Auteur Sujet: Cellules souches et R&D  (Lu 278504 fois)

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Hors ligne Renaud

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Découverte scientifique à Singapour.
« Réponse #228 le: 13 octobre 2008 à 14:01:04 »
J’ai trouvé un nouvel article sur la recherche concernant les cellules souche notamment la découverte d’un facteur de « transcription » capable de cibler les objectifs de différentes cellules souches.

Article :

Les scientifiques de Singapour ont récemment fait une découverte significative dans la compréhension du comportement d'une classe de régulateurs de gène, connus comme des facteurs de croissance, la préparation de la voie pour des avancements importants dans la cellule souche la recherche technologique et clinique. Ils ont révélé que le même facteur de croissance, qui est crucial pour la de types de cellules souches différentes, peut se comporter différemment.
Cette découverte, publiée dans la Cellule souche Cellulaire le 18 septembre 2008, révèle d'importantes perspectives à savoir comment les chercheurs peuvent manipuler et réaliser des cellules souches différentes pour le traitement de pathologies dégénératives humaines.
Les cellules souches sont importantes pour la thérapie à base de cellule pour beaucoup de désordres tissulaires dégénératifs. Chaque type de tissu du corps, de l'organisme, a son type unique et propre de cellules souches dont le comportement est contrôlé par les jeux de différents de gènes.
Étant donné l'énorme complexité de chaque type cellule souchet et leurs bases génétiques sous-jacentes pour leur but unique, cela a été un défi majeur pour des scientifiques pour dénouer les ressemblances et les différences entre les cellules souches différentes.
La dernière recherche, menée par Leader de Groupe Senior, docteur Bing Lim de l'Institut de Génome de Singapour (GIS),se concentre sur l' identification et la compréhension des fonctions de molécules génétiques puissantes, aussi connues comme ' facteurs de cellule souche. Cette étude a clairement montré pour la première fois que les types différents de cellules souches sont définis par les combinaisons exclusives de gènes travaillant ensemble et c'est sous l'influence d'un facteur de cellule souche clef simple (Dans ce cas appelé Sall4).
Docteur Bing Lim a dit, "Cette nouvelle découverte nous a fourni d'important indices majeurs et des idées sur la façon de cultiver et étendre des cellules souches diverses pour la recherche clinique et des besoins de traitement". La découverte est opportune comme celles d'autres chercheurs qui ont récemment révélé que des recettes génétiques spécifiques peuvent être utilisées pour transformer des cellules de non souches en cellules souches différentes, qui peuvent être utiles cliniquement.
Docteur Daniel Tenen, le Professeur de Médecine à la Faculté de médecine de Harvard et aussi le Directeur pour le Centre de Cancérologie d'Excellence à l'Université nationale de Singapour a dit, "Ces études ont de grande signification, car ils fournissent des indices importants comment un facteur de croissance seul  pourrait régler des objectifs différentes dans des cellules souches différentes." De façon intéressante, ce facteur de cellule souche a aussi semblé être associé à de certaines maladies,
,  particulièrement pour le cancer de sang ou leucémie. Docteur Li Chai, l'Instructeur au Département de Pathologie à la Faculté de médecine de Harvard a plus loin indiqué que, "comme Sall4 joue un rôle important tant dans la fonction de cellule souche hematopoietic normale que dans des cellules souches de leucémie, ces découvertes peuvent avoir la pertinence clinique; ils peuvent mener aux différentes compréhensions entre cellule normal et le cancereuse."


Singapore Scientists’ made Significant Discovery for Stem Cell Technology and Clinical Research
Date Posted: Tuesday, September 23, 2008

Singapore scientists have recently made a significant discovery in understanding the behavior of a class of gene regulators, known as transcriptional factors, paving the way for important advancements in stem cell technology and clinical research. They revealed that the same transcription factor, which is crucial for the survival of different stem cell types, can behave differently.
This finding, published in Cell Stem Cell on September 18, 2008, reveals important insights into how researchers can manipulate and engineer different stem cells for the treatment of human degenerative disorders.
Stem cells are important for the cell-based therapy of many degenerative tissue disorders. Each type of body tissue has its own unique type of stem cells whose behavior is controlled by different sets of genes.
Given the enormous complexity of each stem cell type and the underlying genetic bases for their unique purpose, it has been a major challenge for scientists to unravel the similarities and differences between the different stem cells.
The latest research, led by Senior Group Leader, Dr Bing Lim of the Genome Institute of Singapore (GIS), focused on identifying and understanding the functions of powerful genetic molecules, also known as ‘stem cell factors’. This study clearly showed for the first time that different types of stem cells are defined by exclusive combinations of genes working together, and this is under the influence of a single key stem cell factor (in this case called Sall4).
Dr Bing Lim said, “This new discovery has provided us with important new leads and ideas on how to grow and expand various stem cells for clinical research and treatment needs”. The finding is timely as other researchers have recently revealed that specific genetic recipes can be used to turn non-stem cells into different stem cells, which can be useful clinically.
Dr Daniel Tenen, Professor of Medicine at Harvard Medical School, and also the Director for Cancer Research Centre of Excellence at the National University of Singapore said, “These studies are of great significance, as they provide important clues as to how a single transcription factor might regulate different targets in different stem cells.”
Interestingly, this stem cell factor also appeared to be associated with certain diseases, particularly blood cancer or leukemia. Dr Li Chai, Instructor at the Department of Pathology at the Harvard Medical School further pointed out that, “as Sall4 plays an important role in both normal hematopoietic stem cell function and in leukemia stem cells, these findings may have clinical relevance; they may lead to understanding differences between normal and cancer stell.”

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #227 le: 09 octobre 2008 à 19:12:20 »

Les cellules souches de testicules : une piste thérapeutique prometteuse, selon une étude

WASHINGTON — Des cellules issues des testicules semblent aussi polyvalentes que les cellules souches provenant d'embryons, souligne une nouvelle étude publiée jeudi dans la revue "Nature".

Ce nouveau type de cellule souche pourrait être utile pour produire des tissus de remplacement personnalisés, mais étant donné leur origine, elles ne pourraient bénéficier qu'à une moitié de l'humanité: les hommes.

Les cellules souches embryonnaires peuvent donner naissance à pratiquement n'importe quel type de tissu dans l'organisme. Selon les chercheurs, elles pourraient à terme offrir des traitements pour des affections comme la maladie de Parkinson et le diabète, et pour des lésions de la moelle épinière.

Les cellules testiculaires échappent au débat éthique sur les cellules souches embryonnaires, qui sont collectées lors d'une procédure qui détruit l'embryon.

"L'avantage de ces cellules par rapport aux cellules souches embryonnaires est qu'il n'y a pas de problème d'éthique avec elles et qu'elles sont naturelles", souligne Thomas Skutella, professeur du Centre pour la médecine et la biologie régénératrice à Tubingen (Allemagne) et principal auteur de l'étude.

Ce n'est pas la seule piste prometteuse évitant le recours aux embryons. Des expériences de reprogrammation de cellules ordinaires du corps en cellules souches ont déjà été réalisées.

La nouvelle étude a utilisé des cellules prélevées par biopsie sur 22 hommes entre 17 et 81 ans suivant des traitements médicaux. Les chercheurs ont découvert qu'après quelques semaines de croissance, les cellules testiculaires pouvaient se différencier en divers types de cellules comme celles prélevées sur des embryons.

Des scientifiques ont jugé les travaux prometteurs tout en estimant qu'il ne fallait pas pour autant abandonner la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
"C'est passionnant. On pourrait utiliser cela pour les hommes, mais il n'y a pas de méthode aussi simple pour les femmes", note George Daley, de l'Institut des cellules souches de Harvard, qui n'a pas participé à l'étude.

Thomas Skutella estime qu'un équivalent pour les femmes pourrait être trouvé dans leurs ovocytes, mais M. Daley juge cette hypothèse peu probable en raison de la composition de ces cellules.

La mise au point de traitements utilisant ces nouvelles découvertes pourrait prendre des années. Mais les travaux sur les cellules testiculaires pourraient bénéficier des recherches déjà menées depuis une décennie sur les cellules embryonnaires et ainsi avancer rapidement, selon M. Daley.

Sur Internet :
www.nature.com/nature

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5gNo1AYtpLSPx6LsfHJlSPGqPImDw

 :smiley:

Hors ligne TDelrieu

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cellules souches transformées
« Réponse #226 le: 09 octobre 2008 à 13:35:27 »
Renaud,

Avant de poster un texte en Anglais, il faut en principe le traduire (pas uniquement dans un traducteur automatique) pour une meilleure compréhension de tous.

