Auteur Sujet: Cellules souches et R&D  (Lu 252285 fois)

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #203 le: 02 avril 2008 à 23:35:31 »
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Des connexions neuronales nouvelles peuvent réparer un cerveau lésé après un traumatisme
Une équipe franco-australienne, dirigée par Rachel Sherrard (université Paris-VI et CNRS), a montré qu'il était possible de réparer un cerveau après une lésion cérébrale. Les chercheurs ont créé chez des rats, grâce au peptide baptisé BDNF (Brain derived neurotrophic factor) des connexions neuronales nouvelles, et ciblées, qui ont permis la récupération de fonctions motrices et spatiales. Le BDNF pourrait permettre de traiter les maladies neurodégénératives.             
Monde [Le] , 02/04/2008

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #202 le: 04 mars 2008 à 11:36:15 »
Journées thématiques consacrées aux cellules souches

14 mars 2008 à Lille

Pour plus de détails suivre le lien suivant.
http://www.ensc-lille.fr/act260-journee-thematique-cellules-souches.html




et le 21 mars 2008 à Louvain-La-Neuve
Les lois sont faites pour la plèbe non pour les patriciens.

Hors ligne dardaran

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #201 le: 04 mars 2008 à 11:31:28 »
19 mars 2008 Journée Cellules Souches Paris Sud
Journée d’échanges sur les cellules souches à Paris-Sud qui se déroulera à la Faculté de Médecine du Kremlin Bicêtre
Les lois sont faites pour la plèbe non pour les patriciens.

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #200 le: 15 février 2008 à 15:03:16 »

Nouvelle avancée vers une utilisation sans risque des cellules souches

Une équipe de chercheurs japonais a annoncé jeudi avoir trouvé un moyen de reprogrammer des cellules souches sans qu'elles provoquent des tumeurs, ce qui représente une avancée vers une utilisation sans risque des cellules souches à des fins thérapeutiques.

Les cellules souches sont considérées comme une panacée potentielle dans le traitement de nombreuses maladies, grâce à leur capacité à se transformer en à peu près n'importe quelle cellule du corps humain, permettant le remplacement potentiel de tissus ou organes endommagés ou malades.
 
Mais la recherche sur les cellules souches est hautement controversée car, jusqu'à peu, des embryons viables devaient être détruits dans le processus d'extraction de ces cellules.

Deux groupes de scientifiques ont réussi récemment à contourner l'obstacle en transformant des cellules de peau humaine en cellules souches pluripotentes induites (ou iPS) présentant les mêmes propriétés que les cellules souches embryonnaires.

Cette découverte a soulevé l'espoir de parvenir à des traitements sur mesure en fonction du code génétique des patients, avec pour avantage d'éviter d'avoir recours aux lourds traitements anti-rejet.

Mais la méthode utilisée par les chercheurs pour faire régresser les cellules de peau en cellules souches pluripotentes pouvait provoquer des tumeurs voire des altérations génétiques, les rendant impropres à une utilisation clinique.

L'une de ces équipes a désormais réussi à reprogrammer ces cellules sans provoquer de tumeurs et sans risque de bouleversement génétique.

Ils ont utilisé un rétrovirus pour injecter quatre gènes dans des cellules du foie et de la paroi de l'estomac de souris adultes. Ces souris n'avaient pas développé de tumeurs au bout de six mois, selon les résultats de l'étude publiée dans Science Express, la version en ligne de la revue Science.
 
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34322807@7-50,0.html

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #199 le: 11 février 2008 à 22:24:38 »
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Premier symposium international sur les cellules souches embryonnaires humaines
Marc Peschanski (Inserm 861, directeur de l'I-Stem, Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques) était l'un des principaux organisateurs de ce symposium. Dans un entretien au Quotidien du médecin, il estime que cette réunion a été un succès. Selon lui, la grande nouveauté est la multiplication des domaines d'applications des cellules souches embryonnaires. En plus d'une uttilisation en thérapie cellulaire, elles permettent "la production de virus à des fins vaccinales, la production de protéines recombinantes (en particulier d'anticorps), le criblage de composés thérapeutiques, la modélisation de maladies...", et présentent par rapport aux cellules habituellement utilisées dans ces applications "la caractéristique d'être immortelles, sans être manipulées, et sans être pathologiques". En outre, Marc Peschanski estime que le débat éthique sur ces cellules est "absolument nécessaire", qu'il doit être ouvert à tous, et "se construire à partir de données réelles".
Reprise information presse du 21 janvier 2008 "Le premier Congrès International sur les Cellules Souches Embryonnaires Humaines à Evry du 31 janvier au 2 février 2008."


Quotidien du Médecin [Le] , 08/02/2008

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #198 le: 18 janvier 2008 à 15:12:09 »

Une firme californienne indique avoir créé des embryons humains par clonage

WASHINGTON (AFP) — Stemagen, une société californienne, a indiqué avoir créé des embryons humains pour la première fois à partir de cellules de peau d'adultes, espérant avec cette technique obtenir des cellules souches embryonnaires capables de traiter des maladies incurables, selon des travaux publié jeudi.

Ces chercheurs ont affirmé avoir obtenu cinq embryons humains en utilisant des cellules de la peau de deux hommes adultes.

Après vérifications, ils n'ont réussi à confirmer avec une totale certitude que ces embryons étaient bien des clones des deux hommes que dans trois des cinq cas. Les embryons ont été détruits au cours de ce processus de vérification.

Stemagen a obtenu ces embryons à partir de 25 ovocytes, des cellules féminines, provenant de donneuses, selon l'étude parue dans le journal "Stem Cell".

"Bien que cette étude représente un pas important dans le développement de cellules souches pour du clonage thérapeutique, beaucoup de travail de recherche reste à faire pour confirmer ces résultats et leurs applications", a reconnu dans un communiqué, Andrew French le principal auteur de ces travaux.

Ce n'est pas la première fois que des chercheurs créent un embryon humain cloné. Des chercheurs de l'université de Newcastle avaient annoncé en 2005 avoir cloné le premier embryon humain en Grande-Bretagne.

