Recherches financées en 2014

 

Recherches financées en 2014

Dans la continuité du projet de recherche du laboratoire du Pr. Grégoire Courtine au Center for Neuroprosthetics and Brain Mind Institute à Zurich (Suisse), initié en 2012, que nous avons aussi financé en 2013, le Conseil d’Administration d’ALARME a décidé de continuer à financer le projet en 2014 :

« COMBINING NEUROREHABILITATIVE AND NEUROREGENERATIVE THERAPIES TO RESTORE LOCOMOTOR FUNCTIONS AFTER COMPLETE SCI ».

Montant global de la subvention : 30 000 euros


BILAN année 2013 :

Le projet avance rapidement. Leurs collaborateurs américains sont venus participer aux chirurgies au 2ème trimestre 2013. Les premiers résultats ont été obtenus dès cette année 2013. Ils ont réalisé les études planifiées. Malgré des problèmes pour transférer tous les détails de la technologie des cellules souches de San Diego à Lausanne, ils sont parvenus à observer les premiers mouvements des membres paralysés avec une lésion complète de la moelle épinière sur le modèle animal. Cela est très prometteur.

Pour information, une équipe indépendante financée par la NIH (National Institute of Health, USA) vient de publier une réplication de leur approche dans Cell (la meilleure revue scientifique avec Nature et Science). Ce qui confirme l’efficacité de cette voie de recherche. Donc, l’équipe de chercheurs dirigés par le Prof. Grégoire Courtine est d’autant plus impatient d’aller de l’avant.

Grace aux fonds de recherche d’ALARME, l’équipe du Pr. Courtine a recruté un nouveau doctorant spécialisé qui vient de Californie pour optimiser la greffe de cellules souches avec des biogels sur les lésions médullaires complètes. C’est l’avancée qu’ils programment de tester pour 2014.

Voici un résumé de leur recherche :

Aucune intervention n’a rétabli jusqu’à ce jour le contrôle volontaire de la locomotion après une lésion de la moelle épinière (LME) conduisant à une paralysie chronique. Nous avons récemment mis en place une neuroprothèse électrochimique et une interface robotique posturale conçue pour encourager les mouvements des circuits supraspinaux chez les rats avec des lésions paralysantes (van den Brand, Heutschi et al. 2012). Nous avons appelé cette nouvelle intervention thérapeutique « entrainement neuroprosthétique multi-système ».

Nous avons induit deux hémisections latérales opposés à deux niveaux dorsaux différents chez le rat adulte. Cette lésion interrompt complètement tous les faisceaux descendants, mais laisse un espace intermédiaire du tissu nerveux intact, comme habituellement observé chez l’homme avec des blessures paralysantes.

Malgré l’interruption complète de voies directes supraspinales, le cortex a retrouvé la capacité de transformer l’information contextuelle en commandes spécifiques pour exécuter une locomotion raffinée. Cette reprise s’est appuyé sur le remodelage complet de projections corticales, y compris la formation de relais intrarachidiens qui ont rétabli le contrôle qualitatif sur les circuits lombo-sacrés activés électrochimiquement.

Notre prochain objectif important est de déterminer si l’entrainement neuroprosthétique multi-système est capable de restaurer la locomotion volontaire après une LME complète, c’est à dire quand toutes les fibres supraspinales et intraspinales ont été interrompues. Pour atteindre cet objectif, nous cherchons à combiner l’entrainement neuroprosthétique multi-système avec des implants révolutionnaires de cellules souches neurales incorporés dans des matrices de fibrine qui libèrent des facteurs de croissance. Contrairement aux études précédentes utilisant uniquement des implants de cellules souches neurales, cette nouvelle approche favorise une repousse importante et sur une longue distance des projections axonales fonctionnelles dans le tissu hôte (Lu, Wang et al. 2012).

Nous émettons l’hypothèse que la combinaison de thérapies neuroréhabilitative et neurorégénérative favorisera l’établissement de nouveaux circuits relais à travers la lésion qui vont restaurer le contrôle volontaire de la locomotion et d’autres fonctions physiologiques (contrôle de la vessie, par exemple) chez les rats adultes atteints de LME complète. Ces interventions sont actuellement testées chez des primates (cellules souches) et des études cliniques humaines (entrainement neuroprosthétique multi-système). Ce type d’interventions combinatoires peuvent conduire à des applications cliniques viables pour les humains ayant subis une lésion sévère de la moelle épinière.

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