Merci d'avance...  :smiley:

Hors ligne Renaud

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cellules souches transformées
« Réponse #225 le: 08 octobre 2008 à 20:59:09 »
Bonjour, je suis nouveau ici quoique çà fait déjà un moment que je m'informe sur le site. ALARME m'a permis de croire et de garder espoir dans la recherche. Voilà encore bonjour à tous les membres à bientôt.
J'ai trouver un article interessant sur le futur des cellules iPS.



(UWIRE.com) This story was written by June Q. Wu, Harvard Crimson
--------------------------------------------------------------------------------


Researchers at the Harvard Stem Cell Institute are one step closer to achieving the ultimate promise of stem cell research creating tissues for every part of the body without the use of harmful viruses or cancer-causing genes.



Harvard Medical School professor Konrad A. Hochedlinger and his colleagues reported last week on the Web site of the journal Science that they have created mouse induced pluripotent stem cells without permanently altering the genetic makeup of the cells.



Their technique allows scientists to genetically manipulate a patients cells typically skin cells or blood cells and reprogram them into a pluripotent state. Like embryonic stem cells, these cells are then capable of morphing into any type of body tissue.



Hochedlingers team inserted genes needed for cellular reprogramming with harmless adenoviruses.



Unlike retroviruses, which scientists have been using to createpluripotent cells, these viruses effectively disappear after a few cell divisions and do not integrate into the cells DNA. The effect of this is that adenoviruses are free from the chief adverse effect of genetic manipulation, which can turn on cancer genes and trigger malignant tumor growth.



The beauty of this is that if you want to use the cells therapeutically if you want to put them in somebody. It basically gets rid of the dangerous transcription factors that were used in the initial integration, said Gordon C. Weir, a Medical School professor who heads the diabetes program at the Stem Cell Institute. The last thing you want is to transplant a potentially malignant cell into a patient.



The findings have implications for creating body tissues safe to transplant into patients to treat diseases.



The next step, according to lead author Matthias Stadtfeld, is to increase the efficiency of creating pluripotent mouse cells and then try to reproduce the work in human cells.



Currently, the number of pluripotent cells produced using retroviruses is significantly higher than that from the harmless adenoviruses. Stadtfeld, who is a post-doctoral research fellow at Harvard-affiliated Mass. General Hospital, estimated that using the more dangerous retroviruses is 10 to 100 times more efficient than the new adenovirus method.



The recent advance in stem cell research is the latest in a stream of developments by Harvard researchers this past year.



At the third annual Stem Cell Summit held at the Medical School last week, University President Drew G. Faust cited four papers published this summer as evidence of the progress made at a time when federal funding for embryonic research has been constrained by a 2001 order by President Bush.



Among the discoveries were the creation of 10 disease-specific stem cell lines and the direct conversion of mouse pancreatic cells into insulin-producing beta cells that can be used to treat patients with Type I diabetes.



At a time when the promise of biomedical research has never been greater, our nation risks sending a signal to our best and brightest young researchers that the funds wont be there to support their hugely important career pursuits, Faust said in her welcoming remarks.



And though the next President may prove friendlier to stem cell research, funding for the National Institutes of Health has been frozen in recent years, meaning that it has declined in real terms.



Though he used money from the NIH New Innovator Award that he won last year, Hochedlingers research was not subject to federal embryonic stem cell restrictions because the cells were created from skin cells or blood cells instead of from embryos. His work was also funded in part by the Harvard Stem Cell Insttute.



While embryonic stem cell research has come under fire from those who consider it unethical, Harvard scientists involved in the work continue to say that the research is essential.



As long as we dont know that iPS cells are really as good as embryonic stem cells in generating all types of body tissues, we should be obliged to continue, Stadtfeld said. iPS stands for induced pluripotent stem.



Scientists are now able to generate iPS cells which are embraced by those who oppose embryonic stem cell research only because of previous work performed with embryonic stem cells, Stadtfeld said.




Copyright © 2008 Harvard Crimson via UWire

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #224 le: 01 octobre 2008 à 14:38:04 »
Bonjour,  c'est un post qui n'est pas directement relié à notre cause. C'est pourquoi je n'en ferai qu'une brève parenthèse.
Un père dont le fils est autiste planifie un troisième voyage en Amérique latine, Costa Rica. Son fils y suit une cure de cellule souches et son état s'améliore à chaque fois. Comme quoi, il ne faut pas désespérer. Les cellules souches nous promettent un bel avenir  :wink:
Bonne journée à tous!

Le lien: http://www.recoveringmatthew.blogspot.com/
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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #223 le: 26 septembre 2008 à 13:23:32 »
26 septembre 2008
Nouvelle avancée pour les cellules souches adultes

Une équipe scientifique d'Harvard a réussi la reprogrammation de cellules adultes en cellules souches pluripotentes. Ces cellules souches ont donné des cellules de poumon, cerveau, cœur et muscle, le tout sans induire de tumeur cancéreuse. Cette étude ayant été effectuée chez la souris, il faut encore confirmer ces résultats chez l'homme. Cette avancée est un pas de géant vers l'utilisation thérapeutique de ces cellules. Et c'est encore l'occasion de montrer que les solutions thérapeutiques ne résident pas dans la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

lien: http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5831
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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #222 le: 29 août 2008 à 14:14:38 »
Les freins à l'utilisation des cellules souches disparaissent peu à peu (journal Le Monde du 28.08.2008)

L'été 2008 aura été marqué par une série de publications scientifiques, souvent spectaculaires, soulignant une maîtrise croissante dans l'obtention et la culture des cellules souches humaines. Est-ce à dire que le moment est proche où ces cellules régénératrices permettront de soigner des maladies aujourd'hui incurables ?

la suite:  http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/08/28/les-freins-a-l-utilisation-des-cellules-souches-disparaissent-peu-a-peu_1088872_3244.html#xtor=RSS-3208

Aussi,  dans le même sens...

http://blogs.inserm.fr/synthesedepresse/2008/08/vendredi-29-aot.html
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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #221 le: 22 août 2008 à 10:11:31 »
Citer
Du cortex cérébral a été fabriqué in vitro à partir de cellules souches

LE MONDE | 18.08.08 | 15h22  •  Mis à jour le 18.08.08 | 19h07

Les investissements effectués dans la recherche sur les cellules souches se traduisent en résultats de plus en plus spectaculaires, à un rythme toujours plus rapide. Quelques jours après la création in vitro de neurones moteurs issus de cellules de peau de personnes souffrant d'une maladie neurodégénérative et la constitution de lignées de cellules souches porteuses des stigmates d'une dizaine d'affections de diverses origines (Le Monde des 2 et 10 août), une nouvelle étape vient d'être franchie : des chercheurs sont parvenus à fabriquer in vitro du cortex cérébral, à partir de cellules souches embryonnaires de souris.

L'équipe de biologistes dirigée par Pierre Vanderhaeghen et Nicolas Gaspard (Université libre de Bruxelles), travaillant en collaboration avec le docteur Afsaneh Gaillard (université de Poitiers, CNRS), présente ces résultats, dimanche 17 août, sur le site de la revue Nature. Mieux encore, les cellules nerveuses corticales ainsi créées ont ensuite été greffées chez des souriceaux et se sont connectées de façon appropriée avec le système nerveux central du receveur. Les auteurs de cette première estiment qu'elle ouvre de nouvelles perspectives dans la recherche sur les affections neurologiques qui trouvent leur origine dans différents dysfonctionnements du cortex cérébral humain.
Le cortex est la structure la plus complexe du cerveau des mammifères. Chez l'homme, les cellules qui constituent ce tissu cérébral sont impliquées dans les plus fréquentes des maladies neurologiques, neurodégénératives, neurovasculaires et psychiatriques. Les auteurs de la publication de Nature ont mis au point une technique novatrice. Ils ont, dans un premier temps, démontré que des cellules souches multipotentes prélevées à un stade précoce du développement embryonnaire pouvaient être aisément transformées in vitro dans les différentes catégories de cellules qui constituent le cortex cérébral. "Nous sommes parvenus à ce résultat au moyen d'un procédé ridiculement simple en n'agissant pratiquement pas, et ce de manière quelque peu paradoxale, sur le milieu de culture des cellules embryonnaires", explique Pierre Vanderhaeghen.

Bien que créées en dehors du cerveau, ces cellules apparaissent alors fonctionnelles et ressembler en tout point aux neurones du cortex. Cette observation a été expérimentalement confirmée : la greffe de ces neurones dans des cerveaux de jeunes souris a bien pris. "Une telle "corticogenèse" in vitro constitue un outil novateur pour la recherche pharmaceutique et médicale, souligne Pierre Vanderhaeghen. Pour la première fois, nous avons accès à une source illimitée et hautement fiable de neurones spécifiques du cortex, qui peuvent être utilisés pour modéliser les maladies neurologiques et tester de nouveaux médicaments."

