Annie Meiniel – UMR INSERM 384 Clermont-Ferrand

 

Rôle des secrétions de l’organe sous-commissural* dans des phénomènes de différenciation et de régénération du système nerveux central.

*(l’organe sous-commissural, situé dans le cerveau moyen -limite diencephale/mesencephale- à l’entrée de l’aqueduc de Sylvius et en arrière de la glande pinéale est constitué de cellules épendymaires)

L’équipe de recherche d’Annie Meiniel "Neurobiologie et Développement" fait partie de l’UMR INSERM 384 "Interactions Génétiques et Cellulaires au cours de la Différenciation" Laboratoire de Biochimie Médicale, 28 Place Henri Dunant 63001 Clermont-Ferrand

Deux approches sont menées de front par le groupe de recherche :

1) l’approche par des techniques de biologie moléculaire a pour but d’identifier ces secrétions et de rechercher des domaines fonctionnels (un domaine fonctionnel étant caractérise par une suite précise d’acides amines) a l’aide des banques de données internationales pour :

a) déduire les potentialités fonctionnelles de ces secrétions et

b) tester l’activité biologique de ces domaines sur la différenciation et la regeneration des cellules nerveuses (voir l’approche 2). Nous avons ainsi décrit les caractéristiques d’une nouvelle protéine de 4560 acides aminés, que nous avons appelée SCO-spondine et qui présente de très nombreux motifs conservés d’acides amines (à la fonctionnalité similaire) susceptibles d’interagir avec d’autres protéines, dont des récepteurs situes à la surface des cellules nerveuses. Les interactions entre cette protéine et certains récepteurs neuronaux pourraient être a la base de phénomènes de différenciation et de régénération des cellules nerveuses.

2) cette hypothèse est vérifiée par une approche expérimentale sur des cultures de cellules nerveuses, soit des cultures primaires de cellules nerveuses isolées a partir de cerveau ou de la moelle épinière d’embryons de poulet et de souris, soit sur une lignée de cellules nerveuses, B104, qui reproduit parfaitement les effets que nous observons sur des cultures primaires. Ainsi, nous avons montré que certaines séquences d’acides amines de la SCO-spondine (des oligopeptides de synthèse) sont capables d’augmenter, et ceci de façon spectaculaire, la survie des neurones et la pousse de leur prolongements, du moins "in vitro".

Le but de nos études est maintenant de rechercher et de caractériser les récepteurs neuronaux qui interviennent dans ces réponses neuronales, en présence des oligopeptides, et de tester sur des modèles animaux le pouvoir réparateur de ces oligopeptides, en particulier lors de traumatismes de la moelle épinière.

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