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Un gène-clé (Shh) nécessaire à la formation des circuits neuronaux
stardupoker:
Identification d'une voie moléculaire requise pour la formation des circuits neuronaux du cerveau
MONTREAL, le 15 mai /CNW Telbec/ - Le groupe de recherche du Dr Frédéric
Charron, chercheur à l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), a
fait une découverte qui pourrait faire avancer le traitement des blessures à
la moelle épinière et des maladies neurodégénératives. Leurs résultats sont
parus dans le numéro courant de la prestigieuse revue Neuron. Patricia T. Yam,
Sébastien. D. Langlois et Steves Morin, tous de l'IRCM, figurant parmi les
coauteurs.
Le cerveau est constitué d'un réseau de milliards de neurones. Afin de
former correctement les circuits neuronaux, les axones en développement (une
longue extension d'un neurone) ont besoin de molécules qui les guident par
attraction et répulsion vers leurs cibles. L'une de ces molécules est Sonic
Hedgehog (Shh). Il y a cinq ans, alors qu'il poursuivait un stage postdoctoral
au laboratoire du Dr Marc Tessier-Lavigne à l'université Stanford, Frédéric
Charron a découvert que Shh agissait comme agent attractif sur les neurones du
cerveau et de la moelle épinière. "La façon exacte par laquelle Shh produit
cet effet était toutefois restée inconnue jusqu'ici, fait remarquer le Dr
Charron. La voie moléculaire que mon équipe a découverte fournit un élément de
réponse."
Leurs travaux récents démontrent que Shh exerce son effet attractif par
l'entremise d'un groupe de molécules appelées kinases de la famille Src (SFK).
Jusqu'à maintenant, ces molécules n'avaient jamais été reliées à la fonction
de Shh. Fait à noter, ces nouvelles molécules effectrices de Shh doivent
absolument être présentes pour que Shh joue son rôle de guidage des axones. La
connexion entre les axones et leurs cibles est hautement complexe. Des
connexions inadéquates ou des dommages à ces connexions entraînent de graves
anomalies du système nerveux. "Le fait de connaître les effecteurs de
molécules de guidage des axones telles que Shh, ajoute le Dr Charron, nous
aide à mieux comprendre les mécanismes moléculaires par lesquels les axones
atteignent leur cible. Ceci ouvre la voie à de nouveaux traitements contre les
blessures à la moelle épinière, les troubles du développement du système
nerveux et les maladies neurodégénératives."
Cette nouvelle découverte a été rendu possible grâce à l'invention d'une
technique innovatrice permettant de contrôler et d'observer le comportement
des axones en réponse à des molécules de guidage. Une demande de brevet a été
déposée récemment pour cette technique. Ce brevet devrait accélérer la
découverte de médicaments agissant sur le guidage des axones.
"Le Dr Charron est un nouveau neuroscientifique parmi les plus réputés au
Canada. Ses travaux de recherche auront d'importantes retombées à long terme
dans le domaine de la réparation des lésions de la moelle épinière. Si nous
connaissions toutes les molécules nécessaires au guidage approprié des axones
pour guérir les lésions de la moelle épinière, nous serions probablement en
mesure de traiter les blessés médullaires, affirme le Dr Rod McInnes,
directeur scientifique de l'Institut de génétique des Instituts de recherche
en santé du Canada. Il s'agit de travaux d'une très grande importance
puisqu'ils nous aideront à mieux comprendre le fonctionnement de la moelle
épinière et à mettre au point un traitement pour les blessés médullaires."
