardez ce webdocumentaire en 3 épisodes, où plusieurs vidéos expliquent les recherches de l'équipe Suisse du Pr Courtine qui ont réussi à faire remarcher et même courir des rats paralysés.


:arrow: http://www.project-rewalk.com/#/fr/home (http://www.project-rewalk.com/#/fr/home)


L'association ALARME a soutenu cette équipe à hauteur de 16 000 € en 2012, et je pense doubler ce soutien en 2013 !

(merci Marc pour le lien)
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: éric le 15 novembre 2012 à 19:04:26
oui !! ça se rapproche, pouvoir se lever serait donc un rêve abordable dans un avenir trés proche  :cool:

je te dis pas la bringue gillou mdr !
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 16 novembre 2012 à 16:53:04
je te dis pas la bringue gillou mdr !
ha que oui! la bringue, la vraie de vrais et une petite distribution de baffes  :grin:  j'ai une toute petite liste de personnes méritantes :evil: :grin:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 17 novembre 2012 à 09:53:38
Regardez ce webdocumentaire en 3 épisodes, où plusieurs vidéos expliquent les recherches de l'équipe Suisse du Pr Courtine qui ont réussi à faire remarcher et même courir des rats paralysés.


:arrow: http://www.project-rewalk.com/#/fr/home (http://www.project-rewalk.com/#/fr/home)


L'association ALARME a soutenu cette équipe à hauteur de 16 000 € en 2012, et je pense doubler ce soutien en 2013 !

(merci Marc pour le lien)

Ça va faire 1 an que je suis les avancés du Pr Courtine et j'avoue que c'est très motivant. Voici un lien pour ceux qui veulent en savoir plus:

http://courtine-lab.epfl.ch/ (http://courtine-lab.epfl.ch/)
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 19 février 2013 à 10:49:07
pas assez concret à mon goût, puisque l'échelle de gens testé n'est pas trés grande :wink:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: mureyt le 19 février 2013 à 16:23:55
concret car testé sur l'homme et si ça c'est pas concret par rapport aux rats vaches et autres dinosaures............
sans parler des super articles qui vantent des recuperations miraculeuses mais qu'on ne voit jamais!
alors comme tu dis qu'ils agrandissent vite l'echelle des gens testés .......................
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 20 février 2013 à 13:21:26
Citer
17-Fév-2013


Marcher de nouveau après une lésion médullaire


Dans le laboratoire, les rats avec une lésion sévère de la moelle épinière apprennent à marcher et courir de nouveau. En Juin dernier, dans la revue Science, Grégoire Courtine, de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), a rapporté que des rats dans son laboratoire n'ont pas seulement recommencer à marcher volontairement, mais aussi à courir, monter les escaliers, et éviter les obstacles après quelques semaines de réadaptation neurologique avec une combinaison de stimulation électrique-chimique et d'un harnais robotique.


Lors de la réunion annuelle 2013 de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS), à Boston, Grégoire Courtine a décrit en détail cette recherche et les prochaines étapes en vue d'essais cliniques prévus en Suisse. Courtine est le président de l'International Paraplegic Foundation (IRP) à l'EPFL. Il a décrit la technologie des neuroprothèses développée dans son laboratoire, qui visent à rétablir le contrôle volontaire de la locomotion après une lésion sévère de la moelle épinière.


Courtine espère commencer les essais cliniques chez des patients humains dans les deux prochaines années. À l'AAAS, il a présenté le projet européen NeuWalk ( www.neuwalk.com (http://www.neuwalk.com) ) de 9 millions d'euros, un effort dédié au transfert de technologie des rats aux humains avec des lésions de la moelle épinière à travers le développement de systèmes de neuroprothèses efficaces pour la réhabilitation. La première phase d'études cliniques sera effectuée à l'hôpital de l'Université de Lausanne (CHUV), qui a développé une grande expertise dans la stimulation électrique-chimique de la moelle épinière humaine. La deuxième phase aura lieu au nouveau pôle académique prévu de EPFL en Valais, en Suisse, qui sera inauguré en 2015. Ce centre de santé et de biotechnologie en Valais mettra l'accent sur de nouveaux traitements et de réadaptation pour les personnes ayant un handicap physique. Ce programme de recherche a le potentiel de développer des paradigmes de traitement efficaces pour réhabiliter les individus avec une lésion grave de la moelle épinière, pour qui les traitements actuels de réadaptation ne permettent pas de restaurer la capacité de se tenir debout ou de marcher.




===========================
 :arrow: TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
===========================




Public release date: 17-Feb-2013


Walking again after spinal injury


In the lab, rats with severe spinal cord injury are learning to walk—and run—again. Last June in the journal Science, Grégoire Courtine, of the École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), reported that rats in his lab are not only voluntarily initiating a walking gait, but they were sprinting, climbing up stairs, and avoiding obstacles after a couple of weeks of neurorehabilitation with a combination of a robotic harness and electricalchemical stimulation.


Now, at the 2013 Annual Meeting of the American Association for the Advancement of Science (AAAS) in Boston, Courtine describes this research in detail and the next steps towards clinical trials to be done in Switzerland. Courtine holds the International Paraplegic Foundation (IRP) Chair in Spinal Cord Repair at EPFL. At AAAS, in a symposium titled, “Engineering the Nervous System: Solutions to Restore Sight, Hearing, and Mobility,” he outlines the range of neuroprosthetic technologies developed in his lab, which aim to restore voluntary control of locomotion after severe spinal cord injury. He explains how he and his colleagues are interfacing the central nervous system with stretchable spinal electrode arrays controlled with smart stimulation algorithms – combined with novel robotic rehabilitation – and shows videos of completely paralyzed rats voluntarily moving after only weeks of treatment.


Courtine expects to begin clinical trials in human patients within the next two years. At AAAS, he presents the 9 million euro European project NeuWalk (http://www.neuwalk.eu (http://www.neuwalk.com)), an effort dedicated to the transfer of technology from rats over to humans with spinal cord damage through development of effective neuroprosthetic systems for rehabilitation. The first phase of clinical studies will be conducted at the Lausanne University Hospital (CHUV), which has developed extensive expertise in the electrical-chemical stimulation of the human spinal cord. The second phase will take place at the newly planned EPFL Valais Wallis academic cluster in Valais, Switzerland, to be inaugurated in 2015. This health and biotechnology center in Valais will focus on new treatments and rehabilitation for people with physical disabilities. This research program has the potential to develop effective treatment paradigms for rehabilitating individuals with severe spinal cord injury, for whom current rehabilitative treatments do not restore the ability to stand or walk.


More information:


Researcher Contact :
Professor Grégoire Courtine
International Paraplegic Foundation (IRP) Chair in Spinal Cord Repair
gregoire.courtine@epfl.ch
http://courtine-lab.epfl.ch (http://courtine-lab.epfl.ch)




Source : http://www.eurekalert.org/pub_releases/2013-02/epfd-waa021113.php (http://www.eurekalert.org/pub_releases/2013-02/epfd-waa021113.php)




Pour voir des photos et vidéos de rats avec une lésion médullaire traités dans le labo du Pr. Courtine :


 :arrow: http://courtine-lab.epfl.ch (http://courtine-lab.epfl.ch)


 :arrow:  http://www.neuwalk.eu


 :arrow:  http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2280405/One-small-step-rat-Researchers-reveal-groundbreaking-treatment-let-paralysed-animals-walk-begin-human-trials-years.html (http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2280405/One-small-step-rat-Researchers-reveal-groundbreaking-treatment-let-paralysed-animals-walk-begin-human-trials-years.html)
Titre: Cellules souches
Posté par: dardaran le 09 mars 2013 à 18:59:01
Un article sympa, en attendant les nouvelles avancées:

Citer

Remarcher un jour: on avance pas à pas

Les medias se font régulièrement l’écho d’avancées scientifiques qui permettraient aux paraplégiques de remarcher un jour. La Suisse est à la pointe dans certains de ces domaines de recherche. Mais ceux qui les mènent rappellent que les développements prennent beaucoup de temps.

....

Date article: 05 mars 2013
Source: swissinfo.ch
Le lien: www.swissinfo.ch/fre/sciences_technologies/Remarcher_un_jour:_on_avance_pas_a_pas.html?cid=35142380

G.

Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 18 mars 2013 à 17:39:03

Dans la continuité du projet de recherche du laboratoire du Prof. Grégoire Courtine au Center for Neuroprosthetics and Brain Mind Institute à Zurich (Suisse), initié en l'an dernier, le Conseil d'administration d'ALARME a décidé de continuer à financer le projet : "COMBINING NEUROREHABILITATIVE AND NEUROREGENERATIVE THERAPIES TO RESTORE LOCOMOTOR FUNCTIONS AFTER COMPLETE SCI".


Montant global TTC de la subvention pour 2013 : 30 000 euros


Voici un résumé de la recherche :


Aucune intervention n'a rétabli jusqu'à ce jour le contrôle volontaire de la locomotion après une lésion de la moelle épinière (LME) conduisant à une paralysie chronique. Nous avons récemment mis en place une neuroprothèse électrochimique et une interface robotique posturale conçue pour encourager les mouvements des circuits supraspinaux chez les rats avec des lésions paralysantes (van den Brand, Heutschi et al. 2012). Nous avons appelé cette nouvelle intervention thérapeutique "entrainement neuroprosthétique multi-système".

Nous avons induit deux hémisections latérales opposés à deux niveaux dorsaux différents chez le rat adulte. Cette lésion interrompt complètement tous les faisceaux descendants, mais laisse un espace intermédiaire du tissu nerveux intact, comme habituellement observé chez l'homme avec des blessures paralysantes.

Malgré l'interruption complète de voies directes supraspinales, le cortex a retrouvé la capacité de transformer l'information contextuelle en commandes spécifiques pour exécuter une locomotion raffinée. Cette reprise s'est appuyé sur le remodelage complet de projections corticales, y compris la formation de relais intrarachidiens qui ont rétabli le contrôle qualitatif sur les circuits lombo-sacrés activés électrochimiquement.

Notre prochain objectif important est de déterminer si l'entrainement neuroprosthétique multi-système est capable de restaurer la locomotion volontaire après une LME complète, c'est à dire quand toutes les fibres supraspinales et intraspinales ont été interrompues. Pour atteindre cet objectif, nous cherchons à combiner l'entrainement neuroprosthétique multi-système avec des implants révolutionnaires de cellules souches neurales incorporés dans des matrices de fibrine qui libèrent des facteurs de croissance. Contrairement aux études précédentes utilisant uniquement des implants de cellules souches neurales, cette nouvelle approche favorise une repousse importante et sur une longue distance des projections axonales fonctionnelles dans le tissu hôte (Lu, Wang et al. 2012).

Nous émettons l'hypothèse que la combinaison de thérapies neuroréhabilitative et neurorégénérative favorisera l'établissement de nouveaux circuits relais à travers la lésion qui vont restaurer le contrôle volontaire de la locomotion et d'autres fonctions physiologiques (contrôle de la vessie, par exemple) chez les rats adultes atteints de LME complète. Ces interventions sont actuellement testées chez des primates (cellules souches) et des études cliniques humaines (entrainement neuroprosthétique multi-système). Ce type d'interventions combinatoires peuvent conduire à des applications cliniques viables pour les humains ayant subis une lésion sévère de la moelle épinière.

Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: fti le 16 mai 2013 à 15:45:20
Salut, voila un mail que j'ai reçu du Pr Courtine
 
Citer

 I sincerely thank you for believing in our research and its potential therapeutic outcome. The dedication necessary to orchestrate the research in my lab – in order to accelerate the translation of our findings in rats to a viable intervention for humans with spinal cord injury – prevents me from responding to your query in a fast and personal manner. Indeed, every week my lab receives numerous letters, emails and phone calls requesting information on our work or expressing the desire to enroll in a clinical trial. I nevertheless hope that this letter will help clarify the status of our efforts towards implementing clinical trials. At this stage, I can only  emphasize that the strategy we are developing does not constitute a cure for spinal cord injury. In particular, a combination of our therapy with other available treatments, such as neuroregenerative interventions, will play a critical role to improve spinal cord function after near-complete, chronic injury. Currently, we have limited information on the ability of this treatment paradigm to improve motor function after other neurological disorders such as multiple sclerosis or ALS. We are investigating the impact of electrical spinal cord stimulation in other neurological conditions, but it is premature to draw conclusions.
Tremendous efforts are being made to further optimize and validate the technology necessary to translate our approach into a viable clinical application for humans. We are doing this in collaboration with a dedicated and expert consortium of European laboratories (www.neuwalk.eu (http://www.neuwalk.eu)). Over the past year, we achieved a few milestones for humans.  These include the development of a robotic interface for training human patients in natural conditions, and the preliminary design of electrical spinal cord stimulators that will allow stimulation of the spinal cord similar to the paradigms developed for rodents.
These new technologies establish the setting for implementation of afirst clinical study, to be done in collaboration with the University Hospital (CHUV) in Lausanne.  Prof. Curt and Prof. Schurch, both with over 25 years of experience in spinal cord injury medicine, will supervise the selection of patients and the functional evaluations. Prof. Bloch, head of functional neurosurgery at the CHUV, will be in charge of all the surgical aspects of the study. This first study will involve 8 paraplegic candidates with residual connectivity across the injury, which will be verified by the presence of voluntary movement in the legs despite being unable to walk. Ideally, these individuals will live close to Lausanne in order to allow extensive testing and rehabilitation for 6 to 9 months.
We are still waiting for approval of the ethical commission to initiate the clinical trial. Consequently, we cannot legally start enrolling candidates in this study.  If you wish, your email information can be stored in a large database of interested individuals. Upon release of official authorization for the launch of a clinical trial, you will be directly informed via an email diffusion list.In parallel, we are conducting extensive testing in macaques to identify the relevant pharmacological agents to promote locomotion in a species closer to humans. Our aim is to ensure the safe and efficient translation of our findings in rodents to humans. Evaluation of the combination of electrical spinal cord stimulation and pharmacological agents will take several years. This long period is due to the need for pharmacological development and the time required to collect sufficient information on safety and to ensure the absence of neurotoxicity. A comprehensive therapeutic strategy will be implemented in a second phase through a clinical trial conducted with newly injured individuals in our paraplegic center, planned to open in Sion in 2017 (http://actu.epfl.ch/news/epfl-and-the-state-of-valais-have-signed-a-partner/ (http://actu.epfl.ch/news/epfl-and-the-state-of-valais-have-signed-a-partner/)).If you are seeking more information, you may go to www.project-rewalk.com (http://www.project-rewalk.com)
. This web documentary relates the scientific and human journey of my laboratory. New episodes will complement the documentary in the near future, as new experimental and clinical progresses are achieved.
Please understand that this endeavor is not merely a scientific opportunity for me. I cannot promise you that our therapy will bring functional improvement for spinal cord injured people; but I promise you that my team and I will do the impossible to find out.
As our emblematic patient David says in the Web Documentary: “Let’s hope, and go for it”.


Sincerely,

Dr. Grégoire Courtine


---------------------------------------------------------------------------------------
Prof. Dr. Grégoire Courtine
International Paraplegic Foundation Chair in Spinal Cord Repair
Center for Neuroprosthetics and Brain Mind Institute
School of Life Sciences
Swiss Federal Institute of Technology (EPFL)
1015 Lausanne, Switzerland
 
EPFL SV UPCOURTINE - station 19
Office: SV - 2808
Tel: +41 21 69 38343
Cell: +41 79 564 74 96
Fax: +41 21 693 07 40

E-mail: gregoire.courtine@epfl.ch
Website: http://courtine-lab.epfl.ch/ (http://courtine-lab.epfl.ch/)
Visit the Web Documentary on G-lab: www.project-rewalk.com (http://www.project-rewalk.com)
---------------------------------------------------------------------------------------

Executive Assistant: Kim-Yen Nguyen
E-mail: kim-yen.nguyen@epfl.ch
Tel: +41 21 69 30762 (http://alarme.asso.fr/forum/tel:%2B41%2021%2069%2030762)
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: JoséDaSilva le 16 mai 2013 à 16:49:03
Peut on avoir une traduction?
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 16 mai 2013 à 18:28:35
traduit avec google  :wink:
 
Citer
Je vous remercie sincèrement de croire en notre recherche et son résultat thérapeutique potentielle. Le dévouement nécessaire pour orchestrer la recherche dans mon laboratoire - afin d'accélérer la conversion de nos résultats chez le rat à une intervention viable pour les humains atteints de lésions de la moelle épinière - m'empêche de répondre à votre question d'une manière rapide et personnel. En effet, chaque semaine mon laboratoire reçoit de nombreuses lettres, des courriels et des appels téléphoniques demandant des informations sur notre travail ou exprimant le désir de s'inscrire à un essai clinique. J'espère néanmoins que cette lettre aidera à clarifier le statut de nos efforts en vue de la mise en œuvre des essais cliniques. Au stade actuel, je ne peux que souligner que la stratégie que nous développons ne constitue pas une cure pour la lésion de la moelle épinière. En particulier, une combinaison de notre thérapie avec d'autres traitements disponibles, telles que les interventions neurorégénératifs, jouera un rôle essentiel pour améliorer la fonction de la moelle épinière après presque complète, d'une blessure chronique. Présentement, nous avons peu d'informations sur la capacité de ce paradigme du traitement pour améliorer la fonction motrice après d'autres troubles neurologiques comme la sclérose en plaques ou de la SLA. Nous étudions l'impact de la stimulation électrique de la moelle épinière dans d'autres conditions neurologiques, mais il est prématuré de tirer des conclusions.

Des efforts considérables sont faits pour optimiser et valider la technologie nécessaire pour traduire notre approche dans une application clinique viable pour les humains. Nous faisons cela en collaboration avec un consortium spécialisé et expert des laboratoires européens (www.neuwalk.eu (http://www.neuwalk.eu)). Au cours de la dernière année, nous avons réalisé quelques jalons pour l'homme. Il s'agit notamment de la mise au point d'une interface robotique pour la formation des patients humains dans des conditions naturelles, et la conception préliminaire de stimulateurs électriques de la moelle épinière qui permettra la stimulation de la moelle épinière similaire aux paradigmes développés pour les rongeurs.

Ces nouvelles technologies établir le cadre pour la mise en œuvre de l'étude clinique AFIRST, à faire en collaboration avec l'Hôpital universitaire (CHUV) à Lausanne. Le professeur Curt et le professeur Schurch, à la fois avec plus de 25 ans d'expérience dans la moelle médecine de lésions de la moelle, supervisera la sélection des patients et les évaluations fonctionnelles. Professeur Bloch, chef du service de neurochirurgie fonctionnelle au CHUV, sera en charge de tous les aspects chirurgicaux de l'étude. Cette première étude comprendra 8 candidats paraplégiques avec connectivité résiduelle à travers la blessure, qui sera vérifiée par la présence du mouvement volontaire dans les jambes tout en étant incapable de marcher. Idéalement, ces personnes vont vivre près de Lausanne afin de permettre à de nombreux essais et de réadaptation pour les 6 à 9 mois.

Nous sommes toujours en attente d'approbation de la commission d'éthique de lancer l'essai clinique. Par conséquent, nous ne pouvons pas légalement commencer à recruter des candidats dans cette étude. Si vous le souhaitez, vos informations de courrier électronique peut être stocké dans une grande base de données de personnes intéressées. Lors de la libération d'une autorisation officielle pour le lancement d'un essai clinique, vous serez directement informé par un list.In diffusion email parallèle, nous menons des tests approfondis sur des macaques à identifier les agents pharmacologiques pertinents pour promouvoir la locomotion chez une espèce proche de l'homme. Notre objectif est d'assurer la traduction sûre et efficace de nos résultats chez les rongeurs à l'homme. Évaluation de la combinaison de la moelle électrique stimulation de la moelle et des agents pharmacologiques prendra plusieurs années. Cette longue période est due à la nécessité d'un développement pharmacologique et le temps nécessaire pour recueillir suffisamment d'informations sur la sécurité et d'assurer l'absence de neurotoxicité. Une stratégie thérapeutique globale sera mise en oeuvre dans une deuxième phase à travers un essai clinique mené avec des personnes nouvellement blessés dans notre centre paraplégique, devrait ouvrir ses portes à Sion en 2017 (http://actu.epfl.ch/news/epfl-and-the (http://actu.epfl.ch/news/epfl-and-the) -state-of-valais-a-signé-a-partenaire /). Si vous cherchez plus d'informations, vous pouvez aller à www.project-rewalk.com (http://www.project-rewalk.com). Ce webdocumentaire concerne le voyage scientifique et humaine de mon laboratoire. De nouveaux épisodes viendront compléter le documentaire dans un proche avenir, que de nouveaux progrès expérimentales et cliniques sont réalisés.

Veuillez comprendre que cet effort n'est pas seulement une opportunité scientifique pour moi. Je ne peux pas vous promettre que notre thérapie apportera amélioration fonctionnelle de la moelle épinière des personnes blessées, mais je vous promets que mon équipe et moi-même ferons l'impossible pour le savoir.

Comme notre emblématique patient David dit dans le documentaire Web: «Espérons, et allons-y."

