TOUT SUR LA RECHERCHE > Recherches fondamentales
Cellules souches neuronales
Arnaud:
Un autre article :
Des cellules souches rendent sensibilité à des rats paraplégiques
Des cellules souches neuronales prélevées dans le cerveau de souris adultes et implantées dans des rats de laboratoire rendus paraplégiques par une rupture de leur moelle épinière, a permis à ces animaux de retrouver partiellement l'usage de leurs pattes, selon une étude publiée mardi aux Etats-Unis
Ces cellules souches, appelées précurseurs neuronaux, ont la propriété de se transformer en cellules du système nerveux central et en d'autres tissus.
Ce nouveau succès obtenu sur des animaux par des chercheurs canadiens, laisse espérer que cette technique pourra dans les prochaines années permettre de traiter les humains paralysés à la suite de blessure à leur moelle épinière.
L'équipe de chercheurs du Krembil Neuroscience Center à Toronto, a injecté ces cellules souches neuronales à des rats paraplégiques. Ces cellules ont migré vers les tissus endommagés de la moelle épinière pour se transformer en cellules produisant de la myéline.
Cette substance, constituée de lipides et de protéines, forme une gaine entourant certaines fibres nerveuses, qui transmet les impulsions nerveuses au cerveau.
Si les rats n'ont pas recommencé à marcher normalement, ils ont retrouvé "une capacité motrice importante avec une meilleure coordination de leurs articulations ainsi qu'une plus grande facilité à soutenir leur poids", a souligné le Dr. Michael Fehlings, un neurochirurgien, l'un des principaux chercheurs ayant conduit cette étude parue dans le Journal of Neuroscience daté du 29 mars.
"Ces travaux représentent une percée en montrant que des cellules souches thérapeutiquement utiles peuvent être dérivées du cerveau de souris adultes et se transformer en types de cellules capables de réparer les tissus détruits de la moelle épinière", a déclaré le Dr. Oswald Steward, directeur du centre de recherche Reeve-Irvine à l'Université de Californie (ouest).
Michael Felhings a dit qu'il espérait que des études similaires pourront commencer chez les humains d'ici cinq à dix ans après des recherches supplémentaires sur les animaux.
Chez les humains, les chercheurs pourraient extraire les précurseurs neuronaux en introduisant une aiguille dans la partie du cerveau où de telles cellules souches se trouvent normalement, a-t-il dit. Une fois prélevées ces cellules pourraient être injectées à proximité de la partie blessée de la moelle épinière.
Selon Michael Felhings ce traitement pourrait donner des résultats sur environ la moitié des personnes souffrant de blessures à la moelle épinière et ayant encore suffisamment de fibres nerveuses mais ayant seulement perdu de la myéline.
Ces scientifiques ont également découvert que l'injection de ces cellules souches neuronales a eu une efficacité maximum jusqu'à deux semaines après la blessure.
Une des questions auxquelles devront répondre les chercheurs sera de savoir pourquoi les cellules souches neuronales injectées plusieurs semaines ou mois après le traumatisme sont incapables de fonctionner, voire parfois de survivre, ont indiqué ces chercheurs.
Quelque 11.000 Américains subissent des blessures à la moelle épinière chaque année les laissant paralysés, le plus souvent dans des accidents de la circulation. Le coût des traitements et les pertes économiques dues à ces handicaps sont estimés à près de dix milliards de dollars annuellement.
http://www.menara.ma/infos/includes/detail.asp?lmodule=Femmes&article_id=2410
:smiley:
Arnaud:
Grâce à des cellules souches prélevées dans le cerveau de rats adultes, une équipe de chercheurs canadiens a réussi à améliorer les fonctions motrices de rats dont la moelle épinière avait été abîmée. Les travaux de Michael Fehlings (Université de Toronto) et de ses collègues montrent également que le traitement doit être administré rapidement après la blessure : au-delà d’un délai de deux semaines l’efficacité de la procédure diminue très nettement.
De précédentes recherches menées sur des rats ont montré que des cellules souches embryonnaires pouvaient réparer les lésions de la moelle épinière. L’équipe de Fehlings a elle injecté aux rats blessés un cocktail de cellules souches neuronales, de facteurs de croissance et de médicaments anti-rejet. Plus d’un tiers des cellules souches se sont intégrés aux tissus endommagés de la moelle épinière. La majeure partie de ces cellules sont devenues des oligodendrocytes qui produisent la précieuse myéline, la gaine qui entoure les fibres nerveuses et qui permet de transporter l’influx nerveux vers le cerveau.
Les rats qui ont reçu le traitement ont récupéré en partie leurs fonctions motrices, expliquent les chercheurs dans le Journal of Neuroscience, mais surtout ils bénéficiaient d’une meilleure coordination de leurs membres que les rats non traités. Pour obtenir des résultats, les cellules doivent être transplantées très tôt après la lésion de la moelle épinière. D’après Fehling et ses collègues, 30% des cellules souches neuronales injectées survivent si le traitement est administré deux à trois semaines après la blessure, contre 5% seulement au bout de 6 à 8 semaines. La cicatrisation de la zone abîmée expliquerait au moins en partie cette perte d’efficacité.
http://sciences.nouvelobs.com/sci_20060329.OBS2210.html?1131
:smiley:
Navigation
[*] Page précédente
Utiliser la version classique