Ces travaux ont été subventionnés par les Instituts de recherche en santé
du Canada (IRSC), la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI), le
Programme de neuroingénierie de McGill, le Fonds de recherche en santé du
Québec (FRSQ) et la Peter Lougheed Medical Research Foundation. Référence
bibliographique de cet article :
http://www.cell.com/neuron/abstract/S0896-6273(09)00247-5
Le Dr Frédéric Charron est professeur adjoint de recherche IRCM et
directeur de l'unité de recherche en biologie moléculaire du développement
neuronal à l'IRCM. Le Dr Charron est également chercheur adjoint au
département de médecine de l'Université de Montréal, membre du Centre
d'excellence en neuromique de l'Université de Montréal (CENUM), membre du
Programme de neuroingénierie de McGill et membre associé à la Faculté de
Médecine de l'Université McGill. Il est récipiendaire du Peter Lougheed
Medical Research Foundation Award et est Nouveau Chercheur des Instituts de
recherche en santé du Canada (IRSC).
Créé en 1967, l'IRCM (www.ircm.qc.ca) regroupe aujourd'hui 35 unités de
recherche spécialisées dans des domaines aussi variés que l'immunité et les
infections virales, les maladies cardiovasculaires et métaboliques, le cancer,
la neurobiologie et le développement, la biologie intégrative des systèmes et
la chimie médicinale, et la recherche clinique et la bioéthique. Plus de 450
personnes y travaillent. L'IRCM est une institution autonome, affiliée à
l'Université de Montréal. Il entretient une collaboration étroite et de longue
date avec l'Université McGill.
Renseignements: Frédéric Charron, Ph. D., Directeur de l'unité de
recherche en biologie moléculaire du développement neuronal; Olivier Lagueux,
Chargé de communication, olivier.lagueux@ircm.qc.ca, (514) 987-5555,
www.ircm.ca
http://www.cnw.ca/fr/releases/archive/May2009/15/c4560.html
Arnaud:
Identification d'une voie moléculaire requise pour la formation des circuits neuronaux du cerveau
MONTREAL, le 15 mai /CNW Telbec/ - Le groupe de recherche du Dr Frédéric Charron, chercheur à l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), a fait une découverte qui pourrait faire avancer le traitement des blessures à la moelle épinière et des maladies neurodégénératives.
Leurs résultats sont parus dans le numéro courant de la prestigieuse revue Neuron. Patricia T. Yam, Sébastien. D. Langlois et Steves Morin, tous de l'IRCM, figurant parmi les coauteurs.
Le cerveau est constitué d'un réseau de milliards de neurones. Afin de former correctement les circuits neuronaux, les axones en développement (une longue extension d'un neurone) ont besoin de molécules qui les guident par attraction et répulsion vers leurs cibles. L'une de ces molécules est Sonic Hedgehog (Shh).
Il y a cinq ans, alors qu'il poursuivait un stage postdoctoral au laboratoire du Dr Marc Tessier-Lavigne à l'université Stanford, Frédéric Charron a découvert que Shh agissait comme agent attractif sur les neurones du cerveau et de la moelle épinière.
"La façon exacte par laquelle Shh produit cet effet était toutefois restée inconnue jusqu'ici, fait remarquer le Dr Charron. La voie moléculaire que mon équipe a découverte fournit un élément de réponse."
Leurs travaux récents démontrent que Shh exerce son effet attractif par l'entremise d'un groupe de molécules appelées kinases de la famille Src (SFK).
Jusqu'à maintenant, ces molécules n'avaient jamais été reliées à la fonction de Shh. Fait à noter, ces nouvelles molécules effectrices de Shh doivent absolument être présentes pour que Shh joue son rôle de guidage des axones.
La connexion entre les axones et leurs cibles est hautement complexe. Des connexions inadéquates ou des dommages à ces connexions entraînent de graves anomalies du système nerveux.
"Le fait de connaître les effecteurs de molécules de guidage des axones telles que Shh, ajoute le Dr Charron, nous aide à mieux comprendre les mécanismes moléculaires par lesquels les axones atteignent leur cible.
Ceci ouvre la voie à de nouveaux traitements contre les blessures à la moelle épinière, les troubles du développement du système nerveux et les maladies neurodégénératives."
Cette nouvelle découverte a été rendu possible grâce à l'invention d'une technique innovatrice permettant de contrôler et d'observer le comportement des axones en réponse à des molécules de guidage.