Sincèrement,

Dr. Grégoire Courtine
 
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 18 mai 2013 à 10:26:21
plutôt prudent dans ces propos, c'est une bonne chose  :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 05 novembre 2013 à 11:45:58
J'ai ajouté un article sur le site ---> http://alarme.asso.fr/?p=1104 (http://alarme.asso.fr/?p=1104)

En rapport à la discussion actuelle :wink:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: chris26 le 09 avril 2014 à 23:16:23
L'info est passé au journal du magazine de la santé de France 5 hier  :azn:

Et dire que mes giboles bougent tout autant lorsque je suis en position allongé à la difference prêt quelles le fond sans commande volontaire  :angry:

Chris
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: chris26 le 09 avril 2014 à 23:36:44
En replay encore 5 jours ! Repère 16mn 20secondes http://pluzz.francetv.fr/videos/le_magazine_de_la_sante_,99864219.html (http://pluzz.francetv.fr/videos/le_magazine_de_la_sante_,99864219.html)

Chris
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 10 avril 2014 à 09:44:22
se tenir debout n'est pas suffisant ,avancer  avec de l'equilibre ,c'est la le probleme.
pour ma part,j'arrive a marcher avec un dehambulateur a roulettes au prix d'une folle depense d'energie et c'est tres epuisant d'ailleurs j'ai rapidemenr arretè et j'utilise constamment un fauteuil roulant.
bouger ses jambes n'est pas marcher,j'en sais quelque chose.
la neurostimulation est interessante mais pas ideale elle pourrait servir  a l'entretien musculaire et pour les ennuis vesicaux ,intestinaux et sexuels ,
pour la marche ,c'est plus compliquè.seule la reparation de la lesion  pourrait resoudre son probleme.
jai vu des personnes atteintes de la maladie de guillain-barrè completement paralysèes se remettrent a marcher en un temps record des que la remyelisation de leurs nerfs s'est achevèe,je sais que leur cas est different du notre mais ça m'a permis de constater que quand quand le systeme nerveux se remet a fonctionner ,tout va tres vite vers la parfaite rehabilitation physique.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: harbib le 10 avril 2014 à 22:56:25
la combinaison de toues ces therapies( electrostimilation;cellules souches; et autre therapies..) ne serait elle pas faisable et permettre une recuperation plus ou moins complete .ca serait une grande avancee pour nous et pour l humanite.
pourquoi ces scientifiques sont si aveugles?
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 12 avril 2014 à 12:19:11
J'ai édité un nouvel article sur le site d'ALARME (espoir après qu’un dispositif électrique stimulant leur moelle épinière leur a été implanté) -- :wink: --> http://alarme.asso.fr/espoir-apres-quun-dispositif-electrique-stimulant-moelle-epiniere-ete-implante/

Marc
Webmaster d'Alarme
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 12 avril 2014 à 17:46:00
cette neurostimulation,au dela de l'interet qu'elle presente,pose quelques questions.dont celle ci:
comment peut on avoir un mouvement volontaire apres neurostimulation dans le cas d'une lesion complete .il n'y a dans ce cas aucune relation de la partie de la moelle situee sous la lesion avec le cerveau.
sauf si l'on considere qu'il n'y a pas de lesion reellement complete.ce procede de neurostimulation serait  alors ideal pour des incomplets averès.a suivre
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 14 avril 2014 à 15:05:22

Dans la continuité du projet de recherche du laboratoire du Pr. Grégoire Courtine au Center for Neuroprosthetics and Brain Mind Institute à Zurich (Suisse), initié en 2012, que nous avons aussi financé en 2013, le Conseil d'Administration d'ALARME a décidé de continuer à financer le projet en 2014 : "COMBINING NEUROREHABILITATIVE AND NEUROREGENERATIVE THERAPIES TO RESTORE LOCOMOTOR FUNCTIONS AFTER COMPLETE SCI". Montant global de la subvention : 30 000 euros


BILAN année 2013 :

Le projet avance rapidement. Leurs collaborateurs américains sont venus participer aux chirurgies au 2ème trimestre 2013. Les premiers résultats ont été obtenus dès cette année 2013. Ils ont réalisé les études planifiées. Malgré des problèmes pour transférer tous les détails de la technologie des cellules souches de San Diego à Lausanne, ils sont parvenus à observer les premiers mouvements des membres paralysés avec une lésion complète de la moelle épinière sur le modèle animal. Cela est très prometteur.

Pour information, une équipe indépendante financée par la NIH (National Institute of Health, USA) vient de publier une réplication de leur approche dans Cell (la meilleure revue scientifique avec Nature et Science). Ce qui confirme l'efficacité de cette voie de recherche. Donc, l'équipe de chercheurs dirigés par le Prof. Grégoire Courtine est d’autant plus impatient d’aller de l’avant.

Grace aux fonds de recherche d’ALARME, l'équipe du Pr. Courtine a recruté un nouveau doctorant spécialisé qui vient de Californie pour optimiser la greffe de cellules souches avec des biogels sur les lésions médullaires complètes. C’est l’avancée qu'ils programment de tester pour 2014.



Voici un résumé de leur recherche :

Aucune intervention n'a rétabli jusqu'à ce jour le contrôle volontaire de la locomotion après une lésion de la moelle épinière (LME) conduisant à une paralysie chronique. Nous avons récemment mis en place une neuroprothèse électrochimique et une interface robotique posturale conçue pour encourager les mouvements des circuits supraspinaux chez les rats avec des lésions paralysantes (van den Brand, Heutschi et al. 2012). Nous avons appelé cette nouvelle intervention thérapeutique "entrainement neuroprosthétique multi-système".

Nous avons induit deux hémisections latérales opposés à deux niveaux dorsaux différents chez le rat adulte. Cette lésion interrompt complètement tous les faisceaux descendants, mais laisse un espace intermédiaire du tissu nerveux intact, comme habituellement observé chez l'homme avec des blessures paralysantes.

Malgré l'interruption complète de voies directes supraspinales, le cortex a retrouvé la capacité de transformer l'information contextuelle en commandes spécifiques pour exécuter une locomotion raffinée. Cette reprise s'est appuyé sur le remodelage complet de projections corticales, y compris la formation de relais intrarachidiens qui ont rétabli le contrôle qualitatif sur les circuits lombo-sacrés activés électrochimiquement.

Notre prochain objectif important est de déterminer si l'entrainement neuroprosthétique multi-système est capable de restaurer la locomotion volontaire après une LME complète, c'est à dire quand toutes les fibres supraspinales et intraspinales ont été interrompues. Pour atteindre cet objectif, nous cherchons à combiner l'entrainement neuroprosthétique multi-système avec des implants révolutionnaires de cellules souches neurales incorporés dans des matrices de fibrine qui libèrent des facteurs de croissance. Contrairement aux études précédentes utilisant uniquement des implants de cellules souches neurales, cette nouvelle approche favorise une repousse importante et sur une longue distance des projections axonales fonctionnelles dans le tissu hôte (Lu, Wang et al. 2012).

Nous émettons l'hypothèse que la combinaison de thérapies neuroréhabilitative et neurorégénérative favorisera l'établissement de nouveaux circuits relais à travers la lésion qui vont restaurer le contrôle volontaire de la locomotion et d'autres fonctions physiologiques (contrôle de la vessie, par exemple) chez les rats adultes atteints de LME complète. Ces interventions sont actuellement testées chez des primates (cellules souches) et des études cliniques humaines (entrainement neuroprosthétique multi-système). Ce type d'interventions combinatoires peuvent conduire à des applications cliniques viables pour les humains ayant subis une lésion sévère de la moelle épinière.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 14 avril 2014 à 19:03:58
merci :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: charlieboy le 15 avril 2014 à 01:32:33
Oui, merci Thierry, cela nous remonte toujours le morale de te lire...


Charles
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: harbib le 16 avril 2014 à 20:38:51
. Ces interventions sont actuellement testées chez des primates (cellules souches) et des études cliniques humaines (entrainement neuroprosthétique multi-système). Ce type d'interventions combinatoires peuvent conduire à des applications cliniques viables pour les humains ayant subis une lésion sévère de la moelle épinière.
merci Thierry et grand bravo a Courtine d oser une combinaison de traitement au lieu de s obstiner dans une seule voie. mais je suis perplexe l affirmation chez le primate et des etudes cliniques .....
aurais je Thierry mal compris ou est il passe a la phase clinique.
pour repondre a farid .tu sais en medecine il ya parfois des choses qu on explique l experimentation prouve que cela marche et seulement des annees apres on comprend le mécanisme. d ailleurs dans l article du Dr Harkema qui utilise la stimulation epidurale.elle a dit qu on ne s explique les resultats au dela de nos esperances.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 12 septembre 2014 à 13:57:48

Voici une vidéo qu'il faut regarder ! Ce reportage est passé hier soir dans l'émission Envoyé Spécial. Ce qui concerne la moelle épinière dans la vidéo, cela est au début et cela dure environ 5 minutes.

"Le business de l'homme réparé" à travers reportages et entretiens, le magazine de la Rédaction de France 2 aborde tout ce qui fait l'’actualité.
 
Voici le lien pour voir la vidéo :

 :arrow: http://www.france2.fr/emissions/envoye-special/les-reportages/le-business-de-l-homme-repare_260535 (http://www.france2.fr/emissions/envoye-special/les-reportages/le-business-de-l-homme-repare_260535)
 


(Merci Arnaud ! ;) )
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 12 septembre 2014 à 14:46:15
j'ai raté l'émission hier soir et l'avait enregistré, stupéfiant!!
Courtine est le bon choix :cool:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Arnaud le 12 septembre 2014 à 15:42:40
Alarme finance t'elle Grégoire Courtine ?
 
Sinon, envisage t'elle de le faire par l'intermédiaire de de sa société ou en direct ?
 
 :smiley:
 
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 12 septembre 2014 à 17:54:53
en 2013 et 2014 ALARME à financé le Professeur Courtine  :wink:
c'est dans les compte rendus publics de l'Association.


2013 => http://alarme.asso.fr/forum/index.php?topic=7968.0


2014 => http://alarme.asso.fr/forum/index.php?topic=8354.0
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 12 septembre 2014 à 18:26:11
Pour cette année, nous lui avons attribué une subvention de 30 000 euros. Son étude pré-clinique se prolonge jusqu'en 2015, et je proposerai au Conseil d'Administration de lui attribuer le même montant l'an prochain !  :smiley:


En effet, le Pr. Courtine est une bonne pioche !  :cheesy:
Titre: envoyé spécial du 11.09.2014
Posté par: christophe1 le 13 septembre 2014 à 10:52:33
je ne sais pas si c'est dans la bonne rubrique mais ce petit reportage semble interressent.
http://pluzz.francetv.fr/videos/envoye_special_,108806319.html (http://pluzz.francetv.fr/videos/envoye_special_,108806319.html)
à partir de 37min20s jusque 40.40
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 17 septembre 2014 à 22:43:47
Merci Gilles (un reportage très intéressant)  :ok:

Pour cette année, nous lui avons attribué une subvention de 30 000 euros. Son étude pré-clinique se prolonge jusqu'en 2015, et je proposerai au Conseil d'Administration de lui attribuer le même montant l'an prochain !  :smiley:

En effet, le Pr. Courtine est une bonne pioche !  :cheesy:

Comme Gilles je t'attribut un  :ok: pour cette réponse  :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 22 septembre 2014 à 18:23:40
dans la lettre de l'I.R.M.E. du mois de Septembre 2014,  il y à un portrait sur prof G. Courtine et on y apprend qu'il fait partie de leur Conseil Scientifique.


rien de nouveau qu'on ne connaisse dans cet article, la vidéo de 5 min d'Envoyé Spécial est bien plus parlante :cool:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Arnaud le 25 septembre 2014 à 10:32:28
Des rats paralysés remarchent dans un laboratoire de l'EPFL         
 
Des scientifiques de la haute école ont pu contrôler de manière fine les mouvements de rongeurs dont la moelle avait été sectionnée.

«Nous n’avons pas trouvé un traitement permettant de guérir les lésions de la moëlle épinière», prévient le professeur Grégoire Courtine. Mais lui et son équipe à l’EPFL ont tout de même réussi à faire remarcher le temps d’une expérience des rats qui étaient complètement paralysés, la liaison nerveuse entre leur moëlle et les pattes arrières étant coupée.
 
Cette recherche vient d’être publiée dans la prestigieuse revue anglo-saxonne Science Translational Medicine. Elle devrait être répétée l’an prochain, sous une forme différente, sur des êtres humains.
 
Pour arriver à un tel résultat, les scientifiques lausannois ont injecté un cocktail chimique bien particulier dans la colonne vertébrale du rat. Ce mélange a permis aux fonctions nerveuses du bas du corps de reprendre vie. En même temps, ils ont implanté des électrodes sur la même zone, et envoyé des stimuli électriques, dans le but de mimer les signaux produits normalement par le système nerveux d’animaux sains.
 
Lors de précédents travaux menés en 2012 sur des animaux ayant une lésion seulement partielle, les scientifiques lausannois avaient déjà réussi à faire «marcher» les rats sur un tapis avec des obstacles. Afin de faciliter la locomotion sur les seules pattes arrière, un robot soutenait les animaux.
 
Cette fois-ci, ils ont pu mettre au point des algorithmes permettant de contrôler de manière fine les mouvements des membres inférieurs, comme par exemple la hauteur à laquelle le rongeur lève une jambe pour franchir des marches d’escalier.
 
Le passage à l’homme est d’ores et déjà prévu. Il se fera si tout va bien l’été prochain, dans une salle spéciale du CHUV. Elle sera équipée d’un robot sustenteur, comme pour les rats, d’installations infrarouges permettant d’analyser les mouvements en temps réel, et de capteurs pour enregistrer l’activité des muscles. Six à huit patients sont en cours de recrutement.
 
Il s’agira de cas où  la moelle est endommagée, mais où la paralysie n’est pas complète.
 
Source :
http://www.tdg.ch/suisse/Des-rats-paralyses-remarchent-dans-un-laboratoire-de-l-EPFL/story/26964547 (http://www.tdg.ch/suisse/Des-rats-paralyses-remarchent-dans-un-laboratoire-de-l-EPFL/story/26964547)

P.S : Si vous voulez voir la vidéo, allez directement voir l'article grâce au lien ci dessus.
Désolé je n'arrive pas à rapatrier la vidéo.

 
 :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 25 septembre 2014 à 11:12:19
il doit y avoir une erreur dans cet article ou dans la lettre de l'IRME,  Prof Courtine parle de faire les prochains essais sur des primates.
directement sur les humains c'est mieux :cool:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Arnaud le 25 septembre 2014 à 13:04:19
Voici un autre article où il parle d'un essai clinique en 2015 dans un labo spécialement créer pour cet essai.
 
 Dès 2015, ils vont en partie la tester sur des humains au CHUV dans un labo inédit, qu’a visité «Le Temps» en exclusivité.
 
Voici l'article :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5c3cca02-440c-11e4-80ff-d339e46abe52/Un_nouvel_espoir_pour_faire_remarcher_les_paralys%C3%A9s (http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5c3cca02-440c-11e4-80ff-d339e46abe52/Un_nouvel_espoir_pour_faire_remarcher_les_paralys%C3%A9s)
 
 :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: DLP le 25 septembre 2014 à 23:24:26
En complément au sujet :

- un article de divulgation (avec vidéo): http://www.24heures.ch/vaud-regions/L-EPFL-fait-remarcher-des-rats-paralyses-le-temps-dun-experience/story/30206496

- Dans cette vidéo le chercheur explique leur travaille: http://www.dailymotion.com/video/xr8ejj_des-rats-paraplegiques-qui-remarchent-les-explications-de-gregoire-courtine-1_tech

- l'article scientifique (tu peux télécharger les vidéos) http://stm.sciencemag.org/content/suppl/2014/09/22/6.255.255ra133.DC1
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 26 septembre 2014 à 10:49:56
Et aussi ! :)




Citer
24-Sep-2014


Du rat à l'homme: projet NEUWalk près des essais cliniques


Lausanne, Suisse. Des chercheurs de l'EPFL ont découvert comment contrôler les membres d'un rat complètement paralysé en temps réel pour l'aider à marcher. Leurs résultats sont publiés aujourd'hui dans la revue Science Translational Medicine.


S'appuyant sur les travaux antérieurs chez le rat, cette nouvelle avancée fait partie d'un traitement plus général qui pourrait un jour être mis en œuvre dans les programmes de réadaptation pour les personnes atteintes de lésions de la moelle épinière, en cours d'élaboration dans un projet européen appelé NEUWalk. Les essais cliniques pourraient commencer dès l'été prochain en utilisant la nouvelle plate-forme de Gait au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois).


Comment ça marche


Le corps humain a besoin d'électricité pour fonctionner. La sortie électrique du cerveau humain, par exemple, est d'environ 30 watts. Lorsque les circuits du système nerveux sont endommagés, la transmission des signaux électriques est réduite, ce qui conduit souvent à des troubles neurologiques comme la paralysie.


La stimulation électrique du système nerveux est connue pour aider à soulager ces troubles neurologiques à de nombreux niveaux. La stimulation cérébrale profonde est utilisée pour traiter des tremblements associés à la maladie de Parkinson, par exemple. Les signaux électriques peuvent être conçus pour stimuler les nerfs afin de restaurer un sens du toucher dans le membre manquant d'amputés. Et la stimulation électrique de la moelle épinière peut restaurer le contrôle des mouvements chez les blessés de la moelle épinière.


Mais des signaux électriques peuvent-ils être conçus pour aider un paraplégique à marcher naturellement ? La réponse est oui, pour les rats au moins.


"Nous avons le contrôle complet des membres postérieurs du rat", explique Grégoire Courtine neuroscientifique à l'EPFL. "Le rat n'a pas la maîtrise de ses membres, mais la moelle épinière sectionnée peut être réactivé et stimulé pour effectuer une marche naturelle. Nous pouvons contrôler en temps réel la manière dont le rat va de l'avant et à quelle hauteur il soulève ses jambes."


Les scientifiques ont étudié des rats dont la moelle épinière a été complètement sectionnée au milieu dos, de sorte que les signaux du cerveau sont incapables d'atteindre la moelle épinière inférieure. C'est là que des électrodes souples ont été implantés chirurgicalement. L'envoi d'un courant électrique à travers les électrodes a stimulé la moelle épinière.


Ils ont réalisé qu'il y avait une relation directe entre la capacité du rat à se lever sur ses membres et la fréquence de la stimulation électrique. Sur cette base et une surveillance attentive des habitudes de marche du rat - sa démarche - les chercheurs ont spécialement conçus la stimulation électrique pour adapter la foulée du rat en prévision des obstacles à venir, comme des barrières ou des escaliers.


"Des découvertes scientifiques simples sur la façon dont fonctionne le système nerveux peuvent être exploités pour développer des technologies de neuroprothèses plus efficaces", explique le co-auteur Silvestro Micera. "Nous pensons que cette technologie pourrait un jour améliorer de manière significative la qualité de vie des personnes avec des troubles neurologiques."


Vers des essais cliniques utilisant la plate-forme de la marche au CHUV


La stimulation électrique rapportée dans cette étude sera testé chez des patients atteints de lésions de la moelle épinière incomplète dans une étude clinique qui commencera dès l'été prochain, à l'aide d'une nouvelle plate-forme de la marche.


Conçu par l'équipe de Courtine, la plate-forme de la marche est faite d'équipements sur mesure comme un tapis roulant et un système de soutien, ainsi que 14 caméras infrarouges qui détectent des marqueurs réfléchissants sur le corps du patient et deux caméras vidéo, qui génèrent des quantités importantes d'informations sur la jambe et le mouvement du corps. Cette information peut être entièrement synchronisée pour un suivi complet et un réglage fin de l'équipement afin d'obtenir une assistance intelligente et adaptative pour la stimulation électrique de la moelle épinière du patient.


La plate-forme de la marche se trouve dans une salle de 100 m2 fourni par le CHUV. L'hôpital dispose déjà d'un centre de réadaptation dédiée à la recherche translationnelle, notamment pour les pathologies orthopédiques et neurologiques.


"La plate-forme de la marche n'est pas un centre de réadaptation", explique Courtine. "C'est un laboratoire de recherche où nous serons en mesure d'étudier et de développer de nouvelles thérapies utilisant une technologie très spécialisée en étroite collaboration avec des experts médicaux ici au CHUV, comme les physiothérapeutes et les médecins."




===========================
 :arrow: TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
===========================




DATE: 24-Sep-2014


From rats to humans: Project NEUWalk closer to clinical trials


Lausanne, Switzerland. EPFL scientists have discovered how to control the limbs of a completely paralyzed rat in real time to help it walk again. Their results are published today in Science Translational Medicine.


Building on earlier work in rats, this new breakthrough is part of a more general therapy that could one day be implemented in rehabilitation programs for people with spinal cord injury, currently being developed in a European project called NEUWalk. Clinical trials could start as early as next summer using the new Gait Platform now assembled at the CHUV (Lausanne University Hospital).


How it works


The human body needs electricity to function. The electrical output of the human brain, for instance, is about 30 watts. When the circuitry of the nervous system is damaged, the transmission of electrical signals is impaired, often leading to devastating neurological disorders like paralysis.


Electrical stimulation of the nervous system is known to help relieve these neurological disorders at many levels. Deep brain stimulation is used to treat tremors related to Parkinson's disease, for example. Electrical signals can be engineered to stimulate nerves to restore a sense of touch in the missing limb of amputees. And electrical stimulation of the spinal cord can restore movement control in spinal cord injury.


But can electrical signals be engineered to help a paraplegic walk naturally? The answer is yes, for rats at least.


"We have complete control of the rat's hind legs," says EPFL neuroscientist Grégoire Courtine. "The rat has no voluntary control of its limbs, but the severed spinal cord can be reactivated and stimulated to perform natural walking. We can control in real-time how the rat moves forward and how high it lifts its legs."


The scientists studied rats whose spinal cords were completely severed in the middle-back, so signals from the brain were unable to reach the lower spinal cord. That's where flexible electrodes were surgically implanted. Sending electric current through the electrodes stimulated the spinal cord.


They realized that there was a direct relationship between how high the rat lifted its limbs and the frequency of the electrical stimulation. Based on this and careful monitoring of the rat's walking patterns – its gait – the researchers specially designed the electrical stimulation to adapt the rat's stride in anticipation of upcoming obstacles, like barriers or stairs.


"Simple scientific discoveries about how the nervous system works can be exploited to develop more effective neuroprosthetic technologies," says co-author and neuroengineer Silvestro Micera. "We believe that this technology could one day significantly improve the quality of life of people confronted with neurological disorders."