Les auteurs de cette publication ajoutent que leur méthode pourra par ailleurs constituer une alternative à certaines expérimentations animales ou humaines. A plus long terme, ce travail ouvre la perspective de greffes intracérébrales visant à lutter contre les différentes affections ayant pour siège le cortex.

"Cette publication est très intéressante à bien des égards, estime le docteur Hervé Chneiweiss, directeur du laboratoire plasticité gliale du Centre Paul-Broca (Paris). Il importe toutefois de préciser que le milieu de culture qui a été utilisé n'a rien de "ridiculement simple". C'est un milieu désormais considéré comme classique et dénommé N2, mis au point par Gordon Sato en 1979. Il visait déjà à faire pousser des neurones foetaux de souris."

Pour le docteur Chneiweiss, ce milieu de culture diffère des milieux de prolifération de cellules souches in vitro, qui contiennent généralement du sérum de veau foetal ou des facteurs moléculaires de croissance. A ce titre, il pourrait à terme faciliter le passage à des essais cliniques expérimentaux chez l'homme. "Ce qui me surprend en fait le plus dans ce travail, confie le docteur Chneiweiss, ce sont les expériences de greffe. Voir, comme le montre cette publication, des axones pousser sur de telles distances et sur une période de quatre semaines seulement ne peut pas ne pas étonner." "Mais attention, prévient-il, l'expérience porte sur la souris et, pour diverses raisons techniques, ces résultats ne peuvent être immédiatement transposables à l'homme."

Jean-Yves Nau


Source : http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/08/18/du-cortex-cerebral-fabrique-in-vitro-a-partir-de-cellules-souches_1084950_3244.html

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #220 le: 12 août 2008 à 13:25:40 »

La voie s'ouvre pour les cellules souches malades

L'Université de Harvard vient de mettre au point une nouvelle série de cellules souches atteintes de maladies génétiques.
 
Après les premières gouttes, le déluge ! En moins de deux semaines, deux annonces sensationnelles faites par deux équipes de recherche indépendantes prouvent qu'il est possible de créer et de faire vivre en culture des lignées de cellules humaines «malades».

La semaine dernière, Kevin Eggan et ses collègues (Harvard Stem Cell Institute) avaient annoncé dans la revue Science être parvenus à créer des cellules souches dites «multipotentes» atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Il s'agit d'une affection dégénérative du cerveau et de la moelle épinière qui aboutit à une paralysie progressive et à la mort.

Dans cette expérience, il ne s'agit ni de clonage ni de récoltes controversées de cellules souches à partir d'embryons. Ce sont des fibroblastes adultes (cellules de peau) de deux sœurs âgées de 82 et 89 ans et atteintes d'une forme familiale de la SLA que les chercheurs ont modifié génétiquement pour les reprogrammer et les transformer en neurones moteurs (cellules responsables de la commande et de la transmission des influx nerveux des mouvements musculaires).

Cette fois, c'est une autre équipe de l'Université de Harvard dirigée par In Hyun Park, qui publie dans la revue Cell la description de pas moins de neuf types de lignées de cellules souches multipotentes adultes créées à partir de patients humains atteints d'affections génétiques très variées.

On y trouve en effet une affection métabolique responsable d'un déficit immunitaire congénital (des bébés bulles), une maladie génétique du pancréas (Shwachman-Diamond), une maladie lysosomiale (la maladie de Gaucher), deux myopathies, la maladie de Parkinson, la trisomie 21, le diabète sucré insulinodépendant et une maladie dégénérative (syndrome de Huntington).


Gènes de reprogrammation

Pour comprendre la véritable portée de cette découverte, il faut savoir que depuis l'essor de la biologie moderne, très peu de types de cellules humaines sont capables de survivre et de se multiplier à l'état naturel dans une boîte de Pétri.

Les quelques types de cellules adaptées au laboratoire sont soit dérivées de cellules cancéreuses soit immortalisées par des manipulations de cellules ancestrales (progénitrices) ou embryonnaires très éloignées de la cellule adulte normale.

La recette est toujours la même : on prélève tout d'abord les cellules de la peau ou de la moelle osseuse chez des victimes de chacune des affections citées, puis on introduit au moyen de vecteurs viraux des gènes de reprogrammation qui vont transformer les cellules en cellules souches multipotentes «induites».

Chaque lignée cellulaire recèle la ou les mutations génétiques caractéristiques d'une maladie. Et ce n'est qu'une première vague : un des chercheurs a annoncé que Harvard a l'intention de produire entre 50 et 200 lignées cellulaires différentes par an pour les mettre à disposition des chercheurs du monde entier à prix coûtant. Ces cellules n'ont pas de visée thérapeutique immédiate mais constituent de nouveaux modèles pour l'étude des maladies.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/08/12/01008-20080812ARTFIG00015-la-voie-s-ouvre-pour-les-cellules-souches-malades-.php

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La semaine dernière, Kevin Eggan et ses collègues (Harvard Stem Cell Institute) avaient annoncé dans la revue Science être parvenus à créer des cellules souches dites «multipotentes»


Première création de cellules souches humaines «malades»

Des chercheurs américains ont produit des cellules souches de neurones atteints d'une maladie dégénérative, la sclérose latérale amyotrophique.
 
Depuis deux ans, la communauté scientifique s'attendait à cette avancée considérable. Des chercheurs de l'université de Harvard (États-Unis) ont annoncé, vendredi, dans la revue Science, qu'ils étaient parvenus à créer des cellules souches nerveuses atteintes de sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Plus connue sous le nom de maladie de Charcot, cette affection dégénérative des neurones moteurs de la moelle épinière et du cerveau aboutit à une paralysie progressive du malade et à la mort.

Près de 100 000 Américains et Européens (dont 10 000 Français) sont touchés par cette «mort neuronale» contre laquelle les progrès de la recherche ont été, pour le moment, relativement lents.

Certes, la prise en charge respiratoire, la stimulation électrique du diaphragme des malades ont permis, ces dernières années, de retarder le recours à l'assistance ventilatoire externe.

Ainsi le célèbre astrophysicien britannique Stephen Hawking vit entièrement paralysé depuis un quart de siècle grâce à une trachéotomie et une machine de ventilation… Mais, à ce jour, il n'existe aucun médicament capable de retarder ou de stopper l'évolution de la SLA.


Redevenues «pluripotentes»

La création, par les chercheurs de Harvard, de cellules nerveuses humaines «malades» devrait permettre à la fois de mieux comprendre les mécanismes biologiques en cause et, peut-être, de mettre au point de nouvelles thérapies chimiques ou cellulaires.

Pour réaliser leur exploit, Kevin Eggan et ses collègues ont procédé, sur deux sœurs âgées de 82 et 89 ans et atteintes d'une forme familiale de la maladie de Charcot, à des prélèvements de peau dont ils ont extrait des fibroblastes adultes.

Ces cellules ont la faculté de pouvoir être «reprogrammées», autrement dit de subir une dédifférenciation, en leur injectant des gènes spécifiques (nos éditions du 22 novembre 2007). Redevenues «pluripotentes», elles ressemblent alors à des cellules souches embryonnaires, capables de croître et de se multiplier pour créer en 12 à 20 jours des colonies cellulaires.

À partir de ces lignées cellulaires, génétiquement identiques aux fibroblastes ancestraux, Kevin Eggan et ses collègues de Harvard ont réussi à obtenir 20 % de cellules ayant tous les marqueurs biologiques des motoneurones (les cellules responsables de la commande et de la transmission de l'influx nerveux régissant les mouvements musculaires).

Cette découverte est considérée par le Pr Vincent Meininger, responsable du centre expert SLA de la Pitié-Salpêtrière à Paris, comme «la plus importante depuis très longtemps» dans ce domaine de la recherche médicale. Jusqu'à présent, personne n'était parvenu à faire survivre des neurones prélevés sur des malades.

Il reste bien entendu à vérifier que les cellules obtenues sont viables et fonctionnelles : «Surtout, ce modèle ne servira en rien la transplantation de cellules, mais de modèle d'étude des mécanismes de la maladie», conclut le Pr Meininger.

http://www.lefigaro.fr/sante/2008/08/04/01004-20080804ARTFIG00163-premiere-creation-de-cellules-souches-humaines-malades-.php

 :smiley:

Arnaud

  • Invité
Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #219 le: 01 août 2008 à 14:40:46 »

La peau confirme son intérêt

Des chercheurs ont réussi à produire des cellules souches à partir de la peau de deux patients âgés atteints d'une maladie neurodégénérative, la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

La recherche d'une nouvelle source de cellules souches représente l'un des Graal de la biologie moderne. Leur production et leur maîtrise constitueraient en effet une nouvelle option thérapeutique.

