Auteur Sujet: Pas de géant dans le traitement des lésions de la moelle épinière  (Lu 3188 fois)

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Arnaud

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Le traitement des lésions de la colonne vertébrale évolue si rapidement que les personnes qui en souffrent pourraient bientôt bénéficier d'un traitement efficace grâce à deux études révolutionnaires, toutes deux aujourd'hui en phase d'essais cliniques.

La première étude porte sur deux anticorps régénérateurs de nerfs spinaux chez le rat, la seconde sur des cellules nerveuses spécifiques collectées dans le nez et transplantée dans la moelle épinière. Les deux techniques reposent sur la croissance des cellules nerveuses au niveau de la lésion afin de rétablir les connexions nerveuses coupées.

Pour la première étude, l'équipe de Suisse, du Canada et des Pays-Bas, dirigée par Martin Schwab de l'université de Zurich, a utilisé des anticorps pour bloquer l'action d'une protéine appelée "Nogo-A", qui empêche les cellules nerveuses d'émettre de nouveaux axones et donc d'établir de nouvelles connexions. Le problème supposé avec les anticorps 11C7 et 7B12 est que, si la protéine Nogo-A est bloquée dans tout le corps, alors le rétablissement des connexions pourrait se faire dans le cerveau ou dans la moelle épinière, ce qui aurait de désastreuses conséquences.

Après avoir réussi à appliquer les anticorps à la moelle épinière endommagée de rats en utilisant un fin cathéter, l'équipe a constaté "un processus amélioré de régénération et de réorganisation du système nerveux central lésé" suite à l'utilisation des deux anticorps, peut-on lire dans l'article publié dans "Annals of Neurology".

Cette réparation est due à la repousse, dans la région endommagée, des axones de neurones vivants, "avec pour résultat un meilleur rétablissement des fonctions compromises en l'absence de dysfonctions", pour reprendre les termes de l'article. L'équipe envisage de démarrer les essais cliniques "très prochainement", selon M. Schwab.

Toutefois, les anticorps ne suffisent pas à garantir une guérison complète, car les neurones ont besoin d'un "pont qui relie le nerf lésionné au reste de la moelle épinière", a expliqué Lisa Schnell, membre de l'équipe, lors d'une interview à la revue New Scientist. La procédure nécessiterait en outre des facteurs de croissance pour assurer la croissance et la bonne santé des cellules nerveuses.

Dans la seconde étude indépendante, M.Geoffrey Raisman, directeur de la University College London Spinal Repair Unit, est l'un des premiers à effectuer des travaux sur des cellules gainantes provenant du système olfactif.

Ces cellules connectent le nez au cerveau et nous permettent de sentir les odeurs. Elles sont uniques en cela qu'elles se régénèrent tout au long de la vie. Greffées dans une colonne vertébrale cassée, elles y permettent la reconnexion des cellules. "Nous avons pu restaurer des mouvements complexes de contrôle et de pronation au niveau des pattes antérieures [chez le rat] - le genre de fonctions qu'un patient souhaiterait récupérer s'il avait perdu l'usage de sa main droite. Lorsque nous greffons les cellules dans cette zone de lésion, les fonctions se restaurent", a-t-il a jouté.

Les applications de ces cellules sont très similaires à celles des cellules souches, à la seule différence qu'elles sont déjà différentiées en cellules nerveuses - tout en ayant, à l'instar des cellules souches, la capacité de se développer.

M. Raisman a découvert pour la première fois les cellules gainantes provenant du système olfactif il y a 20 ans, mais il a fallu attendre jusqu'à aujourd'hui pour disposer enfin de techniques chirurgicales suffisamment sophistiquées pour réaliser les opérations. Les cellules gainantes peuvent être prélevées chez le patient moyennant une simple anesthésie locale, et l'intervention ne laisse aucune trace durable. Pour M. Raisman, la technique est promise à de vastes et multiples applications et permettra de guérir tous types de lésions neuronales, de la cécité et des accidents cérébrovasculaire à la surdité.

Comme M. Schwab l'a déclaré à CORDIS Nouvelles, "M. Raisman et moi-même étudions deux solutions spécifiques pour deux questions spécifiques".

Interrogé pour savoir si les techniques développées par M Raisman et lui-même pourraient à l'avenir être utilisées ensemble dans le cadre d'une solution plus globale, M.Schwab a répondu : "C'est effectivement une possibilité à envisager".

http://www.futura-sciences.com/news-pas-geant-traitement-lesions-moelle-epiniere_8262.php

 :smiley:

Hors ligne radoune

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Re : Pas de géant dans le traitement des lésions de la moelle épinière
« Réponse #1 le: 23 février 2006 à 22:41:30 »
Génial  :smiley:

Hors ligne TDelrieu

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Re : Pas de géant dans le traitement des lésions de la moelle épinière
« Réponse #2 le: 24 février 2006 à 11:27:46 »
Merci Arnaud... :wink:

Pour en savoir plus sur Pr. Martin Schwab :
http://alarme.asso.fr/forum/index.php/topic,165.0.html
http://alarme.asso.fr/forum/index.php/topic,50.0.html

...et pour en savoir plus sur Pr. Geoffrey Raisman :
http://alarme.asso.fr/forum/index.php/topic,58.0.html
« Modifié: 10 janvier 2007 à 14:04:56 par TDelrieu »
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Hors ligne STEPHANE

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Re : Pas de géant dans le traitement des lésions de la moelle épinière
« Réponse #3 le: 24 février 2006 à 11:35:53 »
eh bien, on va peut-être réussir à remarcher avant l'an 3000,lol

 

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