Taking this idea a step further, Courtine and Micera together with colleagues from EPFL's Center for Neuroprosthetics are also exploring the possibility of decoding signals directly from the brain about leg movement and using this information to stimulate the spinal cord.


Towards clinical trials using the Gait Platform at the CHUV


The electrical stimulation reported in this study will be tested in patients with incomplete spinal cord injury in a clinical study that may start as early as next summer, using a new Gait Platform that brings together innovative monitoring and rehabilitation technology.


Designed by Courtine's team, the Gait Platform consists of custom-made equipment like a treadmill and an overground support system, as well as 14 infrared cameras that detect reflective markers on the patient's body and two video cameras, all of which generate extensive amounts of information about leg and body movement. This information can be fully synchronized for complete monitoring and fine-tuning of the equipment in order to achieve intelligent assistance and adaptive electrical spinal cord stimulation of the patient.


The Gait Platform is housed in a 100 square meter room provided by the CHUV. The hospital already has a rehabilitation center dedicated to translational research, notably for orthopedic and neurological pathologies.


"The Gait Platform is not a rehabilitation center," says Courtine. "It is a research laboratory where we will be able to study and develop new therapies using very specialized technology in close collaboration with medical experts here at the CHUV, like physiotherapists and doctors."




Source : http://www.eurekalert.org/pub_releases/2014-09/epfd-frt092114.php
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 26 septembre 2014 à 11:35:45
donc l'erreur est dans l'article de l'IRME.


c'est bien de lire tout ça et de ce dire qu'on y à un peu, tout petit peu participé, que vous avez fait le bon choix :cool:

Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 20 octobre 2014 à 21:16:39

donc l'erreur est dans l'article de l'IRME.

c'est bien de lire tout ça et de ce dire qu'on y à un peu, tout petit peu participé, que vous avez fait le bon choix :cool:

Grégoire Courtine est un chercheur ultra motivé et il suffit de regarder la vidéo suivante pour s'en rendre compte  :wink: : http://alarme.asso.fr/du-rat-lhomme-projet-neuwalk-pres-essais-cliniques/ (http://alarme.asso.fr/du-rat-lhomme-projet-neuwalk-pres-essais-cliniques/)

Je me fait un peut  de pub car j'avais mis en ligne le dernier article* sans le préciser ici.

*La vidéo et à mi-page et j'avais aussi ajouté quelques infos pratiques  :smiley: Bonne lecture,
Titre: Intéressant ce Courtine, non ?
Posté par: Find_First le 25 novembre 2014 à 01:09:22



Toutes les techniques complexes, à supposer qu'elles marchent, présentent plusieurs problèmes :


Bref, même si on avait plein de chirurgiens très qualifiés, il faudrait encore attendre de nombreuses années. Pour ma part, je ne serai certainement plus là pour voir ça.
S'occuper des 50.000 blessés médullaires (juste en France), c'est tout simplement impossible. Comme on a tous envie d'en sortir, ça fera de longues, longues files d'attente.
Un RDV chez un spécialiste, c'est 3 à 6 mois, je n'ose penser ce que ce sera pour ce type d'intervention.
Ajoutons à cela que chaque année en France, 1 000 à 1 500 personnes sont victimes d'accidents médullaires :

                                http://www.paratetra.apf.asso.fr/IMG/pdf/Portrait_chiffre_des_blesses_medullaires.pdf


Pragmatisme des ricains, ils font déjà quelque chose. Ont-ils cette conscience qui manque tellement à d'autres ? Même si ce n'est pas parfait (voir le reportage ci-dessous), ça a le mérite d'être simple, La FDA a donné son autorisation pour que les patients puissent utiliser la stimulation électrique chez eux, comme un traitement classique...
Avec l'approche Courtine, les choses paraissent aussi plus simples, plus accessibles... si ça marche, bien sûr.
J'ai alors peut-être une chance de voir ça, rêvons un peu...
Voici un reportage sur ces travaux :
                        https://www.youtube.com/watch?v=UUyh5wz7H1E
Titre: Re : Intéressant ce Courtine, non ?
Posté par: mick 74 le 25 novembre 2014 à 08:44:58
En effet il est très réaliste ce professeur Courtine mais quand on lit ce résumé ça fout le moral à plat  :cry: il reste encore l'espoir de la robotique pour se mettre debout et remarcher   voilà  qui va réconforter Patrickp dans sa thèse qui lui est très réaliste
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Arnaud le 16 décembre 2014 à 10:14:17
Ce médicament révolutionnaire qui répare la moelle épinière permettrait aux personnes paralysées de remarcher.

(http://alarme.asso.fr/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fdailygeekshow.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2014%2F12%2Finfographie-rat.jpg&hash=8058f837b99aa930641024f0d0b99e0b)
 
Une équipe de scientifiques a développé un nouveau médicament qui pourrait révolutionner le domaine médical. C’est une avancée majeure qui permettra peut-être un jour de traiter les personnes souffrant de paralysie. DGS vous explique comment une telle découverte a été possible.
 
Des rats souffrant de lésions à la moelle épinière ont retrouvé l’usage de leurs membres inférieurs ainsi que de leur vessie grâce à ce nouveau traitement qui favorise la croissance des nerfs. Les axones sont le prolongement des neurones, autrement dit des fibres nerveuses, qui permettent la liaison entre le muscle et le cerveau. Les lésions à la moelle épinière écrasent ces axones et ainsi bloquent tous les signaux électriques entre le cerveau et la partie du corps touchée.
 
Des études antérieures ont démontré que les nerfs ne repoussaient pas aux endroits où la moelle épinière était coupée parce qu’ils sont bloqués par des molécules inhibitrices libérées par le tissu cicatriciel. Quand le tissu est sain et normal (c’est-à-dire non cicatriciel), ces protéines sucrées appelées également protéoglycanes sont dans la matrice extracellulaire, donc entre les cellules. Mais après une blessure, ces protéoglycanes s’accumulent dans le tissu cicatriciel et interagissent avec une enzyme particulière de l’axone que l’on appelle sigma PTP et forment une barrière impénétrable. Ce phénomène empêche la repousse nerveuse en produisant une sorte de « piège collant » qui interrompt le cheminement des connexions nerveuses.
 
En étudiant la manière dont ces protéines bloquent la régénération des nerfs dans le tissu cicatriciel, une équipe internationale dirigée par Jerry Silver (http://case.edu/medbreakthroughs/about/silver.html) de l’université Case Western Reserve (http://www.case.edu/) a conçu un composé moléculaire appelé intracellulaire sigma peptide qui permet aux nerfs de repousser dans les zones lésées. En plus de stopper le récepteur de protéoglycanes, les chercheurs ont ajouté une navette moléculaire qui envoie l’ISP dans le système nerveux y compris dans la zone cicatrisée.
 
L’équipe a testé différents types de neurones cultivés dans des boîtes de Pétri et y ont testé le traitement ISP pour libérer la croissance axonale. « C’était incroyable. Les axones ont conservé une croissance de plus en plus importante », a dit Silver dans une déclaration à l’Institut national de la santé.
 
Ensuite, durant sept semaines les scientifiques ont donné des injections quotidiennes d’ISP à 26 rats paralysés souffrant de graves lésions à la moelle épinière. 80 % ont vu des résultats significatifs : leur paralysie des membres inférieurs a disparu et leur coordination, leur équilibre et leur miction (action d’uriner) se sont améliorés. Certains animaux ont retrouvé l’usage de leurs fonctions tandis que d’autres en ont retrouvé un ou deux. « Cette reprise est sans précédent », a déclaré Silver dans un communiqué à l’université. « Chacun des 21 animaux (soit 80 % des rats paralysés ayant retrouvé des fonctions de motricité, NDLR) ont obtenu quelque chose en retour en termes de fonction. Pour chaque patient blessé à la moelle épinière aujourd’hui, il serait considéré comme extraordinaire qu’il retrouve une seule de ces fonctions. »
 
Pourquoi les rats sont en mesure de retrouver des fonctions de motricité spécifiques ? Cela demeure encore un mystère, bien que la réponse puisse se trouver dans les petites quantités de cellules nerveuses épargnées dans leur moelle épinière. Les sujets qui ont bien réagi au traitement ISP ont des fibres sérotoninergiques, c’est-à-dire responsables de la libération de la sérotonine dans la moelle épinière qui sert également de neurotransmetteur avec le cerveau, et qui serait ainsi responsable de l’amélioration de la fonction des autres faisceaux de fibre nerveuse. Cela expliquerait donc comment ces différentes fonctions ont été reprises. « La gémination est un phénomène majeur », dit Silver. « Même s’il n’y a que quelques fibres intactes après une blessure, elles constituent une pièce essentielle pour permettre de retrouver des fonctions motrices importantes. »
 
Cette découverte est vraiment importante dans la recherche de traitement pouvant soigner des personnes atteintes de paralysie. A la rédaction, on espère que ces expériences permettront à la médecine de faire un grand pas. Pensez-vous qu’un jour toutes les personnes paralysées pourront retrouver l’usage de leurs membres ?
 
Source :
http://dailygeekshow.com/2014/12/14/ce-medicament-revolutionnaire-qui-repare-la-moelle-epiniere-permettrait-aux-personnes-paralysees-de-remarcher/ (http://dailygeekshow.com/2014/12/14/ce-medicament-revolutionnaire-qui-repare-la-moelle-epiniere-permettrait-aux-personnes-paralysees-de-remarcher/)
 
Il y a des vidéos dans cet article, pour ceux qui souhaitent les voire, cliquez sur le lien ci dessus.  :wink:

 :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 19 décembre 2014 à 09:11:10
Bonjour à tous,

Ses trois dernières années j'ai pris pour habitude d'envoyé un mail au Professeur COURTINE (durant les fêtes) pour soutenir "ce grand homme" et son projet.  Je joint ici la réponse que j'ai reçu il y a peu :

Bonjour Marc, et merci pour votre soutien indéfectible.

Nous avons énormément avancé durant les 2 dernières années dans la recherche sur les primates et dans l’implémentation des tests cliniques en Suisse. De nombreux articles vont en témoigner dans les mois à venir. Nous avons commencer des superbes etudes avec notre robot pour aider les patients à refaire l’expérience de la marche dynamique et améliorer la rehailtiaiton.

En revanche, nous avons rencontrer des difficultés avec le projet soutenu par Alarme. Les cellules souches ont tendances à migrer bien plus que nous le voudrions. Pour cette raison, nous travaillons sur le cocktail de molecules afin de garder les cellules souches sous contrôle dans la greffe. En parallèle, nous avons commencer une collaboration avec Jerry Silver il y a 6 mois pour combiner son nouveau peptide avec nos interventions de rehabilitation neuroprosthetique. Pour cette raison, j’ai beaucoup apprécié votre article sur le site d’Alarme qui nous associe. Jerry Silver est un excellent scientifique.

Merci encore pour votre soutien.

Je vous souhaite un joyeux noel.

Sincèrement - G

Voici le lien de l'article en question  :arrow:   http://alarme.asso.fr/gregoire-courtine-center-neuroprosthetics-brain-mind-institute-lausanne/

Merci Arnaud  :noel: :ok: :sm6:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: harbib le 19 décembre 2014 à 09:54:54
desole de le dire. mais j envie les rats et les souris et j ai envie d etre  a leur place
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 19 décembre 2014 à 11:09:01
Merci Marc !  :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 19 décembre 2014 à 11:42:14
Merci Marc pour le partage de ce courriel, Prof Courtine prend le temps de jeter un œil pour savoir ce qui ce passe ici, et c'est bien! :noel: 
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Arnaud le 20 décembre 2014 à 10:26:46
Merci Arnaud  :noel: :ok: :sm6:

De rien !  :wink:
 
 :smiley:
Titre: Un implant pour faire marcher les paralysés
Posté par: Arnaud le 09 janvier 2015 à 13:09:42
Un implant pour faire marcher les paralysés

(http://alarme.asso.fr/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Ffiles.newsnetz.ch%2Fstory%2F1%2F4%2F4%2F14423206%2F1%2Ftopelement.jpg&hash=5adde85e31822eba02859f74c7b45052)

Des chercheurs de l’EPFL ont mis au point un procédé pour raviver une moelle épinière lésée par stimulation électrique et chimique. La revue Science lui consacre un article.

Soyons clairs, le jour où un paraplégique pourra retrouver l’usage de ses jambes est encore loin. Toutefois, l’implant développé par deux chercheurs de l’EPFL est un pas supplémentaire dans cette direction. Le procédé, testé sur des rats paralysés, est une prouesse technologique à laquelle la prestigieuse revue Science consacre un article dans son dernier numéro.

L’implant neuronal e-dura est le fruit des travaux croisés de Grégoire Courtine, éminent spécialiste en réparation de la moelle épinière, qui a déjà fait marcher des rats paralysés, et de Stéphanie Lacour, titulaire de la chaire Bertarelli de technologie neuroprosthétique. E-dura, soit e pour «electronic» et dura pour «dure-mère», l’enveloppe protectrice du cerveau ou de la moelle. C’est sous celle-ci que vient se placer l’implant, au contact de la moelle.

Son principal avantage par rapport aux modèles existants? Sa souplesse, qui lui permet d’être fixée à long terme, sans endommager la moelle épinière: «Le matériel habituellement utilisé, plus rigide et cassant, ne réagit pas aux mouvements et distorsions des tissus nerveux, ce qui provoque régulièrement des frictions, des inflammations et des rejets de l’implant, explique Stéphanie Lacour. Pour e-dura, nous nous sommes inspirés de la dure-mère pour créer une structure plus élastique, qui épouse la moelle et s’adapte à ses mouvements.»

Pour l’heure, l’implant est relié au monde extérieur par une série de fils fixés sous la peau et reliés à un connecteur. Ceux-ci permettent d’amener un médicament et du courant à la surface de la moelle. Combinées, ces stimulations chimique et électrique permettent au rat de retrouver sa mobilité. Les pistes électriques, qui amènent le courant, sont en or craquelé et étirables à souhait. Les électrodes consistent en un composite totalement innovant de silicone et de platine. «L’étape suivante sera de se passer des fils, à l’image d’un pacemaker», continue la chercheuse. Les deux chercheurs ont la ferme intention de s’acheminer vers des essais cliniques sur l’homme, «ce qui n’interviendra probablement pas avant une décennie», prévient Stéphanie Lacour.

L’implant peut également être utilisé pour surveiller en direct les impulsions du cerveau. De la sorte, les chercheurs ont pu extraire avec précision l’intention motrice de l’animal avant qu’elle ne se traduise en mouvement. Ramené à l’homme, poursuit la chercheuse, «le potentiel d’application de ces implants est considérable, par exemple pour l’épilepsie, la maladie de Parkinson ou le traitement de la douleur».

Source :
http://www.tdg.ch/savoirs/sciences/implant-marcher-paralyses/story/14423206

 :smiley:

Titre: Re : Un implant pour faire marcher les paralysés
Posté par: Arnaud le 09 janvier 2015 à 13:14:49
Un autre article sur le sujet.

Un nouvel implant pour faire remarcher des rats

(http://alarme.asso.fr/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Freferentiel.nouvelobs.com%2Ffile%2F13596431-un-nouvel-implant-pour-faire-remarcher-des-rats.jpg&hash=25ffffeae8eec6a728dd11028429aa7c)
Composé de différentes couches de silicone - matériau élastique tout comme la dure-mère - l’e-dura accompagne les mouvements naturels de la moelle épinière et reste en place.

Un nouvel implant neuronal permet à des rats paralysés de remarcher ! Telle est la prouesse technologique qu’ont réalisé des scientifiques de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.

L'annonce, publiée dans la dernière édition du magazine Science, est la suite – logique- des travaux de l’équipe suisse qui avait déjà beaucoup fait parler d’elle.  En effet, en 2012 l’équipe du chercheur Grégoire Courtine de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) parvenait à rétablir la locomotion de rats paraplégiques, en stimulant leur moelle épinière lésée de manière à la fois chimique et électrique et en les soumettant à un entraînement physique soutenu.

Pour s’intégrer parfaitement au tissu vivant, il en imite presque à l’ihttp://alarme.asso.fr/forum/Themes/default/images/bbc/italicize.gifdentique les propriétés mécaniques - Stéphanie Lacour

« Pour espérer appliquer cette technique à l’humain, il fallait imaginer un implant multifonctionnel, capable d’assurer ces stimulations chimique et électrique et pouvant être installé à long-terme sur la moelle épinière sans l’endommager», expose Stéphanie Lacour, chercheuse en neurotechnologies au Centre de Neuroprotheses de l’EPFL co-auteure de l’étude. Aujourd’hui, mission accomplie ! L’implant baptisé e-Dura est conçu pour s’appliquer précisément à la surface de la moelle ou du cerveau. « Pour s’intégrer parfaitement au tissu vivant, il en imite presque à l’identique les propriétés mécaniques, poursuit-elle.

DURE-MÈRE. « Il mime la dure-mère, c’est à dire cette membrane élastique et souple qui recouvre l’intérieur du crâne et de la colonne vertébrale pour protéger les neurones qu’ils contiennent.  C’est tout à fait nouveau». Jusqu’à présent, en effet, les implants neuronaux existant étaient plus rigides. « Les frottements contre les tissus nerveux entraînaient des inflammations, des tissus cicatriciels, des réactions immunes ou des rejets. » D’après la publication de Science, rien de tout cela n’arrive avec le nouvel implant.

L'implant accompagne les mouvements de la moelle épinière

Composé de différentes couches de silicone - matériau élastique tout comme la dure-mère - l’e-dura accompagne les mouvements naturels de la moelle épinière et reste en place. Testé deux mois sur des rats, il n’a pas été altéré et a maintenu son efficacité : « La stimulation chimique est assurée par des canaux microfluidiques qui délivrent des substances. Les stimulations électriques sont, elles, réalisées par des pistes électroniques étirables, faites d’or craquelé et des électrodes souples de 100 micromètres de diamètre d’un matériau nouveau (silicone et microbilles de platine). » Et les rats récupèrent la marche tout comme dans les expériences précédentes. L’objectif est à présent d’adapter cet implant à l’homme. Mais les matériaux étant nouveaux, leur autorisation d’utilisation pour des essais cliniques peut prendre plusieurs années.

Source :

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150109.OBS9590/un-nouvel-implant-pour-faire-remarcher-des-rats.html

 :smiley:

Titre: Re : Un implant pour faire marcher les paralysés
Posté par: farid le 10 janvier 2015 à 09:30:42
cet implant ne concernera que les lesions au niveau de la moelle thoracique.la moelle cervicale(mouvement des bras) et la moelle lombaire (mouvement des jambes)doivent etre intactes.d'apres le professeur courtine qui a eu l'amabilite de me repondre,une stimulation electrique et une stimulation chimique ajoutees a un entrainement intensif susciterait de nouvelles connesxions qui contourneraient le site de la lesion qui doit de fait etre incomplete ,ce qui est le cas dela majorite des lesions.
Titre: Re : Un implant pour faire marcher les paralysés
Posté par: Gyzmo34 le 10 janvier 2015 à 14:11:07
N'est-on pas tous concernés ? Ma lésion incomplète m'immobilise les 4 membres depuis 23 ans et 2 bras c'est mieux que rien  :confused: NON !!!
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 24 janvier 2015 à 13:18:52
Citer
18 décembre 2014


Le mécanisme de déclenchement de la récupération après une lésion de la moelle épinière a été découvert


Après une lésion incomplète de la moelle épinière, le corps peut recouvrer une partie des fonctions motrices de base. Les fuseaux neuromusculaires et les circuits sensoriels associés à la moelle épinière peuvent promouvoir la création de nouvelles connexions neuronales après une blessure. Ce mécanisme derrière le processus de récupération motrice a été élucidé par le groupe de recherche du Prof. Silvia Arber au Biozentrum de l'Université de Bâle et de l'Institut Friedrich Miescher pour la recherche biomédicale. Leurs conclusions peuvent contribuer à la conception de nouvelles stratégies pour le traitement des blessures de la moelle épinière et ont été publiés dans la revue Cell.


Les lésions de la moelle épinière conduisent souvent à des troubles chroniques de la motricité. Cependant, les patients avec une lésion incomplète de la moelle épinière peuvent partiellement retrouver leur capacité motrice dans certaines conditions. On pense que le tissu nerveux qui reste indemne dans la moelle épinière fournit un substrat pour former de nouveaux circuits de pontage de la lésion. Comment cette formation de nouvelles connexions est déclenchée est restée inconnue jusqu'à présent.


En collaboration avec le groupe de recherche du professeur Grégoire Courtine à l'EPFL à Lausanne, l'équipe du Prof. Silvia Arber au Biozentrum de l'Université de Bâle et de l'Institut Friedrich Miescher pour la recherche biomédicale (FMI) a démontré dans un modèle de souris pourquoi les membres paralysés peuvent bouger à nouveau après une lésion incomplète de la moelle épinière : Un canal de rétroaction sensorielle spécifique relié à des capteurs dans les muscles - dits fuseaux neuromusculaires - favorise la récupération fonctionnelle des circuits neuronaux endommagés dans la moelle épinière.


La rétroaction sensorielle du fuseau neuromusculaire fournit le signal de déclenchement pour la récupération


La rétroaction sensorielle qui active le mouvement du membre fait une boucle du muscle à la moelle épinière. Ce canal de rétroaction spécifique favorise le processus de réparation du réseau neurologique endommagé après une lésion. En conséquence, la fonction moteurice peut être restaurée. "Les rétroactions sensorielles qui bouclent les fuseaux neuromusculaires sont donc un facteur clé dans le processus de récupération", explique Silvia Arber. Après une lésion de la moelle épinière, ces impulsions nerveuses continuent à fournir des informations au système nerveux central - même si les fonctions de transmission des informations entre le cerveau et la moelle épinière ne fonctionnent plus.