Du traitement du diabète à la restauration de la moelle épinière chez les accidentés, la médecine attend beaucoup de lathérapie cellulaire. Malheureusement, jusqu’à ce jour la seule véritable fabrique efficace de cellules souches, c’est l’embryon humain. Les chercheurs sont donc obligés d’y avoir recours avec tous les problèmes éthiques que cela engendre.
 
Depuis quelques mois les chercheurs s’enthousiasment à propos d’une nouvelle sorte de cellules qui pourraient résoudre ces problèmes éthiques : les cellules pluripotentes induites (CPi). Obtenues à partir de cellules de peau d’individus adultes, elles sont capables de donner naissance aux trois feuillets embryonnaires primaires à l’origine de la formation de tous les organes du corps.
Mais restait la question de savoir si cette technique allait marcher avec des cellules de patients âgés atteints d'une maladie chronique.
 
C’est cette étape que viennent de franchir des chercheurs de Harvard et de l’Université de Columbia, à New-York qui publient leurs résultats dans la revue Science. Ils ont prélevé des cellules de la peau issues de deux personnes qui présentaient une SLA héréditaire et les ont transformées en CPi en y introduisant quatre gènes connus pour reprogrammer les cellules en un état pluripotent.
Mises en contact avec diverses molécules de signalisation, les CPi ont formé des motoneurones, des cellules nerveuses détruites dans la SLA.
 
L'espoir est qu'au final de telles cellules puissent être produites en grande quantité pour remplacer celles, génétiquement identiques, affectées dans la maladie. De sérieux obstacles doivent encore être surmontés avant de voir cette technique appliquée sans risque à l'homme.
En effet, la transplantation de CPi chez les souris a entraîné la prolifération de tumeurs liées aux rétrovirus employés comme facteurs de transcription.
 
Par ailleurs, les CPi issues des patients pourraient être des outils importants dans l'étude du développement des maladies neurodégénératives. Dans la plupart des cas elles résultent d'interactions complexes entre facteurs environnementaux et génétiques, ce qui rend leur étude difficile au niveau cellulaire.

Or les CPi n provenance de ces malades possèdent justement la « constellation » précise des mutations génétiques qui vont conduire à la maladie. D’où leur grand intérêt.
 
Sciences et Avenir.com
01/08/2008

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/fondamental/20080801.OBS5592/la_peau_confirme_son_interet.html

 :smiley:

Hors ligne dardaran

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #218 le: 29 juillet 2008 à 11:45:09 »
Les cellules souches s'imposent comme le nouveau filon

Voici un petit vidéo ( y  a pas de quoi sortir le popcorn et les boissons  :lol:) dans lequel Michel Pucéat (directeur de recherche à l’INSERM )
fait le bilan pour les 2 voire 3 ans à  venir.

POSITIF - POSITIF

le lien : http://www.medecinews.com/index.php?fuseaction=infos_semaines_main.ArticleInfoSemaine&articleID=19
Les lois sont faites pour la plèbe non pour les patriciens.

Yannick

  • Invité
Cellules souches : le handicap français
« Réponse #217 le: 16 juillet 2008 à 09:49:31 »
Cellules souches : le handicap français     
 Une étude américaine classe la France parmi les pays les moins performants en matière de recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. Pour les chercheurs français, le retard – qui pourrait d'ailleurs être bientôt comblé – s'explique par les contraintes de la loi de bioéthique mais aussi par l'absence d'une volonté politique incitative. L'exemple de la Californie, dont le gouverneur, Arnold Schwarzenegger, veut faire un leader mondial dans ce domaine, est à méditer selon eux   
   
 
Cellules souches embryonnaires humaines

L'absence de vision politique handicape les chercheurs français

La recherche française sur les cellules souches embryonnaires humaines serait l'une des moins productives au monde. Pour nos chercheurs, ce retard n'est pas uniquement lié à la contraignante loi de bioéthique de 2004 : l'absence de politique scientifique nationale incitative serait le véritable coeur du problème.

 Une réglementation variable d'un pays à l'autre(www.stemgen.org)UNE ÉTUDE américaine classe la France parmi les pays les moins performants en matière de recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. Seule consolation, des nations pourtant connues pour leur dynamisme scientifique telles que les États-Unis ou le Japon sont aussi mal classées que nous. Selon Aaron Levine, maître de conférence à l'institut de technologie de Géorgie (Atlanta) et auteur de cette étude*, le retard de ces pays s'expliquerait par la nature restrictive des lois qui y encadrent les recherches sur l'embryon humain et les cellules qui en dérivent. D'ailleurs, les États qui ont les lois les plus permissives (le Royaume-Uni, Israël et la Chine) sont en tête du classement établi par Levine.

Pour les scientifiques français, même s'ils attendent tous avec impatience (et un soupçon d'inquiétude) la prochaine révision des lois de bioéthique, la faiblesse de notre recherche ne serait pas tant liée à ses aspects réglementaires qu'à la politique gouvernementale en général. De manière quasi unanime, ils dénoncent l'absence de programmes nationaux incitant les chercheurs à se lancer dans l'étude des cellules souches embryonnaires humaines et de leurs prometteuses applications thérapeutiques. Sans une telle impulsion politique, ils craignent que la France ne reste à la traîne dans la course à la biothérapie.

L'incompréhensible régime français. Les lois encadrant la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines sont extrêmement variables d'un pays à l'autre, de l'interdiction pure et simple à une permissivité presque totale (voir carte). Dans cet éventail de réglementations, la France a une position singulière : si la loi de bioéthique de 2004 prévoit que la recherche sur l'embryon humain et ses cellules est interdite, elle permet, cependant, à titre dérogatoire et pour cinq ans seulement, la réalisation de recherches à finalité thérapeutique pratiquées dans des conditions extrêmement contrôlées. Les chercheurs ayant reçu une autorisation de l'Agence de la biomédecine peuvent travailler sur des lignées importées. Ils peuvent aussi être autorisés à dériver leurs propres lignées à partir d'embryons surnuméraires conçus dans le cadre d'une fécondation invitro et qui ne font plus partie d'un projet parental (les parents doivent dans ce cas avoir explicitement choisi de céder lesdits embryons à la recherche).

«Ce régime dérogatoire est incompréhensible à l'étranger. Nos collègues considèrent que la France a promulgué une loi interdisant la recherche sur l'embryon pour ne pas l'appliquer, tout en empêchant les chercheurs de se lancer dans des recherches qui s'inscrivent par nature dans la durée», résume Philippe Menasché, chirurgien cardiaque à l'hôpital européen Georges-Pompidou et directeur de l'unité INSERM Thérapie cellulaire en pathologie cardio-vasculaire. «Nous avons de nombreux contacts avec des jeunes chercheurs français partis à l'étranger, qui ne veulent pas revenir en France travailler sur les cellules souches embryonnaires humaines. Ils ne veulent pas prendre le risque de devoir interrompre leurs travaux au bout de cinq ans, poursuit-il. Il faut une loi autorisant une fois pour toute la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Cette loi prévoirait évidemment que les recherches soient encadrées et suivies de manière très stricte par l'Agence de la biomédecine.

L'agence serait également déléguée pour faire évoluer la réglementation à chaque fois que les avancées scientifiques le justifieraient.» C'est à peu près le système qu'a choisi le Royaume-Uni, le pays aujourd'hui le plus performant en matière de recherche sur l'embryon humain et ces cellules.

Comme tous ses collègues français qui travaillent dans le domaine, Philippe Menasché reconnaît cependant que la réglementation actuelle ne l'empêche pas de travailler. Elle impose des contraintes assez lourdes, mais elle permet à tous ceux qui ont la volonté de s'engager dans l'étude des cellules souches embryonnaires humaines d'avancer (voir encadré).

Alors, comment expliquer que la France arrive dans le peloton de queue du classement d'Aaron Levine ? Le premier élément à prendre en compte est notre handicap au départ de la course : «Un pays dans lequel la recherche a été interdite jusqu'à il y a trois ans ne peut bien évidemment pas prétendre entrer en compétition avec ceux dans lesquels les recherches ont été plus qu'autorisées, suscitées et promues depuis dix ans, commente Marc Pechanski, qui dirige le Laboratoire I-Stem, à Évry. La situation générale du financement de la recherche est un autre facteur. Il y a quatre ans, les labos français étaient tellement exsangues que les personnels sont descendus dans la rue pendant trois mois, et que plus d'un millier de directeurs de recherche ont remis leur démission… Que la recherche sur les cellules souches en subisse les conséquences paraît inévitable.»