Une demande de brevet a été déposée récemment pour cette technique. Ce brevet devrait accélérer la découverte de médicaments agissant sur le guidage des axones.
"Le Dr Charron est un nouveau neuroscientifique parmi les plus réputés au Canada. Ses travaux de recherche auront d'importantes retombées à long terme dans le domaine de la réparation des lésions de la moelle épinière.
Si nous connaissions toutes les molécules nécessaires au guidage approprié des axones pour guérir les lésions de la moelle épinière, nous serions probablement en mesure de traiter les blessés médullaires, affirme le Dr Rod McInnes, directeur scientifique de l'Institut de génétique des Instituts de recherche en santé du Canada.
Il s'agit de travaux d'une très grande importance puisqu'ils nous aideront à mieux comprendre le fonctionnement de la moelle épinière et à mettre au point un traitement pour les blessés médullaires."
Ces travaux ont été subventionnés par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI), le Programme de neuroingénierie de McGill, le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) et la Peter Lougheed Medical Research Foundation.
Référence bibliographique de cet article :
http://www.cell.com/neuron/abstract/S0896-6273(09)00247-5
Le Dr Frédéric Charron est professeur adjoint de recherche IRCM et directeur de l'unité de recherche en biologie moléculaire du développement neuronal à l'IRCM.
Le Dr Charron est également chercheur adjoint au département de médecine de l'Université de Montréal, membre du Centre d'excellence en neuromique de l'Université de Montréal (CENUM), membre du Programme de neuroingénierie de McGill et membre associé à la Faculté de Médecine de l'Université McGill. Il est récipiendaire du Peter Lougheed Medical Research Foundation Award et est Nouveau Chercheur des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).
Créé en 1967, l'IRCM (www.ircm.qc.ca) regroupe aujourd'hui 35 unités de recherche spécialisées dans des domaines aussi variés que l'immunité et les infections virales, les maladies cardiovasculaires et métaboliques, le cancer, la neurobiologie et le développement, la biologie intégrative des systèmes et la chimie médicinale, et la recherche clinique et la bioéthique.
Plus de 450 personnes y travaillent. L'IRCM est une institution autonome, affiliée à l'Université de Montréal. Il entretient une collaboration étroite et de longue date avec l'Université McGill.
- Renseignements :
Frédéric Charron, Ph. D., Directeur de l'unité de recherche en biologie moléculaire du développement neuronal
Chargé de communication : Olivier Lagueux,
olivier.lagueux@ircm.qc.ca, (514) 987-5555,
Site internet de l'IRCM :
http://www.ircm.qc.ca/fr/
Source :
http://www.cnw.ca/fr/releases/archive/May2009/15/c4560.html
:smiley:
grimault:
Une nouvelle avancée dans le domaine des traitements des maladies neurodégénératives. Santé - Une équipe de l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM)
Dirigée par le scientifique Dr Frédéric Charron publiera bientôt une découverte qui pourrait avoir un énorme impact sur le traitement des maladies neurodégénératives* ainsi que sur le traitement des blessures à la moelle épinière.
Il y a maintenant 3 ans, le Dr Charron démontrait que Sonic Hedgehog (Shh) était
une molécule attractive pour la moelle épinière, mais aussi pour certains axones* des neurones du cerveau. Mais jusqu à présent, le mécanisme par lequel Shh exerce cet effet demeurait inconnu.
De récents travaux ont permis de découvrir que Shh exerce son effet attracteur par le biais d'un nouveau récepteur (BOC) indispensable pour que Shh puisse remplir son rôle de molécule de guidage et ainsi contribuer à la formation des circuits neuronaux du cerveau.
Ces travaux de recherche pourraient avoir des répercussions sur des maladies telles que Alzheimer et Parkinson ou encore aider les gens atteints de lésions au cerveau où à la moelle épinière.
Légende:
*1-Une maladie neurodégénérative est une maladie qui affecte le fonctionnement du cerveau ou plus généralement le système nerveux de façon progressive au cours de son évolution.