"Un déclencheur important pour le processus de récupération est l'information transmise à partir du muscle jusqu'au système nerveux central et non seulement l'information de haut en bas que le cerveau envoie vers les muscles", explique le chercheur Aya Takeoka. En outre, les chercheurs ont démontré que seule la fonctionnalité locomotrice de base pourrait être rétablie spontanément après une lésion. `


Les traitements doivent commencer par l'activation des fuseaux neuromusculaires


L'étude suggère que l'activation des fuseaux neuromusculaires est essentielle pour promouvoir le processus de récupération des réseaux neuronaux endommagés après une lésion de la moelle épinière. Ainsi, les approches thérapeutiques devraient viser à mobiliser intensivement les muscles, même passivement après une lésion. Plus les muscles sont intensément utilisés dans le processus de mouvement, plus les circuits de rétroaction des muscles sont stimulés. En appliquant ce principe, la réparation des circuits neuronaux et la récupération fonctionnelle motrice auront les meilleures chances de réussir.




===========================
 :arrow: TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
===========================




December 18, 2014


Trigger mechanism for recovery after spinal cord injury revealed


After an incomplete spinal cord injury, the body can partially recover basic motor function. So-called muscle spindles and associated sensory circuits back to the spinal cord promote the establishment of novel neuronal connections after injury. This circuit-level mechanism behind the process of motor recovery was elucidated by Prof. Silvia Arber's research group at the Biozentrum, University of Basel and the Friedrich Miescher Institute for Biomedical Research. Their findings may contribute to designing novel strategies for treatment after spinal cord injuries and have now been published in the journal Cell.
 
Spinal cord injuries often lead to chronically impaired motor function. However, patients with incomplete spinal cord injury can partially regain their basic motor ability under certain circumstances. It is believed that remaining uninjured spinal cord tissue provides a substrate to form new circuits bridging the injury. How this formation of new connections is triggered and promoted has remained unclear until now.


In collaboration with Prof. Grégoire Courtine's research group at the EPFL in Lausanne, the team of Prof. Silvia Arber at the Biozentrum at the University of Basel and the Friedrich Miescher Institute for Biomedical Research (FMI) has demonstrated in a mouse model why paralyzed limbs can move again after incomplete spinal cord injuries: A specific sensory feedback channel connected to sensors embedded within the muscles - so-called muscle spindles - promotes the functional recovery of the damaged neuronal circuits in the spinal cord.


Muscle spindle sensory feedback provides trigger signal for recovery


Limb movement activates sensory feedback loops from the muscle to the spinal cord. This specific feedback channel promotes the repair process of the damaged spinal network after injury. As a result, basic motor function can be restored. "The sensory feedback loops from muscle spindles are therefore a key factor in the recovery process," says Silvia Arber. After spinal cord injury, these nerve impulses keep providing information to the central nervous system - even when the transmission of information from the brain to the spinal cord no longer functions.


"An important trigger for the recovery process is the information conveyed from the muscle to the central nervous system and not only the top-down information the brain sends towards muscles," explains the first author Aya Takeoka. In addition, the researchers demonstrated that only basic locomotor functionality could be restored spontaneously after an injury. Fine locomotor task performance tested, however, remained permanently lost.


Treatments must start with activation of muscle spindles


The study suggests that activation of muscle spindles is essential to promote the recovery process of damaged neuronal networks after spinal cord injury. Thus, therapeutic approaches should aim to extensively use the muscles, even if passively after an injury. The more intensely muscles are used in the movement process, the more muscle spindle feedback circuits are stimulated. By applying this principle, the repair of neuronal circuits and the accompanying recovery of basic motor skills will have the best chances of succeeding.




Source : http://medicalxpress.com/news/2014-12-trigger-mechanism-recovery-spinal-cord.html

Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: harbib le 24 janvier 2015 à 20:51:44
qu est ce qu il entend par lesion incomplete. ce n set pas tres precis.doit exclure tous tes ASIA A ou B ou C??? et quel niveau
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: patrickp le 25 janvier 2015 à 13:40:42
Je ne vois rien dans ces études et les conclusions qui soient différent de ce que je fais.
Je stimule les muscles et donc je créé des signaux vers la moelle épinière qui permettent
la reconstitution de ma moelle. Bien sur ils ont le fait que ce sont des professeurs et donc
on croit plus ce qu'ils disent que moi. Mais bon ce que je professe c'est la capacité de l'homme
à s'auto réparer comme la samandre !! Alors je pense que le fait qu'a 69 ans je réussisse à faire des progrès
ce soit suffisant pour éclairer vos lanternes , ne vous méprenez pas les plus jeunes seront servis les premiers
mais je vois bien que vous n'êtes pas pressés . Alors patientez !!!!!
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 25 janvier 2015 à 16:07:49
la methode de patrick parait logique,c'est un peu la methode courtine qui stimule electriquement la moelle directement sauf que patrick stimule la moelle indirectement cad a partir des nerfs peripheriques pour seulement une recuperation sensitive(car le flux nerveux ascendant concerne le systeme sensitif)
moi je dis bravo a patrick et bonne continuation a lui.

Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: patrickp le 25 janvier 2015 à 18:12:42
Si je peux répondre à Farid , je ne vois pas en quoi ma méthode concerne uniquement les nerfs sensitifs , elle concerne
aussi les nerfs moteurs puisque je stimule un muscle , j'envoie au travers de tous les nerfs connectés à ce muscle des signaux
de reconstruction de la moelle épinière.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 26 janvier 2015 à 10:34:13
patrick,tu as raison finalement car je me suis un peu documentè.au fait ,qu'est ce que tu as recupere comme fonction depuis le debut par la methode que tu as employee?
.l'appareillage que tu utilises,je vais essaye de l'avoir mais ce sera tres difficile.
salut
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: patrickp le 26 janvier 2015 à 17:03:12
Difficile à tout décrire , la jambe gauche a beaucoup progressé je pense , et recemment la jambe droite a gagné quelque chose.
Mon problème c'est que le kiné vient a domicile et que allongé sur mon lit les mouvement sont plus difficiles à faire que sur une table
de kiné , peut être que je devrais m'en acheter une d'occasion  , pour mieux évaluer mon cas. Au printemps je vais essayer de retourner
en kiné au centre de Kerpape pour évaluer mes progrès de manière plus exhaustive en hôpital externe.
Au point de vue sensitif j'ai beaucoup progressé à gauche et aussi un peu à droite. Bizarrement j'ai des sensations sous le pied droit !!!
Je pense que les accidents sont tous différents et sûrement tous étranges au point de vue lésionnel.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 31 janvier 2015 à 11:35:18
qu est ce qu il entend par lesion incomplete. ce n set pas tres precis.doit exclure tous tes ASIA A ou B ou C??? et quel niveau

Si tu comprends l'anglais je te conseil de te rapprocher de ce site : http://courtine-lab.epfl.ch/ (http://courtine-lab.epfl.ch/)

Le Professeur Courtine à plusieurs cordes à son arc  :ok: mais le remède miracle n'existe malheureusement toujours pas  :sad:

Note : l'article précité par Thierry est sur le site d'ALARME  :wink:  http://alarme.asso.fr/neurostimulation-implantee-pr-gregoire-courtine-epfl-suisse/

Titre: Re : je suis sur que vous allez aimer ça
Posté par: patrickp le 31 janvier 2015 à 12:36:38
J'ai toujours pensé que la stimulation électrique était la solution à la réparation de la moelle.
Même si mes recherches portent plutôt sur les capacités d'auto réparation du corps humain.
Qui a l'air de fonctionner aussi, bien que très lente.
Pour avoir de meilleurs résultats il faudrait sûrement associer remplacement de la cicatrice gliale
par du neurogel par exemple et stimulation des méridiens musculaires.
La stimulation épidurale a l'air très efficace mais elle oblige au port permanent d'un implant
électronique , ne nous plaignons pas trop si ça marche.
Titre: Re : je suis sur que vous allez aimer ça
Posté par: farid le 01 février 2015 à 18:02:33
il y a un point que je n'arrive pas a comprendre:comment ca se fait que les rats du professeur Courtine ne bougent pas leurs membres VOLONTAIREMENT avec une stimulation epidurale(ils les bougent de facon incontrolee) et qu'ils n'y arivent qu' apres un certain temps alors que ces jeunes humains bougent immediatement leurs membres avec la stimulation epidurale??. le professeur Courtine travaille sur des rats ayant subi, une lesion incomplete....
Titre: Re : je suis sur que vous allez aimer ça
Posté par: TDelrieu le 12 mars 2015 à 11:19:00
Farid, les rats du test préclinique du Pr Courtine bougent leur membres volontairement. ils récupèrent une marche volontaire et adaptative (ils peuvent éviter des obstacles). Ce sont des rats avec des lésions incomplètes, comme les patients qu'ils vont recruter pour leur essai clinique en Suisse. 

Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: DANIEL BERCHAT le 12 mars 2015 à 11:36:10
:::
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 12 mars 2015 à 15:25:58
merci thierry,pour ta noble explication. la stimulation epidurale sur les lesions incompletes favoriserait de nouvelles connexions ,du moins chez les rats.ca devrait avoir les memes effets sur l'homme.donc  il suffirait de se faire placer un stimulateur electrique sous la lesion ,de le faire fonctionner chaque jour et d'attendre l'apparition de nouveaux neurones.ca sera plus long chez l'homme que chez le rat puisque on a 'ni le meme metabolisme ni la meme taille..
ou est ce plus compliquè que ca?!!
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 17 mars 2015 à 12:58:44
La technique du professeur courtine en association (ou partenariat) d'un implant de ce type : http://alarme.asso.fr/un-nouvel-implant-pour-faire-remarcher-des-rats/ (http://alarme.asso.fr/un-nouvel-implant-pour-faire-remarcher-des-rats/) serait une paire intéressante :)
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 10 avril 2015 à 11:55:52
Idem !  :smiley:


Citer
G-Therapeutics, une neuroprothèse pour soigner la moelle épinière
 
Les recherches du laboratoire suisse G-Therapeutics sur les neuroprothèses constituent un espoir pour les millions de personnes paralysées par une lésion de leur moelle épinière. Dans les prochaines années, ils pourraient mettre au point une prothèse neurologique susceptible de leur rendre l'usage de leurs membres.


Il faut imaginer la moelle épinière comme une autoroute où circulent des signaux électriques faisant le lien entre la tête et les autres parties du corps. Une lésion de cet organe conduit à la paralysie dès lors que ces signaux électriques se retrouvent coincés dans un embouteillage. Une blessure souvent irréversible. Sauf que la technologie pourrait bien faire des miracles dans ce domaine en aidant le système nerveux à se réparer par lui-même.


Le traitement vise à restaurer un contrôle volontaire de la locomotion


Le traitement de G-Therapeutics consiste en l'implantation d'une neuroprothèse ultra élastique sur la moelle épinière. La prothèse constituée d'un substrat de silicone parcouru de pistes électriques faites d'or craquelé stimule électriquement les circuits neuronaux de la moelle épinière au bon endroit et au bon moment. Parallèlement, un support robotique permet d'entraîner les patients à la marche. Et la combinaison des deux réorganise les circuits neuronaux, cérébraux et spinaux pour restaurer un contrôle volontaire de la locomotion.


Il reste encore du chemin à parcourir. Testée sur plusieurs espèces d'animaux, ces prothèses ont permis une réorganisation fonctionnelle dans près de 100% des cas. Mais il faut encore les tester sur l'homme, vérifier la biocompatibilité des nouveaux matériaux utilisés et enfin miniaturiser le dispositif.




Source : http://www.journaldunet.com/ebusiness/magazine/edf-pulse-g-therapeutics-neuroprothese-soigner-moelle-epiniere.shtml?een=834cf9fe7778d5c8174ce6e48e4d452f&utm_source=greenarrow&utm_medium=mail&utm_campaign=ml50_selectionstart-


Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Kristof le 10 avril 2015 à 16:34:40
Intéressant mais c'est pour dans combien de temps?
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 10 avril 2015 à 17:04:36
ca a l'air tres ,tres interessant.reste a tester sur l'humain,donc a attendre,j'espere que l'essai clinique ne durera pas 8 ans pour cette fois ci.
j'ai toujours cru a une therapie melangeant l'electronique au biologique,ca se confirme encore une fois.esperons que ce sera l'ultime fois. encore merci ,thierry de nous redonner de l'espoir,avec tes bonnes nouvelles.on te kiffe..
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Kristof le 03 mai 2015 à 12:19:15
Moi je pense qu'une thérapie qui fonctionnera devrait donner des résultats en moins de 6 mois , le cobaye devrait simplement bouger de partout même s'il n'est pas mobile et devrais récupérer ses viscère très rapidement.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 05 mai 2015 à 09:41:01
Idem !  :smiley:


Citer
G-Therapeutics, une neuroprothèse pour soigner la moelle épinière
 
Les recherches du laboratoire suisse G-Therapeutics sur les neuroprothèses constituent un espoir pour les millions de personnes paralysées par une lésion de leur moelle épinière. Dans les prochaines années, ils pourraient mettre au point une prothèse neurologique susceptible de leur rendre l'usage de leurs membres.


Il faut imaginer la moelle épinière comme une autoroute où circulent des signaux électriques faisant le lien entre la tête et les autres parties du corps. Une lésion de cet organe conduit à la paralysie dès lors que ces signaux électriques se retrouvent coincés dans un embouteillage. Une blessure souvent irréversible. Sauf que la technologie pourrait bien faire des miracles dans ce domaine en aidant le système nerveux à se réparer par lui-même.


Le traitement vise à restaurer un contrôle volontaire de la locomotion


Le traitement de G-Therapeutics consiste en l'implantation d'une neuroprothèse ultra élastique sur la moelle épinière. La prothèse constituée d'un substrat de silicone parcouru de pistes électriques faites d'or craquelé stimule électriquement les circuits neuronaux de la moelle épinière au bon endroit et au bon moment. Parallèlement, un support robotique permet d'entraîner les patients à la marche. Et la combinaison des deux réorganise les circuits neuronaux, cérébraux et spinaux pour restaurer un contrôle volontaire de la locomotion.


Il reste encore du chemin à parcourir. Testée sur plusieurs espèces d'animaux, ces prothèses ont permis une réorganisation fonctionnelle dans près de 100% des cas. Mais il faut encore les tester sur l'homme, vérifier la biocompatibilité des nouveaux matériaux utilisés et enfin miniaturiser le dispositif.

Source : http://www.journaldunet.com/ebusiness/magazine/edf-pulse-g-therapeutics-neuroprothese-soigner-moelle-epiniere.shtml?een=834cf9fe7778d5c8174ce6e48e4d452f&utm_source=greenarrow&utm_medium=mail&utm_campaign=ml50_selectionstart- (http://www.journaldunet.com/ebusiness/magazine/edf-pulse-g-therapeutics-neuroprothese-soigner-moelle-epiniere.shtml?een=834cf9fe7778d5c8174ce6e48e4d452f&utm_source=greenarrow&utm_medium=mail&utm_campaign=ml50_selectionstart-)


Pour ceux qui comprennent l'anglais  :wink:

EPFL researcher's neural implant can make paralyzed rats walk again. Soft and stretchable, it is the first of its kind that can be implanted directly on the spinal chord, without damaging it. Described in Science, this new generation device called e-Dura  combines electrical and chemical stimulation.

https://www.youtube.com/watch?v=dfDatjPZjJU&feature=youtu.be (https://www.youtube.com/watch?v=dfDatjPZjJU&feature=youtu.be)
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Arnaud le 23 mai 2015 à 17:48:51
Voici une vidéo du Professeur Grégoire Courtine !  :wink:

Inauguration du campus Biotech: les précisions du Prof. Grégoire Courtine, Chaire réparation moelle épinière, à Genève

Cliquez sur le lien ci dessous pour voir la vidéo :
http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/ge--inauguration-du-campus-biotech-les-precisions-du-prof--gregoire-courtine-chaire-reparation-moelle-epiniere-a-geneve?id=6804899#open_form_anker

Source : http://www.rts.ch

P.S : Bonjour à Grégoire Courtine qui vient de temps en temps sur ce forum.  :wink:

 :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Arnaud le 23 mai 2015 à 17:51:21
Inauguration du Campus Biotech: Histoire et rétrospective de ce bâtiment

Ce projet doit relancer Genève et tout l'arc lémanique dans le secteur des sciences de la vie.

Cliquez sur le lien ci dessous pour voir la vidéo :
http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/ge--inauguration-du-campus-biotech-retrospective-de-ce-batiment-au-destin-chahute?id=6804905

Source : http://www.rts.ch

 :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 24 mai 2015 à 11:14:14
merci pour ces liens Arnaud :cool:
beau complexe pour la recherche.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 24 mai 2015 à 17:20:26
J'ai ajouté l'info sur le site ALARME et j'y ai ajouté un petit + : GE / Inauguration du campus Biotech: les précisions du Prof. Grégoire Courtine, Chaire réparation moelle épinière, à Genève  :wink:

Ça vaut le coup d’œil  :smiley:

http://alarme.asso.fr/inauguration-du-campus-biotech/ (http://alarme.asso.fr/inauguration-du-campus-biotech/)

Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 25 mai 2015 à 09:14:28
reponse du professeur courtine a ma question sur les lesions basses:

Les lesions plus basses sont beaucoup moins définies car des cellules nerveuses ou des nerfs sont affectés. Pour nos essais cliniques, les cellules de la moelle épinière qui active les muscles et les nerfs qui innervent les muscles doivent être intacts, car nous devons maitriser les conditions initiales, afin de démontrer un effet.

Si nous y parvenons, nos interventions deviendront progressivement une pratique médicale qui sera proposée à tout type de lésion, y compris les atteintes de la queue de cheval.

Sincères salutations - G.
 
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 28 mai 2015 à 16:19:04
une autre reponse du professeur courtine sur les lesions basses:
"l y a des groupes qui travaillent sur ce type d’approches, mais sans applications cliniques pour le moment.
En théorie, oui. Nous préparons la technologie pour ce type d’implants."

Bon courage- G
donc pour les lesions basses,pas d'essais cliniques pour le moment...je vais commander de la biere,beaucoup de biere ,il faut que je me saoule pour m'en remettre !!
Titre: Essais sur le système nerveux plus probants sur les primates que les rats
Posté par: Arnaud le 27 août 2015 à 10:07:16
Essais sur le système nerveux plus probants sur les primates que les rats

Les primates sont de meilleurs modèles d'étude que les rats dans la recherche sur la paraplégie. Selon une étude suisse, une moelle épinière endommagée se régénère plus vite chez les primates et les humains.

Des chercheurs suisses ont étudié de quelle façon 400 patients souffrant de telles lésions récupèrent. Ces derniers, ainsi que les primates, ont gagné davantage de motricité que les rongeurs, constatent les scientifiques dans la revue Science Translational Medicine.

"C'est parce que les bases neurologiques sont fondamentalement différentes chez les rats", explique l'Ecole Polytechnique de Lausanne (EPFL).mercredi.

Motricité fine

Chez les rats, la voie dite "pyramidale", qui contient les nerfs moteurs, ne passe qu'à travers un côté de la moelle épinière. Chez les primates, et donc aussi chez l'humain, celle-ci s'est dédoublée au cours de l'évolution et se trouve maintenant des deux côtés de la moelle.

Même si les rats réussissent à remarcher sur des sols plats, les humains et les primates récupèrent leur motricité fine, parvenant à se saisir d'objets. Si la lésion se trouve qu'à un seul côté de l'épine dorsale, la différence est encore plus flagrante, selon les chercheurs.

Source :
http://www.rts.ch/info/sciences-tech/7032672-essais-sur-le-systeme-nerveux-plus-probants-sur-les-primates-que-les-rats.html

 :smiley:
Titre: Re : Essais sur le système nerveux plus probants sur les primates que les rats
Posté par: TDelrieu le 27 août 2015 à 11:34:35
Bonne nouvelle pour nous !  :smiley:
Titre: Re : Essais sur le système nerveux plus probants sur les primates que les rats
Posté par: Arnaud le 28 août 2015 à 09:27:08
Un autre article avec le Professeur Courtine  :wink:

-----------------------------

Paraplégie: essais sur les primates plus probants que sur des rats

Les primates sont de meilleurs modèles d'étude que les rats dans la recherche sur la paraplégie. Selon des chercheurs suisses, une moelle épinière endommagée se régénère plus vite chez les primates et les humains.

Ils ont étudié de quelle façon 400 patients souffrant de telles lésions récupèrent. Ces derniers, ainsi que les primates, ont gagné davantage de motricité que les rongeurs, constatent les scientifiques dans la revue "Science Translational Medicine". "C'est parce que les bases neurologiques sont fondamentalement différentes chez les rats".

Chez les rats, la voie dite "pyramidale", qui contient les nerfs moteurs, ne passe qu'à travers un côté de la moelle épinière. Chez les primates, et donc aussi chez l'humain, celle-ci s'est dédoublée au cours de l'évolution et se trouve maintenant des deux côtés de la moelle, explique l'Ecole Polytechnique de Lausanne (EPFL) mercredi.

C'est pour cette raison que de nombreuses fibres sont épargnées lors d'un accident, illustre Grégoire Courtine du centre de neuroprothèses. La voie pyramidale parvient à contourner les lésions en créant des déviations et rétablit ainsi la communication entre le cerveau et les nerfs moteurs, essentielle aux membres. Cette flexibilité est minimale chez les rats.

Même si les rats réussissent à remarcher sur des sols plats, les humains et les primates récupèrent leur motricité fine, parvenant à se saisir d'objets, comme de la nourriture par exemple. Si la lésion se trouve qu'à un seul côté de l'épine dorsale, la différence est encore plus flagrante, raconte Grégoire Courtine.


- Thérapies concrètes

Eu égard ces résultats, l'équipe de chercheurs proposent que les thérapies contre la paraplégie soient testées sur des primates, avant de faire des essais sur les humains. Les barrières éthiques et sociétales, ainsi que les coûts et la complexité des essais sur les primates, ont ralenti la mise en place d'un cadre de recherche pour effectuer de tels essais.