Le chercheur souligne aussi l'absence de programmes incitatifs. Cet élément est le plus limitant aux yeux de nombreux scientifiques. «La politique gouvernementale française n'a jamais envoyé aucun signal de soutien à la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Il n'y a aucun programme incitatif, aucun appel à projet spécifique de l'Agence nationale pour la recherche», note Laure Coulombel (INSERM U602, Villejuif). «L'une des régions parmi les plus actives aujourd'hui dans ce champ de la recherche est la Californie, note Philippe Menasché. Cela est le résultat d'une volonté politique, celle d'un gouverneur qui a décidé d'en faire une priorité et de donner tous les moyens nécessaires aux chercheurs et aux sociétés de biotechnologie qui souhaitent s'engager dans la thématique (lire ci-dessous).

En France, à ma connaissance, la seule structure qui ait affiché son intérêt pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines est la région Île-de-France. Mais rien n'est fait à l'échelle nationale. Cela ne motive pas les chercheurs qui hésitent à s'engager dans des projets. Nous sommes en retard et, si rien ne change, nous risquons de le rester.»

> ÉLODIE BIET

* « Cell Stem Cell », juin 2008, pp. 521-524.

Trois nouvelles lignées à Montpellier

Il existe désormais quatre lignées de cellules souches embryonnaires françaises. La première a été obtenue l'an passé par l'équipe d'Annelise Bennaceur-Griscelli (INSERM U602, institut André-Lwoff, Villejuif). Trois autres viennent d'être produites à l'institut de recherche en biothérapie de Montpellier. «La première est génétiquement normale, les deux autres sont respectivement porteuses des mutations responsables du syndrome de von Hippel-Lindau et de la mucoviscidose», annonce au « Quotidien » John de Vos, qui dirige l'équipe Développement embryonnaire précoce et cellules souches embryonnaires humaines (INSERM U847), avec le Pr Samir Hamamah. «Dériver nos propres lignées présente au moins trois intérêts majeurs, explique le chercheur. Cela nous permet d'acquérir une indépendance vis-à-vis de nos collègues étrangers et un savoir-faire indispensable pour d'autres projets –en particulier ceux concernant la reprogrammation de cellules adultes en cellules pluripotentes semblables à des cellules souches embryonnaires. Cela nous permet aussi d'obtenir des lignées présentant des anomalies génétiques spécifiques, des lignées qui constituent de très bons modèles pour l'étude de la physiopathologie des maladies et la recherche de traitement.»

Cette nouvelle suggère que la recherche française sur les cellules souches embryonnaires humaines n'est peut-être pas autant à la traîne que l'indiquent les données recueillies par Aaron Levine. «Il n'a pris en compte que les travaux publiés jusqu'en 2006, remarque Laure Coulombel. Or c'est l'année même où le décret, offrant enfin aux chercheurs français la possibilité de dériver leurs propres lignées cellulaires, a été publié. Depuis, de remarquables travaux ont été menés par des équipes françaises, et de nombreuses brillantes publications devraient paraître d'ici peu.»

Une cinquième lignée de cellules souches embryonnaires françaises serait notamment sur le point d'émerger dans un laboratoire lyonnais.
 
 
http://www.quotimed.com//journal/index.cfm?fuseaction=viewarticle&DArtIdx=414101

Arnaud

  • Invité
Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #216 le: 03 juillet 2008 à 14:19:14 »

Une méthode simplifiée pour transformer des cellules adultes en cellules souches embryonnaires
 
Des scientifiques ont mis au point une méthode plus simple pour induire des cellules souches adultes à se comporter comme des cellules souches embryonnaires. En outre, ces cellules modifiées présentent moins de risques de complications (comme le cancer) que les cellules soumises aux autres techniques.

Cette découverte donne espoir que des cellules souches adultes reconverties puissent un jour servir à soigner des personnes atteintes de maladies d'origine génétique.

Les cellules souches embryonnaires sont totipotentes: elles ont le potentiel de devenir n'importe quelle cellule de l'organisme. Au contraire, les cellules souches adultes ne peuvent se différencier que vers un nombre restreint de types cellulaires.

Par exemple, les cellules souches du sang peuvent se transformer en divers types de cellules sanguines, et les cellules souches nerveuses se différencier vers les divers types de cellules nerveuses.

Il y a environ deux ans, une équipe de chercheurs japonais a réussi à transformer des cellules adultes ordinaires en cellules pleinement totipotentes, à l'instar des cellules souches embryonnaires. Ils ont donné à ces cellules le nom de cellules iPS (induced pluripotent stem cells ou cellules souches totipotentes induites). Le processus d'induction consistait à injecter aux cellules adultes des virus contenant quatre gènes (Oct4, Sox2, c-Myc et Klf4).

Ces gènes avaient pour effet de «reprogrammer» les cellules, les faisant revenir à une étape antérieure du développement. Cette méthode a cependant son revers: la plupart des animaux ont rejeté les cellules iPS reçues, ou ont développé des cancers quelques semaines plus tard. La cause principale a été localisée au niveau du gène c-Myc.

Cette nouvelle étude résulte de la découverte selon laquelle les cellules souches nerveuses du cerveau des souris produisent naturellement et en grande quantité deux des produits des gènes (Sox2 et c-Myc). Les scientifiques ont alors cherché à induire des cellules iPS en utilisant moins de gènes. Leurs résultats ont été publiés dans une édition en ligne de la revue Nature.

Ils ont découvert que les cellules nerveuses pouvaient être transformées en cellules iPS en appliquant seulement deux gènes: Oct4 associé avec Klf4, ou Oct4 avec c-Myc. Les chercheurs estiment que la capacité d'induire des cellules iPS avec seulement deux gènes montre qu'ils sont sur la bonne voie. À terme, l'objectif est de se passer totalement des gènes, car ils risquent toujours d'activer des gènes du cancer, par exemple.

«C'est le seul moyen d'utiliser les cellules souches afin de découvrir des traitements pour des maladies que l'on ne sait pas encore soigner, et d'obtenir des thérapies non seulement efficaces mais encore suffisamment sûres pour être utilisées sur l'homme», commente le professeur Hans Schöler de l'Institut Max Planck de biomédecine moléculaire en Allemagne.

Il est peu probable que les thérapies futures fassent appel aux cellules souches nerveuses, car elles sont principalement situées dans le cerveau et sont donc difficiles à se procurer. Néanmoins, les connaissances tirées de cette étude aideront les scientifiques à identifier d'autres cellules qui pourraient être traitées de la même manière.

En attendant, l'équipe du professeur Schöler est à la recherche de petites molécules susceptibles de remplacer les gènes. Début juin, son équipe a publié une étude révélant que le gène Oct4 pouvait être remplacé par une molécule qui active temporairement les gènes associés à la totipotence.

«Le gène Oct4 joue un rôle majeur dans la reprogrammation [des cellules iPS]», explique le professeur Schöler. «Si nous pouvions remplacer ce gène, ce pourrait également être possible pour les trois autres, dans un futur envisageable.»

Pour de plus amples informations, consulter:

Société Max Planck:
http://www.mpg.de/index.html

Nature Genetics:
http://www.nature.com/nature


Catégorie : Divers

Source des informations: Société Max Planck; revue Nature

Référence du Document: Kim, JB et al. (2008) Pluripotent stem cells induced from adult neural stem cells by reprogramming with two factors. Revue Nature, publiée en ligne le 29 juin 2008.

Codes de Classification de l'Index des Sujets: Coordination, coopération; Sciences du vivant; Médecine, santé; Recherche scientifique

Source :
http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D&SESSION=&RCN=29607

 :smiley:

azer

  • Invité
Cellules souches embryonnaires
« Réponse #215 le: 21 juin 2008 à 15:54:22 »
Je veux pas plomber l'ambiance sur les cellules souches mais voilà un article de 2005 intéressant:

Inefficacité thérapeutique des lignées de cellules souches existantes ?
Source : CORDIS Nouvelles

La majorité des lignées de cellules souches embryonnaires existantes pourraient n'avoir aucune utilité thérapeutique, selon une nouvelle recherche menée par des scientifiques américains.

Comme l'a rapporté le journal scientifique Nature, lorsque des chercheurs ont ajouté des cellules souches embryonnaires à du sérum de sang humain, des anticorps se sont fixés aux cellules, ce qui laisse penser que si elles avaient été transplantées dans un organisme humain, le système immunitaire les aurait rejetées.