Pour ce faire, ils avaient retiré le noyau de onze ovules de femmes pour le remplacer par de l'ADN provenant de cellules souches embryonnaires. La même technique a été utilisée par les chercheurs de Stemagen et l'avait déjà été pour créer la brebis Dolly, premier mammifère cloné, né en 1997 en Grande-Bretagne.

En 2004, le Coréen Hwang Woo-suk avait prétendu être le premier à avoir produit des embryons humains clonés et à en extraire des cellules souches embryonnaires avant d'admettre que ses travaux étaient frauduleux.

"Bien que préliminaires, les résultats de la recherche de Stemagen constituent néanmoins une avancée importante dans le développement potentiel de lignées de cellules souches pour des applications thérapeutiques", juge le Dr Miodrag Stojkovic, co-éditeur de la revue "Stem Cells".

D'autres équipes de chercheurs ont déjà annoncé avoir produit des cellules souches similaires à celles provenant de l'embryon en recourant à différentes techniques.

Il s'agit de reprogrammation d'une cellule d'ovule ou de reprogrammation des cellules ordinaires de la peau pour les transformer en cellules souches pluripotentes, capables, comme les cellules souches de l'embryon, de se transformer en n'importe quel tissu de l'organisme.

Une autre technique, annoncée récemment, consiste à prélever une cellule de l'embryon humain sans le détruire, à partir de laquelle on peut, en principe, cultiver d'autres cellules embryonnaires.

http://afp.google.com/article/ALeqM5ga_DvVFvZ5S9sGXP7b7M3AmXZQwQ

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #197 le: 14 janvier 2008 à 14:50:02 »

Regenetech signe une licence pour sa technologie cellXpansion™ avec une banque coréenne de cellules souches

HOUSTON--(BUSINESS WIRE)--Regenetech®, Inc., société dans le domaine de la technologie de la régénération tissulaire par cellules souches adultes qui s’est créée sur la technologie sous licence de la NASA, est heureuse d’annoncer la signature d’une licence couvrant la République de Corée pour sa technologie propriétaire d’expansion de cellules souches, cellXpansion™, avec Korea Stem Cell Bank Co., Ltd. (KSCB). Les modalités financières de cet accord n’ont pas été communiquées.

Le développement d’une technologie significative et fiable pour la croissance et la multiplication de cellules souches adultes constitue l’une des barrières les plus infranchissables qui empêchent une utilisation thérapeutique plus répandue des cellules souches adultes. Regenetech est persuadée que sa technologie cellXpansion™ peut aider à ce développement.

Regenetech a annoncé en octobre dernier que la société était parvenue à multiplier en moyenne par 60 le nombre des cellules souches du sang périphérique CD34+38- (les cellules souches adultes) en 6 jours à peine, grâce à son système Intrifuge™ cellXpansion™. La société continue à rechercher des moyens d’accélérer encore plus le processus.

Regenetech a également annoncé à la fin de l’année dernière la signature d’une licence exclusive au Mexique portant sur sa technologie cellXpansion™ avec Regenevita, nouvelle entreprise mexicaine. La société continue à se concentrer activement sur l’octroi sous licence de ses technologies aux États-Unis et à l’étranger.

Le Dr David Bonner, PDG de Regenetech, a déclaré : « Nous sommes ravis que KSCB ait choisi de devenir un partenaire de Regenetech et de sa solide technologie cellXpansion™ pour l’expansion des cellules souches. Des partenariats de ce genre sont essentiels à ce domaine et au développement futur de Regenetech, et nous nous réjouissons à l’idée des possibilités que cet accord va apporter. »

Pour tout renseignement sur les possibilités de licence avec Regenetech, contactez rclark@regenetech.com.

Contacts

Regenetech, Inc.
Timmie Wang, +1 713-838-5277
Directeur des relations avec les investisseurs
twang@regenetech.com
www.regenetech.com

http://www.businesswire.com/portal/site/google/index.jsp?ndmViewId=news_view&newsId=20080114005774&newsLang=fr

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #196 le: 14 janvier 2008 à 14:45:35 »

Des scientifiques ramènent un coeur d'animal mort à la vie en laboratoire

TORONTO - Des chercheurs ont ramené un coeur d'animal mort à la vie, en laboratoire, en le colonisant avec des cellules saines, un exploit qui leur permettra un jour, croient-ils, de faire "pousser" de nouveaux coeurs ou d'autres organes à l'intention de patients en attente d'une greffe d'organe.

Dans un texte paru dimanche sur le site Internet de "Nature Medicine", des chercheurs de l'Université du Minnesota décrivent l'expérience.

Ils ont d'abord extrait, par lessivage, les cellules de l'intérieur du coeur d'un rat de laboratoire euthanasié, ne laissant que l'enveloppe extérieure de l'organe. Ils ont ensuite injecté dans cette membrane des cellules du coeur de rats nouveau-nés. En quelques jours, les cellules s'étaient multipliées pour produire de nouveaux tissus reformant un coeur, qui s'est mis à battre de lui-même.

"Quand nous avons vu les premières contractions, nous étions sans voix", a confié un des chercheurs.

Selon la biologiste moléculaire Doris Taylor, cela laisse entrevoir le jour où on pourra, dans le cas d'une personne ayant besoin d'un nouvel organe, prélever ses cellules, les transplanter sur un tel "cadre" ou "support" et lui construire un organe adapté à ses besoins.

L'équipe de la spécialiste a créé de tels organes "bio-artificiels" à partir des coeurs de dizaines de rats et de ceux d'une dizaine de porcs, en utilisant un détergent spécial qui détruit et élimine les cellules mortes, ne laissant que la structure extérieure intacte.

Les chercheurs croient qu'on pourra un jour "confectionner" de nouveaux coeurs pour des patients en attente d'une greffe, soit en utilisant l'enveloppe du coeur d'un cadavre humain, ou celle d'un coeur de porc, dans laquelle on aura injecté des cellules souches du patient en question. Ils espèrent que ces cellules souches croîtront également de manière à remplacer l'enveloppe extérieure, empêchant ainsi un rejet du nouvel organe par le corps du patient.