Ces nouvelles connaissances confirment l'utilité de prendre des modèles non humains, soit des primates, pour étudier la paraplégie et améliorer les chances de guérison de millions de patients concernés.

Les expériences effectuées sur les primates dans le cadre de cette étude serviront au développement de thérapies concrètes, affirment ses auteurs.

Le travail de recherche s'est effectué notamment en collaboration avec l'UC Primat Consortium à San Diego (Californie), du centre de paraplégie Balgrist à Zurich et des hôpitaux universitaires de Lausanne (CHUV).

Source :
http://www.romandie.com/news/Paraplegie-essais-sur-les-primates-plus-probants-que-sur-des-rats_ROM/624440.rom

 :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: cindyc le 10 novembre 2015 à 22:31:48
Quelqu'un sait où en ai le Pr Courtine ?
Il a lancé un essai clinique sur l'homme ?
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gandalfj le 12 novembre 2015 à 15:32:43
Oui, à priori essais en cours, ils cherchent des sujets avec lesion haute qui arrivent à marcher ou au minimum bouger les jambes et faire un semblant de marche même avec assistance (harnais, béquille, déambulateur ...)
Et crois qu'ils vont déménager.
Peut être un futur programme d'essai (2017 ?) avec des lésions plus complètes quand ils auront l'autorisation d'utiliser la stimulation chimique chez l'homme en plus de la stimulation électrique.

Et d'une manière générale, n'hésitez pas à faire de l'électrostimulation transcutanée, ça apporte des résultats à moyens/long terme !!
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: slhoka le 12 novembre 2015 à 20:03:53
bonjour a tous et a toutes
 j' ai eu la chance de pouvoir faire partie des candidats a la visite du laboratoire du professeur Courtine ce lundi 9 novembre et je tenais a remercier tous les participants ainsi que tous les membres de l'association qui ont put rendre cette formidable journée possible !!
il est très dur de faire un compte rendu d'une telle journée en quelque ligne, cela pour plusieurs raisons. D'abord ce fut tellement intéressant et instructifs que je n'aurai pas l'orgueil d'en faire le résumé seul sans l'aide des autres membres de la visite.. de plus le sujet étant tellement complexe, le professeur Courtine ainsi que ces collègues furent tellement a notre ecoute et nous repondirent si bien qu'il est dur une fois de plus d'expliquer seul avec mes petit moyens ( a si seulement j’étais moins bête.... :undecided: ). Soyons patient, je ne doute pas que nous allons faire un compte rendu de cette rencontre mais je crois que nous avons tous besoin d'un peu de temps pour digérer cette somme d'information énormes, nous remettre de nos émotions ( et elles furent nombreuses !!), et enfin, nous organiser.
quoi qu'il en soit, merci encore a tout les organisateurs de la rencontre, aux membres de la visites pour leurs bonne humeurs et leurs interet et enfin au professeur Courtine ainsi qu'a tout son labo, qui travail d'arrache pied à nous offir un avenir meilleur ( et il viendra !!), de nous avoir si agréablement recu !! et en attendant, à tous les autres, patience.. :smiley:

remi
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: slhoka le 12 novembre 2015 à 20:10:54
@Cindyc :
j'ai vu sur ton profil que tu habite la loire, et si tu veux je te propose de nous rencontrer pour parler ensemble de la visite du laboratoire du professeur Courtine, vu le plaisir que nous avons tous eu a nous rencontrer lors de la visite je peux t'affirmer que cela fait un bien fou de pouvoir rencontrer en face a face des "convaincu de jours meilleurs"   :wink: .
j'habite a chazelles sur lyon a coté de st galmier et je peux me deplacé donc n'hesite pas a me contacté en message privé si tu le souhaite
remi
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Lavandula2 le 11 février 2016 à 18:05:10
Bonjour,

Voici un lien vers la lettre de l'I.R.M.E. de décembre 2015, qui contient un article sur les travaux conduits à l'EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) : "EPFL : les équipes de Grégoire Courtine et Stéphanie Lacour apportent un nouvel espoir avec des implants souples pour restaurer la mobilité" :
http://www.irme.org/IMG/pdf/irme-lettre-47.pdf (http://www.irme.org/IMG/pdf/irme-lettre-47.pdf)
(pages 2 à 5).
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 03 mars 2016 à 11:16:59

Voici le dernier courriel du Pr. Grégoire Courtine  :smiley:



Citer
Cher Thierry,


Veuillez trouver en pièce jointe un résumé de nos activités de recherche soutenues par Alarme en 2015, ainsi que notre plan d’attaque pour 2016.


Grace aux données préliminaires prometteuses obtenues durant les 2 dernières années avec le soutien de l’association Alarme, nous sommes parvenu à obtenir un financement de recherche pour 2 doctorants (Mark et Sabry) qui sont complètement dédiés à ces activités, et travaillent en parfaite synergie. Sabry est un jeune médecin talentueux qui a traduit le projet de recherche en Francais. J’ai pensé que vous apprécieriez.


Nous avons décrit les 2 stratégies que Mark et Sabry poursuivent ensemble, avec des premieres experiences fascinantes sur les primates. Cette ligne de recherche est compliquée et la route est encore longue, mais nous avançons avec des thérapies applicables cliniquement.


Par ailleurs, je suis heureux de vous apprendre que l’essai clinique avec stimulation de la moelle épinière et entrainement robotique va débuter officiellement cette année.


Encore une belle année de recherche en perspective.


Je vous pris d’accepter toute notre reconnaissance, la mienne et celle de mon équipe, pour votre soutien indéfectible au cours de ces années.


Sincères salutations - G
   
------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Grégoire COURTINE, PhD
Professor, International Paraplegic Foundation Chair in Spinal Cord Repair
Center for Neuroprosthetics and Brain Mind Institute
SWISS FEDERAL INSTITUTE OF TECHNOLOGY (EPFL)


EPFL SV UPCOURTINE - station 19
CH-1015 Lausanne
(Office) SV - 2808

Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 03 mars 2016 à 11:48:48
génial! c'est plaisant de lire ce petit mot. :smiley:
Titre: Re : Essais sur le système nerveux plus probants sur les primates que les rats
Posté par: Arnaud le 20 mars 2018 à 10:55:07

Un rat a reconnecté sa moelle épinière pour remarcher !

Des rats paraplégiques retrouvent l’usage de leurs pattes après une thérapie ciblée. Pour la première fois, les chercheurs de l’EPFL visualisent la méthode qui a permis la création de nouvelles connexions entre le cerveau et la moelle épinière !

Grâce à une stimulation chimique et électrique de la moelle épinière, suivie d'une rééducation intensive, des rats paraplégiques ont retrouvé l'usage de leurs membres paralysés. Aujourd'hui, pour la première fois, une étude publiée par l'équipe de Grégoire Courtine, chef d'unité au Centre de neuroprothèses de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) dans Nature Neuroscience, révèle que la thérapie provoque de nouvelles connexions entre le cerveau et la moelle épinière ! Un véritable espoir pour l'essai clinique sur l'humain qui est actuellement en cours.

Faire remarcher des patients paraplégiques, c'est l'enjeu des travaux de l'équipe de Lausanne depuis quinze ans. A partir de 2009, elle a enchaîné les études montrant qu'il était possible de faire remarcher un rat totalement paralysé. Comment ? En stimulant électriquement et chimiquement la moelle épinière lésée. Pour rappel, la moelle épinière est un tube nerveux contenu dans la colonne vertébrale, qui achemine les informations du cerveau vers les différentes parties du corps par l'intermédiaire des nerfs, véhiculant les commandes motrices mais aussi les informations sensitives en provenance du corps. Lorsque la moelle épinière est sectionnée ou écrasée, ses fibres nerveuses ne repoussent pas, empêchant les commandes électriques du cerveau de jouer leur rôle et paralysant un certain nombre de fonctions, notamment le contrôle des membres.

" Les commandes du cerveau qui actionnent d'ordinaire les muscles des jambes ne répondent plus, raconte Grégoire Courtine à Sciences et Avenir. Notre méthode consiste à appliquer deux types de stimulations en dessous de cette lésion. D'abord par l'injection d'un cocktail de molécules stimulant les neurones, puis quelques minutes plus tard par la stimulation électrique, via des électrodes implantées sur la partie dorsale de la moelle épinière". Ces deux interventions "réveillent" la moelle épinière en quelque sorte.

Ce n'est pas tout. Un entrainement intensif, soutenu par un harnais intelligent qui allège le poids de l'animal, permet au rat de recouvrer au bout d'un certain temps la marche volontaire. "L'entrainement hautement actif, volontaire, avec l'état fonctionnel de la moelle épinière sous la lésion encourage les nerfs à repousser, affirme Grégoire Courtine, à établir de nouvelles connexions et rétablir la communication entre le cerveau et la moelle épinière. C'est ce qu'on appelle la neuroplasticité"

Jusqu'ici on n'avait pas encore visualisé cette " neuroplasticité ". La nouvelle étude de l'EPFL fait intervenir des techniques d'imagerie de pointe (optogénétique, chimiogébétique…) qui permettent d'activer ou d'inhiber sélectivement des circuits de neurones pour en étudier la fonction. Mais aussi un puissant microscope dit " à feuilles lumineuses " qui fait apparaître l'organisation des réseaux nerveux. Ainsi, l'équipe a observé qu'il existait chez les rats traités une "ré-organisation des connexions" . " Le cerveau ré-achemine des commandes motrices spécifiques par des voies alternatives ", expose l'EPFL. De nouvelles connexions se forment, entre le cortex moteur et le tronc cérébral, et entre le tronc cérébral et la moelle épinière. "Ce qui reconnecte le cerveau avec la moelle épinière de l'autre côté de la lésion".

Reste à vérifier si la thérapie est aussi efficace chez l'humain. Après des essais positifs chez le singe, cinq patients paraplégiques ont en effet, été implantés avec un stimulateur dans la moelle épinière puis sont entrés en phase de rééducation intensive utilisant  le système robotique qui a été adapté à homme. "Sur les humains le résultat est encore plus avancé", assure Grégoire Courtine qui annonce une publication probable de l'essai clinique à la fin 2018.

Source :
https://www.sciencesetavenir.fr/sante/os-et-muscles/paralyse-le-rat-a-reconnecte-sa-moelle-epiniere-pour-remarcher_122163 (https://www.sciencesetavenir.fr/sante/os-et-muscles/paralyse-le-rat-a-reconnecte-sa-moelle-epiniere-pour-remarcher_122163)
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 05 septembre 2018 à 12:42:28

Voici une publication des recherches de l'équipe du Pr. Courtine en collaboration avec l'UCLA et Harvard dans le journal scientifique Nature. Rien de nouveau, c'est juste la publication "officielle" des résultats de ces laboratoires. Les récupérations fonctionnelles ont déjà été démontrées à l'EPFL chez le rat et ils vont tester chez le primate, avant de passer à l'humain ! :smiley:

Le soutien financier de la "Fondation ALARME" dans ces recherches a été cité !  :smiley:



Citer
Une nouvelle thérapie stimule la croissance des fibres nerveuses à travers le tissu cicatriciel et transmet des signaux après une lésion de la moelle épinière chez le rat


31 août 2018


Des neuroscientifiques de l'UCLA, de l'Université Harvard et de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont identifié un traitement en trois parties qui déclenche la repousse des axones après une lésion complète de la moelle épinière chez les rongeurs. En plus de faciliter la croissance des axones à travers le tissu cicatriciel, le traitement a permis la transmission de signaux à travers le tissu endommagé, rapporte l’étude dans Nature.


Si les chercheurs peuvent produire des résultats similaires dans des essais sur l'homme, les résultats pourraient mener à une thérapie pour rétablir les connexions axonales chez les personnes vivant avec une lésion de la moelle épinière.


«L'idée était de délivrer une série de trois traitements très différents et de tester si la combinaison pouvait stimuler la repousse des axones déconnectés dans la moelle épinière lésée», explique l'auteur principal Michael Sofroniew (Université de Californie à Los Angeles). «Les études précédentes avaient testé chacun des trois traitements séparément, mais jamais ensemble. La combinaison s'est avérée être la clé.


Selon Sofroniew, de nombreuses décennies de recherche ont montré que les fibres nerveuses humaines ont besoin de trois facteurs : la programmation génétique pour activer la croissance axonale ; une voie moléculaire pour la croissance des fibres ; et une voie protéique qui incite les axones à se développer dans une direction particulière. Ces trois conditions sont actives lorsque les humains se développent dans l'utérus. Après la naissance, ces processus sont interrompus, mais les gènes qui contrôlent les programmes de croissance sont en sommeil. L’objectif de Sofroniew était de relancer l’expression génique.


Premièrement, les chercheurs ont réactivé des cellules nerveuses dans les moelles épinières de souris en injectant un traitement conditionné dans un vecteur viral initialement développé dans le laboratoire de Zhigang He (Harvard, Cambridge, États-Unis).


Deux semaines plus tard, l’équipe de l’UCLA a anesthésié les animaux et déconnecté les axones de la moelle épinière inférieure. Seules les pattes arrières des rongeurs étaient touchées et elles pouvaient toujours bouger et se nourrir.


Deux jours après la blessure, l'équipe a administré un deuxième traitement dans la lésion pour créer de nouvelles voies sur lesquelles les axones préfèrent se développer. Enfin, les chercheurs ont libéré une troisième série de molécules appelées chimio-attractifs. Les axones ciblent ces chimio-attractifs dans le tissu médullaire de l'autre côté de la cicatrice.


Lorsque Sofroniew et ses collègues ont examiné le tissu des souris ayant subi le traitement en trois parties, ils étaient enthousiastes. «Non seulement les axones s'étaient développés de manière importante à travers le tissu cicatriciel», se souvient Sofroniew, «mais de nombreuses fibres nerveuses avaient pénétré dans le tissu médullaire restant de l’autre côté de la lésion et avaient établi de nouvelles connexions avec les neurones».


Les animaux n'ayant pas subi le traitement combiné n'ont présenté aucune repousse d'axone à travers le site de la lésion.


Pour tester la reproductibilité de leurs résultats, l'équipe a répété l'expérience à plusieurs reprises chez la souris à UCLA et chez le rat dans le laboratoire du neuroscientifique suisse Grégoire Courtine (École polytechnique fédérale de Lausanne - Suisse). Les résultats se sont avérés tout aussi importants.


Sofroniew et ses collègues ont eu une autre surprise lorsqu'ils ont testé si les axones nouvellement repoussés pouvaient conduire une activité électrique chez les animaux vivants. «Lorsque nous avons stimulé la moelle épinière de l’animal avec un faible courant électrique au-dessus du site de la lésion, les axones régénérés ont conduit 20% de l’activité électrique normale au-dessous de la lésion», commente Sofroniew. "En revanche, les animaux non traités n'en ont montré aucun."


Malgré les résultats suggérant que les connexions nouvellement formées peuvent transmettre des signaux à travers la blessure, la capacité de mouvement des rongeurs ne s’est pas améliorée. Ce n'était pas inattendu, selon Sofroniew.


«Nous nous attendions à ce que ces axones repoussés se comportent comme des axones nouvellement développés pendant le développement - ils ne permettent pas immédiatement les fonctions coordonnées», explique Sofroniew. "Tout comme un nouveau-né doit apprendre à marcher, les axones qui repoussent après une blessure nécessiteront un entraînement et une pratique avant de pouvoir récupérer."


L'équipe de recherche examinera ensuite comment entrainer les circuits nouvellement câblés pour rétablir le mouvement. (1)


Cette recherche a été financée par National Institute of Neurological Disorders and Stroke, the Dr. Miriam and Sheldon G. Adelson Medical Foundation, the International Foundation for Research in Paraplegia, Fondation ALARME, Swiss National Science Foundation, Microscopy Core Resource of UCLA Broad Stem Cell Research Center; Microscopy Core Resource of the Wyss Center for Bio and Neuroengineering, and Wings for Life.


(1) NDT : Un entrainement neuroprosthétique est déjà en cours à l'EPFL dans le laboratoire du Pr. Courtine.




===========================
 :arrow: TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
===========================




New therapy spurs nerve fibres to regrow through scar tissue and transmit signals after spinal cord injury in rats


31 August 2018


Neuroscientists at UCLA, Harvard University and the Swiss Federal Institute of Technology have identified a three-pronged treatment that triggers axons to regrow after complete spinal cord injury in rodents. In addition to facilitating axon growth through scar tissue, the treatment enabled the transmission of signals across the damaged tissue, the Nature study reports.


If researchers can produce similar results in human studies, the findings could lead to a therapy to restore axon connections in people living with spinal cord injury.


“The idea was to deliver a sequence of three very different treatments and test whether the combination could stimulate disconnected axons to regrow across the scar in the injured spinal cord,” says lead author Michael Sofroniew (David Geffen School of Medicine, University of California Los Angeles, USA). “Previous studies had tested each of the three treatments separately, but never together. The combination proved to be the key.”


According to Sofroniew, many decades of research have shown that human nerve fibres need three things to grow: genetic programming to switch on axonal growth; a molecular pathway for the fibres to grow along; and a protein trail that entices the axons to grow in a particular direction. All three of these conditions are active when humans develop in the womb. After birth, these processes shut down, but the genes that control the growth programmes are dormant. Sofroniew’s goal was to re-start gene expression.


First, the researchers reactivated nerve cells in the spinal cords of mice by injecting a treatment packaged in a viral vector initially developed in the lab of Zhigang He (Harvard, Cambridge, USA).


Two weeks later, the UCLA team anesthetised the animals and disconnected the axons in their lower spinal cords. Only the rodents’ hind legs were affected and they could still move and feed.


Two days after injury, the team administered a second treatment into the lesion to create new pathways on which axons prefer to grow. Finally, the researchers released a third set of molecules called chemo-attractants. The axons target these chemo-attractants, and therefore the spinal cord tissue remaining on the other side of the scar from the injury.


When Sofroniew and his colleagues examined the tissue of mice who underwent the three-part treatment, they were jubilant. “Not only had axons grown robustly through the scar tissue,” Sofroniew recalls, “but many fibres had penetrated into the remaining spinal cord tissue on the other side of the lesion and made new connections with neurons there.”


Animals who did not undergo the combined treatment exhibited no axon regrowth across the injury lesion.


To test the reproducibility of their findings, the team repeated the experiment multiple times in mice at UCLA and in rats in the lab of Swiss neuroscientist Gregoire Courtine (Swiss Federal Institute of Technology Lausanne, Lausanne, Switzerland). The results proved equally robust.


Sofroniew and colleagues received another surprise when they tested whether newly regrown axons could conduct electrical activity in live animals. “When we stimulated the animal’s spinal cord with a low electrical current above the injury site, the regrown axons conducted 20% of normal electrical activity below the lesion,” comments Sofroniew. “In contrast, the untreated animals exhibited none.”


Despite the finding suggesting that the newly formed connections can conduct signals across the injury, the rodents’ ability to move did not improve. This was not unexpected, according to Sofroniew.


“We expect that these regrown axons will behave like axons newly grown during development—they do not immediately support coordinated functions,” explains Sofroniew. “Much like a new-born must learn to walk, axons that regrow after injury will require training and practice before they can recover function.”


The research team will next explore how to retrain newly wired circuits to restore movement.


This research was supported by the National Institute of Neurological Disorders and Stroke, the Dr. Miriam and Sheldon G. Adelson Medical Foundation, the International Foundation for Research in Paraplegia; ALARME Foundation, Association Song Taaba, Craig H. Neilsen Foundation, the European Research Council, Paralyzed Veterans Foundation of America, Swiss National Science Foundation, Microscopy Core Resource of UCLA Broad Stem Cell Research Center; Microscopy Core Resource of the Wyss Center for Bio and Neuroengineering; and Wings for Life.




Source : https://spinalnewsinternational.com/fibres-regrow/ (https://spinalnewsinternational.com/fibres-regrow/)




(https://2gqxdz37ufsd58kadactjhkf-wpengine.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/sites/11/2018/08/Image-640x400.jpg)

En haut, les axones endommagés chez un rat non traité s'arrêtent à la limite de la lésion de la moelle épinière.
En dessous, les axones chez un rat traité ont traversé la cicatrice, créant de nouvelles connexions de l'autre côté.


Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 05 septembre 2018 à 12:55:05
merci Thierry. :smiley:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: anneso le 05 septembre 2018 à 17:33:50
:-)

Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 09 septembre 2018 à 17:11:38
Citer
Un « cocktail » permet aux fibres nerveuses sectionnées de repousser


29.08.18 - Des scientifiques ont élaboré une recette en trois étapes qui permet de régénérer chez le rongeur des fibres nerveuses médullaires entièrement sectionnées. La réadaptation reste néanmoins nécessaire restaurer la locomotion. Les résultats sont présentés dans le numéro de la revue scientifique Nature paru aujourd’hui.


Le corps du mammifère adulte dispose d’une incroyable capacité à cicatriser de lui-même après une lésion. Mais les lésions de la moelle épinière conduisent à des situations dévastatrices car les fibres nerveuses sectionnées ne parviennent pas à se régénérer dans le système nerveux central. Les commandes électriques envoyées par le cerveau pour induire le mouvement n'atteignent donc plus les muscles, ce qui se traduit par une paralysie complète et définitive.


Qu’arriverait-il s’il était possible de combler ce vide, c’est-à-dire de régénérer des fibres nerveuses dans la moelle épinière sectionnée?


Dans le cadre d’un travail conjoint dirigé par l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne) en Suisse et l’UCLA (Universté de Californie à Los Angeles) aux États-Unis, des scientifiques ont compris les mécanismes biologiques sous-jacents requis par les fibres nerveuses sectionnées pour se régénérer dans les lésions médullaires complètes, comblant ce vide-là chez la souris et le rat pour la première fois.


La recette qu’ils ont élaborée implique la présence de trois composantes pour que la croissance des fibres nerveuses puisse se faire. L’absence de l’une des trois composantes suffit à faire échouer la recette et à ne pas pouvoir régénérer de nouveaux axones dans la moelle épinière.