L'équipe de scientifiques californiens à l'origine de l'étude estime que cette réaction est le produit de la méthode de culture et de préservation en laboratoire de la plupart des cellules souches. Les lignées de cellules souches sont cultivées dans une culture composée d'un bouillon de culture et d'autres cellules nourricières.

Les cellules nourricières en question sont généralement des cellules souches embryonnaires de souris, tandis que le bouillon de culture contient souvent du sérum animal. Ces cellules de souris sont munies à leur surface d'une molécule spéciale qui active le système immunitaire humain. La consommation de viande rouge et de produits laitiers a contribué à sensibiliser les gens à la molécule, estime l'équipe.

Des doutes avaient déjà été émis quant à l'opportunité de cultiver des cellules embryonnaires humaines dans des substances d'origine animale. "Aujourd'hui, nous avons identifié un motif de préoccupation réel", selon le membre d'équipe Fred Gage, du Salk Institute for Biological Studies à La Jolla, aux États-Unis.

"Nous ne disons pas qu'il faut se débarrasser de toutes les lignées disponibles. (Mais), nous devons faire preuve de prudence lorsque nous exploitons ces cellules à des fins thérapeutiques", a poursuivi le professeur Gage. Toutefois, s'il s'avère que des lignées de cellules souches existantes revêtent une valeur clinique limitée, elles pourront toujours être utilisées à bon escient à des fins de recherche fondamentale, estiment les scientifiques.


Le lien : http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/recherche/d/inefficacite-therapeutique-des-lignees-de-cellules-souches-existantes_5384/

Faut le savoir.

Au revoir :sad:

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USA : l’Eglise contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires
« Réponse #214 le: 20 juin 2008 à 10:47:52 »
USA : l’Eglise contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires

Etats-Unis : l’Eglise contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires

ROME, Lundi 16 juin 2008 (ZENIT.org) - La Conférence des évêques américains s’est prononcée vendredi contre le recours aux cellules souches embryonnaires humaines dans la recherche, indique « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune.

Il s’agit de la première déclaration officielle des évêques américains sur cette question.

« Presque tout le monde s’accorde sur le principe qu’ individus et gouvernements ne doivent pas s’en prendre à la vie d’ êtres humains innocents . Cependant, (certains) s’emploient à justifier la destruction d’embryons humains pour obtenir des cellules mères », ont-ils indiqué.

L’Eglise rappelle que l’embryon est un être humain et qu’il n’est pas une « sous catégorie » d’être humain. Elle condamne, de ce fait, la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines qui implique l’utilisation, puis la destruction de l’embryon, alors considéré comme un matériau de laboratoire.

Sources : La Croix 16/06/08 - Romandie News 13/06/08
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Le Brésil autorise la recherche sur les cellules embryonnaires
« Réponse #213 le: 20 juin 2008 à 10:37:17 »
Le Brésil autorise la recherche sur les cellules embryonnaires

La plus haute Cour de justice brésilienne a autorisé hier la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines. Six des onze juges du Tribunal suprême fédéral ont confirmé la constitutionnalité d'une loi de 2005 sur la biosécurité. Ils avaient été saisis par un ancien procureur général pour inconstitutionnalité de cette loi, "contraire au droit à la vie garantie par la Constitution" (cf. Synthèse de presse du 12/03/08). Ces recherches, menées à partir d'embryons humains, bénéficient du soutien du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, ainsi que de son ministre de la Santé, José Gomes Temporao. "

lien: http://blogpourlavie.blogspot.com/search/label/cellules%20souches%20embryonnaires
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Arnaud

  • Invité
Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #212 le: 05 juin 2008 à 20:20:54 »

Cellules souches : la Californie vise le leadership

L'Etat de Californie investit 3 milliards de dollars dans un laboratoire de développement des cellules souches et la médecine régénérative.

Le leadership de la Californie en matière de recherche fondamentale sur les cellules souches prend forme. Quatre ans après le vote historique des électeurs du Golden State - acceptant de financer avec leurs impôts la recherche fondamentale à hauteur de 3 milliards de dollars - l'argent est enfin distribué.

Le California Institute for Regenerative Medicine (CIRM), l'institut créé de toutes pièces pour attribuer ces fonds aux projets scientifiques les plus prometteurs, vient en effet d'allouer 271 millions de dollars à une douzaine de laboratoires et universités de l'Etat. Ces fonds seront complétés par des financements privés qui portent à plus d'un milliard de dollars, le montant total des subventions accordées dans le cadre de ces projets.

Et de fait, ceux-ci marquent bien l'acte fondateur de la volonté politique du gouverneur Schwarzenegger, qui compte sur ces trois milliards de dollars pour permettre à la Californie de devenir le leader mondial de la recherche scientifique en matière de cellules souches.

Tous les fonds alloués vont servir à construire, souvent de zéro, de nouveaux laboratoires exclusivement destinés à cette discipline. Au total, il s'agit de construire - en deux ans seulement - plus de 74.000 m2 qui seront utilisés par 2.200 chercheurs.

La raison pour laquelle la Californie éprouve le besoin de construire ses propres laboratoires ne tient pas seulement au désir des chercheurs de disposer des équipements les plus modernes. Elle est d'abord politique.

Parce que l'Administration Bush a quasiment interdit depuis 2001 le financement public de la recherche impliquant la destruction d'embryons humains, les scientifiques qui veulent travailler sur de tels projets n'ont tout simplement pas le droit d'utiliser même un microscope acheté avec de l'argent gouvernemental...

C'est ainsi qu'à San Francisco, les chercheurs universitaires spécialisés dans les cellules souches ont dû quitter les laboratoires de l'université et louer des laboratoires privés pour poursuivre leurs recherches. Mais sans bénéficier de la même qualité d'équipements que celle dont ils auraient pu bénéficier s'ils avaient pu rester sur place.

D'où la nécessité, à l'échelle de l'Etat, d'investir massivement si cette recherche scientifique veut demeurer compétitive par rapport aux pays étrangers.

- Laboratoires ultramodernes

La plus importante somme (plus de 43 millions de dollars) a été allouée à l'université de Stanford qui va construire, sur son campus de Palo Alto, un laboratoire entièrement neuf de quatre étages.

Vingt-quatre équipes de chercheurs devraient l'occuper d'ici deux à trois ans, qui étudieront en particulier la façon dont la culture de cellules souches peut permettre de régénérer des tissus endommagés ou détruits par l'âge ou les maladies, cardio-vasculaires en particulier.

Au total, ce nouveau Stanford Institute for Stem Cell Biology and Regenerative Medicine coûtera 200 millions de dollars - dont les trois quarts seront donc financés par des fonds privés - sans compter les 25 millions de dollars par an de salaires et de coûts de fonctionnement.

L'UCSF, l'université de Californie à San Francisco, bénéficiera d'une somme légèrement inférieure (35 millions de dollars), pour un projet tout aussi ambitieux. Souhaitant installer son nouveau laboratoire à proximité d'installations existantes mais disposant de très peu de place, l'université a fait appel à un grand cabinet d'architecte new-yorkais, Rafael Vinoly Architects, pour concevoir un laboratoire aux contours irréguliers mais qui épousent la topologie des collines de San Francisco.

« L'objectif n'était pas seulement d'exploiter au mieux le faible espace disponible mais aussi de favoriser le travail interdisciplinaire », assure le Dr Arnold Kriegstein, directeur de l'Institute for Regeneration Medicine à l'UCSF.

Ainsi, le bâtiment ultramodulaire de 7.000 m2 - et qui coûtera au total 155 millions de dollars - a été conçu pour permettre aux spécialistes de biologie moléculaire de partager leur espace de recherche avec les docteurs de l'hôpital du campus, qui soignent de vrais malades et qui seront donc les premiers candidats pour tester les traitements expérimentaux.

En outre, le laboratoire hébergera des ingénieurs de nombreuses disciplines spécialisés dans la mise au point de nouveaux équipements scientifiques. Ils pourront ainsi bénéficier de la collaboration des scientifiques eux-mêmes.

- Environnement sophistiqué

Cet élément pourrait être particulièrement important dans l'efficacité des équipes de recherche car les travaux liés aux cellules souches réclament un environnement et des équipements beaucoup plus sophistiqués que ceux des laboratoires pharmaceutiques classiques.

La mise en culture de cellules humaines impose en effet qu'elles ne soient contaminées ni par le personnel ni par aucun autre agent extérieur pouvant exister sans dommage dans d'autres types de laboratoires. D'où l'avantage compétitif que pourraient acquérir ces nouveaux laboratoires californiens dont la construction vient d'être décidée.