Pour le docteur Marc Ruel, qui dirige le laboratoire de recherche en chirurgie cardiaque de l'Université d'Ottawa, il s'agit d'une "importante percée". Mais il reste encore plusieurs obstacles à surmonter avant que la technique ne puisse être appliquée à des êtres humains.

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5iw2RMQR_YahSH6XxBjfJJUIM9YTg

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #195 le: 11 janvier 2008 à 14:32:22 »
Des cellules embryonnaires sans détruire l'embryon.

D'où l'intérêt de continuer aussi la recherche sur les cellules souches embryonnaires ...
 
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Dans une étude parue jeudi dans la revue Stem Cell, des scientifiques ont annoncé avoir mis au point une technique qui permettrait de créer des cellules souches embryonnaires humaines sans détruire l'embryon.
Les chercheurs ont extrait une cellule d'un embryon créé par fécondation in vitro et y ont inséré une protéine appelée laminine pour qu'elle préserve la pluripotence (c'est à dire la capacité à se différencier en n'importe quel tissu du corps humain) de cette cellule. Selon les chercheurs, cette manipulation n'aurait pas affecté l'embryon qui se serait développé normalement.
 
© genethique.org
 


@+ :wink:
L'espoir est parfois douloureux, mais l'absence d'espoir est mortel.

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #194 le: 11 janvier 2008 à 14:00:38 »

Japon va se doter d'une banque de cellules souches humaines

Une banque de cellules souches humaines pourrait bientôt voir le jour au Japon. Tel est le souhait de Shinya Yamanaka, responsable à l'université de Kyoto de l'équipe qui, la première, a transformé des cellules prélevées sur un organisme humain, en l'occurrence la peau, en cellules présentant les caractéristiques des cellules souches embryonnaires.

Mercredi 9 janvier, au Club des correspondants de la presse étrangère à Tokyo, le scientifique a évoqué la création d'un établissement qui conserverait des cellules iPS (induced pluripotent stem cell), les cellules souches obtenues par sa méthode et capables de se développer en n'importe quelle cellule tissulaire, nerveuse, musculaire voire cardiaque. Les cellules à transformer en iPS proviendraient de donneurs volontaires.

Une telle initiative permettrait d'avoir un stock de cellules souches utilisable en cas d'urgence. "Une personne victime d'un accident à la moelle épinière doit subir une intervention dans les dix jours, précise Shinya Yamanaka. Or produire les cellules ad hoc nécessite trois mois." Le coût du traitement serait également réduit.

En attendant, le Centre de bioressources de l'Institut Riken va créer une banque de cellules iPS de souris. Le centre, qui dispose déjà d'une riche offre de cellules, répond ainsi à une sollicitation de l'université de Kyoto. Mis en culture cette semaine, les premiers lots devraient être disponibles en mars, au prix de 75 euros le million de cellules.

Ces développements reflètent les enjeux, économiques notamment, de la découverte du Pr Yamanaka. La publication de ses travaux le 20 novembre 2007 coïncidait avec celle, similaire, de l'équipe de l'Américain James A. Thomson (Genome Center of Wisconsin, Madison). Elle confirmait la transposition à l'homme d'une technique mise en oeuvre sur la souris quelques mois auparavant.

Depuis, Japonais et Américains, libérés des contraintes éthiques qui pèsent sur les recherches réalisées à partir des cellules souches embryonnaires, s'efforcent d'acquérir un leadership dans ce domaine.


"LA TECHNOLOGIE EST SIMPLE"


Au Japon, le MEXT, le ministère en charge des sciences, a annoncé, le 19 décembre 2007, la création, avant avril, d'un centre de recherche sur les cellules iPS et l'établissement d'un réseau national de scientifiques. Des experts en droit de la propriété intellectuelle vont travailler pour accélérer le dépôt des brevets. Il aurait également prévu d'allouer 44 millions d'euros à la production en masse de cellules iPS, à des expérimentations sur des primates dans le domaine de la médecine régénérative et à la création de la banque.

Aux Etats-Unis, où une cinquantaine d'instituts travaillent sur les cellules, le président George Bush a promis le soutien de l'Etat et la Californie va investir 1,8 milliard d'euros dans ces recherches sur dix ans. Ces développements incitent le Pr Yamanaka à mettre en garde contre d'éventuelles dérives. "La technologie est simple", rappelle-t-il. Dans un avenir proche, il sera possible de créer des ovaires et des spermatozoïdes, de quoi produire des clones. Le chercheur souligne donc le besoin d'encadrer ces travaux.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-997844@51-997959,0.html

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #193 le: 30 décembre 2007 à 13:38:10 »
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"Reprogrammation" des cellules humaines
Une équipe du Children's Hospital de Boston est parvenue à redonner à des cellules humaines adultes les potentialités multiples de cellules souches embryonnaires, en employant une technique similaire à celle du professeur Shinya Yamanaka, de l'université de Tokyo. Mais cette équipe a réussi à montrer que seuls deux gènes (OCT4 et SOX2) étaient indispensables lors de cette reprogrammation. Cette découverte pourrait permettre d'éviter d'utiliser le gène MYC qui entraîne un risque de cancer.

Figaro [Le] , 26/12/2007


kenshin

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Cellules souches: des cellules reprogrammées par une nouvelle équipe
« Réponse #192 le: 24 décembre 2007 à 11:51:01 »
Cellules souches: des cellules reprogrammées par une nouvelle équipe
Une nouvelle équipe de chercheurs a réussi à reprogrammer des cellules humaines pour qu'elles retrouvent les multiples potentialités de cellules souches embryonnaires, selon une étude publiée dimanche en ligne par la revue scientifique Nature.

