Auteur Sujet: Cellules souches neuronales  (Lu 6298 fois)

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Re : Cellules souches neuronales
« Réponse #7 le: 31 mai 2007 à 18:01:52 »
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Une équipe de Kobe réussit à cultiver en masse des cellules souches neurales

The Yomiuri Shimbun (28 Mai 2007)

Une équipe de recherche du Kobe-based Center for Developmental Biology, affilié avec l'Institute of Physical and Chemical Science (Riken) a réussi à faire une culture de masse efficace de cellules souches embryonnaires humaines, a annoncée dimanche la version Web du journal scientifique Nature Biotechnology.

L’équipe de recherche, dirigée par Yoshiki Sasai, a également développé avec succès des cellules souches embryonnaires en cellules du cerveau.

Les experts pensent que cette nouvelle découverte contribuera à l'utilisation réelle des cellules souches humaines pour le traitement des AVC et des maladies incurables liées au système nerveux.

Il est beaucoup plus difficile techniquement de cultiver des cellules souches embryonnaires humaines que celles chez les souris. Quand des cellules souches embryonnaires humaines ont été divisées pour être employées pour des expériences, la plupart d'entre elles meurent rapidement.

En conséquence, les chercheurs ne peuvent pas obtenir un assez grand nombre de cellules souches humaines pour leur recherche. La difficulté de la culture est considérée comme une barrière à l'utilisation de ces cellules souches comme traitement pour des maladies.

L’équipe de recherche de Sasai a considéré que les cellules souches humaines contiennent une substance qui les détruit, et ils ont découvert une enzyme, parmi environ 40 candidates, qui provoque le "suicide" des cellules.

Selon l'équipe, en contrôlant les activités de l'enzyme ils ont évité avec succès la mort des cellules souches et ont fait une culture de masse à partir d'une seule cellule souche.

Les activités enzymatiques peuvent facilement être régulées par un composé chimique, permettant aux chercheurs d'augmenter le nombre des cellules souches humaines d’environ 100 fois plus que les mesures conventionnelles, a dit l'équipe.

L’équipe a développé avec succès plus de 90% des cellules souches humaines en cellules neurales en utilisant des techniques semblables à celles utilisées dans des expériences précédentes sur des cellules souches de souris.

Un tiers des cellules neurales sont devenues des cellules corticales cérébrales, qui recouvrent le cerveau, et des cellules nerveuses des noyaux gris centraux, selon l'équipe.

Les chercheurs qui sont impliqués dans le domaine de la médecine régénératrice visent à transplanter des cellules nerveuses, développées à partir de cellules souches humaines, pour remplacer celles qui sont endommagées.


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Kobe team succeeds in mass cultivation of stem cells

The Yomiuri Shimbun

A research team from the Kobe-based Center for Developmental Biology, affiliated with the Institute of Physical and Chemical Science (Riken) has succeeded in an efficient, mass cultivation of human embryonic stem cells, a Web version of the scientific journal, Nature Biotechnology, announced Sunday.

The research team, headed by Yoshiki Sasai and others, also successfully developed the increased embryonic stem cells into brain cells.

Experts believe that the new finding will contribute to the actual use of human stem cells for the treatment of strokes and incurable diseases related to the nervous system.

It is technically far more difficult to cultivate human embryonic stem cells than those in mice. When human embryonic stem cells were divided to be used for experiments, most of them quickly died.

As a result, researchers have been unable to obtain a large enough number of human stem cells for their research. The difficulty of the cultivation is considered a barrier to the use of cells as a cure for diseases.

Sasai's research group estimated that human stem cells contain a substance that destroys them and discovered an enzyme among the about 40 candidates that cause the cells' "suicides."

According to the team, when controlling the activities of the enzyme they successfully avoided the death of the stem cells and made a mass cultivation from one stem cell.

The enzyme's activities can easily be regulated by a chemical, enabling researchers to increase the number of human stem cells by about 100 times more than conventional measures, the group said.

The group successfully developed more than 90 percent of the human stem cells, which were increased with the measure, into neural cells using techniques similar to those used in previous experiments on mouse stem cells.

One-third of the neural cells became brain-cortical cells, which cover the cerebrum, and nerve cells in the basal ganglia, according to the team.

Researchers who are involved in regenerative medicine are aiming at transplanting nerve cells, developed from human stem cells, to replace damaged ones.