«Notre objectif était de reproduire, chez l’adulte, les conditions qui favorisent la croissance des fibres nerveuses pendant le développement,» explique Grégoire Courtine, de l’EPFL, principal auteur de l’étude. «Nous avons compris les combinaisons entre les mécanismes biologiques qui sont nécessaires pour permettre la repousse des fibres nerveuses sectionnées dans les lésions médullaires complètes chez le mammifère adulte.»


Par analogie, supposons que les fibres nerveuses soient des arbres. Les branches terminales des axones seraient alors comme les branches de l’arbre. Si l’on coupe les branches principales de l’arbre, de petites branches peuvent pousser spontanément le long du tronc subsistant. Mais les branches coupées, elles, ne repoussent pas.


Le même résultat s’applique pour les neurones chez l’adulte: de nouvelles branches peuvent pousser à partir d’un axone sectionné et former des connexions au-dessus d’une lésion, mais la partie sectionnée de l’axone ne repousse pas. La recette à trois composantes révélée par les scientifiques change cette donnée et permet à des axones entiers de se régénérer.


« Nous avons fait repousser des forêts d’axones,» ajoute Grégoire Courtine.


Pour recréer les conditions physiologiques d’un système nerveux en cours de développement, les scientifiques administrent une séquence de facteurs de croissance, de protéines et d’hormones, pour satisfaire aux trois phases essentielles de la recette: réactiver le programme génétique de croissance des axones; établir un environnement permissif pour la croissance des axones; et définir une pente chimique qui marque la trajectoire le long de laquelle les axones sont amenés à repousser. En l’espace de 4 semaines, les axones repoussent de quelques millimètres.


Les nouveaux axones sont capables de transmettre les signaux électriques (et donc les signaux nerveux) dans la lésion, mais cette connectivité retrouvée n’est pas suffisante pour rétablir la locomotion. Les rongeurs sont restés paralysés, comme le prévoyaient les scientifiques, car les nouveaux circuits ne peuvent pas être fonctionnels sans le soutien de stratégies de réadaptation.


«Nous avons décortiqué les exigences mécaniques nécessaires pour la régénération d’axones dans la moelle épinière, mais cela ne se traduit pas par une fonction,» explique Mark Anderson de l’EPFL et l’UCLA, principal auteur de l’étude. «Nous avons maintenant besoin d’étudier les exigences nécessaires pour que les axones forment les connexions appropriées avec les circuits locomoteurs en dessous de la lésion. Cela impliquera une réadaptation avec stimulation électrique pour intégrer, ajuster et fonctionnaliser les nouveaux axones de manière à ce que les rongeurs puissent remarcher. »


Il est encore trop tôt pour en déduire des applications chez l’homme. Par exemple, la première composante de la recette qui stimule la croissance des neurones se produit deux semaines en amont de la lésion; pour l’heure, il faut donc mener d’autres études pour que la recette puisse se transposer dans le contexte clinique.


(https://actu.epfl.ch/image/68928/652x367.jpg)




Source : https://actu.epfl.ch/news/un-cocktail-permet-aux-fibres-nerveuses-sectionnee/

Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 09 septembre 2018 à 17:12:42

Voici le mail reçu ce jour du laboratoire du Pr. Courtine à l'EPFL (Suisse)  :smiley:



Citer
Bonjour Thiery, bonjour tous,


Je vous écris pour vous faire part de la bonne nouvelle que nous venons de publier nos résultats sur la régénération des axones par lésion complète de la moelle épinière dans le journal Nature. Votre généreux soutien à ce projet très risqué et ambitieux a été déterminant dans nos efforts et nous vous en sommes extrêmement reconnaissants!  J'ai joint la publication de la recherche à cette e-mail. 


De plus, voici un lien vers le communiqué de presse de l'EPFL :
https://actu.epfl.ch/news/un-cocktail-permet-aux-fibres-nerveuses-sectionnee/ (https://actu.epfl.ch/news/un-cocktail-permet-aux-fibres-nerveuses-sectionnee/)


Aussi, voici un excellent article sur notre étude de Scientific American :
https://www.scientificamerican.com/article/growth-cocktail-helps-restore-spinal-connections-in-the-most-severe-injuries/ (https://www.scientificamerican.com/article/growth-cocktail-helps-restore-spinal-connections-in-the-most-severe-injuries/)


Nous travaillons actuellement à la combinaison de cette stratégie régénératrice et de la réhabilitation afin de rendre ces axones fonctionnels sur le plan comportemental.  Nous vous tiendrons au courant des progrès.


J'espère vous revoir tous bientôt.


Avec mes meilleures salutations,

Mark Anderson


Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: DANIEL BERCHAT le 09 septembre 2018 à 17:41:36
l
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 09 septembre 2018 à 20:24:38
        j'espere ne pas etre banni de ce fil de discussion ,pour pessimisme et defaitisme,,,mais je me lance quand meme,,,je suis respectueux et admiratif des travaux et essais cliniques menes par le professeur courtine mais je ne crois pas un instant qu'ils aboutiront a une therapie,,,que des fibres  nerveuses sectionnees bourgeonnent n'amenera pas a une eventuelle marche,,je crois beucoup plus a la therapie cellulaire (cellules souches) ou  la therapie genique,c'est la d'ou viendra la solution ,et ces therapies ont eu des resultats probants sur d'autres types de lesions et pourquoi pas un jour sur les lesions medullaires
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Edelweiss le 09 septembre 2018 à 22:02:52
Tout a fait d’accord avec Farid. Cette expérimentation n’absoutira à rien de concret, de fonctionnel, pour nous.


Les histoires de Courtine et de ses rats ressortent régulièrement sous des formes toujours plus séduisantes toujours sur les mêmes publications, les mêmes sites...curieusement, pourtant, les essais cliniques sur les humains ont débuté en septembre 2016 et, le moins que l’on puisse dire, c’est que les nouvelles sur ceux-ci sont très parcellaires.


En octobre 2017, cinq personnes avaient déjà fini (ou presque fini pour une franco-suisse) les six mois de stimulation dans le harnais du Gait Lab. La phase 1 de ces essais devait théoriquement se terminer en juillet 2018. Pour l’heure, ces cinq premiers participants sont venus à Lausanne en fauteuil et tous repartis en fauteuil au bout des 6 mois (avec des séquelles pour moi).
Je serai curieux de connaître la manière dont seront présentés les résultats. Pour continuer d’obtenir des subventions, il faudra du concret...du moins, j’espère.


Bonne soirée
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: misterjp le 10 septembre 2018 à 09:27:13
Bonjour tout le monde !


Merci pour ces infos.
Mais j’ai vraiment du mal à comprendre la pertinence de la première étape du protocole : faire une première injection en amont de la lésion de moelle. Ça rime à quoi ?
Et si ça marche pas après la lésion bah c’est qu’il faut essayer autre chose.
C’est présenté comme étant une avancée mais franchement non.
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 10 septembre 2018 à 12:11:04
@edelweiss,j'ai note que t'es ASIAd,,,je te conseille vivement de contacter axel alletru qui est un exchampion de motocross qui apres un accident est devenu paraplegique ,,il remarche  a l'aide d'une canne alors qu'il est ASIA C ,,il a une technique pour optimiser au maximum les muscles atteints,,il met a disposition de qui le souhaite son experience,,,bonne chance,
ps:axel alletru a une page facebook et il donne des conferences en parlant de sa propre experience,,
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Edelweiss le 10 septembre 2018 à 12:59:33
Hello Farid, merci beaucoup pour l’information  :smiley: . Je viens d’aller faire un tour sur son site. L’intéressé semble très motivé. En tous les cas, il a bien su ‘rebondir’ et faire de son handicap, une force. Pour ma part, je suis en contact avec Rewalk France pour tester leur exosquelette que j’ai vu en démonstration au dernier salon Autonomic à Paris. J’ai plus d’espoir sur ce sujet que sur la stimulation épidurale du lac Léman  :1420:
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 10 septembre 2018 à 20:48:52
@delweiss,,juste une petite qustion ,un
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 10 septembre 2018 à 20:55:31
@ edelweiss,,une petite question :est ce qu'un ASIA D peut bouger ses chevilles,ses orteils,?a t_il une sensitivite au niveau des pieds? A t-il des problemes sphincteriens? sexuels?
MERCI d'avance
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: DANIEL BERCHAT le 10 septembre 2018 à 21:15:36
m
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 11 septembre 2018 à 06:37:30
ton cas est vraiment prticulier ,,,car en general ,bouger les orteils ,c'est avoir toutes les chances de remarcher,,,comme je l'ai conseille a edeklweiss ,essaye de contacter axel alletru,il pourra  t'aider,,
bonne chance
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: DANIEL BERCHAT le 11 septembre 2018 à 17:40:07
l
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 11 septembre 2018 à 18:59:02
achetes francais,,,le wandercraft parait meilleur ,,de plus il libere les bras au contraire du rewalk,,,
bonne marche,,!!
Titre: Re : Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: DANIEL BERCHAT le 11 septembre 2018 à 20:18:04
m
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Arnaud le 25 septembre 2018 à 10:08:28
Nouveaux espoirs dans la lutte contre la paralysie


Pour la première fois, trois patients paraplégiques sont parvenus à retrouver une forme de marche grâce à une technique de stimulation électrique de la moelle épinière, suivie d’un entraînement physique intensif

Rétablir une forme de marche chez des personnes paralysées: cet espoir se voit doublement conforté. Le 24 septembre, deux études ont été publiées dans deux journaux médicaux de prestige. Toutes deux relatent les résultats encourageants obtenus chez des patients paraplégiques, touchés à la moelle épinière à la suite d’un accident. Elles font appel à la même stratégie: une stimulation électrique continue de la moelle épinière, suivie d’un entraînement physique prolongé – les experts parlent de «réhabilitation».

La première, dans la revue Nature Medicine, a concerné un patient. La seconde, dans le New England Journal of Medicine, a porté sur quatre patients. Au total, trois de ces cinq personnes sont parvenues à se mouvoir sur un tapis roulant ou au sol, avec l’aide d’un déambulateur. Pour autant, il serait abusif de parler de «marche autonome».

Sur ce terrain, de nombreuses équipes s’affrontent à travers le monde. Qui fera remarcher, le premier, le mieux ces patients lourdement handicapés? La course s’accélère. Ainsi la publication de l’article du New England Journal of Medicine, initialement prévue le 27 septembre, a-t-elle été avancée au 24, pour coïncider avec celle de Nature Medicine.

Cette dernière étude relate le parcours d’un homme victime, à l’âge de 23 ans, d’une fracture traumatique avec dislocation de la huitième vertèbre thoracique, provoquant une paralysie complète des membres inférieurs. Après les soins d’urgence, ce patient a bénéficié d’une réhabilitation pour améliorer son autonomie au quotidien, en fauteuil roulant.

Contrôle des muscles des jambes

Trois ans plus tard, cet homme est entré dans le protocole de la Mayo Clinic, un établissement réputé du Minnesota (Etats-Unis). Après avoir suivi un entraînement locomoteur (61 séances sur vingt-deux semaines), il a bénéficié de la pose d’un implant électronique de la société Medtronic (un stimulateur à 16 électrodes, conçu pour traiter la douleur), sur la surface dorsale de la moelle épinière, dans la région lombo-sacrée. Là où aboutissent les fibres des neurones qui contrôlent les muscles des jambes.

Chez ce patient, la stimulation électrique continue de ces neurones, via cet implant, a d’abord restauré la capacité à se mettre debout et à contrôler les mouvements mimant la marche, quand il était couché ou suspendu à un harnais. Un premier résultat publié en 2017. Ce travail reproduisait des avancées déjà obtenues en 2011, 2012 et 2014, chez d’autres patients paralysés.

Les auteurs sont allés plus loin. Le patient a bénéficié, après la pose de l’implant, de 43 semaines d’un réentraînement ciblé (113 séances). Cette «réhabilitation multimodale» a consisté à l’entraîner à des tâches spécifiques: équilibre du tronc en position assise ou durant la marche, mouvements précis sollicités lors de la marche… Durant ces séances, les paramètres de la stimulation électrique étaient ajustés pour optimiser les performances.

Avec l'aide d'un déambulateur

Résultats: après dix mois, le patient est parvenu à déambuler sur un tapis roulant, sans l’aide d’un harnais. Il parvenait aussi à une forme de marche au sol, avec un déambulateur et un assistant qui lui tenait la hanche, pour garantir son équilibre. De plus, les auteurs montrent que cette stimulation de la moelle épinière mobilise les circuits sensorimoteurs engagés dans la marche et l’équilibre debout. «A notre connaissance, c’est la première fois qu’un patient ayant subi une perte complète des fonctions sensorimotrices des membres inférieurs, à la suite d’une blessure médullaire, a retrouvé une forme de marche indépendante, grâce à une stimulation électrique médullaire couplée à un entraînement ciblé», concluent les auteurs.

L’étude publiée le même jour, dans le New England Journal of Medicine, par des équipes de l’Université de Louisville (Kentucky), a eu recours à une approche similaire chez quatre patients paraplégiques. Deux ont récupéré une forme de marche. Mais un autre, notent les auteurs, a subi une fracture de la hanche durant l’entraînement.

Stimulation modulée au fil du temps

«Pour améliorer la condition des paraplégiques, plusieurs groupes s’intéressent à la stimulation de la moelle épinière et à l’entraînement locomoteur. C’est une bonne nouvelle», se réjouit le professeur Grégoire Courtine, chef d’unité au Centre de neuroprothèses de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Mais pour ce spécialiste reconnu de la neuro-réhabilitation, «la technique utilisée ici reste assez rudimentaire. Les auteurs ont eu recours à une stimulation continue de la moelle épinière. Or nous avons montré qu’une telle stimulation active tous les muscles de la jambe en même temps, ce qui conduit à un blocage.» Blocage que ces équipes surmontent sans doute grâce au réentraînement intensif des patients. «On reste ici dans un modèle de laboratoire, non utilisable au quotidien.» Les patients sont loin de pouvoir remarcher seuls dans la rue, par exemple.

Grégoire Courtine développe un système de stimulation électrique discontinue, dynamique, modulée au fil du temps. Une stratégie plus proche de la physiologie des circuits de la marche, et qui s’inspire d’une longue observation des rongeurs puis des primates. Il se réjouit de partager bientôt les résultats d’un essai qu’il a coordonné chez l’homme.


Source :
https://www.letemps.ch/sciences/nouveaux-espoirs-lutte-contre-paralysie

Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: anneso le 25 septembre 2018 à 10:34:15
j'ai vu cet article du point ce matin sur le sujet :
http://www.lepoint.fr/sante/un-paraplegique-remarche-grace-a-une-electrode-dans-la-colonne-vertebrale-24-09-2018-2253925_40.php?boc=94490&m_i=8UY8crC3zCh9Kej4wz1jr2MbJ_3AurvwJFYDztXIe9zSV8_YZt5IpoFRnA0I8yNd3pSlm_SO6msXGZyLHoigIiI2bz088I&M_BT=4168347427#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20180925

102 mètres en un an avec un déambulateur ! !
Anneso
Titre: Neurostimulation implantée.
Posté par: djumpy le 25 septembre 2018 à 13:27:51
http://www.lessentiel.lu/fr/lifestyle/story/un-paraplegique-reussit-a-marcher-avec-un-electrode-29595459
Titre: Paraplégique, il marche grâce à une électrode implantée dans sa colonne vertébra
Posté par: mouchette le 26 septembre 2018 à 16:59:51
https://www.rtbf.be/info/monde/detail_paraplegique-il-marche-grace-a-une-electrode-implantee-dans-sa-colonne-vertebrale?id=10029237 (ftp://www.rtbf.be/info/monde/detail_paraplegique-il-marche-grace-a-une-electrode-implantee-dans-sa-colonne-vertebrale?id=10029237)

Titre: Paraplégique, il marche grâce à une électrode implantée dans sa colonne vertébra
Posté par: farid le 26 septembre 2018 à 19:59:13
il faut pouvoir fabriquer une electrode hautement performante,,capable de  trans mettre le flux electrique capable de faire marcher sans appuis un paraplegique,,,car pour le moment on ne peut pas reellement  parler de marche,,disons qu'il ya un leger progres,,,
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 01 novembre 2018 à 10:15:53
Citer
Trois paraplégiques remarchent grâce à une nouvelle technique spectaculaire

 31/10/2018

Les trois hommes, paraplégiques à la suite d’un accident, ont pu retrouver le contrôler de leurs jambes grâce à des stimulations électriques synchronisées et à des semaines de rééducation intensive.

Il y a sept ans, David, un jeune homme de 28 ans, est devenu paraplégique à la suite d’un accident sportif. Sept longues années passées en fauteuil roulant, à faire le deuil de ses jambes. Mais, depuis quelques mois, grâce à un système d’électrodes implantées au niveau de la moelle épinière, David peut de nouveau marcher, aidé d’un déambulateur.
Nul miracle ici, mais le travail de titan d’une équipe de scientifiques de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Comme David, deux autres hommes paralysés peuvent de nouveau marcher grâce à une nouvelle technologie faisant appel à la stimulation électrique. Plus extraordinaire encore, les trois participants ont pu conserver le contrôle volontaire de leurs jambes, même après l’arrêt de la stimulation électrique. Cette avancée sans précédent est rapportée en détail dans la prestigieuse revue Nature, ce mercredi.

Un peu plus tôt, au mois de septembre, deux équipes américaines avaient déjà annoncé - l’une dans la revue Nature Medicine , l’autre dans le New England of Journal Medicine - avoir réussi à réactiver des signaux nerveux chez des patients atteints de paraplégie complète par stimulation électrique.

(https://i.f1g.fr/media/eidos/680x382_crop/2018/10/31/XVM489177a4-dd1f-11e8-922b-33a252f100b3.jpg)

Source : http://sante.lefigaro.fr/article/trois-paraplegiques-remarchent-grace-une-nouvelle-technique-spectaculaire/

Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 01 novembre 2018 à 10:20:18
Voici une vidéo sur BFMTV :

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/trois-paraplegiques-peuvent-desormais-remarcher-grace-a-une-prouesse-scientifique-1113665.html
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 01 novembre 2018 à 10:26:23
Citer
TROIS PARAPLÉGIQUES REMARCHENT SANS STIMULIS

Des chercheurs lausannois ont utilisé une méthode améliorée pour faire remarcher trois patients paralysés des jambes.

31.10.2018

Trois patients paraplégiques depuis plusieurs années ont pu remarcher avec l'aide de béquilles ou d'un déambulateur. Des chercheurs lausannois ont appliqué une méthode améliorée combinant stimulation électrique et entraînement intensif.

Dans une double étude publiée mercredi dans les revues «Nature» et «Nature Neuroscience», Grégoire Courtine et Jocelyne Bloch montrent qu'après cinq mois d'entraînement, les patients ont recouvré le contrôle des muscles de leurs jambes, jusqu'ici paralysés, même en l'absence de stimulation électrique.

Moelle épinière

Ces trois paraplégiques avaient subi des blessures de la moelle épinière il y a plusieurs années (entre quatre et sept ans). Ils ont bénéficié de nouveaux protocoles de réhabilitation qui combinent une stimulation électrique ciblée de la moelle épinière lombaire et une thérapie de support de poids corporel.

Cette nouvelle étude, appelée STIMO (Stimulation Movement Overground), établit un nouveau cadre thérapeutique pour améliorer la réhabilitation, selon ses auteurs. A la différence de deux études indépendantes publiées récemment aux Etats-Unis sur un concept similaire, ces travaux montrent que la fonction neurologique subsiste au-delà des séances d'entraînement, même lorsque la stimulation électrique est coupée.

Meilleure compréhension

«Nos découvertes se fondent sur une compréhension approfondie des mécanismes sous-jacents, que nous avons acquise au cours de nombreuses années de recherches sur des modèles animaux. Désormais, nous connaissons mieux les régions à solliciter et comment la stimulation électrique atteint ces régions», a expliqué à Keystone-ATS Grégoire Courtine, neuroscientifique de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

«A partir de là, nous avons été en mesure de reproduire en temps réel la manière dont le cerveau active naturellement la moelle épinière», précise le spécialiste. «Tous les patients ont pu marcher en l'espace d'une semaine avec un soutien du poids corporel. J'ai su immédiatement que nous étions sur la bonne voie», ajoute Jocelyne Bloch, neurochirurgienne au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV/Université de Lausanne), qui a placé les implants sur les patients.

Repousse de connexions nerveuses

«Le timing et la localisation de la stimulation électrique sont essentiels pour la capacité du patient à produire un mouvement volontaire. C'est aussi cette coïncidence spatio-temporelle qui déclenche la croissance de nouvelles connexions nerveuses», détaille Grégoire Courtine.

Les scientifiques avaient démontré ces dernières années sur des rats ayant bénéficié du même traitement que des connexions nerveuses repoussent. «Il n'est pas possible d'aller le vérifier sur des humains, mais nous supposons qu'il se passe la même chose», indique le professeur lausannois.

«La stimulation doit être aussi précise qu'une montre suisse. Nous implantons une série d'électrodes au-dessus de la moelle épinière, qui nous permet de cibler des groupes individuels de muscles de la jambe», explique Jocelyne Bloch. «Des configurations spécifiques d'électrodes activent des zones spécifiques de la moelle épinière, reproduisant ainsi les signaux que le cerveau lancerait pour produire la marche», ajoute la chercheuse.

Un dur entraînement

Pour les patients, le défi consistait à apprendre comment coordonner les intentions de leur cerveau en vue de la marche avec la stimulation électrique ciblée. Cela n'a pas été long. «Les trois participants de l'étude ont pu marcher, aidés par un harnais supportant le poids de leur corps, après seulement une semaine de calibration. Et le contrôle volontaire des muscles s'est énormément amélioré en l'espace de cinq mois d'entraînement», note le Pr Courtine.

