Une étude clinique révolutionnaire

Le 28 Mars 2015

etude cliniqueLA FONDATION WINGS FOR LIFE ET LA FONDATION CHRISTOPHER & DANA REEVE S’UNISSENT

Lors de la première édition du Wings for life World Run, des milliers de personnes ont couru et rassemblé plus de 3,2 millions d’euros pour faire avancer la recherche sur la moelle épinière. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’annoncer la collaboration entre le Wings for Life Spinal Cord Research Foundation et la fondation Christopher & Dana Reeve, un partenariat qui permettra aux équipes de recherche de s’atteler à une étude clinique révolutionnaire qui débutera mi-2015.

L’hypothèse de travail de cette étude, The Big Idea, est de tester les effets de la stimulation épidurale afin de savoir si celle-ci peut permettre de récupérer un niveau significatif de contrôle autonome, au sein d’un groupe de 36 individus tous victimes de lésions de la moelle épinière. Un groupe spécial composé de 8 patients sera financé grâce à une part importante des recettes engendrées à la suite du tout premier Wings for Life World Run.

Peter Wilderotter, PDG de la fondation Christopher & Dana Reeve. «De nombreux chercheurs qui travaillent à nos côtés le font aussi avec Wings for Life, et c’est certain que nous partageons la même mission. Nous pensons que cette union nous aidera à mobiliser les gens afin qu’ils soutiennent la recherche et nous aident à faire avancer les choses encore plus rapidement.»

«L’étude du docteur Harkema est un exemple unique qui se base sur des sciences concrètes et se positionne dans le peloton de tête des recherches effectuées depuis ces 30 dernières années, avec en optique l’idée d’améliorer de façon concrète l’état des patients souffrant de lésions de la moelle épinière», a commenté le Directeur Scientifique de Wings for Life, Jan Schwab.

Seulement, il reste encore beaucoup à faire: «La fondation Wings for Life, et la fondation Christopher & Dana Reeve s’unissent, c’est incroyable, cela veut dire que nous allons progresser et avancer dans la recherche beaucoup plus rapidement», a déclaré le docteur Harkema. «Je tiens à remercier tous les participants et les coureurs du Wings for Life World Run, et j’encourage tous les gens à participer de nouveau le 3 mai 2015.»

Voilà, nous avons une raison réelle et tangible pour courir. Rassembler votre famille et vos amis et inspirez le plus possible de gens à venir courir avec nous le 3 mai. Ensemble nous trouverons une solution pour les lésions de la moelle épinière.

Pour plus d’informations sur la collaboration entre la fondation Christopher & Dana Reeve et Wings for Life, cliquez ici.

Source : http://www.wingsforlifeworldrun.com/be/fr/actu/la-fondation-wings-for-life-et-la-fondation-christopher-dana-reeve-sunissent-1355/

Et plus encore :smiley:
 .
Voici une vidéo sur les résultats obtenus par la stimulation épidurale 

La stimulation épidurale est prometteuse pour les lésions médullaires

Lun 23/03/2015

La société Bioscience Technology et le Dr. Susan Harkema, professeur et directeur de recherche de l’University of Louisville’s Kentucky Spinal Cord Injury Research Center, ont discuté de sa recherche et des financements accordés par la fondation Wings for Life pour la stimulation épidurale. Wings for Life a récemment annoncé qu’ils s’associent avec la Fondation Christopher & Dana Reeve pour faire avancer un essai clinique menée par le Dr. Susan Harkema, sur 36 personnes souffrant de lésions de la moelle épinière. (Dr. Harkema est aussi directeur du réseau Christopher and Dana Reeve Foundation’s Neurorecovery Network).

Wings for Life organise une course mondiale annuelle pour recueillir des fonds pour la recherche sur les lésions de la moelle épinière. Cette année, les fonds recueillis lors de la course, qui a eu lieu le 3 mai, iront à la recherche du Dr. Harkema, spécifiquement pour étudier le mécanisme du mouvement volontaire observé chez les patients subissant une stimulation épidurale. La course de Wings for Life a récolté l’an dernier 4,1 millions $.

Quelle est la stimulation épidurale ?