(May. 28, 2007)


Source : http://www.yomiuri.co.jp/dy/features/science/20070528TDY01005.htm

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Re : Cellules souches neuronales
« Réponse #6 le: 21 décembre 2006 à 13:15:06 »
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14 Décembre 2006
Des cellules souches réparent des trous dans le cerveau sans sollicitation

Une nouvelle recherche découvre que des cellules souches réparent et renforce les cellules du cerveau chez les souris

Dans le domaine de recherche qui pourrait être exploitée pour hâter le rétablissement suite à un AVC ou un trauma crânien, des scientifiques de University of California, San Francisco, rapportent que des souris génétiquement modifiées pour avoir des cavités dans une région de leur cerveau ont récupéré grâce à l’action de cellules souches dans la zone. Les résultats seront publiés dans l’édition du 15 décembre du journal Cell.

Le directeur de recherche Yuh-Nung Jan et son équipe ont développé une lignée de souris mutantes qui, avec une injection juste aprés la naissance, n'ont pas développé les gènes Numb et Numblike dans les zones sub-ventriculaires de leurs cerveaux (ZSV), un secteur situé le long du mur latéral des ventricules latéraux (deux cavités) faisant partie du principal centre de communication du cerveau. Jan avait précédemment déterminé que Numb, dans les mouches drosophile, jouait un rôle dans le développement des cellules souches dans les neurones. Cependant, Jan n'était pas entièrement sûr de quel rôle Numb et le gène fonctionellement associé Numblike avaient dans le cerveau du mammifère. En cassant ces gènes, ils ont pu étudier leur fonction.

Quand Jan a autopsié certaines de ses souris mutantes une à deux semaines après leur naissance, les ventricules s’étaient hypertrophiés. "Comme cela s'est avéré", a indiqué Jan, "ces protéines sont très importantes pour l'intégrité des jonctions cellulaires formées entre les cellules épendymales", qui sont les cellules tapissant la surface externe des ventricules cérébraux. Il y avait non seulement des trous dans les cerveaux de ces souris après deux semaines, mais les animaux montraient également des perturbations apparentes dans leurs cycles de croissance. En outre, selon Jan, "les cellules souches de la ZSV produisent des neuroblastes (cellules qui se développent en neurones) qui migrent jusqu’aux bulbes olfactifs des souris, et, quand la ZSV est lésée, ces souris ont de plus petits bulbes olfactifs." L’équipe de Yuh-Nung Jan s'attendait à ce que ces souris commencent à mourir à tout moment.

Mais, ils ont persisté.

À l'âge de six semaines, les souris manquant des gènes Numb et Numblike, ont développé des bulbes olfactifs plus grands et leur croissance s’est normalisée sensiblement. Quand les chercheurs ont examiné la ZSV de ces souris, ils ont découvert que les cellules épendymales des ventricules s’étaient agrégées ensemble. Après avoir examiné les cellules de remplacement, les chercheurs ont constaté qu'elles avaient développé la protéine Numb. Apparemment, "certaines des cellules souches de la ZSV ont échappé à la suppression de Numb à cause d'une imperfection dans notre manipulation génétique", a indiqué Jan. Et "ces cellules souches rescapées ont induit la réparation ultérieure."

L'équipe de Jan pense que le mécanisme derrière la reconstruction de ces cellules pourrait un jour être appliqué pour traiter des lésions neurologiques au cerveau humain dues à un AVC ou un trauma crânien ; après tout, les composants et les protéines cellulaires sont toutes présentes chez l'homme. La prochaine étape est de déterminer comment ces cellules souches perçoivent les lésions et commencent à agir sur le tissu lésé. "Si nous pouvons comprendre la façon dont ceci se produit, et déterminer si cela se produit dans cellules souches neurales humaines," dit Chay T. Kuo, un chercheur du laboratoire de Jan, "nous pourrions augmenter l'effet et le contrôler pour un usage thérapeutique."


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December 14, 2006
Stem Cells Patch Holes in Brain without Prompting

New research finds that stem cells repair and reinforce brain cells in mice

In research that could be harnessed to speed recovery from stroke or blunt-force trauma to the head, scientists at the University of California, San Francisco, report that mice genetically engineered to have holes in a region of their brain recovered due to the work of stem cells in the area. The findings will be published in the December 15 issue of the journal Cell.