Depuis avril 2006, le CIRM a déjà alloué plus de 500 millions de dollars sur les 3 milliards qu'il distribuera au total, principalement à des projets scientifiques hébergés par des universités californiennes.

Mais cet effort sans précédent pour construire une douzaine de nouveaux laboratoires à la pointe de l'état de l'art devrait bel et bien être le véritable signal qu'attendaient depuis plusieurs années des centaines de chercheurs du monde entier, spécialisés dans les cellules souches, pour poursuivre leurs efforts sur le territoire du Golden State. Et bénéficier ainsi de cette manne.

http://www.lesechos.fr/info/metiers/4735748.htm

 :smiley:


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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #211 le: 05 juin 2008 à 20:06:56 »
Des cellules souches humaines ont guéri des souris atteintes d'une maladie neurologique


Le potentiel thérapeutique des cellules souches humaines semble sans limites. Une nouvelle preuve de l'usage qui pourrait bientôt en être fait vient d'être apportée avec la publication, mercredi 4 juin, dans la revue Cell Stem Cell de résultats spectaculaires. Des souris présentant des atteintes graves du système nerveux ont pu recouvrer une activité cérébrale quasi normale grâce à des injections de cellules souches provenant d'un foetus humain.

La lignée de souris en question est très particulière. Ces animaux souffrent à la fois d'une dépression de leur système immunitaire et d'une anomalie majeure de la structure de leur système nerveux central caractérisée par l'absence de myéline. Sans cette substance grasse qui gaine les fibres nerveuses, le système de communication entre les neurones est défaillant.

La dégradation de la myéline se retrouve dans de nombreuses maladies neurologiques de la petite enfance ainsi que dans la sclérose en plaques. Les souris de laboratoire utilisées par l'équipe dirigée par le docteur Steven A. Goldman (université du centre médical de Rochester, Etat de New York) présentent, quant à elles, une série de déficits graves avec une espérance moyenne de vie de cinq mois.

Une partie de celles (6 sur 26) auxquelles les chercheurs ont greffé, dans le cerveau, des cellules souches foetales humaines, ont présenté une amélioration notable des symptômes pathologiques. Quatre ont en outre pu vivre une année en montrant tous les signes d'une quasi-guérison. Les analyses post mortem pratiquées sur ces animaux ont démontré que la catégorie des cellules souches qui avaient été injectées dans le système nerveux central avait permis une remyélinisation de l'ensemble du cerveau ainsi que de la moelle épinière.


ESSAIS CLINIQUES EN VUE


"Les résultats publiés sont impressionnants en ce qui concerne la colonisation par les cellules greffées, souligne le docteur Anne Baron-Van Evercooreen qui, au sein de l'unité 546 de l'Inserm, dirige l'équipe "Approche fondamentale et thérapeutique de la remyélinisation". Il faut néanmoins garder en mémoire que les greffes sont pratiquées dès la naissance et que la colonisation se fait en fonction du développement du cerveau qui, à ce stade, est en pleine myélinisation. Il possède de ce fait tous les facteurs nécessaires pour favoriser la migration et la différenciation des cellules greffées."

Pour Anne Baron-Van Evercooreen, un des apports majeurs des chercheurs américains est d'avoir créé un modèle de souris à la fois démyélinisées et immunodéficientes, ce qui a permis d'utiliser des cellules foetales humaines sans rejet. Un autre apport a été de mettre au point un système d'injection dans différentes régions du système nerveux central. Quant au recours à des cellules humaines d'origine foetale, il s'inscrit clairement dans le projet de mener à terme des essais cliniques sur l'homme.

"Ces résultats ouvrent réellement des perspectives pour certaines leucodystrophies comme la maladie de Pelizaeus-Merzbacher", estime la spécialiste française. Cette maladie neurologique démyélinisante d'origine héréditaire est très rare (1 cas sur 400 000 naissances). Elle se manifeste par de graves troubles de la motricité. Dans les formes les plus sévères, l'espérance de vie ne dépasse pas l'adolescence. Si d'autres équipes parviennent à reproduire de tels résultats dans d'autres modèles d'affections neurologiques démyélinisantes aujourd'hui incurables, on peut raisonnablement imaginer que des essais cliniques pourront rapidement être lancés.

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/06/05/des-cellules-souches-humaines-ont-gueri-des-souris-atteintes-d-une-maladie-neurologique_1054134_3244.html

Hors ligne dardaran

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #210 le: 13 mai 2008 à 12:22:01 »
C'est indirectement relié à notre cause puisque ça touche la recherche sur les CS. :undecided:

une veste vivante en cellules de souris a été euthanasiée !

voici le lien:
http://www.gizmodo.fr/2008/05/09/degueu_une_veste_vivante_en_cellules_de_souris_a_ete_euthanasiee_.html
Les lois sont faites pour la plèbe non pour les patriciens.

Hors ligne joebartom

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et dire que l'association Neurogel peine à trouver 75000$...

Arnaud

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Californie : Subventions records pour la recherche sur les cellules souches
« Réponse #208 le: 09 mai 2008 à 13:11:13 »

Cellules souches : subventions records en Californie

Californie : 271 millions de subventions pour la recherche sur les cellules souches

La Californie a attribué 271 millions de dollars de subventions pour construire 12 centres de recherches sur les cellules souches dans l'Etat. Les 271 millions de subventions font suite à un vote de 2004 en Californie concernant la recherche sur les cellules souches.

Les attributions, annoncées mercredi, représentent la plus grande part de l'argent attribué en même temps par le programme californien sur les cellules souches, prévu pour distribuer environ 3 milliards de dollars sur une décennie.

Les universités et les instituts de recherche qui reçoivent l'argent ont indiqué qu'ils dépenseraient 560 millions de dollars additionnels pour la construction de laboratoires, argent qu'ils essayent d’obtenir par des donations. Le total de 831 millions ajouterait presque 7,5 hectares d’espaces de recherches pour abriter 2 200 scientifiques.

Une des raisons de la nécessité des bâtiments est que l'administration Bush interdit maintenant le financement fédéral de la recherche utilisant des cellules souches embryonnaires humaines dérivées depuis août 2001, car créer de telles cellules nécessite la destruction d’embryons humains.

A l'université de San Francisco, par exemple, les scientifiques travaillant sur les cellules souches ont dû louer des locaux loin du campus, depuis plusieurs années. En décembre 2002, une tempête entraina des pannes de courant dans la région, détruisant les cellules qui étaient développées dans des incubateurs.

Si les recherches avaient été conduites sur le campus, les générateurs de secours auraient gardé les incubateurs en fonctionnement.

« Plusieurs années de travail ont littéralement été jeté à l’égout» a déclaré le Dr. Arnold Kriegstein, directeur du programme sur les cellules souches de l'université. L'université recevra 35 millions pour établir un centre de recherches de 95 millions de dollars.

Mais les restrictions pourraient être levées par un nouveau président dès l'année prochaine. Chacun des trois principaux candidats à l’élection présidentielle a exprimé le soutien d’augmenter le financement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines.

Quelques fonctionnaires ont également déclaré que la construction fournirait un stimulus économique dans une période d'une économie affaibli et d'un important déficit budgétaire de l’Etat. Le programme de cellules souches, approuvé par les électeurs en 2004, est en grande partie protégé des mesures de réduction budgétaire.

Alan Trounson, président de l'institut de Californie pour la médecine régénératrice, a indiqué que les nouveaux bâtiments permettraient aux scientifiques de travailler ensemble, accélérant le développement des traitements médicaux.

La proposition 71, à l'initiative du vote en 2004 qui a autorisé le programme, à fixer une limite de 10% du total des 3 milliards dans la construction de bâtiments.

La plupart des universités et des instituts de recherche principaux de l'Etat, y compris 9 des 10 campus des Universités de Californie, obtiendront de l'argent pour de nouveaux bâtiments.

L'université de Stanford obtiendra la plus grande subvention, presque 44 millions de dollars, pour établir un centre de cellules souches de 200 millions de dollars.

L'université de San Diego s’associe à l'institut voisin de Burnham pour la recherche médicale, à l'institut Salk et à l'institut de recherche Scripps. L'ensemble recevra 43 millions de dollars pour son bâtiment

http://www.actualites-news-environnement.com/15844-californie-subventions-271-recherche-cellules-souches.html

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #207 le: 09 mai 2008 à 12:49:12 »
Blessures de la moelle épinière : des résultats encourageants

Les accidents de la route sont l'une des principales causes de blessures de la moelle épinière, laissant des centaines de personnes chaque année para ou tétraplégiques. Pendant longtemps, les médecins et les scientifiques ont pensé que ces blessures étaient incurables.