Après la percée annoncée en novembre par Shinya Yamanaka (Université de Kyoto), l'équipe dirigée par George Daley (Children's Hospital, Boston, Etats-Unis) a réussi à reprogrammer des cellules d'adultes, de nouveau-né et de foetus en utilisant une technique similaire à celle de l'équipe japonaise. Les mêmes quatre gènes (OCT4, SOX2, KLF4 et MYC) ont été utilisés pour induire chez des cellules spécialisées dites "adultes" un retour au stade de cellules "pluripotentes", c'est-à-dire capables de se différencier (spécialiser) en n'importe quel type des 220 familles de cellules du corps. Les cellules souches embryonnaires sont pluripotentes. Saluée parce qu'elle évite le recours controversé à des embryons, la technique de création de cellules souches induites (reprogrammées) permet d'obtenir des cellules ayant le même patrimoine génétique que la cellule (par exemple de peau) utilisée. Cette découverte a conforté l'espoir de futures thérapies réparatrices de tissus ou d'organes endommagés, sans risque de rejet des cellules greffées. (NLE)

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #191 le: 13 décembre 2007 à 15:17:19 »

Des chats qui brillent !!

Des scientifiques sud-coréens ont créé par clonage des chats fluorescents qui apparaissent tout rouge lorsqu’on les éclaire à la lumière ultraviolette. Ces animaux serviront de modèle pour l’étude et le traitement de certaines maladies génétiques.

Une équipe de scientifiques dirigée par le professeur Kong Il - keun, un spécialiste coréen du clonage, a réussi à donner naissance à trois chats angora aux reflets rougeoyants annonce le ministère de la science de Corée du Sud.

Pour ce faire, ils ont inséré un gène codant pour une protéine rouge fluorescente (RFP) dans les cellules de la peau de la mère des trois chats. Ils ont ensuite introduit ces cellules dans des ovocytes énucléés afin de produire des chats clonés génétiquement modifiés.

Les chatons sont nés en janvier et février sur les trois l’un est mort-né mais les deux autres ont connu un développement normal et sont devenus des adultes pesant respectivement 3 et 3.5 kilos. D’apparence normale, les animaux « brillent » de tous leurs feux lorsqu’ils sont exposés à de la lumière ultraviolette qui les transforment en créatures de science-fiction, puisqu’ils deviennent alors tout rouges !!

L’autopsie de l’animal mort a révélé que la protéine fluorescente était présente dans tous les organes ce qui signifie que la technique employée représente un moyen efficace pour cloner des gènes modifiés.

Cette méthode pourrait donc servir à développer des cellules souches « thérapeutiques » dotées d’un gène médicament. Bien sûr, pour le moment, elle n’est efficace que chez les félins mais comme le rappelle les chercheurs, les chats sont affectés par quelques 250 maladies génétiques qui frappent également le humains.

A plus long terme, les coréens envisagent également d’appliquer cette méthode de clonage sur des espèces en voie de disparition comme les tigres, les léopards ou encore les chats sauvages.

Cette annonce, outre son aspect visuel spectaculaire a également pour but de redorer le blason de la bio-ingénierie coréenne entaché par la fraude du professeur Hwang Woo-Suk qui avait affirmé avoir réussi à créée par clonage des cellules souches humaines avant d’être démasqué par la communauté scientifique.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/20071213.OBS0030/des_chats_qui_brillent_.html

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Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #190 le: 13 décembre 2007 à 15:14:08 »

Dystrophie musculaire: une étude encourageante sur la souris

NEW YORK - Des cellules souches modifiées de patients atteints de dystrophie musculaire ont atténué les symptômes de cette maladie sur des souris, souligne une étude qui suscite l'espoir de parvenir un jour à traiter les malades avec des tissus de leur propre corps.

Les souris traitées avaient une plus grande force musculaire et ont couru plus longtemps sur un tapis roulant que les souris malades non traitées, montre l'étude menée notamment par des chercheurs de l'université de Milan et publiée dans la revue "Cell Stem Cell".

D'autres traitements expérimentaux de la dystrophie musculaire ont également donné des résultats encourageants sur des animaux de laboratoire, mais la nouvelle étude porte sur une autre approche thérapeutique.

L'étude s'est concentrée sur la dystrophie musculaire de Duchenne, une maladie génétique qui touche les garçons et constitue la forme la plus grave et la plus courante de dystrophie musculaire chez l'enfant.

Les malades ont du mal à marcher dès le plus jeune âge et presque tous perdent cette faculté entre 7 et 12 ans. Ils meurent habituellement entre 20 et 30 ans en raison de la faiblesse des muscles cardiaque et des poumons. Il n'existe pas de moyen connu de guérir cette affection.

L'idée de traiter les patients avec leurs propres cellules est séduisante car elle permettrait d'éviter les risques de rejet. Durant l'étude, des cellules souches ont été prélevées sur les muscles de patients atteints par la dystrophie musculaire de Duchenne. La maladie est causée par la mutation d'un gène qui empêche les cellules de produire une protéine.

Les chercheurs ont injecté de l'ADN dans les cellules pour leur faire ignorer la mutation avec pour résultat d'obtenir qu'elles produisent une version raccourcie mais fonctionnelle de la protéine. Cette technique dite du "saut d'exon" est actuellement étudiée dans des expériences sur l'homme encore dans leur phase initiale, qui visent à diffuser le traitement dans le corps du malade.

Les chercheurs ont injecté les cellules traitées dans le sang de six souris affectées par une version de la maladie de Duchenne mais dont le système immunitaire ne rejetait pas les tissus étrangers. Les cellules se sont installées près de muscles endommagés par la maladie et les chercheurs ont plus tard découvert la protéine humaine dans certaines fibres musculaires des rongeurs.

Des tests en laboratoire ont montré que les muscles des pattes des souris traitées étaient plus vigoureux que ceux des souris non traitées, même s'ils restaient plus faibles que chez les souris en bonne santé.

Le traitement a également permis à des souris de courir plus longtemps sur un tapis roulant que des souris non traitées, mais sans leur permettre toutefois d'atteindre le niveau d'endurance des souris non malades.

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5jBwzZwS2baeSF06NowTl7fDOXm4Q

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #189 le: 07 décembre 2007 à 13:16:38 »
Vers la fin de la recherche sur les cellules souches embryonnaires ?