Principal investigator Yuh-Nung Jan and his team developed a mutant line of mice that, upon receiving an injection just after birth, did not develop the genes Numb and Numblike in their brains' subventricular zones (SVZ), an area along the lateral wall of the lateral ventricles (two cavities) that are part of the brain's main communication hub. Jan previously determined that Numb, in drosophila fruit flies, played a role in the development of stem cells into neurons. Jan was not entirely sure, however, what role Numb and functionally related Numblike performed in the mammalian brain. By knocking out these genes, they were able to study their function.

When Jan autopsied some of his mutant mice one to two weeks after their birth, the mice had enlarged ventricles. "As it turned out," Jan says, "these proteins are very important for the integrity of the cellular junctions formed between the ependymal cells," which are cells that make up the ventricles' external lining. Not only were there essentially holes in the brains of these mice after two weeks, but the animals also showed noticeable disruptions in their growth cycles. In addition, according to Jan, "SVZ stem cells produce neuroblasts, [dividing cells that develop into nerve cells or neurons], that migrate to the mouse olfactory bulbs, and, when the SVZ was injured, these mice had smaller olfactory bulbs." Jan's group expected these mice to begin dying off at any moment.

But, they persisted.

By six weeks of age, the mice missing Numb and Numblike, had bigger olfactory bulbs and their growth had normalized significantly. When researchers examined the SVZs of these mice, they discovered that the ependymal cells of the ventricles had been jury-rigged together. After examining the replacement cells, the researchers found that they had developed the Numb protein. Apparently, "some of these SVZ stem cells escaped Numb deletion because of an imperfection in our genetic manipulation," Jan says. And "these escaper stem cells mediated the subsequent repair."

Jan's team believes the mechanism behind the rebuilding of these cells in their mouse models may one day be applied to treat neurological damage due to stroke or trauma in the human brain; after all, the cellular components and proteins are all present in humans. The next step is to determine how these stem cells sense damage and then begin to work on the injured tissue. "If we can figure out how this happens, and determine that it occurs in human neural stem cells," says Chay T. Kuo, a researcher in Jan's lab, "we may be able to increase the effect and harness it for therapeutic use." --Nikhil Swaminathan


Source : http://www.sciam.com/article.cfm?articleID=8324541F-E7F2-99DF-340693D599795EE2&ref=sciammind

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Re : Cellules souches neuronales
« Réponse #5 le: 05 mai 2006 à 14:05:38 »
Merci Thierry pour cet article fort interessant
C est trés stimulant de se dire que toutes ces recherches avancent
bravo à toute  l équipe de veille scientifique  pour son super boulot  josy

Josiane F
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Re : Cellules souches neuronales
« Réponse #4 le: 05 mai 2006 à 13:47:06 »
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04.05.2006
Des chercheurs de l'Université de Cadiz projettent de générer des neurones in vitro à partir de cellules souches adultes


Une équipe de chercheurs de l'Université de Cadiz (Espagne), dirigée par Carmen Estrada Cerquera, a commencé un projet d'excellence, subventionné à hauteur de 166 000 euros par le Ministère Andalousien de l'Innovation, la Science et l'Entreprise, qui vise à étudier les cellules souches neurales et les conditions dans lesquelles elles pourraient être employées dans le traitement de maladies.

Selon ce qu’a dit le chercheur, ce projet "fait partie de la tentative, que beaucoup de laboratoires font actuellement dans le monde entier, de parvenir à mieux connaître la biologie des cellules souches et les conditions dans lesquelles certaines de leurs variétés pourraient être employées pour traiter des maladies". Pour cela, les scientifiques vont étudier les cellules souches neurales du cerveau de souris adultes dont, après différenciation des neurones en laboratoire, seront implantées dans le cortex cérébral endommagé de souris génétiquement identiques.

Comme Carmen Estrada a expliqué, il y a une zone spécifique dans le cerveau des rongeurs adultes, la zone subventriculaire, où de nouveaux neurones sont massivement produits à partir de cellules souches neurales pendant toute la vie des animaux. Bien que ce phénomène n'existe pas chez les humains dans des conditions normales, ces cellules souches ont été aussi détectées dans cette zone, avec la possibilité de produire de nouveaux neurones dans certaines circonstances.

Avec ce projet, les chercheurs obtiendront des informations sur les cellules souches neurales qui restent dans le cerveau après la naissance et analyseront leurs propriétés à la fois dans les cultures en laboratoire, ainsi qu'après l'implantation dans le cerveau hôte.

