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France : Autorisations d'étude sur les cellules souches embryonnaires
seppel:
TITRE : Premières autorisations de recherche sur l'embryon délivrées par l'Agence de la biomédecine
PARIS, 20 juin 2006 (APM) - L'Agence de la biomédecine a annoncé mardi qu'elle a délivré les premières autorisations de recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires humaines à six équipes françaises.
En outre, l'agence a autorisé, pour la première fois en France, un protocole de dérivation de lignées cellulaires à partir d'embryons surnuméraires conformément à la loi sur la bioéthique du 6 août 2004.
Sur les 12 demandes de travaux sur des cellules embryonnaires humaines reçues en mars par l'agence (cf dépêche APM COJEF004), elle a autorisé six protocoles, trois sont en cours d'instruction (des documents complémentaires ayant été demandés aux équipes) et un candidat s'est désisté après avoir déposé son dossier, a indiqué mardi l'agence dans un communiqué.
Deux protocoles de recherche ont fait l'objet d'un avis favorable du conseil d'orientation de l'agence et seront autorisés lorsque l'équipe aura apporté la preuve de l'acquisition de compétences spécifiques en matière de dérivation de lignées.
"Sur les six protocoles de recherches autorisés, cinq font appel à des lignées de cellules souches embryonnaires humaines (CESh) dérivées à l'étranger et un propose de dériver de nouvelles lignées cellulaires à partir d'embryons surnuméraires ne faisant plus l'objet d'un projet parental", précise l'agence.
Pour ce projet de dérivation de lignées de cellules, une équipe de l'Inserm, dirigée par Marc Peschanski (Evry) et Stéphane Viville (Strasbourg), va travailler sur des embryons porteurs de maladies, identifiés lors d'un diagnostic préimplantatoire (DPI) en France.
Ce projet vise à dériver et à amplifier des lignées de cellules souches embryonnaires humaines porteuses de mutations à l'origine de maladies monogéniques.
Les cinq projets autorisés basés sur des cellules importées concernent l'identification de molécules contrôlant les processus d'engagement et de différenciation des cellules souches embryonnaires humaines (société privée de biotechnologies Abcys, Kremlin-Bicêtre), l'identification des gènes impliqués dans le contrôle de l'autorenouvellement de ces cellules (unité Inserm U790 de William Vainchenker, Institut Gustave Roussy, Villejuif), l'identification de cellules souches hématopoïétiques et de progéniteurs lymphoïdes à partir de la différenciation des cellules souches et la caractérisation de la différenciation endothéliale à partir des cellules souches (unité Inserm U602 de Laure Coulombel, Villejuif).
Un projet concerne le potentiel thérapeutique des cellules souches embryonnaires humaines dans les lésions aiguës du système nerveux (unité Inserm UMR 788 de Brigitte Onteniente, Kremlin-Bicêtre) et un autre porte sur l'établissement de modèles animaux chimériques humain/murin pour une application à l'étude de l'infection par le VIH (Institut Pasteur, Sylvie Garcia, Paris).
De nouvelles demandes d'autorisation de recherche sur l'embryon ou les cellules souches embryonnaires ont été déposées dans le cadre de la deuxième fenêtre de dépôt qui s'est terminée le 15 juin. Une troisième fenêtre de dépôt sera ouverte du 1er au 31 octobre 2006, rappelle-t-on.
UNE MISSION D'INSPECTION A L'AUTOMNE
Par ailleurs, dans le cadre de sa mission de contrôle des activités de recherche sur l'embryon et sur les cellules souches embryonnaires humaines, l'Agence de la biomédecine a décidé de procéder systématiquement à l'inspection des équipes dans les six mois suivant la réception de leur premier rapport annuel d'activité.
"Les premières missions d'inspection commenceront dès septembre 2006. Elles porteront sur les protocoles qui ont été autorisés en 2005 dans le cadre du dispositif transitoire prévu par la loi de bioéthique, après avis du comité ad hoc", indique l'agence dans un communiqué.
Entre septembre 2004 et décembre 2005, 12 équipes ont été autorisées par le ministre de la recherche et le ministre de la santé après avis favorable de ce comité. Depuis la parution du décret relatif à la recherche sur l'embryon humain et les cellules souches embryonnaires du 6 février 2006, l'Agence de la biomédecine est compétente pour autoriser ces protocoles, rappelle-t-on.
co/fb/APM
redaction@apmnews.com
COJFK001 20/06/2006 18:02 ACTU
Arnaud:
Premières autorisations de recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines
Carine Camby, la directrice générale de l'Agence française de la biomédecine, a annoncé, mardi 20 juin, que six équipes de biologistes travaillant dans des structures publiques étaient autorisées à mener des recherches sur des cellules souches embryonnaires humaines. Ces cellules très particulières de l'organisme sont issues de la destruction d'embryons conçus in vitro et qui ne s'inscrivent plus dans le cadre d'un projet parental.
Cette autorisation très attendue survient près de cinq mois après la publication du décret du 7 février 2006 précisant les modalités d'autorisation de ces recherches. Mais aussi près de deux ans après la promulgation de la loi de bioéthique du 6 août 2004 qui en acceptait le principe, à titre dérogatoire et pour une période de cinq ans.
En pratique, les travaux autorisés ont trois objectifs. D'abord améliorer les connaissances fondamentales pour mieux comprendre les mécanismes de différenciation des cellules souches qui constituent un embryon humain. Ensuite, tester l'utilité de ces mêmes cellules dans l'élaboration de modèles d'étude des maladies génétiques. Enfin, évaluer leur potentiel thérapeutique.
Douze équipes de biologistes avaient, après la publication du décret, formulé des demandes d'autorisation. Aucune n'a été refusée. Six viennent d'être retenues. Cinq autres sont en cours d'instruction et une dernière s'est retirée.
PRODUITS IMPORTÉS
Sur les six premières autorisations accordées par l'Agence de biomédecine, cinq concernent des équipes de l'Inserm et de l'Institut Pasteur de Paris qui se proposent de travailler sur des lignées de cellules souches embryonnaires établies à l'étranger. Et ce dans les mêmes conditions éthiques que celles définies par la loi française du 6 août 2004.
Ces produits biologiques sont d'ailleurs importés en France avec l'aval des autorités sanitaires et éthiques.
Pour l'heure, une seule équipe - codirigée par Marc Pechanski (Istem, Evry) et Stéphane Viville (CHU de Strasbourg) - est autorisée à créer sur le territoire national des lignées de cellules souches à partir d'embryons conçus in vitro. Il s'agit d'embryons porteurs des stigmates d'une maladie génétique identifiée lors d'un diagnostic pré-implantatoire demandé par des couples qui risquent de transmettre cette affection. Les premières recherches dans ce domaine portent sur les maladies neuro-dégénératives dites de Steinert et de Huntington.
Les autorisations annoncées par Mme Camby marquent aussi, au terme d'un long processus d'évaluation troublé par une série de décisions prises dans une certaine confusion, la possible entrée des biologistes français dans le paysage prometteur et concurrentiel de la biologie contemporaine et de la médecine de demain.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-786259@51-786399,0.html
:smiley:
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