«Le système nerveux humain a répondu encore plus profondément au traitement que nous ne le pensions», dit-il. Il n'en reste pas moins que cela implique pour les patients un «dur» entraînement, une réhabilitation intensive de plusieurs mois, relève le chercheur.

«C'est un premier pas important pour les paraplégiques», conclut Grégoire Courtine. Il souligne l'importance d'appliquer un tel traitement très tôt, lorsque le potentiel de rétablissement est élevé et que le système neuromusculaire n'a pas encore subi le phénomène d'atrophie consécutif à la paralysie chronique.


Source : https://www.lematin.ch/sante/sante/Trois-paraplegiques-remarchent-sans-stimulis/story/25762393
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 01 novembre 2018 à 11:19:05
reportages hier soir au JT de 20h France 2.
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: chris26 le 01 novembre 2018 à 11:42:53
Bonjour

Et dans le 19/20 de France 3

https://www.france.tv/france-3/19-20-journal-national/762181-19-20-journal-national.html

Très encourageant  :smiley: :smiley: :smiley:

Chris

------------------------

Le sujet sur le Pr. Courtine commence à 17 mn et 45 secondes  :smiley:

Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Edelweiss le 01 novembre 2018 à 11:48:02
La récurrente et très  bonne communication de Grégoire Courtine fait son effet...

Beaucoup de mensonges par omission dans ces articles de presse.

Le plus flagrant, les photos de David, le prof de gym zurichois, très proche de Grégoire, donnant l’impression que c’est grâce à la stimulation épidurale qu’il quitte son fauteuil pour marcher en déambulateur...j’étais présent lors de son arrivée en octobre 2016 pour ses premières séances de stimulation : il le faisait déjà sans entraînement.

Comme dans mon cas, comme pour les paraplégiques incomplets en centre de rééducation, l’entraînement intensif permet de récupérer plus ou moins jusqu’au palier.

Vouloir nous faire croire que les nerfs repoussent et se reconnectent...si c’était le cas, cela se saurait depuis bien longtemps et il y aurait pléthore de fauteuils roulants faisant la queue devant le CHUV de Lausanne...ce qui est loin d’être le cas.

En revanche, ils ont toujours besoin de généreux donateurs !!!
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: letetra le 01 novembre 2018 à 11:52:31
bon
et pourquoi cette "opération" ne convient pas aux tétras,nos petits bras avant nos jambes auraient bien besoin de récupérer non?
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: flo-reve le 01 novembre 2018 à 13:16:51
La récurrente et très  bonne communication de Grégoire Courtine fait son effet...

Beaucoup de mensonges par omission dans ces articles de presse.

Le plus flagrant, les photos de David, le prof de gym zurichois, très proche de Grégoire, donnant l’impression que c’est grâce à la stimulation épidurale qu’il quitte son fauteuil pour marcher en déambulateur...j’étais présent lors de son arrivée en octobre 2016 pour ses premières séances de stimulation : il le faisait déjà sans entraînement.

Comme dans mon cas, comme pour les paraplégiques incomplets en centre de rééducation, l’entraînement intensif permet de récupérer plus ou moins jusqu’au palier.

Vouloir nous faire croire que les nerfs repoussent et se reconnectent...si c’était le cas, cela se saurait depuis bien longtemps et il y aurait pléthore de fauteuils roulants faisant la queue devant le CHUV de Lausanne...ce qui est loin d’être le cas.

En revanche, ils ont toujours besoin de généreux donateurs !!!


Entièrement d'accord avec toi cher ami !

j'ai du mal à croire à croire que les nerfs repoussent et vont se cibler au bon endroit comme par hasard !

Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 01 novembre 2018 à 14:59:30
effectivement ,comme le souligne letetra ,lesbras  ONT UNE importance fonctionnelle plus importante dans  la vie de tous les jours que les jambes,,la priorite est pour les tetras,,pourquoi la stimulation epidurale ne s'applique pas aux tetras? surtout que le facteur pesanteur ne s'applique pas aux bras contrairement aux membres inferieurs,,
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 01 novembre 2018 à 18:00:07
c'est plus facile sur des Paraplégiques, seul deux membres sont concernés (en gros), peut d’atteintes respiratoires, un para fatigue moins qu'un vrais bon tétra, ce sont
des exemples parmi d'autres.

c'est assez hallucinant ce "négationnisme" envers la recherche de Courtine et ces confrères y participants!

ensuite je vais me répéter encore une fois mais ...
Edelweiss, tu a eu une mauvaise expérience ou tu t'est fait mettre dehors, finalement on sait pas!
ce serait peut être cool d'avoir la version de l'équipe de Courtine, parce que la, tu commence vraiment a saouler, putain!!

 tu a eu la chance de faire partie d'un protocole de soins sur la recherche concernant la moelle épinière et tu crache ton venin en permanence, merde! il y a pleins de filles et garçons qui aurait donné n'importe quoi pour être a ta place, alors un peu d'humilité et de respect pour ceux qui n'ont pas eu cette chance, le respect des autres il est aussi la dans tes commentaires!

21 ans de fauteuil et pas une proposition de protocole et toi tu te permet de te plaindre alors que tu a eu cette chance, alors , STOP! :angry:

concernant le Professeur Courtine ,tes propos n'engage que toi,ET JE SOUHAITE QUE TU LE RAPPELLE A CHAQUE FOIS!!
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 01 novembre 2018 à 19:05:58
gilles ,tu y vas fort contre edelweiss,,,pourtant il n'a fait que relater son experience  et donner son avis sur la methode courtine,,,avis que je partage par ailleurs,,
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Edelweiss le 01 novembre 2018 à 20:02:14
Gilles, je suis content que tu réagisses à mes posts même si je ne comprends pas trop la violence et la vulgarité de tes propos.

Tout d’abord, ayant participé à ces essais cliniques, je pense avoir le droit de m’exprimer librement, de manière contradictoire, sur ce site. Je n’ai pas à être menacé, même si mes posts sont à contre-courant de la politique de donations de ALARME.

Je te rassure, tu peux contacter Courtine, ceci ne pose pas de problème car je n’ai pas caché ma déception devant l’absence de résultats à l’équipe STIMO.

Contrairement à ce que tu insinues, j’ai effectué le protocole complet, c’est à dire six mois. J’ai toujours dit franchement ce que je pensais à l’équipe STIMO. Ceci ne m’a pas posé de problème (en clair, je n’ai pas été viré). C’est vrai qu’un cobaye humain qui n’aurait pas le droit de s’exprimer, ce serait bien dommage.

Au sujet de la ‘chance de participer à ce protocole’ que tu évoques :
- tout le monde peut postuler à STIMO mais curieusement, il y a peu très de volontaires. Je n’ai même pas vu de français;
- selon toi, parce que j’ai participé à un protocole de soins, je devrai me taire pour ne pas remettre en cause son efficacité ? Crois tu que je devrais mentir et dire que tout va bien, que j’ai fait des progrès ?
Cela reste plus facile de critiquer derrière un clavier que de se porter volontaire. Si tu vas sur le site américain Clinical Trials, qui ressence tous les essais cliniques sur la planète, tu verras qu’il y en a 967 en cours (dont celui objet de notre débat). Rien ne t’empêche de chercher voire de postuler...

Enfin, tu comprendras qu’ayant vu de près, comme premier volontaire, les limites de cette stimulation épidurale, déjà détaillées dans d’autres posts, j’ai du mal à comprendre qu’ALARME s’obstine à financer tous les ans de manière quasi-exclusive l’équipe de Courtine.
Il y a 967 autres projets d’essais cliniques en cours à ce jour. Le minimum souci de bonne gestion serait de regarder et de ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier’.

Le fait de critiquer le manque de remise en cause des choix de ALARME ne doit pas entraîner l’insulte et la menace permanente de se faire exclure informatiquement par le modérateur.
Enfin, contrairement à toi, je reste poli.





Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 01 novembre 2018 à 20:04:50
Regardez les 3 vidéos ici : https://www.lematin.ch/sante/sante/Trois-paraplegiques-remarchent-sans-stimulis/story/25762393

Le Pr. Courtine précise bien les choses, et aussi les limites de cette technologie... pour le moment. Sur les 3 patients, il y a un patient plus gravement atteint que les autres. Voyez comment il "marche" après 5 mois de réhabilitation avec la neurostimulation spécifique mise au point à l'EPFL. C'est de la recherche, ce n'est pas encore très efficace, mais c'est sûrement le début de quelque de très prometteur !  :smiley:
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 01 novembre 2018 à 20:21:44
Bertrand (Edelweiss) tu n'as plus adhéré à notre association depuis 2015. Donc je suppose que tu ne renouvelleras pas ton adhésion cette année, non ? Les critiques sur les décisions d'attribution de financements sont libres, effectivement. Certains voudraient qu'on finance plutôt ceci ou cela, et cette année nous avons été particulièrement critiqué pour ne pas avoir soutenu le nouveau projet de "Neurogel en marche" en Chine, par ex. On ne peut pas satisfaire tout le monde. Quant aux 967 essais cliniques en cours dont tu parles, tu sais très bien que la plupart sont des tests concernant les problèmes vésicaux ou intestinaux, la spasticité, l'infertilité ou la dysfonctionnelle érectile, etc. Il y a très très peu de recherches dans le monde qui concernent la récupération et/ou la repousse axonale en phase clinique !!! Donc, un peu de modestie de ta part aussi serait la bienvenue afin d'apaiser le "débat", même si nous avons tous compris que cela ne s'était pas bien passé pour toi dans le protocole de l'équipe de Courtine. Merci...
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: mureyt le 02 novembre 2018 à 14:25:09
Salut
"Le plus flagrant, les photos de David, le prof de gym zurichois, très proche de Grégoire, donnant l’impression que c’est grâce à la stimulation épidurale qu’il quitte son fauteuil pour marcher en déambulateur...j’étais présent lors de son arrivée en octobre 2016 pour ses premières séances de stimulation : il le faisait déjà sans entraînement. "
le monsieur avec les lunettes ? Edelweiss peux tu preciser.
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: send le 02 novembre 2018 à 16:17:36
Je suis tout à fait d'accord avec ELDWEISS.

Ses propos sont sensés, modérés et respectueux, contrairement à ceux de certains pseudo modérateurs.

si quelqu'un connait le programme de COURTINE, c'est bien lui.

Send
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 03 novembre 2018 à 12:04:20
send, je suis pas pseudo modérateur mais modérateur tout court!
peut être que ma façon de m'exprimer est brute et ne plais pas a tout le monde, j'en conçoit, la c'est plutôt une réaction épidermique a la façon qu'à
edelweiss de rabâcher a chaque fois que son expérience STIMO c'est mal passé, il n'est pas le seul a l'avoir fait, ça n'a pas fonctionné avec lui tant pis!

d'autre part quand tu postule pour ce genre de protocole, si tu rentre pas dans le cadre tu n'est pas choisis.

la prochaine fois, je ferais mon vrais travail de modérateur et censurerais directement!
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Daniel95 le 03 novembre 2018 à 13:35:55
Bonjour a tous,

Gilles.... je ne vois pas pourquoi tu devrais censurer les posts de Edelweiss. Il fait part de son expérience ce qui relativise les communications "officielle" et permet d'ouvrir le débat. Grâce a lui, libre a chacun de se faire son propre avis. Ce n'est pas le rôle dun modérateur de censurer ce avec quoi il nest pas d'accord  mais uniquement de veiller a ce que le débat reste courtois et respectueux. Nous courrons tous après de l'information qui plus est avérée alors merci a toi Edelweiss pour tes posts...
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: mureyt le 03 novembre 2018 à 14:40:47
Salut
si le monsieur qui passe du fauteuil au déambulateur le faisait avant l'essai clinique alors c'est une publication mensongère !
Une de plus !!!!!! je donne quand je peux a alarme (pas beaucoup )et c'est vrai que j'ai été un peu désappointé par votre choix de financer Courtine autant mais je respecte votre choix .
Ont ils réélement besoin de ce "type " de dons ?
Ne serait il pas judicieux d'investir un petit peu dans "l'amélioration du quotidien des handicapés" ?
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: send le 03 novembre 2018 à 15:47:05
Bonjour Gilles, tu n'as pas tout compris.

Le rôle d'un modérateur n'est pas de censurer mais de modérer les éventuels propos désobligeants, agressif...

Je pense que tu dépasses ce qui t'a été confié et que tu ferais bien de modérer tes propos.
 
Les gens ont le droit de ne pas être d'accord avec toi ou ton bureau et ont le droit de s'exprimer...ça s'appelle la démocratie.

Edelweiss a exprimé son expérience  et est mieux placé que n'importe qui pour nous donner son avis.

Je pense que ce que vous faite est préjudiciable pour la réputation d'ALARME.

C'est mon avis, sans aucune agressivité.
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 03 novembre 2018 à 16:43:19
Le professeur Courtine et le professeur Bloch (neurochirurgienne) vont continuer l’implantation d'électrodes en 2019, au vu des résultats encourageants obtenus dans la phase 1 de leur essai clinique.

Il y aura donc un essai clinique de phase 2 en 2019, avec 20 patients cette fois-ci, qui inclura des blessés médullaires plus récents (en espérant des résultats fonctionnels plus importants).

La phase 1 de l’essai clinique (avec 3 patients) est en cours, et nous avons vu dans la presse la publication des résultats intermédiaires.
Les critères pour intégrer l’essai sont :

   • Incomplete SCI graded as AIS C & D (= lésion incomplète ASIA C et D)
   • Level of lesion: T10 and above (= niveau de lésion D10 et au-dessus)

Voici le site officiel avec les critères d’inclusion et les coordonnées des chercheurs de l’essai clinique :
https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT02936453

Pour ceux et celles qui seraient intéressés, il vous suffit de les contacter. Ils vous expliqueront, éventuellement, la démarches pour postuler pour l’essai clinique de 2019.

Vous pouvez leur écrire en français.  :smiley:


Quant aux divers avis personnels et critiques sur les résultats de cet essai, ils n'engagent que leurs auteurs et ne reflètent en aucun cas la position de l'association ALARME sur les résultats des recherches en cours dans cadre de l'essai clinique STIMO "Epidural Electrical Simulation (EES) With Robot-assisted Rehabilitation in Patients With Spinal Cord Injury."

Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Breizhfenua le 03 novembre 2018 à 16:50:56
Merci de préciser TDelrieu , là c'est clair , on part d'un bon potentiel de base avec une lésion incomplète , ce qui est logique pour obtenir de bons résultats ...mais rarement précisé .
T10 et au dessus ça veut dire para ET tetras ? (chouette , enfin )
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: charlieboy le 03 novembre 2018 à 18:01:41
    Bravo Gilles Thierry et Marc et tous ceux qui s'impliquent dans ce site ....vous êtes notre ESPOIR

Bon Weekend à tous !

   Charles ( votre petit cousin)
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 04 novembre 2018 à 10:42:51
la methode courtine exige des efforts continus ,ses resultats peuvent sembler en deça des esperances des paras,,mais ce n'est qui'une piste therapeutique parmi d'autres,,personnellement ,je mise sur la reparation de la lesion medullaire grace aux celules souches ou une autre methode therapeutique,,j'ai constate la vitesse de remarche des patients  de la maladiede guillain- barre,,juste apres leur guerison :ca m'a scotchè,,c'est du fauteuil roulant a la marche normale en quelques jours,,des que le systeme nerveux est retabli ,tout redemarre,,je sais que c'st complique de reparer une lesion de la moelle mais j'y crois,,il suffit d'y mettre les moyens,,
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 04 novembre 2018 à 12:31:09
Bonjour Gilles, tu n'as pas tout compris.

Le rôle d'un modérateur n'est pas de censurer mais de modérer les éventuels propos désobligeants, agressif...

Je pense que tu dépasses ce qui t'a été confié et que tu ferais bien de modérer tes propos.
 
Les gens ont le droit de ne pas être d'accord avec toi ou ton bureau et ont le droit de s'exprimer...ça s'appelle la démocratie.

send, ça fait plus de 10 ans que je modère, je pense que je suis plutôt cool avec certains petit dérapages qu'il y à eu et qu'il y aura certainement sur ALARME.
d'autres part même comme je l'ai précisé plus haut, ma réaction a été plus "épidermique et sentimentales" , entièrement d'accord sur le fait que les avis différents sont bon pour la construction d'un débat!

mais, au bout d'un moment le "Courtine-Bashing" ça suffit, tout le monde sait que ça c'est mal passé, ok! pas la peine de remettre l'histoire sur le plat a chaque
fois que l'on parle de Courtine et son programme.

pour finir quand je parle de censurer "chose que je n'ai jamais fait jusqu'à maintenant" c'est juste pour le principe.

maintenant, passons a autre chose qui est a mon humble avis plus important que mon coup de gueules!





Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: mureyt le 04 novembre 2018 à 14:23:29
salut
la difficulté est que l'article parle de paraplégiques au sens large et vous savez tous, les différences de capacités de mobilité des membres en fonction de la lésion .
edelweiss dit que la personne était capable de faire les mouvements de la photo avant l'essai, au vu du charlatanisme existant autour de la paralysie (et des causes perdues en général ) ça fait réfléchir .
comme alarme donne beaucoup a Mr Courtine des petites précisions, vulgarisations des résultats seraient super, notamment si vous souhaitez qu'un maximum de gens comprennent et adhèrent.
merci en tous cas pour votre travail bénévole .
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Gyzmo34 le 05 novembre 2018 à 04:19:27
Bonjour,

Cela n'engage que moi mais le professeur Courtine est un chercheur qui obtient des résultats et cela, quoique l'on en pense. Après, il est simple de critiqué et je n'ai aucun mal à concevoir l'impatience et/ou l'agacement de chacun, j'ai juste envie de dire que l'on pense souvent à tord que l'herbe est toujours plus verte dans le champ du voisin  :undecided:

A bonne entendeur,

Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: letetra le 05 novembre 2018 à 11:41:16
courtine un espoir tout de meme, c'est rare de lire de bonnes nouvelles donc positivons:
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Hervé35 le 05 novembre 2018 à 20:18:03
bonjour à tou-te-s
c'était ce matin sur France Cul, pardon France Culture je confonds
https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/a-t-decouvert-une-solution-pour-faire-remarcher-les-paraplegiques
pas sûr que ça calme le débat vous êtes prévenus...

bonne écoute
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 06 novembre 2018 à 08:19:17
paras complets elmines,tetras elimines ,paras de lesion inferieure a T10 elimines,  et cela pour des resultats que je  juge mediocres,,la marche avec dehambulateur necessite une attention constante pour ne pas perdre l'equilibre et une grande depense d'energie,(moi meme ,je peus marcher avec un dehambulateur mais j'ai arrete  car trop epuisant et meme dangereux car iil ya risque de chute),,meme chose pour la marche avec bequilles,,,
sauf a trouver un systeme de stimulation epidurale plus performant ,je mise plutot sur une autre voie therapeutique, QUI CONSISTE A  REPARER LA LESION
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 06 novembre 2018 à 09:52:53
Je vais me répéter, mais les critères pour intégrer l’essai sont :

   • Incomplete SCI graded as AIS C & D (= lésion incomplète ASIA C et D)
   • Level of lesion: T10 and above (= niveau de lésion D10 et au-dessus)

Voici le site officiel avec les critères d’inclusion et les coordonnées des chercheurs de l’essai clinique :
https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT02936453
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 06 novembre 2018 à 10:38:07
Voici un reportage complet d'une heure (en français) de la TV suisse sur les recherches de l'équipe de l'EPFL :

https://www.rts.ch/play/tv/369/video/remarcher-malgre-une-paralysie-?id=9957795&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da&fbclid=IwAR1D3cN0anXJwKLWmO5ylUsYAyta6GqUkxufoERJyiyrJv8_dzU5dcYxYS8

Nous voyons bien les difficultés de ces récupérations. On voit aussi l'entrainement de notre ami Bertrand (Edelweiss) et les limites de sa récupération...
 
A voir l'interview final de Courtine et Bloch !  :smiley:


Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: fti le 06 décembre 2019 à 10:13:42
https://www.google.com/amp/s/www.news-medical.net/amp/news/20191205/New-Swiss-initiative-aims-to-widen-access-to-groundbreaking-neurotechnology.aspx site web https://www.neurorestore.swiss/programs
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 06 décembre 2019 à 11:24:17
Citer
Une nouvelle initiative suisse vise à élargir l'accès à une neurotechnologie révolutionnaire

5 décembre 2019

NeuroRestore est un nouveau centre mis en place par la Fondation Defitech, le CHU, la Faculté de biologie et de médecine (FMB) de l'Université de Lausanne (FMB) et l'EPFL pour exploiter l'expertise en neuroréhabilitation et les technologies d'implants neurochirurgicaux auprès des quatre partenaires. Médecins, ingénieurs et chercheurs uniront leurs forces pour développer des "electroceuticals" - un type de neurothérapie qui utilise la stimulation électrique pour aider à restaurer la fonction motrice chez les patients paraplégiques et tétraplégiques, ainsi que chez les personnes souffrant de Parkinson ou des séquelles d'un accident vasculaire cérébral. L'équipe NeuroRestore testera des traitements innovants et personnalisés qui, une fois éprouvés, seront mis à la disposition des hôpitaux et des patients. Le centre formera également une nouvelle génération de praticiens et d'ingénieurs de la santé à l'utilisation de ces thérapies révolutionnaires.

Accélérer la recherche

Le 1er novembre 2018, le neuroscientifique de l'EPFL Grégoire Courtine et la neurochirurgienne du CHUV Jocelyne Bloch ont publié les résultats de l'étude STImulation Movement Overground (STIMO) dans la revue Nature. La recherche a établi un nouveau cadre thérapeutique révolutionnaire pour améliorer la récupération après une lésion de la moelle épinière, combinant une stimulation électrique ciblée de la moelle épinière (contrôlée par un stimulateur cardiaque) et un système intelligent de soutien du poids corporel. Après avoir suivi la thérapie révolutionnaire, huit patients paraplégiques ont pu faire quelques pas sans aide.