Les scientifiques espèrent déterminer les conditions qui permettent la différentiation neuronale et identifier les gènes potentiellement utiles comme régulateurs ou marqueurs d'un tel processus. Ainsi, ils détermineront dans quelle mesure les neurones obtenus en culture ont la structure moléculaire typique des cellules de ces phénotypes dans le cerveau adulte.

Bref, ces tests permettront d'établir "si vraiment des neurones adéquats issus de cellules souches neurales peuvent être transplantés dans le cerveau d'un autre animal". Les résultats permettront aux scientifiques de parvenir à connaître l'évolution des greffes et fourniront des données utiles pour développer une thérapie cellulaire pour un traitement des maladies causées par la mort neuronale.

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04.05.2006
Researchers of the University of Cadiz plan to generate in vitro neurons from adult stem cells


A team of researchers of the University of Cadiz, headed by Carmen Estrada Cerquera, has started a project of excellence, subsidized with 166,000 euros from the Andalusian Ministry of Innovation, Science and Enterprise, that aims to study neural stem cells and the conditions in which they could be used in the treatment of diseases.

According to the said researcher, this project “is part of the attempt that many laboratories are currently making worldwide to get to know better the biology of stem cells and the conditions in which some of their varieties could be used to treat some diseases”. In this case, scientists are going to study neural stem cells of adult mouse brains which, after being differentiated from neurons in a lab, will be implanted into the damaged cerebral cortex of genetically identical mice.

As Carmen Estrada explained, there is a specific area in the adult rodents’ brain, the subventricular area, where new neurons are massively generated from neural stem cells during the animals’ life. Although this phenomenon does not exist in humans in normal conditions, stem cells have been also detected in that area, with the possibility of generating new neurons under certain circumstances.

With this project, researchers will obtain information about neural stem cells that remain in the brain after birth, and will analyse their properties while they are in lab cultures, as well as after being implanted into the host brain.

Scientists hope to determine the conditions that allow neuron differentiation and to identify potentially useful genes as regulators or markers of such process. Thus, they will determine to what extent the neurons obtained in culture have the typical molecular structure of cells of its phenotype in adult brains.

In short, these trials will allow to establish “whether or not suitable neurons from neural stem cells can be transplanted into the brain of another animal”. The results will allow scientists to get to know the evolution of transplants and provide useful data in order to develop a cellular therapy as part of the treatment of some diseases linked to neuronal death.

Source : http://www.innovations-report.com/html/reports/life_sciences/report-58637.html

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Re : Cellules souches neuronales
« Réponse #3 le: 18 avril 2006 à 13:11:51 »
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The Journal of Neuroscience, 29 Mars 2006

La Transplantation Différée des Cellules Précurseurs Neurales Adultes Promeut la Remyélinisation et le Rétablissement Neurologique Fonctionnel après Lésion de la Moelle épinière

Soheila Karimi-Abdolrezaee,1 Eftekhar Eftekharpour,1 Jian Wang,1 Cindi M. Morshead,2,3 and Michael G. Fehlings1,2,3,4

1Division of Cell and Molecular Biology, Toronto Western Research Institute, Krembil Neuroscience Center, Toronto, Ontario, Canada M5T 2S8, and 2Department of Surgery, 3Institute of Medical Sciences, and 4Division of Neurosurgery, University of Toronto, Ontario, Canada M5S 1A8

La lésion de la moelle épinière (LME) aboutit à la perte d'oligodendrocytes de démyélinisation des axones survivants et une perte fonctionnelle sévère. Le remyélinisation spontanée est limitée. Ainsi, la thérapie de remplacement des cellules est une approche intéressante pour la réparation de la myéline. Dans cette étude, nous avons transplanté des cellules précurseurs neurales adultes (CPNs), isolées de cerveaux de souris transgéniques exprimant une protéine fluorescentes, dans la moelle épinière lésée de rats adultes à 2 et 8 semaines après lésion, qui sont chez le rat les phases subaiguës et chroniques des LME. Une combinaison de facteurs de croissance, d’un anti-inflammatoire minocycline, et d’un immunosuppresseur cyclosporine, a été employée pour augmenter la survie des adultes transplantées. Nos résultats montrent la présence d'un nombre substantiel de CPNs survivant dans la moelle épinière lesée jusqu'à 10 semaines après la transplantation à la phase subaiguë de LME. Au contraire, la survie de cellules était faible après la transplantation dans des lésions chroniques. Après transplantation subaiguë, les cellules greffées ont migré rostralement et caudalement > 5 mm. Les CPNs survivantes se sont intégrées principalement le long de la matière blanche et sont entrées en contact avec les axones hôtes et les cellules gliales. Approximativement 50 % des cellules greffées ont formé soit des cellules précurseurs oligodendrogliales ou bien des oligodendrocytes mâtures. Les oligodendrocytes dérivés des CPNs ont exprimé la protéine de base de la myéline et engainés les axones. Nous avons aussi observé que les rats blessés ayant reçu les greffes de CPNs avaient amélioré le rétablissement fonctionnel, évalué par le test de locomotion BBB et des analyses de l'empreinte des pas. Nos données fournissent la preuve de la faisabilité de l’utilisation des CPNs adultes pour une remyélinisation basée sur les cellules après Lésion de la Moelle Épinière.