Le magazine La Vie consacre un dossier spécial aux cellules souches. Il revient notamment sur la découverte des Prs Yamanaka et Thomson qui ont obtenu, à partir de cellules de peau humaine, des cellules souches dotées du même potentiel que les cellules souches embryonnaires. Cette découverte est vraiment révolutionnaire explique Grégory Katz, professeur de bioéthique à l'Essec : "car les chercheurs ont réussi à inverser le processus naturel de développement cellulaire". Il devient maintenant possible de créer des lignées cellulaires pour chaque individu, à partir de ses propres cellules reprogrammées : des "cellules médicaments " sur mesure.
Cette découverte ouvre des perspectives pour de nombreuses applications. Elle pourrait permettre, par exemple, de régénérer des tissus par autogreffes pour des maladies telles que Parkinson ou Alzheimer. Autre exemple pour les personnes diabétiques, il suffirait de greffer des cellules souches dans le pancréas pour lui permettre de produire de nouveau de l'insuline.

Comme pour le sang de cordon, il faudrait créer des bio-banques pour récolter de la peau, de la graisse ou du sang.

Pour beaucoup de chercheurs, cette découverte marque un coup de frein à la recherche sur l'embryon mais, d'autres chercheurs comme John de Vos (CHU de Montpellier) qui travaille sur les cellules souches embryonnaires, expliquent que "pour savoir si les cellules ainsi obtenues ont les mêmes capacités que les embryonnaires il faudra bien continuer à travailler sur l'embryon".

Le magazine La Vie rappelle que les cellules souches embryonnaires sont obtenues à partir de la destruction de l'embryon, au cinquième jour de son développement. Aucune application thérapeutique n'a été obtenue avec ces cellules alors que d'importants succès thérapeutiques ont été obtenus avec les cellules souches adultes, dans le traitement des affections cancéreuses, sanguines ou de grands brûlés.

Ces récentes découvertes devraient aussi modifier les axes de recherche du Téléthon, premier financeur en France de la recherche sur l'embryon. "La piste ouverte par le Pr Yamanaka mérite d'être explorée", souligne Serge Braun, directeur scientifique de l'Association française contre les myopathies (AFM). "Mais cela ne veut pas dire qu'il faille abandonner les autres voies. Il est trop tôt pour en tirer des conséquences", ajoute t-il. "Les moyens financiers alloués à la recherche n'étant pas extensibles, il faudra cependant faire des choix et fixer des priorités", explique La Vie.

Au niveau éthique, l'Eglise affirme qu'avec cette découverte "les progrès médicaux et le respect de la vie humaine ne sont plus en conflit". "Tous les humanistes ne peuvent que se réjouir de cette découverte, une énorme victoire contre le scientisme qui considère l'embryon humain comme un simple matériau", conclut Grégory Katz.

Le Pr Mc Guckin, de l'université de Newcastle, vient d'annoncer la création avec la Fondation Jérôme Lejeune de Novussanguis, un réseau international de recherche regroupant plusieurs laboratoires, travaillant sur les cellules souches de sang de cordon. L'objectif est d'encourager une médecine régénératrice "responsable". "Avec les cellules souches de sang de cordon, nous parviendrons à trouver des thérapeutiques pour de nombreuses maladies", affirme le Pr McGuckin.

Rappelons qu'en 2005 le Pr McGuckin et son collaborateur français Nico Forraz ont démontré, pour la première fois, l'existence de cellules pluripotentes dans le sang de cordon. Ce groupe de cellules souches ont un profil similaire aux cellules souches embryonnaires et ont la propriété de former différents types de tissus : tissu sanguin, nerveux ou hépatique. En 2005 et 2006, le professeur McGukin a publié d'autres résultats dont la première création d'un mini foie en 3 dimensions à partir de cellules du sang de cordon.
 
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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #188 le: 07 décembre 2007 à 13:15:48 »
Le financement des banques de sang de cordon

Actuellement, la France est sous-équipée en matière de greffons de sang de cordon ombilical : "notre pays ne compte que quelques 6000 unités de sang de cordon, conservées dans un lieu de stockage à Annemasse et dans deux banques à Besançon et Bordeaux", explique Marie-Thérèse Hermange. Bien que deux nouvelles banques doivent bientôt ouvrir à Marseille et Paris, la France reste très en retard par rapport à l'Italie ou l'Espagne où sont conservées entre 14 000 et 16 000 unités.
La France devrait détenir 50 000 greffons de sang de cordon. En 2006, elle a importé 53% de ceux qu'elle a utilisés pour un coût unitaire de 15 000 à 25 000 euros. Constituer un stock plus important représente donc un coût non négligeable.

Différents systèmes de prise en charge existent selon les pays. Le système par financement public prévoit la mise à disposition de tous les échantillons au plan international, pour offrir la plus grande diversité de typage et de compatibilité. Le système privé prévoit que chaque famille finance la conservation du sang de cordon de son enfant pour son usage. Enfin, un système mixte prévoit que chaque famille finance la conservation du sang de cordon en incluant leurs caractéristiques dans une banque de données publique. Si l'on a besoin de ce sang pour un autre malade, il est prévu de demander aux familles l'autorisation de l'utiliser et de la rembourser de ses frais. La France aujourd'hui n'autorise que les banques publiques.
 
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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #187 le: 07 décembre 2007 à 13:14:33 »
Les perspectives révolutionnaires des cellules souches adultes.

Le quotidien Les Echos revient sur les dernières découvertes concernant les cellules souches adultes.
Il rappelle que le 21 novembre dernier, des équipes de chercheurs japonais et américains ont réussi à reprogrammer des cellules adultes de peau en cellules souches ayant les mêmes capacités que les cellules souches embryonnaires (cf. Synthèse de presse du 21/11/07 ). 

Les Echos rappellent que seules les cellules souches adultes sont utilisées aujourd'hui dans des traitements et ouvrent des perspectives prometteuses pour l'avenir. Ces avancées ont été présentées lors du colloque organisé le 22 novembre dernier au Sénat par Marie-Thérèse Hermange, sénateur de Paris et membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), dont l'objectif était "de proposer un tour d'horizon complet des acquis et des promesses des cellules souches non embryonnaires pour nourrir sa réflexion en vue de la révision des lois de bioéthique" (cf. Synthèse de presse du 23/11/07).