Les accidents de la route sont l'une des principales causes de blessures de la moelle épinière, laissant des centaines de personnes chaque année para ou tétraplégiques. Pendant longtemps, les médecins et les scientifiques ont pensé que ces blessures étaient incurables. Cependant, des chercheurs britanniques ont obtenu des résultats particulièrement intéressants. Ils ont travaillé sur des rats dont les fibres nerveuses avaient été endommagées, coupant les fibres nerveuses motrices et sensorielles. En absence de tout traitement, la moelle épinière cicatrise et forme en particulier une matrice extracellulaire contenant des CSPG (Chondroitin Sulfate proteoglycans) qui sont de puissants inhibiteurs de la croissance des axones. Ainsi, on sait que, in vivo, la croissance des axones s'arrête au niveau des régions riches en CSPG. Pour évaluer l'importance de ces CSPG, Bradbury et collaborateurs ont injecté dans la moelle épinière des rats, au niveau de la lésion, une enzyme bactérienne, la chondroïtinase ABC (ChABC). Cette enzyme, en dégradant les CSPG permet aux axones de dépasser la barrière cicatricielle et de rétablir une activité post-synaptique en aval de la lésion. Bien que très partiels, ces résultats sont très encourageants. Cependant, les CSPG ne sont pas les seuls inhibiteurs de la croissance axonale et de nombreux travaux doivent encore être entrepris avant que l'ont puisse envisager de soigner les lésions de la moelle épinière.

Cette information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 25 du 1/04/2002 rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni.

SOURCE : http://www.informationhospitaliere.com/actualite-3111-blessures-moelle-epiniere-resultats-encourageants.html
Les lois sont faites pour la plèbe non pour les patriciens.

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Belgique : Oui aux cellules souche mais à certaines conditions
« Réponse #206 le: 18 avril 2008 à 09:43:33 »
Cellules souches : le privé cadenassé

 Les cinq partis de la majorité ont un accord pour encadrer l'utilisation des cellules souches et tissus humains. Les sociétés privées devront s'affilier à une université.

Le brouillard éthique, qui régnait en Belgique au niveau des cellules souches et tissus humains, est en passe de se dissiper avec un avant-projet gouvernemental, dont "La Libre" a obtenu copie, présenté, ce vendredi matin, au Conseil des ministres.

Ce texte de 37 pages tranche (enfin) la délicate question des différents types de structures qui pourront à l'avenir opérer sur-le-champ des cellules souches et des tissus humains. Primo, les "banques de matériel corporel humain", organes publics universitaires. "La banque de matériel corporel humain doit être exploitée par un hôpital agréé ou par une université dotée d'une faculté de médecine [...], peut-on lire dans l'avant-projet de loi. L'hôpital ou l'université semblent les meilleurs garants du respect de la vie privée du donneur, de la pérennité, de la qualité, de la sécurité, de la traçabilité du matériel corporel humain".

Secundo, "les structures intermédiaires". Ces établissements privés, dont la figure emblématique est la société néerlandaise Cryo-Save, focalisaient les craintes - notamment au niveau d'une exploitation commerciale débridée des tissus humains. Il n'en sera rien puisque le stockage des cellules et tissus humains va être solidement cadenassé : les "structures intermédiaires" devront s'affilier à une banque universitaire pour exercer leur activité. En outre, il leur sera interdit de faire de la publicité et de profiter, par exemple, du facteur "émotion" auprès des parents après un accouchement. Rappel, les cellules souches issues de sang de cordon ombilical sont plus faciles à récolter.

Le coup porté à ces sociétés privées d'isolement, de préservation et de redistribution des cellules souches est rude : en les privant de visibilité - sauf l'information au médecin qui reste, elle, autorisée -, le gouvernement Leterme va à contre-courant d'autres Etats membres européens. Cryo-Save détiendrait d'ores et déjà environ 75 000 échantillons autologues (utilisables par la personne qui a effectué le don), la "fuite" des échantillons vers l'étranger devrait être évitée. Deux autres types d'établissements pourront opérer en Belgique : les biobanques (stockage) et les établissements de production (réparation des tissus).

L'avant-projet instaure aussi la primauté des banques de tissus universitaires sur les privées : ces dernières doivent mettre leurs échantillons à disposition des organes publics si nécessaire.

Source: La Libre.be  du  18 avril 2008
lien: http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/415684/cellules-souches-le-prive-cadenasse.html
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Des cellules souches humaines à partir d'ovules de vache
« Réponse #205 le: 14 avril 2008 à 12:42:08 »
Pour éviter le recours à des cellules embryonnaires humaines, un biologiste britannique a cherché et réussi à utiliser des ovules de vache dont le noyau a été retiré et remplacé par celui d'une cellule humaine. A la clé : une voie thérapeutique nouvelle... et un débat de société.

la suite... suivre le lien.

http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/medecine/d/des-cellules-souches-humaines-a-partir-dovules-de-vache_15156/
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Le Bundestag assouplit la loi sur la recherche à partir d'embryons
« Réponse #204 le: 14 avril 2008 à 12:35:06 »
Les députés allemands ont assoupli vendredi la législation stricte qui régit depuis 2002 la recherche sur les cellules issues d'embryons, au terme d'un vif débat dont l'enjeu reste l'avenir de la recherche génétique allemande.

Comme en 2002, la question divisait tous les camps politiques. Aussi chaque député a-t-il voté en son âme et conscience, sans consigne des partis.

Après des mois de controverses et de deux heures de considérations morales enflammées à la tribune, le Bundestag a finalement donné son feu vert à l'extension des conditions d'importation de cellules-souches extraites d'embryons (avec 346 voix pour, 228 contre, 6 abstentions).

La production en Allemagne de telles cellules à des fins de recherche est strictement interdite depuis 1991. Les chercheurs ne peuvent donc qu'en importer de l'étranger pour leurs travaux, comme en Italie.

Jusqu'à présent, les cellules devaient avoir été cultivées avant le 1er janvier 2002 pour pouvoir franchir les frontières allemandes, ce qui correspondait au mois où avait alors été votée la loi. Désormais, celles cultivées jusqu'au 1er mai 2007 pourront être importées.

De nombreux chercheurs réclamaient un tel assouplissement de la législation, arguant du nombre et de la qualité des lignées obtenues après 2002. Environ 500 lignées seront désormais exploitables, contre une vingtaine auparavant.

Polyvalentes, les cellules embryonnaires pourront peut-être un jour permettre de régénérer des tissus du corps humains (sang, cellules nerveuses, coeur...), avancent les chercheurs. Leurs détracteurs rétorquent qu'il n'y a pour l'instant "aucune preuve".

Au-delà de ce débat, figure la question du positionnement de la recherche allemande et d'une potentielle fuite des cerveaux. "Beaucoup de jeunes chercheurs (en génétique) ne voient pas leur avenir en Allemagne, mais à l'étranger", relève le professeur Jürgen Hescheler.

La ministre de la Recherche Annette Schavan (CDU) et plusieurs de ses collègues (Santé, Justice, Economie...) ont appuyé les scientifiques.

Fustigée au sein de son propre parti, Mme Schavan a plaidé pour qu'on laisse aux chercheurs "un corridor strictement défini" permettant des travaux "de manière responsable".

La ministre a ainsi mis de côté ses considérations éthiques d'ex-vice-présidente du Conseil central des catholiques d'Allemagne (ZdK), au grand dam de son Eglise.

"Tuer des embryons ne sera jamais justifiable", a estimé l'archevêque Robert Zollitsch, chef des catholiques allemands, rejoint par le président du Bundestag (CDU), Norbert Lammert, selon qui "il y a des limites, mêmes pour la recherche".

La question des travaux de génétique est particulièrement sensible en Allemagne en raison du poids des Eglises et surtout du fait du passé nazi, marqué par des expérimentations, sélections et pratiques eugénistes.

L'Allemagne, dont la Constitution stipule que "la dignité humaine est inaliénable", veut devenir "le moteur de la recherche sur les cellules-souches adultes", et non embryonnaires, a souligné Mme Schavan. Les cellules-adultes ont la priorité financière.

Mais le pays n'entend pas se lier totalement les mains, tandis que d'autres tels le Japon, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou la Corée "marquent des points", selon les mots d'un député.

Fabrication de cellules embryonnaires interdite mais importation autorisée: certains dénoncent une position hypocrite. "A terme, elle ne sera pas tenable", a concédé vendredi l'ex-ministre de la Recherche, Edelgard Bulmahn (SPD).

source : http://www.webmember.be/news/fr/personnel/actu/g/actualite_agence_france_presse_afp.html/2008_04/afp/news_cng.1efb103e944d4f0624bf34a0ed86222b.311|/
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