*2- Un axone ou fibre nerveuse est le prolongement long, mince et cylindrique d'un neurone qui conduit les impulsions électriques en dehors du corps cellulaire.
Ecrit le 23/11/2006 par Ralet Christophe (chris)
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Arnaud:
Jeux de séduction chez les neurones
Si les parties droite et gauche du cerveau communiquent si bien entre elles, c’est en raison de neurones qui, de chaque côté, effectuent des connexions nerveuses vers l’autre moitié. Or, grâce à une équipe canado-américaine dirigée par un chercheur montréalais, on comprend mieux comment ces neurones retrouvent, au sein de milliards de leurs semblables, ceux avec qui ils doivent former ces connexions. Certains exercent leur charme et ceux qui sont séduits se laissent attirer.
Sauf que chez les neurones, le romantisme, c’est une question de molécules.
On connaissait déjà un des signaux de séduction des neurones : la protéine Shh. Mais les neurobiologistes, avec à leur tête Frédéric Charron de l’Institut de recherches cliniques de Montréal, ont découvert ce qui fait craquer les neurones courtisés. C’est aussi une protéine, qu’ils ont baptisée Boc. Elle se trouve à la surface de certains neurones et elle détecte Shh.
Dans l’embryon, des neurones situés au milieu du cerveau sécrètent des Shh vers chacune de deux moitiés. Les neurones qui arborent Boc les captent et commencent à émettre des prolongements, ou axones, vers la source de Shh, en direction de l’autre côté du cerveau où ils formeront des connexions.
Shh et Boc servent aussi à créer des connexions ailleurs dans le système nerveux. Et on connaît de plus d’autres protéines qui jouent un rôle semblable. Pourra-t-on en trouver assez pour rendre compte des milliards de connexions nerveuses? “ Nous pensons que ces protéines servent à connecter les neurones vers leur cible en groupe, explique Frédéric Charron.
L’ajustement fin se fait lors de l'apprentissage: les connexions utilisées se maintiennent alors que celles qui ne le sont pas se défont. ”
Mais au-delà du rôle naturel de ces protéines, les chercheurs imaginent des utilisations médicales. Par exemple, dans le cas de maladies dégénératives comme celle de Parkinson, on envisage des traitements par greffe de neurones ou de cellules souches. Des protéines comme Shh pourraient servir à attirer les axones des cellules greffées pour les rebrancher vers les bonnes cibles.
On pourrait aussi, en principe, utiliser un jour ces protéines pour faire repousser et rebrancher les axones sectionnés lors d’un accident à la moelle épinière.
http://www.sciencepresse.qc.ca/node/15446
:smiley:
grimault:
Santé médecine
Avancée vers le traitement de maladies neurodégénératives (information)
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40184.htm
Une équipe internationale de scientifiques, dirigée par le Dr Frédéric Charron de l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), publiera prochainement dans la revue Nature une découverte qui pourrait avoir des répercussions sur le traitement des blessures à la moelle épinière et des maladies neurodégénératives.
Il y a trois ans, le Dr Charron démontrait que Sonic Hedgehog (Shh) était une molécule attractrice pour certains axones des neurones du cerveau et de la moelle épinière. Cependant, le mécanisme par lequel Shh exerce cet effet demeurait jusqu'à maintenant inconnu. Les travaux récents ont permis de découvrir que Shh exerce son effet attracteur par le biais d'un nouveau récepteur, Boc, indispensable pour que Shh puisse remplir son rôle de molécule de guidage axonal et ainsi contribuer à la formation des circuits neuronaux du cerveau.
Ces travaux de recherche pourraient avoir des répercussions sur la compréhension des troubles neurodéveloppementaux, notamment dans la mise en oeuvre de nouvelles stratégies permettant de promouvoir le guidage et le re-branchement en circuits des axones endommagés par des maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer ou de Parkinson, ou par des blessures causant des lésions au cerveau ou à la moelle épinière
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/40184.htm
jean-marc
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