Aujourd'hui des patients atteints de maladies du système hématopoïétique, de maladies héréditaires et de certains déficits immunitaires peuvent être soignés, non seulement à partir de cellules souches adultes issus de la moelle osseuse mais aussi du sang de cordon ombilical. Lors du colloque, Eliane Glückman, spécialiste de ce type de greffe, a montré tous les avantages des cellules de sang de cordon pour soigner les adultes aussi bien que les jeunes. D'où l'importance des banques de sang de cordon. Par ailleurs, Krystina Domanska-Janik, directrice du département neurale à l'académie polonaise des sciences de Varsovie, vient de faire de nouvelles découvertes sur l'utilisation du sang de cordon comme source de production de neurones.

Nico Forraz, chercheur au laboratoire de médecine régénératrice du Pr Colin McGuckin à Newcastle, spécialisé dans l'obtention de différents types de tissus biologiques à partir de cellules souches de sang de cordon, est également intervenu au cours de ce colloque : "outre les applications thérapeutiques, ces différents tissus pourraient aussi servir à l'industrie pharmaceutique pour tester des médicaments en développement".

Enfin, des cellules souches adultes présentes dans la peau ou les os peuvent aussi servir en médecine régénératrice. C'est la source sur laquelle travaille Martijn Van Griensven, directeur adjoint à l'institut Ludwig Bolzmann pour la traumatologie à Vienne. Un  autre chercheur, Michèle Martin; travaille sur les kératinocites souches, des cellules issues de la peau  dont le potentiel est aujourd'hui utilisé pour soigner les grands brûlés.
 
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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #186 le: 05 décembre 2007 à 23:45:41 »
encore un autre article

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La recherche sur les cellules souches
L'équipe de Daniel Aberdam (unité Inserm 898, université de Nice-Sophia-Antipolis), associée à l'Institut israélien de technologie, a obtenu in vitro une population cellulaire exempte de deux des caractéristiques qui limitent l'utilisation des cellules souches embryonnaires à des fins thérapeutiques : leur croissance illimitée et la possibilité d'induire des proliférations tumorales. Afin de confirmer que ces cellules pourront être utilisées dans le cadre d'essais cliniques, des études de transplantation sont en cours. Par ailleurs, des biologistes américains ont annoncé avoir transformé, chez l'homme, des cellules germinales primordiales (CGP) en cellules souches ayant des caractéristiques proches de celles des cellules embryonnaires.
Reprise information presse du 29 novembre 2007 "Des chercheurs de l'Inserm réussissent à différencier des cellules précurseurs de nombreux tissus, de manière reproductible, à partir de cellules souches embryonnaires humaines"
Monde [Le] , 05/12/2007


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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #185 le: 04 décembre 2007 à 12:03:22 »
encore une bonne nouvelle...

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En bref : des cellules souches sans les tumeurs
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences

La semaine dernière, deux équipes annonçaient la production de cellules souches à partir de tissu dermique. Mais l’une des deux techniques employées conduisait à un fort risque de tumeur. La parade est déjà trouvée…

Décidément, les recherches concernant les cellules souches vont bon train. La semaine dernière un groupe de chercheurs américains et une équipe japonaise annonçaient en même temps la création de cellules souches à partir de peau humaine. Le pas était important puisque ces cellules étaient jusqu’ici récupérées sur des embryons.

Le principe consiste à reprogrammer les cellules en injectant quatre gènes qui, en quelque sorte, les reprogramment pour en faire des cellules totipotentes, c’est-à-dire potentiellement capables de se différencier ensuite en tout type cellulaire.  Mais l’un des facteurs utilisés par l’équipe de Shinya Yamanaka, de l’université de Kyoto, le gène c-myc, est oncogène. Dans les expériences que ces chercheurs japonais avaient conduites l’an dernier chez la souris, ce gène générait une tumeur dans un cas sur cinq.

Cette semaine, le problème est annoncé résolu : la même équipe publie de nouveaux résultats, annonçant la production de cellules souches humaines, toujours à partir de tissu dermique, avec trois facteurs seulement, donc sans le néfaste c-myc.

Ce dernier n’était pas utilisé par l’équipe américaine de l’université de Wisconsin-Madison (James Thomson, Junying Yu et leurs collègues) mais leur technique reste encore à finaliser. Mais, semble-t-il, les progrès sont rapides. Rendez-vous la semaine prochaine ?

http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/medecine/d/en-bref-des-cellules-souches-sans-les-tumeurs_13789/

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #184 le: 25 novembre 2007 à 14:57:26 »

Les précurseurs des neurones suivis à la trace dans le cerveau

Il y a peu, on pensait que le cerveau et la moelle épinière ne pouvaient se réparer. La découverte de cellules souches neuronales au cœur du cerveau adulte a bouleversé cette croyance.

Depuis 2003, on sait que notre cortex, grâce à elles, fabrique durant des décennies de nouveaux neurones. Détecter ces cellules souches chez des personnes en vie est donc de première importance pour mieux traiter les tissus nerveux lésés.

Surveiller in situ la vitalité de ces précurseurs de neurones pourrait également aider au repérage précoce de certaines tumeurs cérébrales, ou de pathologies neuro-dégénératives telles que les maladies d'Alzheimer ou de Parkinson.

Mais comment suivre ces cellules, de leur vivant, dans la boîte noire que constitue le cerveau humain ? Pour la première fois, une équipe américaine du Cold Spring Harbor Laboratory (Etat de New York) semble avoir trouvé un moyen non invasif d'y parvenir.

Son sésame : la spectroscopie par résonance magnétique (SRM), qui a pour objet de déterminer in vivo la concentration des composés chimiques. Une fois identifié dans l'organisme l'un de ces composés, la SRM permet d'établir un spectre de résonance magnétique nucléaire (RMN) lui correspondant. Si ce spectre est établi avec soin, il est alors possible d'obtenir la concentration chimique du composé en question.