La Fondation Defitech s'est associée à l'EPFL, au CHUV et à l'UNIL pour fonder NeuroRestore, un centre qui s'appuiera sur les résultats de l'étude STIMO et accélérera le développement de ces thérapies innovantes pour les rendre largement disponibles dès que possible. Les patients potentiels peuvent s'enregistrer en remplissant un formulaire en ligne sur http://www.neurorestore.swiss.

L'équipe NeuroRestore sera répartie sur plusieurs sites : le CHUV à Lausanne, le CRR SuvaCare (une clinique de rééducation basée à Sion et l'un des partenaires financiers du projet) et le Campus Biotech de l'EPFL à Genève. Les chercheurs, basés au CHUV et à l'EPFL, travailleront également avec le Centre Wyss de Bio et Neuroingénierie à Genève. Les patients seront opérés au CHUV, tandis que les séances de rééducation auront lieu au CHUV ou au CRR SuvaCare. Jocelyne Bloch et Grégoire Courtine seront les codirecteurs du centre.

Des applications étendues

Les membres fondateurs de NeuroRestore ont conclu un accord de cinq ans. La prochaine étude clinique, STIMO-2, utilisera les technologies développées dans le cadre de l'étude STIMO originale - qui visait les patients souffrant de blessures chroniques (remontant à trois ans ou plus) - pour traiter jusqu'à 20 patients paraplégiques présentant des lésions récentes de la moelle épinière. Ce sera un essai multicentrique en Suisse, en Allemagne et aux Pays-Bas.


====================
 TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
====================


New Swiss initiative aims to widen access to groundbreaking neurotechnology

Dec 5 2019

NeuroRestore is a new Center set up by the Defitech Foundation, Lausanne University Hospital (CHUV), the University of Lausanne's (UNIL) Faculty of Biology and Medicine (FMB), and EPFL to harness expertise in neurorehabilitation and neurosurgical implant technologies across the four partner institutions. Doctors, engineers and researchers will join forces to develop "electroceuticals" - a type of neurotherapy that uses electrical stimulation to help restore motor function in paraplegic and quadriplegic patients, as well as in people suffering from Parkinson's or the after effects of a stroke. The NeuroRestore team will trial innovative, personalized treatments that, once proven, will be made available to hospitals and patients. The center will also train a new generation of health-care practitioners and engineers in the use of these breakthrough therapies.

Accelerating research

On 1 November 2018, EPFL neuroscientist Grégoire Courtine and CHUV neurosurgeon Jocelyne Bloch published the findings of the STImulation Movement Overground (STIMO) study in the journal Nature. The research established a revolutionary new therapeutic framework to improve recovery from spinal cord injury, combining targeted electrical stimulation of the spinal cord (controlled by a pacemaker) and an intelligent bodyweight-support system. After undergoing the groundbreaking therapy, eight paraplegic patients were able to take a few steps unassisted.

The Defitech Foundation has partnered with EPFL, CHUV and UNIL to found NeuroRestore, a center that will build on the findings of the STIMO study and fast-track the development of these innovative therapies to make them widely available as soon as possible. Potential patients can register their interest by completing an online form at http://www.neurorestore.swiss.

The NeuroRestore team will be spread across several sites: CHUV in Lausanne, CRR SuvaCare (a Sion-based rehabilitation clinic and one of the project's financial partners), and EPFL's Campus Biotech in Geneva. The researchers, based at CHUV and EPFL, will also work with the Wyss Center for Bio and Neuroengineering in Geneva. Patients will undergo surgery at CHUV, while the rehabilitation sessions will take place at either CHUV or CRR SuvaCare. Jocelyne Bloch and Grégoire Courtine will serve as the center's co-directors.

Wide-ranging applications

NeuroRestore's founding members have entered into a five-year agreement. The next clinical study, STIMO-2, will use the technologies developed as part of the original STIMO study - which addressed patients with chronic injuries (dating back three years or more) - to treat up to 20 paraplegic patients with recent spinal cord damage. It will be a multicenter trial in Switzerland, Germany and the Netherlands.
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: Arnaud le 23 décembre 2019 à 15:07:15
Totalement paraplégique, il recommence à marcher

Georgy Froté participe à l’ambitieuse étude de Grégoire Courtine et de Jocelyne Bloch. Rencontre.

«La première fois, je n’ai pas bien compris ce qui m’arrivait. J’ai cru que c’était un spasme. La deuxième fois, je me suis concentré sur l’impulsion que je voulais donner, ma jambe a suivi. J’avais fait un pas. Une autre impulsion, j’en avais fait un autre. Et encore un, et puis encore un autre. C’était… J’avais du mal à y croire, je remarchais!» Georgy Froté, Jurassien de 32 ans, peine à mettre des mots sur ce qui lui arrive. Et pour cause, il y a quelques années encore, ce qu’il tente de décrire aurait relevé de l’impossible. Car le jeune homme, qui ne sent plus ses jambes, ne pensait plus jamais pouvoir marcher.

La vie de Georgy Froté a basculé une première fois il y a neuf ans, lorsqu’il a été victime d’un grave accident de moto. Verdict sans appel: le maçon de formation souffre d’une lésion de la moelle épinière, les messages nerveux qu’envoie le cerveau à ses membres inférieurs ne passent plus. Il est paraplégique. Les médecins lui annoncent qu’il ne remarchera pas. «De colère, de tristesse, j’ai pleuré pendant des semaines. Pourquoi moi? Que vais-je faire? De quoi sera fait mon avenir? Ces questions tournaient en boucle dans ma tête. Et puis j’ai décider d’avancer. Quand on a mangé toute cette tristesse, on essaie de se relancer.»

Le jeune homme apprend alors à vivre autrement, apprivoise son fauteuil roulant et se lance dans une formation de dessinateur en bâtiment. Il retrouve son autonomie, se remet à conduire, mais il en veut plus. C’est là qu’il entend parler de la méthode révolutionnaire développée par le neuroscientifique de l’EPFL Grégoire Courtine et la neurochirurgienne du CHUV Jocelyne Bloch, qui permet à des paraplégiques de remarcher et qui possède désormais un centre dédié (lire encadré).

Baptisée STIMO (pour Stimulation Movement Overground), la prouesse aux frontières de la médecine et de l’électronique consiste à contourner la paralysie grâce à un implant sans fil placé juste au-dessus de la blessure. Relié à un neurostimulateur, l’implant crée un pont qui reconnecte les parties au-dessus et au-dessous de la lésion en envoyant des stimulations électriques dans la moelle épinière. Couplée à un entraînement intensif, l’étude clinique a permis à plusieurs personnes de recouvrer le contrôle de leurs muscles. Encore plus vertigineux: plusieurs ont même retrouvé la mobilité de membres inactifs depuis des années sans stimulations électriques.

Muscles atrophiés

Retour auprès de Georgy Froté, dont la vie a basculé pour la deuxième fois lorsque Jocelyne Bloch lui a implanté les électrodes conçues par Grégoire Courtine. Le jeune homme est la huitième personne à tester le dispositif, mais il est le plus sévèrement touché des patients. «C’est le premier qui soit totalement paralysé. Georgy est paraplégique à 100%, il ne sent rien au niveau des jambes. Il lui reste toutefois des petits bouts de fibres épargnés dans la moelle épinière. Avec les stimulations, c’est ce qui lui permet de contrôler ses muscles, précise Grégoire Courtine, qui insiste: Il faut bien calibrer les attentes, nous n’allons pas guérir tous les paraplégiques du jour au lendemain, mais il est vrai que nous enregistrons des résultats très prometteurs.»

Début novembre, l’équipe du duo Courtine-Bloch nous a ouvert les portes du bien nommé «laboratoire de la marche» du CHUV. Peu après 9 heures, Georgy Froté se prépare à sa séance du jour. Soutenu par un dispositif qui le maintient debout, le jeune homme multiplie les exercices avec sa physiothérapeute, Moïra Wacker. Jeux d’adresses, travail sur les abdominaux, lancers de ballon, l’entraînement est intensif. «L’exercice dit de standing, où Georgy est debout, sert à réaligner les articulations, les genoux, les hanches et le tronc, avant la marche», précise la physio. «Je suis resté assis pendant plus de neuf ans, mes muscles sont atrophiés, je le ressens», enchaîne le jeune homme.

Devise dans la peau

Georgy Froté est prêt, il s’avance jusqu’au tapis de marche en fauteuil. Moïra Wacker l’aide à se lever puis le lâche. Le jeune homme porte un harnais qui soutient 25% de son poids, les 54 kilos qui restent ne tiennent que sur ses jambes. Son corps bascule vers l’avant. «Droite, gauche, droite, gauche», l’encourage une voix dans un haut parleur, qui lui indique aussi de quel côté est envoyée la stimulation électrique. Une partie du défi consiste à calquer l’intention du cerveau sur la stimulation électrique. «L’implant donne le flux, ma pensée l’intensifie», image le jeune homme, passé maître dans l’exercice.

La séance de trois heures, qui a lieu quatre fois par semaine, se poursuit. Appuyé sur des barres parallèles, tantôt sur des béquilles ou encore soutenu par sa physio, Georgy Froté fournit un effort considérable et enchaîne les allers-retours dans le labo. «Je me suis lancé un défi, je veux sortir d’ici en béquilles», conclut le jeune homme essoufflé. Le tatouage qu’il porte sur le bras résume bien sa vie: «Parfois, en perdant une bataille, on trouve une nouvelle manière de gagner la guerre.»

------------------------------------------------------------------------------------------------------


La méthode révolutionnaire a son centre

L’approche pointue développée par l’EPFL, le CHUV et l’UNIL pour rétablir les fonctions neurologiques a désormais un centre qui lui est consacré. Baptisée NeuroRestore, l’entité nouvellement créée peut aussi compter sur le soutien de la Fondation Defitech, du père de Logitech, Daniel Borel. De quoi élargir l’accès aux technologies développées par l’étude STIMO, qui permet aux paraplégiques de remarcher.

De quoi surtout proposer une nouvelle façon de penser la recherche en facilitant les synergies entre ingénieurs, médecins et chercheurs.
En quelque sorte fusion des laboratoires de Grégoire Courtine et de Jocelyne Bloch, qui le dirigeront, NeuroRestore va évidemment poursuivre les efforts dans le domaine qui a rendu le duo mondialement célèbre. Mais pas seulement: les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou encore la maladie de Parkinson sont aussi au programme.

Jocelyne Bloch: «Pour parkinson, on se rend compte qu’on peut utiliser des technologies très similaires (ndlr: à celle utilisée pour rendre contourner la paralysie) pour améliorer les troubles de la marche liés à cette maladie. On y travaille.» Concrètement, il ne faut pas imaginer un bâtiment flambant neuf, du moins pas pour l’instant. «NeuroRestore est dispersé sur plusieurs sites: au CHUV principalement, mais aussi au Campus Biotech de l’EPFL, à Genève, ainsi qu’à la clinique de réhabilitation de la Suva, à Sion», précise Jocelyne Bloch. L’organisation ressemble en fait furieusement au réseau d’une cinquantaine de personnes qui existe aujourd’hui. «Mais le centre nous permettra de créer plusieurs nouveaux postes, ce qui nous fera gagner en stabilité. Et nous aurons davantage de moyens pour soutenir des projets», poursuit la neurochirurgienne.

La prochaine étude clinique vise à traiter des patients dont la lésion est récente.
Objectif: traiter 20 personnes.

Les intéressés peuvent s’inscrire sur www.neurorestore.swiss


Source :
https://www.24heures.ch/vaud-regions/video-totalement-paraplegique-recommence-marcher/story/13213403

Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 23 décembre 2019 à 20:12:40
un semblant de marche avec un arnachement pour soutenir le poids ducorps n'est pas une marche,,sans compter les efforts physiques epuisants,,(une video le montrera aisement)
si la stimulationepidurale peut etre benefique pour les problemes de vessie ,de douleurs ,de sexe ou d'intestin ,il y va autrement de la marche qui est un mouvement soumis a la pesanteur ,qui demande de l'equilibre et la sollicitation de plusieurs  muscles de maniere ordonnee,,je ne veus pas jouer au  rabat joie et je souhaite a ce patient tout le bien du monde,mais il est loin d'etre tirè d'affaire,,
pour marcher ,il faudra reparer la lesion ,pour moi ,c'est la seule solution
dans mon cas ,j'arrive a marcher avec un dehambulateur sur quelques metres a roulettes au prix d'efforts inouis ,et j'ai renoncè car cela relevait d'une torture physique et psychique que d'une marche effective,,c'est pour cela que j'ose donner mon avis ,,
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: TDelrieu le 25 avril 2020 à 12:57:33
Citer
L'intelligence artificielle s'avance pour la rééducation

Par Caroline Hayes

Publié le mercredi 22 avril 2020

Lorsque les systèmes de réseau neuro-musculaire d'un corps sont perturbés, la stimulation électrique peut rétablir la communication. L'intelligence artificielle pourrait fournir des informations supplémentaires sur le fonctionnement du corps humain.

La simple action de ramasser une balle et de la lancer implique une communication complexe entre le cerveau et les motoneurones à l'intérieur de la moelle épinière vers les muscles du bras. Que se passe-t-il lorsque les nerfs qui transfèrent ces signaux sont endommagés, provoquant un barrage routier sur le chemin du message?

Des chercheurs du Kentucky Spinal Cord Injury Research Center de l'Université de Louisville, aux États-Unis, ont utilisé un courant électrique continu à des fréquences et des intensités variables et un entraînement locomoteur pour restaurer la connectivité cerveau-colonne vertébrale chez certains patients atteints de lésions de la colonne vertébrale. Ils ont pu se tenir debout, retrouver la mobilité du tronc et marcher quelques pas sans aide lors de l'utilisation du stimulateur péridural.

En Europe, Stimulation Movement Overground (STIMO) est une étude clinique réalisée par une équipe de scientifiques de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et du CHU de Lausanne, dirigée par le professeur Grégoire Courtine et le professeur Jocelyne Bloch.

En novembre 2018, l'équipe de l'EPFL a observé une croissance prononcée de nouvelles connexions nerveuses dans les zones ciblées par stimulation électrique. Au lieu d'appliquer une stimulation électrique continue, ils ont ciblé des impulsions électriques à des endroits spécifiques pour activer physiologiquement la moelle épinière.

«Après plusieurs mois d'entraînement avec stimulation électrique, nos trois participants ont pu activer leurs muscles précédemment paralysés sans stimulation électrique et ils ont même pu faire quelques pas, mains libres, sans aucun soutien», explique Courtine.

Un réseau de 16 électrodes, connectées à des racines spécifiques de la moelle épinière pour des muscles de jambe spécifiques, a été implanté chirurgicalement. Le réseau d'électrodes est connecté à un générateur d'impulsions implantable utilisé pour la stimulation cérébrale profonde chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, mais qui a été adapté pour cette étude afin d'inclure des capacités de déclenchement en temps réel, qui peuvent être utilisées avec une montre à commande vocale portée par le patient.

Sur la base du mouvement prévu, détecté par des capteurs sur les pieds du patient, des impulsions de stimulation électrique sont délivrées sur les régions de la moelle épinière qui produisent le mouvement. En pensant à activer les muscles des jambes, les connexions résiduelles dans le cerveau activent les muscles tandis que les impulsions électriques activent les circuits neuronaux associés à ces muscles. La recherche montre que la pensée synchronisée et l'excitation des circuits ciblés déclenchent la croissance de nouvelles connexions dans le cerveau et la moelle épinière.

Pour entraîner les muscles, le participant est suspendu dans un harnais qui rétablit l'interaction musculaire de la marche en fonction de la gravité lors de la marche.

Les trois participants ont retrouvé le contrôle volontaire des muscles des jambes qui avaient été paralysés; un effet qui a persisté au-delà des séances d'entraînement et même lorsque la stimulation électrique a été désactivée.

La co-auteure Karen Minassian dit: «La stimulation seule n'est pas assez forte ... le participant doit s'engager activement tout le temps et apprendre à reconnaître comment la contribution volontaire amplifie l'apport de la stimulation électrique ciblée.»

«La prochaine étape consiste à commencer plus tôt, juste après la blessure, lorsque le potentiel de guérison est beaucoup plus élevé», explique Bloch.


====================
 TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
====================


AI goes out on a limb for réhabilitation

By Caroline Hayes

Published Wednesday, April 22, 2020

When a body’s neural-muscle network systems are disrupted, electrical stimulation can re-establish communication. Artificial intelligence could provide further insight into how the human body works.

The simple action of picking up a ball and throwing it involves complex communication between the brain and motor neurons inside the spinal cord to the muscles in the arm. What happens when the nerves that transfer these signals are damaged, causing a roadblock in the path of the message?

Researchers at the Kentucky Spinal Cord Injury Research Center at the University of Louisville, USA, used a continuous electrical current at varying frequencies and intensities and locomotor training to restore brain-to-spine connectivity in some spinal injury patients. They were able to stand, regain trunk mobility, and walk a few steps without assistance when using the epidural stimulator.

In Europe, Stimulation Movement Overground (STIMO) is a clinical study by a team of scientists from the École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) and the Lausanne University Hospital (CHUV), headed by Professor Grégoire Courtine and Professor Jocelyne Bloch.

Back in November 2018, the EPFL team observed pronounced growth of new nerve connections in areas that were targeted with electrical stimulation. Instead of applying continuous electrical stimulation, they targeted electrical pulses at specific locations to physiologically activate the spinal cord.

“After several months of training with electrical stimulation, our three participants were able to activate their previously paralysed muscles without electrical stimulation and they could even take a few steps, hands-free, without any support,” says Courtine.

An array of 16 electrodes, mapped to specific roots of the spinal cord for specific leg muscles, was surgically implanted. The electrode array is connected to an implantable pulse generator that is used for deep brain stimulation in people with Parkinson’s disease, but which has been adapted for this study to include real-time triggering capabilities, which can be used with a voice-controlled watch worn by the patient.

Based on the intended movement, detected by sensors on the patient’s feet, electrical stimulation bursts are delivered over the regions of the spinal cord that produce the movement. By thinking about activating the leg muscles, the residual connections in the brain activate muscles while electrical pulses activate the neural circuits associated with these muscles. The research shows that synchronised thought and excitation of the targeted circuits trigger the growth of new connections in the brain and spinal cord.

To train the muscles, the participant is suspended in a body-weighted harness that re-establishes the gravity-dependent gait muscle interaction when walking.

All three participants recovered voluntary control of leg muscles that had been paralysed; an effect which persisted beyond training sessions and even when the electrical stimulation was turned off.

Co-author Karen Minassian says: “Stimulation alone is not strong enough... the participant needs to actively engage all the time, and learn to recognise how voluntary contribution amplifies the input from the targeted electrical stimulation.”

“The next step is to start earlier, just after the injury, when the potential for recovery is much greater,” says Bloch.


Source : https://eandt.theiet.org/content/articles/2020/04/ai-goes-out-on-a-limb-for-rehabilitation/
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: gilles le 26 avril 2020 à 11:58:04
dans les temps qui coure, il y a quand même de bonnes nouvelles! :cool:

merci Thierry.
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: fti le 26 juin 2020 à 10:15:50
Très intéressant https://www.medgadget.com/2020/06/go-2-spinal-stimulator-to-return-leg-function-interview-with-jan-ohrstrom-chairman-of-the-board-gtx-medical.html
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 26 juin 2020 à 18:01:43
j'arrive pas a traduire l'article,,,je suis nul en,n anglais,,,une traduction ne serait pas de trop,,
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: charlieboy le 26 juin 2020 à 18:05:11


    Salut Farid, je te colle le fichier de Google translater , tu verras c'est facile de le copier et de le mettre dans tes favoris.

   je te l'ai programmé de l'anglais vers le français.

  https://translate.google.ca/?hl=fr

  Salutations !

  Charles
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 26 juin 2020 à 18:40:27
merci ,charlie,,,
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 27 juin 2020 à 19:03:31
 traduction:
GTX Medical, une société de technologie médicale ayant des bureaux aux Pays-Bas et en Suisse, a annoncé qu'elle a reçu la désignation de dispositif révolutionnaire pour le système Go-2, un implant qui fournit une thérapie de stimulation épidurale ciblée pour les patients souffrant de lésions de la moelle épinière. Le dispositif vise à permettre à ces patients de retrouver la fonction motrice de la jambe et le contrôle neurologique.

À l'heure actuelle, les patients atteints de paralysie des membres inférieurs causée par des lésions traumatiques de la moelle épinière ont des options limitées en termes de récupération substantielle fonctionnelle. Le système Go-2 vise à changer cela pour les patients avec un nombre suffisant de fibres nerveuses spinales restantes. L'appareil donne des impulsions électriques aux fibres nerveuses restantes qui imitent les impulsions motrices qui se produisent pendant la marche.Ces impulsions sont synchronisées avec les mouvements que le patient effectue en temps réel et, en effet, l'appareil entraîne le cerveau à utiliser les fibres nerveuses restantes pour aider à la marche. Lorsqu'il est utilisé au fil du temps, le dispositif permet un recâblage neuronal qui peut entraîner des améliorations à long terme de la mobilité des patients.

GTX a également développé un système portable non invasif appelé LIFT pour les patients atteints de paralysie des membres supérieurs après une lésion de la moelle épinière. L'appareil LIFT a reçu la désignation de dispositif révolutionnaire de la FDA en 2017
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: send le 27 juin 2020 à 20:30:55
Juste valable pour les gens très incomplets.
Titre: Neurostimulation implantée - Pr. Grégoire Courtine (EPFL - Suisse)
Posté par: farid le 28 juin 2020 à 09:46:52
"Ces impulsions sont synchronisées avec les mouvements que le patient effectue en temps réel et, en effet, l'appareil entraîne le cerveau à utiliser les fibres nerveuses restantes pour aider a la marche"   tout est dit dans cette phrase,,,comme l'a precise send ,ca ne concerne que les incomplets tres incomplets,,