«La stimulation épidurale est là où nous plaçons une électrode sur la moelle épinière inférieure, où nous étudions la complexité du système nerveux et sa capacité à générer des « programmes spinaux », a dit Dr. Harkema. « Nous utilisons des configurations de stimulation différentes pour générer des comportements différents. »

L’électrode de 16 contact se place au-dessus de la moelle épinière inférieure, et un stimulateur implanté avec une batterie est relié à la moelle épinière. Un courant électrique continu, à différentes fréquences et d’intensités, est appliqué par l’intermédiaire d’un programmateur (à distance), de la taille d’un smartphone, à des emplacements spécifiques sur la partie inférieure de la moelle épinière, au niveau des circuits d’activation des nerfs. Le système est en fait un dispositif qui a été conçu à l’origine pour la gestion de la douleur, mais le Dr. Harkema est tombée sur des résultats inattendus en effectuant des recherches et l’a utilisé pour compléter son expérience.

Jusqu’à présent, les participants de l’étude, qui ont tous une lésion motrice complète (ce qui signifie qu’ils sont totalement paralysés en dessous du niveau de la lésion), ont retrouvé un mouvement volontaire grâce à la stimulation, et signalé des améliorations dans la santé cardiovasculaire, une régulation de la température et le contrôle de l’intestin, même après que le stimulateur soit éteint.

L’expérience originale du Dr. Harkema était uniquement destinée à trouver des « programmes spinaux » chez les personnes souffrant de lésions complète chronique, de démontrer qu’il y a des interneurones complexes de locomotion. Puis son équipe a commencé à voir des résultats imprévus.

Les financements de Wings for Life et de la Christopher & Dana Reeve Foundation permettront aux recherches du Dr. Harkema d’aller au niveau suivant et de faire une cohorte de patient beaucoup plus grande », dit-elle. L’essai, qui devrait commencer l’année prochaine, permettra de tester l’hypothèse sur 36 personnes vivant avec une lésion médullaire, que la stimulation épidurale peut être utilisé pour récupérer un niveau significatif de contrôle autonome.

Pendant ce temps, sa deuxième étude est dans les premières phases, mais elle donne des résultats prometteurs. Cette étude se concentre sur la quantification des résultats de la première phase et en examinant la fonction cardiovasculaire.

Dr. Harkema a expliqué, « Nous avons quatre personnes qui ont terminé la [première] étude et reviennent pour le suivi. Nous venons d’implanter deux autres personnes, en répétant ce que nous avons fait avec les quatre premières. « Cette seconde étude est en partie financé par le Helmsley Charitable Trust, une fondation à but non lucratif.

« À la fin de l’année, nous aurons 12 personnes implantées, huit avec l’original [électrode] et quatre avec un autre protocole axé sur la fonction cardiovasculaire », a déclaré le Dr. Harkema.

Ressource inexploitée

« L’aspect le plus passionnant de cette recherche est que nous avons identifié une ressource inexploitée pour la récupération, et ce que nous pensions être une lésion complète n’est pas une lésion motrice complète », a déclaré le Dr. Harkema. Cela signifie l’ouverture de nouvelles portes aux personnes atteintes de paralysie suite à une lésion de la moelle épinière.

« Quand les gens sont diagnostiqués avec des lésions motrices complètes, ils ne reçoivent pas beaucoup de rééducation », a déclaré le Dr. Harkema. « Ce que cette recherche montre est qu’ils sont dans le groupe qui a le plus besoin de rééducation, et qu’il y a une capacité sous-jacente à examiner de plus près. Cela démontre que nous ne faisons que gratter la surface, et nous avons encore beaucoup à apprendre, mais il y a en fait une énorme capacité de récupération ».

Pour atteindre le plein potentiel de cette capacité, cependant, la technologie pour la stimulation épidurale doit être améliorée. « Nous avons besoin de mieux ou plus de flexibilité dans la configuration de la stimulation, et nous avons besoin d’interfaces utilisateur plus techniques pour que les personnes puissent véritablement tirer profit de ce que nous avons trouvé dans le laboratoire avec la neurophysiologie, donc il y a beaucoup de travail à faire du côté de la technologie », a déclaré le Dr. Harkema.