Grâce à cette technologie, Mirjana Maletic-Savatic et ses collègues ont pu identifier et valider le premier biomarqueur spécifique des cellules souches neuronales : d'abord dans du matériel tissulaire de souris, puis dans le cerveau de rats adultes, enfin chez 11 humains volontaires.

Publiés dans la revue Science du 9 novembre, leurs travaux montrent que ce biomarqueur lipidique n'est détecté que dans l'hippocampe : un lieu où, précisément, les cellules nerveuses se régénèrent. De plus, comme on pouvait l'attendre d'un marqueur de la neurogenèse, ses niveaux de concentration sont plus élevés chez les enfants (8-10 ans) que chez les adultes (30-35 ans).

En 2004, une équipe française avait identifié dans le cerveau une molécule-clé capable de guider les cellules souches neuronales vers les zones où elles étaient nécessaires. Désormais, il va peut-être devenir possible de détecter in vivo et en temps réel leur division et leur prolifération. Un immense espoir pour la compréhension et la thérapie cellulaire du cerveau.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-982144@51-966673,0.html

 :smiley:

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #183 le: 23 novembre 2007 à 11:39:22 »
Article intérressant paru dans la " Revue médicale Suisse " sur la lésoin médulaire.

- Le prix Schellenberg pour la recherche
- Les trois phases d’évolution de la paralysie
- Les stratégies de protection et de réparation.

http://revue.medhyg.ch/infos/article.php3?sid=2397

 :tongue:
Les lois sont faites pour la plèbe non pour les patriciens.

Arnaud

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #182 le: 21 novembre 2007 à 14:20:34 »

Avancée scientifique majeure dans les cellules souches

CHICAGO (AFP) — Des scientifiques ont obtenu une avancée majeure en réussissant à transformer des cellules de peau humaine en cellules souches, ouvrant la voie à de nouveaux traitements contre le cancer, le diabète ou encore la maladie d'Alzheimer, selon deux études publiées mardi.

Cette découverte simultanée par une équipe japonaise et une équipe américaine permet en outre d'obtenir des cellules souches sans en passer par la destruction d'embryons, ce qui permet de contourner le débat éthique sur la question.

La Maison Blanche a salué cette découverte, y voyant le moyen de résoudre des problèmes médicaux "sans compromettre ni le but élevé de la science, ni le caractère sacré de la vie humaine".

Le Vatican condamne fermement toute manipulation sur l'embryon humain mais encourage la recherche scientifique sur les cellules souches adultes.

Cela "va complètement changer le champ" des recherches, estime James Thomson, l'auteur de l'étude américaine publiée par l'édition en ligne du magazine Science.

Les cellules souches sont considérées comme une possible panacée face à certaines des maladies les plus mortelles ou handicapantes, car elles peuvent évoluer en cellules de 220 types différents.

En permettant aux scientifiques d'y avoir plus facilement accès, la découverte annoncée mardi devrait ainsi permettre de faire avancer rapidement la recherche pour le traitement du cancer, des maladies d'Alzheimer et de Parkinson, du diabète, de l'arthrite, des lésions de la moelle épinière, des attaques, des brûlures et des maladies cardiaques.

Cette nouvelle technique peut en effet être reproduite de manière relativement simple par des laboratoires standard, a expliqué lors d'une conférence téléphonique M. Thomson, de l'université du Wisconsin à Madison (nord), déjà pionnière dans l'obtention de cellules souches en 1998.

"Mon optimisme est monté en flèche sur mon baromètre personnel", a-t-il dit, prédisant que le financement des recherches, jusqu'ici entravé par le débat éthique, "va enfin augmenter".

Ce travail "est monumental par son importance dans le champ de la recherche sur les cellules souches et par son impact potentiel sur notre capacité à accélérer les applications de cette technologie", a commenté Deepak Srivastava, directeur de l'Institut Gladstone sur les maladies cardiovasculaires.

Les deux équipes ont réussi à transformer les cellules de peau en cellules souches en y insérant quatre gènes différents au moyen d'un rétrovirus.

L'équipe japonaise, conduite par Shinya Yamanaka de l'université de Kyoto, réussit à créer une lignée de cellules souches à partir de 5.000 cellules. Son étude paraîtra le 30 novembre dans le magazine Cell.

"Cette efficacité peut paraître très faible, mais cela signifie qu'à partir d'un seul échantillon de 10 centimètres, on peut obtenir de multiples lignées de cellules souches pluripotentes (induced pluripotent stem cells, iPS)", a-t-il expliqué.

L'équipe de James Thomson réussit à reprogrammer une cellules sur 10.000, mais sans le recours à un gène cancérigène.

Les deux techniques ont pour avantage de permettre de créer des cellules souches ayant le code génétique du patient, éliminant ainsi les risques de rejet. Mais elles présentent des risques de mutation, car les cellules conservent une copie du virus utilisé.

La prochaine étape-clé, selon Science, sera de réussir à se passer de rétrovirus.

"Si nous arrivons à surmonter les problèmes d'innocuité, nous pourrons utiliser les cellules iPS humaines dans les thérapies de transplantation cellulaire", espère M. Yamanaka, qui juge cependant "prématuré de conclure que les cellules iPS puissent remplacer les cellules souches embryonnaires" et qui rappelle que "nous sommes encore loin de la découverte de traitements ou de thérapies à partir des cellules souches".

http://afp.google.com/article/ALeqM5hUpHK2O4oKD-BiOW0MYP8MYE7gqA

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #181 le: 21 novembre 2007 à 11:38:13 »
citation trouvé sur un article de radio Canada
"L'étude américaine sera accessible en ligne à compter du 22 novembre dans la version électronique de la revue Science.

Pour ce qui est de l'étude réalisée par l'équipe japonaise, dirigée par Shinya Yamanaka de l'Université de Kyoto, les résultats seront publiés le 30 novembre dans le magazine Cell."

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science-sante/2007/11/20/002-cellules-souches.shtml

 :cheesy:
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sergetrotel

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #180 le: 21 novembre 2007 à 09:45:22 »
La solution dans la peau ?