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The Journal of Neuroscience, March 29, 2006, 26(13):3377-3389
Delayed Transplantation of Adult Neural Precursor Cells Promotes Remyelination and Functional Neurological Recovery after Spinal Cord Injury

Soheila Karimi-Abdolrezaee,1 Eftekhar Eftekharpour,1 Jian Wang,1 Cindi M. Morshead,2,3 and Michael G. Fehlings1,2,3,4

1Division of Cell and Molecular Biology, Toronto Western Research Institute, Krembil Neuroscience Center, Toronto, Ontario, Canada M5T 2S8, and 2Department of Surgery, 3Institute of Medical Sciences, and 4Division of Neurosurgery, University of Toronto, Ontario, Canada M5S 1A8

Correspondence should be addressed to Dr. Michael G. Fehlings, Krembil Chair in Neural Repair and Regeneration, Division of Neurosurgery, University of Toronto, Toronto Western Hospital, University Health Network, Room 4W-449, 399 Bathurst Street, Toronto, Ontario, Canada M5T 2S8. Email: michael.fehlings@uhn.on.ca

Spinal cord injury (SCI) results in loss of oligodendrocytes demyelination of surviving axons and severe functional impairment. Spontaneous remyelination is limited. Thus, cell replacement therapy is an attractive approach for myelin repair. In this study, we transplanted adult brain-derived neural precursor cells (NPCs) isolated from yellow fluorescent protein-expressing transgenic mice into the injured spinal cord of adult rats at 2 and 8 weeks after injury, which represents the subacute and chronic phases of SCI. A combination of growth factors, the anti-inflammatory drug minocycline, and cyclosporine A immunosuppression was used to enhance the survival of transplanted adult NPCs. Our results show the presence of a substantial number of surviving NPCs in the injured spinal cord up to 10 weeks after transplantation at the subacute stage of SCI. In contrast, cell survival was poor after transplantation into chronic lesions. After subacute transplantation, grafted cells migrated >5 mm rostrally and caudally. The surviving NPCs integrated principally along white-matter tracts and displayed close contact with the host axons and glial cells. Approximately 50% of grafted cells formed either oligodendroglial precursor cells or mature oligodendrocytes. NPC-derived oligodendrocytes expressed myelin basic protein and ensheathed the axons. We also observed that injured rats receiving NPC transplants had improved functional recovery as assessed by the Basso, Beattie, and Bresnahan Locomotor Rating Scale and grid-walk and footprint analyses. Our data provide strong evidence in support of the feasibility of adult NPCs for cell-based remyelination after SCI.


Source : http://www.jneurosci.org/cgi/content/abstract...

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Arnaud

  • Invité
Re : Cellules souches neuronales
« Réponse #2 le: 29 mars 2006 à 14:43:09 »

Un autre article :

Des cellules souches rendent sensibilité à des rats paraplégiques

Des cellules souches neuronales prélevées dans le cerveau de souris adultes et implantées dans des rats de laboratoire rendus paraplégiques par une rupture de leur moelle épinière, a permis à ces animaux de retrouver partiellement l'usage de leurs pattes, selon une étude publiée mardi aux Etats-Unis


Ces cellules souches, appelées précurseurs neuronaux, ont la propriété de se transformer en cellules du système nerveux central et en d'autres tissus.

Ce nouveau succès obtenu sur des animaux par des chercheurs canadiens, laisse espérer que cette technique pourra dans les prochaines années permettre de traiter les humains paralysés à la suite de blessure à leur moelle épinière. 
 
L'équipe de chercheurs du Krembil Neuroscience Center à Toronto, a injecté ces cellules souches neuronales à des rats paraplégiques. Ces cellules ont migré vers les tissus endommagés de la moelle épinière pour se transformer en cellules produisant de la myéline.