 

TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS   Traduction

 

Epidural Stimulation Shows Promise for Spinal Cord Injuries

Mon, 03/23/2015 – 3:49pm

Bioscience Technology caught up with Susan Harkema Ph.D., professor and rehabilitation research director of the University of Louisville’s Kentucky Spinal Cord Injury Research Center, to discuss her research and new funding awarded by Wings for Life Spinal Cord Research Foundation for epidural stimulation. Wings for Life recently announced it is teaming with the Christopher & Dana Reeve Foundation to advance a clinical study led by Harkema, on 36 individuals with spinal cord injuries.  (Harkema is also director of the Christopher and Dana Reeve Foundation’s Neurorecovery Network).

Wings for Life holds an annual global run to raise money for spinal cord injury research. This year, funds raised from the race, which takes place May 3, will go toward Harkema’s research, specifically to study the mechanism for voluntary movement observed in patients undergoing epidural stimulation.  Last year’s race raised $4.1 million.

What is epidural stimulation?

“Epidural stimulation is where we place an electrode over the lower spinal cord, below where the injury is, where we’re exploring the complexity of the nervous system in that area and what its capacity is to generate complex patterns,” Harkema told Bioscience Technology. “We use different stimulation configurations to generate different behaviors.”

The electrode with 16 contacts goes over the lower spinal cord, and an implanted stimulator and battery is wired to the spinal cord. A continuous electrical current, at different frequencies and intensities, is applied via a patient programmer (remote), the size of a smartphone, to specific locations on the lower part of the spinal cord, activating nerve circuits. The system is actually an off-shelf device that was originally built for pain management, but Harkema stumbled across unexpected results when conducting research and used it to complete her experiment.

So far, study participants, who are all motor complete (meaning they are paralyzed below the level of injury), regained voluntary movement with the stimulation, and reported improvements in cardiovascular health, temperature regulation and bowel control, even after the stimulator is turned off.

Harkema’s original experiment was only meant to find patterns in people with chronically motor-complete injuries, to demonstrate that there were complex interneurons for locomotion.  Then her team started seeing unanticipated results.

The Wings for Life and Reeve Foundation funding will allow Harkema’s research to “go to the next level and to do a much larger cohort,” she told Bioscience Technology.  The study, expected to start next year, will test the hypothesis in 36 people living with spinal cord injury that epidural stimulation can be used to recover a significant level of autonomic control.

Meanwhile, her second study is in the early stages, but is showing promising results.  This study is focused on quantifying results of the first one and looking at cardiovascular function.

Harkema explained to Bioscience Technology, “We have four people who have completed the [first] study and are coming back for follow up. We just implanted two more people, repeating what we did with the first four.” This second study is partly funded by the Helmsley Charitable Trust, a nonprofit foundation. Another group funded Harkema to study four additional people, looking at cardiovascular function. A stimulator has been implanted in one person from that group so far.

“By the end of the year we’ll have 12 people implanted, eight with the original [electrode] and four with a different protocol focused on cardiovascular function,” Harkema said.

Untapped resource

“The most exciting aspect of this research is that we’ve identified an untapped resource for recovery, and what we thought was motor complete is not motor complete,” Harkema said.  That means opening new doors to people with spinal cord-related paralysis.

“When people are diagnosed with motor-complete injuries they don’t get much rehabilitation,” Harkema said. “What this research shows is they are the group that needs the most rehabilitation, and that there is a capacity—you just have to look more intensely for it. It demonstrates that we’re just scratching the surface, and we still have a lot to learn, but there is a tremendous capacity for recovery.”

To reach the full potential of that capacity, though, the technology behind epidural stimulation needs to be advanced. “We need better or more flexibility in the stimulation configuration, and we need better technical user interfaces and patient interfaces for people to really take advantage of what we found in the lab with the neurophysiology, so there’s a lot of work to do on the technology side,” Harkema told Bioscience Technology.

Source : http://www.biosciencetechnology.com/articles/2015/03/epidural-stimulation-shows-promise-spinal-cord-injuries



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