Deux équipes, l’une dirigée par Shinya Yamanaka, de l'Université de Tokyo (Japon), l’autre dirigée par James Thomson, de l’Université du Wisconsin (USA), ont obtenu, à partir de cellules de la peau humaine, des cellules semblables aux cellules souches embryonnaires (CSE). Ils ont pour cela inséré quatre gènes dans les cellules : deux de ces gènes ne sont pas les mêmes pour les deux équipes.

source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sciences_de_la_vie/20071120.OBS5874/cellules_souches__la_solution_dans_la_peau.html

Yamanaka et ses collègues, qui publient aujourd'hui dans la revue Cell, ont réutilisé sur des cellules de la peau d’adultes de 36 et de 69 ans la combinaison de quatre facteurs de transcription déjà appliquée avec succès sur des souris. Leurs travaux avaient déjà convaincu Ian Wilmut, l’un des spécialistes du clonage des mammifères, de l’intérêt de cette méthode, au point qu’il décide de laisser tomber le clonage (lire). Les cellules obtenues sont semblables en apparence aux CSE et se comportent de la même façon qu’elles en culture : elles sont pluripotentes, c'est-à-dire qu’elles ont la capacité de se transformer en n’importe quel type de tissus.

Très important : les cellules pluripotentes induites (CPi) obtenues par l’équipe japonaise sont capables de donner naissance aux trois feuillets embryonnaires primaires à l’origine de la formation de tous les organes du corps. Des CPi cultivées, sous certaines conditions, ont même formé des neurones et des cellules musculaires cardiaques qui se sont mises à battre au bout d’une dizaine de jours. Elles possèdent donc une grande partie des qualités des cellules souches embryonnaires. Néanmoins une analyse plus poussée de l’activité de près de 30.000 gènes a révélé que les CPi étaient similaires mais pas identiques aux CSE. Les chercheurs ignorent par exemple si elles sont capables de se diviser éternellement comme les cellules embryonnaires.

L’équipe de Thomson, qui publie dans la revue Science datée du 22 novembre, a elle travaillé à partir de cellules de peau de fœtus et de nouveau-nés.

La recherche d'une nouvelle source de CSE représente l'un des Graal de la biologie moderne. Leur production et leur maîtrise constitueraient en effet une nouvelle option thérapeutique. Du traitement du diabète à la restauration de la moelle épinière chez les accidentés, la médecine attend beaucoup de la thérapie cellulaire. Malheureusement, jusqu’à ce jour la seule véritable fabrique de cellules souches, même s’il en existe encore chez les adultes, c’est l’embryon humain. Les chercheurs sont donc obligés d’y avoir recours avec tous les problèmes éthiques que cela engendre. En France, la loi du 8 juillet 2004 rappelle que "la recherche sur l'embryon humain est interdite" mais l'autorise "à titre exceptionnel", pour une durée de 5 ans, sur des embryons surnuméraires sans projet parental.

Si la piste des CPi s’avère payante, ce délicat problème pourrait bien être réglé mais comme toujours dans ces domaines de pointe, il convient de faire preuve de prudence. La récente affaire des cellules humaines clonées est là pour le rappeler. D’autre part le rendement est encore faible : les Japonais n’ont obtenu qu’une lignée de cellules souches pour 5.000 cellules traitées au départ. C’est encore insuffisant pour envisager une application médicale.

Les scientifiques vont maintenant essayer d'améliorer leur rendement et tenter de créer des lignées de CPi issues de patients malades afin d'étudier leur pathologie en produisant des cellules atteintes. Cette méthode permettra d'étudier les mécanismes des pathologies et de tester les médicaments sans prendre de risques. La mise au point d'une thérapie cellulaire n'est pas encore d'actualité, il reste encore des problèmes de sécurité à régler. En effet, la transplantation de CPi chez les souris a entraîné la prolifération de tumeurs liées aux rétrovirus employés comme facteurs de transcription.

Joël Ignasse
Sciences et Avenir.com

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Re : Cellules souches et R&D
« Réponse #179 le: 17 novembre 2007 à 17:03:37 »
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LONDRES (AFP) - Le scientifique britannique créateur de la brebis Dolly, premier clone de mammifère obtenu à partir d'une cellule d'animal adulte, abandonne ses recherches sur le clonage au profit de la production de cellules souches sans embryon, a-t-il indiqué samedi au Daily Telegraph.

Le professeur Ian Wilmut du Roslin Institute d'Edimbourg (Ecosse) est à l'origine de la naissance le 5 juillet 1996 de la brebis Dolly, clone d'un animal adulte. Cette réussite, annoncée le 23 février 1997, lui a valu de vives critiques notamment de groupes religieux.

Mais il vient de changer son fusil d'épaule: il renonce à exploiter la licence obtenue il y a deux ans pour cloner des embryons humains afin de suivre les pas du Japonais Shinya Yamanaka, professeur à l'université de Kyoto, qui a créé des cellules souches à partir de morceaux de peau de souris sans embryon.

Le professeur Yamanaka serait parvenu à faire de même avec des cellules humaines, a indiqué le journal.

"J'ai décidé il y a quelques semaines de ne pas continuer dans le transfert de noyau (technique utilisée pour le clone Dolly)", a déclaré le professeur Wilmut au Daily Telegraph.

La recherche sur les cellules souches est une technique "plus facile à accepter socialement" tout en étant "extrêmement passionnante et étonnante", a-t-il expliqué.

Elle pourrait permettre de cultiver les cellules souches d'un patient puis de les utiliser pour réparer les dégâts causés par une maladie.

Selon certains scientifiques, le taux de succès de la méthode utilisée sur la brebis Dolly n'est pas assez élevé pour être utilisé sur les humains, en particulier compte-tenu de la difficulté à obtenir des ovules.

Les Etats-Unis ont limité les financements fédéraux pour la recherche sur les cellules souches et le président George W. Bush a apposé son veto sur un projet de loi qui avait pour but de développer cette recherche, au nom de la protection de la vie humaine.

AFP - Samedi 17 novembre, 11h00

 

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