Cette substance, constituée de lipides et de protéines, forme une gaine entourant certaines fibres nerveuses, qui transmet les impulsions nerveuses au cerveau.

Si les rats n'ont pas recommencé à marcher normalement, ils ont retrouvé "une capacité motrice importante avec une meilleure coordination de leurs articulations ainsi qu'une plus grande facilité à soutenir leur poids", a souligné le Dr. Michael Fehlings, un neurochirurgien, l'un des principaux chercheurs ayant conduit cette étude parue dans le Journal of Neuroscience daté du 29 mars.

"Ces travaux représentent une percée en montrant que des cellules souches thérapeutiquement utiles peuvent être dérivées du cerveau de souris adultes et se transformer en types de cellules capables de réparer les tissus détruits de la moelle épinière", a déclaré le Dr. Oswald Steward, directeur du centre de recherche Reeve-Irvine à l'Université de Californie (ouest).

Michael Felhings a dit qu'il espérait que des études similaires pourront commencer chez les humains d'ici cinq à dix ans après des recherches supplémentaires sur les animaux.

Chez les humains, les chercheurs pourraient extraire les précurseurs neuronaux en introduisant une aiguille dans la partie du cerveau où de telles cellules souches se trouvent normalement, a-t-il dit. Une fois prélevées ces cellules pourraient être injectées à proximité de la partie blessée de la moelle épinière.

Selon Michael Felhings ce traitement pourrait donner des résultats sur environ la moitié des personnes souffrant de blessures à la moelle épinière et ayant encore suffisamment de fibres nerveuses mais ayant seulement perdu de la myéline.

Ces scientifiques ont également découvert que l'injection de ces cellules souches neuronales a eu une efficacité maximum jusqu'à deux semaines après la blessure.

Une des questions auxquelles devront répondre les chercheurs sera de savoir pourquoi les cellules souches neuronales injectées plusieurs semaines ou mois après le traumatisme sont incapables de fonctionner, voire parfois de survivre, ont indiqué ces chercheurs.

Quelque 11.000 Américains subissent des blessures à la moelle épinière chaque année les laissant paralysés, le plus souvent dans des accidents de la circulation. Le coût des traitements et les pertes économiques dues à ces handicaps sont estimés à près de dix milliards de dollars annuellement.

http://www.menara.ma/infos/includes/detail.asp?lmodule=Femmes&article_id=2410
 
 :smiley:

Arnaud

  • Invité
Cellules souches neuronales
« Réponse #1 le: 29 mars 2006 à 14:38:30 »
Grâce à des cellules souches prélevées dans le cerveau de rats adultes, une équipe de chercheurs canadiens a réussi à améliorer les fonctions motrices de rats dont la moelle épinière avait été abîmée. Les travaux de Michael Fehlings (Université de Toronto) et de ses collègues montrent également que le traitement doit être administré rapidement après la blessure : au-delà d’un délai de deux semaines l’efficacité de la procédure diminue très nettement.

De précédentes recherches menées sur des rats ont montré que des cellules souches embryonnaires pouvaient réparer les lésions de la moelle épinière. L’équipe de Fehlings a elle injecté aux rats blessés un cocktail de cellules souches neuronales, de facteurs de croissance et de médicaments anti-rejet. Plus d’un tiers des cellules souches se sont intégrés aux tissus endommagés de la moelle épinière. La majeure partie de ces cellules sont devenues des oligodendrocytes qui produisent la précieuse myéline, la gaine qui entoure les fibres nerveuses et qui permet de transporter l’influx nerveux vers le cerveau.

Les rats qui ont reçu le traitement ont récupéré en partie leurs fonctions motrices, expliquent les chercheurs dans le Journal of Neuroscience, mais surtout ils bénéficiaient d’une meilleure coordination de leurs membres que les rats non traités. Pour obtenir des résultats, les cellules doivent être transplantées très tôt après la lésion de la moelle épinière. D’après Fehling et ses collègues, 30% des cellules souches neuronales injectées survivent si le traitement est administré deux à trois semaines après la blessure, contre 5% seulement au bout de 6 à 8 semaines. La cicatrisation de la zone abîmée expliquerait au moins en partie cette perte d’efficacité.

http://sciences.nouvelobs.com/sci_20060329.OBS2210.html?1131

 :smiley:



 

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